Pour augmenter l’ivresse de notre libido
Ma femme rend visite fréquemment au centaure.
L’amour à la vitesse d’un cheval au galop
Court encore plus vite avec un bon mentor.
Tableau d’Odilon Redon.
Les maladroits, les trop osés, les non satisfaisants, les « à revoir » et tous ceux qui auraient sans doute dû finir à la poubelle.
Ils n’ont pas été choisis. Trop vifs, trop mous, trop bruts, trop flous.
Mais ils sont là. Fragments d’élan, chutes de vers, éclats d’essai.
Ils ne brillent pas toujours… mais parfois, ils clignent de l’âme.
Pour augmenter l’ivresse de notre libido
Ma femme rend visite fréquemment au centaure.
L’amour à la vitesse d’un cheval au galop
Court encore plus vite avec un bon mentor.
Tableau d’Odilon Redon.
Tantôt, dans le monde des rêves, je jouis de festivités
Sans pour autant en retenir d’éclat quand je suis réveillé.
Et pourtant chaque nuit sans trêve je reprends ces activités
D’autant de plaques souvenirs dont ma mémoire est émaillée.
Tableau d’Odilon Redon.
Sachant que les Trois Grâces s’amusent à nous charmer de leur beauté
Et font l’amour par charité aux pauvres héros fatigués,
J’en demande auprès de ma muse qui me répond sans chipoter
Qu’ cet esprit d’ solidarité ne lui était pas prodigué.
Tableau de Gustave Moreau.
Icare a rêvé de voler et sa femme devenir sirène.
De leur union naquit Ariane qui joua la fille de l’air.
Elle aurait ensuite convolé avec Thésée et fut sa reine
Dans une monarchie océanne qui n’était pas pour lui déplaire.
Photo sous-marine sur https:www.lookslikefilm.com20190502underwater-photography .
Sous l’œil d’Horus, comme de coutume, à l’aube le soleil s’éveillera
Pour saluer, à titre posthume, le sauveur qui protège Râ.
Sous l’œil de Thoth, le dieu nocturne, la pleine lune resplendira
Tandis que Seth, dieu taciturne, encore une fois regimbera.
Thoth et Horus.
Chacun sa bulle individuelle pour subsister contre l’immonde ;
Chacun son petit univers