Catégorie : Reflets Vers inédits

Les maladroits, les trop osés, les non satisfaisants, les « à revoir » et tous ceux qui auraient sans doute dû finir à la poubelle.
Ils n’ont pas été choisis. Trop vifs, trop mous, trop bruts, trop flous.
Mais ils sont là. Fragments d’élan, chutes de vers, éclats d’essai.
Ils ne brillent pas toujours… mais parfois, ils clignent de l’âme.

  • La tête me tourne

    La tête me tourne

    Parfois mes pensées tournent en rond comme un manège ensorcelé
    Par un ensemble de sorcières dont le charme m’aurait séduit.
    Je ne me fais pas de mouron même si je me sens morcelé ;
    Ce sont mes petits « moi » d’hier qui dansent avec ceux d’aujourd’hui.

    Maquillage par Dain Yoon.

  • La femme de Vitruve – 4

    La femme de Vitruve - 4

    Lorsqu’elle passe à la radio, elle nous ravit par les ondes
    Qui rayonnent en harmonie avec sa voix et son sourire.
    Quand je la capte dans mon studio, dans mes oreilles vagabonde
    Un chant qui cause l’hégémonie sur ma cervelle et même pire.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’oubli

    L’oubli

    L’oubli est un petit démon furtif qui vient ouvrir à notre insu
    Les tiroirs où notre mémoire conserve tous nos souvenirs.
    Mais ne le jugez pas fautif car il en serait fort déçu
    Car il en compile un grimoire qu’il conserve pour un avenir.

    C’est le « Grand Livre de ta Vie » qu’il archive au fil de tes jours
    En ôtant les images obsolètes ou qui pourraient te compromettre.
    Et s’il en tombe sur le parvis, il ira les chercher. Toujours.
    Cependant – er c’est la boulette – il ne sait plus où les remettre.

    Tableau de Benedetto Cristofani.

  • La route des moutons

    La route des moutons

    Ils font confiance en leur berger qui les a toujours bien traités,
    Ils aiment les chiens du troupeau qui les protègent sans méprise,
    Ce soir, on va les héberger pour des vacances bien méritées ;
    Demain on les conduit à l’entrepôt pour un voyage plein de surprises.

    Tableau de Kate Lynch.

  • Les maisons qui parlent

    Les maisons qui parlent

    Les maisons qui parlent s’affichent en montrant un visage humain,
    Des yeux aux fenêtres observent et une cheminée pour respirer.
    Petites bicoques qui nous aguichent quand nous passons notre chemin
    Par une voix qui nous conserve l’authenticité inspirée.

    (C’est l’une des « maisons Kodra » ou « maisons parlantes » dans la petite ville de Civita en Italie, une sorte d’hommage au peintre albanais mondialement célèbre Ibrahim Kodra. Ce sont de très petites maisons avec des fenêtres et des cheminées, dont les façades rappellent clairement le visage humain
    https:www.google.comurl?sa=t&source=web&rct=j&url=https:en.m.wikipedia.orgwikiIbrahim_Kodra&ved=2ahUKEwitt4jW5JXrAhUFDuwKHdoBCrsQFjAVegQIBhAB&usg=AOvVaw3WQXa3FaPKzpR–0XfohkH .)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Vivre est un art

    Vivre est un art

    L’art se dérobe à l’œil distrait qui passe sans le regarder ;
    L’art appartient au butineur en quête d’un peu de bonheur ;
    L’art, juste un trou, un mur, un trait, un passé qui s’est attardé
    Qu’un petit ange enlumineur a placé pour ma bonne humeur.

    « Vous n’avez pas à faire quelque chose que les gens appellent l’art. Vivre est une activité artistique, il y a un art à passer la journée » – Viggo Mortensen.

    Tableau de Levan Kiknavelidze et plein d’autres sur https:www.ignant.com20190815the-framed-sea-illusory-photos-that-serve-as-a-metaphor-for-social-medias-artificiality

  • Nuit voilée

    Nuit voilée

    Alors, je lui ai demandé de s’habiller plus décemment
    Pour ne pas déclencher d’alarme chez mes voisins à fleur de peau.
    Je lui ai bien recommandé qu’ils voyaient mon appartement ;
    Levant les yeux, elle rit aux larmes, se leva et mit un chapeau.

    Tableau d’Ute Hadam.

  • La vie sans addiction

    La vie sans addiction

    Mon puzzle, petit à petit, se reconstitue de lui-même
    Une fois que j’ai lâché prise à qui me mettait en émoi ;
    Je suis sorti de l’apathie des habitudes et des dilemmes
    Qui dominaient, par leur emprise, un homme qui n’était pas moi.

    Tableau de Stephan Schmitz sur https:sympa-sympa.cominspiration-psychologie16-illustrations-qui-refletent-la-realite-de-la-vie-591260 .

  • Nuit rosée

    Nuit rosée

    Elle revint le lendemain, toujours vêtue de bas de soie
    Rien d’autre que deux bracelets et des boucles dans ses cheveux.
    Elle enleva en un tournemain mes vêtements, ça va de soi,
    Elle se sentait esseulée et me dit : « C’est toi que je veux ! »

    Tableau d’Ute Hadam.

  • Nuit bleutée

    Nuit bleutée

    Elle était une fois la fraîcheur surgie pour me réconforter
    Et m’avait tenu compagnie juste vêtue de bas de soie.
    Je lui avais dit, l’air bêcheur, de passer sans rien apporter ;
    Elle m’a, par érotomanie, pris au mot mais ça va de soi.

    Tableau d’Ute Hadam.

  • Le grand livre de ta vie

    Le grand livre de ta vie

    Une fois morte, j’en profite pour lire le grand livre de ma vie.
    Les détails les plus croustillants que j’ai oubliés me reviennent
    Avec mes mines déconfites quand les catastrophes ont suivi
    Et puis les moments pétillants qui resteront quoi qu’il advienne.

    Tableau de Paolo Bedini.

  • L’âme autoculture

    L’âme autoculture

    Plus je cultive mon jardin et plus il en prend de la graine
    Si je l’arrose de connaissance et de nouveautés des terriens.
    Mais si en eau je suis radin, il ne poussera que des migraines
    Qui sécheront l’obsolescence d’un savoir qui ne sert à rien.

    Tableau de Davide Bonazzi.

  • Double jeu

    Double jeu

    Quand elle joue au jeu de l’amour avec différents partenaires,
    La vérité et le mensonge figurent ses cartes maîtresses.
    Soit elle adopte avec humour la position du missionnaire,
    Soit, sur l’amant, elle s’allonge, selon l’atout cœur en détresse.

    Tableau d’Oleg Zhivetin.

  • Les poètes ont mauvaise ligne

    Les poètes ont mauvaise ligne

    On reconnaît les bons poètes jusqu’au bout de la rime riche
    Dont les vers poussent au printemps et fleurissent en fin de saison.
    Les amateurs aux plumes fluettes, après les avoir mis en friche,
    Font pousser en les appointant leurs plus belles démangeaisons.

    Tableau der Pawel Kuczynski.

  • Nativité

    Nativité

    Lorsque l’infini des racines rejoint l’infini des possibles,
    L’amour converge vers le foyer où tout s’apprête à commencer
    Ce nœud au pouvoir qui fascine depuis l’échange transmissible
    Du message sans cesse renvoyé d’une intimité romancée.

    Tableau de Marlina Vera.

  • Le labyrinthe de vie

    Le labyrinthe de vie

    À priori fort compliqué car je n’en distingue le bout ;
    Je ne sait où est-ce qu’il commence, j’ignore même s’il finit.
    Après qu’on m’ait tout expliqué, j’en comprends juste les tabous
    Qui impliquent que tout recommence quand la vie tend vers l’infini.

    Gravure d’Artemy Lebedev.

  • Indiscontinûment blues

    Indiscontinûment blues

    Les notes bleues chauffent le cœur, pareilles au cœur bleu d’une flamme.
    Ainsi le blues souffle le corps et le corps devient instrument.
    Alors chantez cellules en chœur, chantez jusqu’aux tréfonds de l’âme
    Et faites redescendre encore l’amour indiscontinûment.

    Tableau d’Agudelo-Botero Orlando.

  • Maman, ma chatte et moi

    Maman, ma chatte et moi

    Chez nous, maman, ma chatte et moi vivons sans homme ni garçon ;
    Ils sont partis depuis des mois pour livrer des chevaux d’arçon.
    Pour s’occuper car on s’ennuie on joue alors à saute-mouton
    Avec le chat toutes les nuits à l’appel de son croupeton.

    Tableau de Juan Ramón Lainez.

  • À quoi rêve ?

    À quoi rêve ?

    À quoi rêve une femme nue étendue au-dessus des draps ?
    Rejointe par un inconnu qui la serrera dans ses bras.
    Et que demande-t-elle en prime à part l’argent et la maison ?
    Que le bel amant lui exprime qu’elle obtiendra toujours raison.

    Aquarelle de Hester Berry sur https:www.accessart.org.uklife-drawing-understanding-foreshortening-by-hester-berry .

  • Des roses et des bleus

    Des roses et des bleus

    Dans une pose à la Joconde mais en changeant le clair-obscur,
    Par un mélange bleu et rose, elle manifeste qu’elle est jalouse.
    Sa voix d’une belle faconde, ici, le peintre n’en a cure
    Car il traduit son air morose en le peignant d’un coup de blues.

    Tableau d’Oleg Zhivetin.

  • Prêt-à-bodypeinturer – 2

    Prêt-à-bodypeinturer - 2

    Au début, il y eut quelques couacs et les cheveux dégoulinaient
    Par la peinture indélébile trop difficile à savonner.
    Mais finalement on se dit « Quoique ! Bien qu’un peu glauque, c’est choupinet ! »
    Et cette pratique débile fut même contrefaçonnée.

    Tableau de Pascale Pratte.

  • Prêt-à-bodypeinturer – 3

    Le bodypainting fait fureur au bureau comme au cinéma
    Et les actrices peinturlurées grimpent à la une des magazines.
    Du coup, terminée la terreur du réchauffement du climat ;
    Vers un succès, ces délurés définitivement s’avoisinent.

    Tableau de Yossi Kotler.

  • Prêt-à-bodypeinturer – 1

    Prêt-à-bodypeinturer - 1

    Le bodypainting s’achètera bientôt en prêt-à-peinturer.
    Vous entrerez dans la cabine et presserez juste un bouton.
    L’ordinateur s’exécutera pour une tenue longue durée
    Qui vous séchera la bobine, des pieds aux fesses et aux tétons.

    Tableau d’Agnès Cécile.

  • Petite tenue du soir – 2

    Après un consommé de sexe, il est temps de prendre des forces
    Avec champagne à volonté à boire sans modération.
    Pour ceux qui n’ont plus de réflexes, on se relève et on s’efforce
    De rentrer désorienté chez soi pour récupération.

    Pour les autres, l’amour continue sur la grande piste de danse
    Ou dans des salons très intimes où les partenaires sont masqués.
    Et si vous voulez vivre nu, vous pouvez prendre résidence
    Pour y vivre d’amour ultime et sans avoir trop à casquer.

    Tableau de Slawa Prischedko.

  • Petite tenue du soir – 1

    Quand les restaurants naturistes ouvriront, ils feront scandale
    Mais comme on s’habitue à tout, les gens n’auront plus de complexes.
    Venez-y en amateuriste, simplement vêtus et sandales,
    On aura un vestiaire mixte ou, délimités selon les sexes.

    Après, c’est comme à la piscine, tout nu, on se douche, on se sèche
    Puis vers sa table réservée, on découvre sa partenaire.
    On apprécie, on hallucine au-devant de cette chair fraîche
    Pour commencer, vous vous servez quelques subtils préliminaires.

    Tableau de Viktoria Prischedko.

  • Love song

    Dans les chambres ultra modernes, l’amour hyper organisé
    Y programmera les rencontres et selon vos affinités.
    Pour éviter les balivernes et propos déshumanisés,
    Tout ce qui irait à l’encontre devra être délimité.

    Ce sera comme au restaurant où l’on choisira à la carte
    Une belle chambre comme entrée, un homme comme plat de résistance
    Avec du sexe revigorant, bien pimenté mais pas trop tarte
    Et un dessert bien pénétré à apprécier en jouissance.

    Illustration de Tishk Barzanji.

  • Marche avec moi

    Marche avec moi

    Depuis le commencement des temps, plus précisément ma naissance,
    Ma moitié féminine marche en même temps à mes côtés.
    Ma moitié masculine attend d’unir la nuit nos connaissances
    À remonter aux patriarches et matriarches en loyauté.

    Tableau de Timothy M. Parker.

  • À quoi rêvent les paréos

    À quoi rêvent les paréos

    Elle s’apparentait aux fruits mûrs qui, d’une salade exotique,
    Donnaient ce goût acidulé à l’appétit qui se réveille
    D’avoir baigné dans la saumure ses parties les plus érotiques
    Juste aujourd’hui dissimulé derrière un paréo groseille.

    Tableau de Talantbek Chekirov.

  • Interconnectivité

    Interconnectivité

    Maladie d’amour se transmet par le cœur et ses grandes ondes
    Qui se rallongent jusqu’à l’autre et entrent en interférences
    Avec les désirs fantasmés par le Valentin et sa blonde
    Tant et tant qu’il faut qu’ils se vautrent l’un dans l’autre avec espérance.

    Tableau de Rob Woodcox.

  • La mutation

    La mutation

    L’adaptation à la chaleur produira maintes mutations,
    À commencer par les couleurs sur un long cou en extension.
    Par une action de la lumière, la peau pourra éliminer,
    Par une sorte de mentonnière, toute l’étuve incriminée.

    Tableau de Rahaf DK Albab.

  • Margotton et ses minets

    Margotton et ses minets

    Margotton la jeune bergère qui avait perdu son chaton
    S’est dit en prenant un mari qu’il lui fallait une maison
    Très grande car ils hébergèrent, nourris de tous leurs rogatons,
    Tous les chats et toutes les souris qui passaient au fil des saisons.

    Tableau de Randal Spangler.

  • Neurasthénie en blues – 2

    Neurasthénie en blues - 2

    Les blés d’or ressemblent au soleil, les bleuets ressemblent à l’azur,
    Comme des enfants de la Terre fière de sa progéniture.
    La nuit, le champ, dans son sommeil, rêve aux étoiles en démesure
    Qui ne font aucun commentaire mais leur présence le rassure.

    Tableau de Paul Ledent ou Iris Scott.

  • Ni oui ni non

    Ni oui ni non

    Un visage pour lui dire oui, un visage pour lui dire non,
    Elle est ici, elle est ailleurs, elle pense à l’autre, elle pense à lui.
    On ne sait pas quand elle jouit, parfois elle se trompe de nom
    Lui, ne dit rien, un peu railleur, parfois il n’en dort pas la nuit.

    Tableau d’Oleg Zhivetin.

  • Les réseaux

    Ah, ne le répète à personne
    Et surtout pas au téléphone
    Ce qui se dit dans réseaux
    Les gens sont pris pour des zozos
    Le gouvernement ne sert à rien
    On l’a élu, on n’y peut rien
    Le virus et la pandémie
    Sont produits par nos ennemis
    Sur internet on voit de tout
    Des gens, des matous, des toutous
    Avant, c’était quand même mieux
    On était bien moins calomnieux.

    Illustration de Norman Rockwell.

  • La vie quotidienne

    La vie quotidienne

    Tous les matins, devoir chausser ses bottes pour aller courir
    Dix fois sept lieues si ce n’est plus et pour gagner des clopinettes !
    Le Chat Botté s’en va bosser afin d’avoir de quoi nourrir
    Toutes les portées d’angélus que lui enfante sa minette.

    Tableau de Nicholas Kalmakoff.

  • Mon petit paradis privé – F4

    Mon petit paradis privé – F4

    Dieu m’ayant fait à son image, j’ai récupéré le projet
    Et j’ai créé un paradis mais entièrement verrouillé.
    Pas de péché et c’est dommage car le projet s’est abrogé
    Pas une pomme, pas un radis ; finalement tout a rouillé.

    Tableau de Martin la Spina.

  • Sur fond de vagues

    Sur fond de vagues

    Le regard vague d’une femme en kimono bariolé
    Pourrait vous paraître insipide sans une touche pimentée.
    Avec un fond de ciel en flammes et une vague bleu-violet,
    Le tableau – déjà plus limpide – mérite d’être complimenté.

    Tableau de Lauren Brevner.

  • Jour versus Nuit

    Aussitôt que le jour s’annonce, le monde tourne depuis longtemps
    Tout ce qui vit et se prononce circule et tourne en même temps.
    Comme une chaîne interminable qui vit, qui meurt et qui renaît
    Pour un but indéterminable même si Dieu intervenait.

    Puis vient la nuit et tout s’arrête mais pas vraiment finalement.
    Toujours pareil, chacun s’apprête à circuler également.
    On vit la nuit, on dort le jour, on vit l’été, on meurt l’hiver
    Et ça continuera ainsi toujours car c’est la règle de l’univers.

    Tableau de Leonora Carrington.

  • De ma fenêtre

    De ma fenêtre

    Mon écran en Technicolor m’offre un spectacle toutes les heures
    Avec le son et l’image authentiques de nature en métamorphose.
    Et malgré le temps incolore qui m’use l’économiseur
    Du cœur, ce muscle romantique y trouve toujours quelque chose.

    Tableau de Karen Mathison Schmidt.

  • Lapin sapiens

    Lapin sapiens

    Grâce à ses belles oreilles d’âne, le lapin devint plus malin
    Et remplaça l’humanité au jeu de « qui est le plus bête ? ».
    Sous le clair de Lune titane, se dresse le roi des câlins
    Car il a de l’affinité pour les lapines sans maux de tête.

    Tableau de Karen Davis.

  • Il y a le ciel, le soleil et la mer

    Il y a le ciel, le soleil et la mer

    Le cercle estival des vacances – avant de passer hivernal –
    Nous fait pirouetter le monde et concourt à le réchauffer.
    Au foyer de l’extravagance, le tourisme devient infernal ;
    Chez moi, je goûte la paix profonde des rues désertes et surchauffées.

    Tableau de Justin Gaffrey.

  • La nef sémillante

    La nef sémillante

    Depuis que s’échauffe la Terre, la Lune aussi évidemment
    Deviendra tellement brillante qu’elle poussera les bateaux
    Qui deviendront tous volontaires pour voguer sous le firmament
    Dans de belles nefs sémillantes « rapido ma moderato ».

    Tableau de Justyna Kopania.

  • Idylle aux roses

    Idylle aux roses

    Lydie, idéalement rose, avec un regard de bleuet,
    Représenterait bien la femme qui serait notre présidente.
    Trois taches rouges en couperose ornant son visage fluet
    Voilà qui redorerait la flamme de façon claire et évidente.

    Tableau de Juliette Belmonte sur https:www.artfinder.comartistjuliette-belmonteme-at-work#https:www.artfinder.comartistjuliette-belmonteme-at-work# .

  • Préservation

    Préservation

    Le mariage tombe en quenouille ? Préservons-le pour l’avenir !
    Il suffit d’un échantillon d’Adam et Ève prototypés
    Logés à l’hôtel Niquedouille dans la chambre du souvenir
    Mais tous les genres au portillon n’y pourront plus participer.

    Photo de Geof Kern.

  • Le joueur de mikado

    Le joueur de mikado

    Juste un petit coup de fatigue car il joue comme un forcené
    Notre champion de mikado dans la catégorie « Géants » !
    Il étudie, il s’investigue quitte à un peu de surmener
    Pour gagner l’illustre cadeau sinon rien, le cas échéant.

    Tableau de Jonas Burgert.

  • Mon Amérique à moi

    Mon Amérique à moi

    J’ pensais jamais y arriver mais j’ai atteint mon Amérique
    À force de creuser des vers de dix-mille pieds sous l’océan.
    Au début, j’en ai salivé à poursuivre mon rêve chimérique ;
    À présent je lève mon verre à celle qui m’a sorti du néant.

    Tableau d’Isaac Maimon sur http:www.artistsandart.orgsearchlabelIsraeli%20artists .

  • Le cocktail Boris Vian

    Le cocktail Boris Vian

    J’en ai rêvé, Jonas l’a peint le fameux piano à cocktails !
    Boris Vian serait trop content, il en sortirait de sa tombe.
    Et je propose, mes lapins, d’en confectionner un mortel,
    Un formidable remontant qui fera l’effet d’une bombe !

    Tableau de Jonas Burgert.

  • Un magicien dans ma cuisine

    Un magicien dans ma cuisine

    Tout est magie dans ma cuisine, tout n’est que forces alchimiques !
    Mon secret réside dans la sauce et les astuces de ma grand-mère.
    Malgré vos ingrédients d’usines issus de l’industrie chimique,
    Je reste Maître qui exhausse les légumes et les fruits de mer.

    Illustration de Julia Sardá.

  • Le confiseur surprise

    Le confiseur surprise

    Je fus, bien sûr, petit garçon qui aimait manger des bonbons.
    En ce temps-là mon fournisseur régnait en véritable artiste.
    Il m’en refilait un pacson – il n’était pas casse-pompon –
    Plus tard, il fut mon pourrisseur car son frangin était dentiste.

    Illustration de Julia Sardá.

  • Saint-Thomas ridicule

    Saint-Thomas ridicule

    Elle croyait au spiritisme et savait faire tourner les tables.
    Lui, ne croyait pas aux esprits, sceptique doublé d’un incrédule.
    Mais bon, pas de favoritisme ! Il eut droit à une respectable
    Démonstration qui nous surprit … sauf ce Saint-Thomas ridicule.

    Illustration de Julia Sardá.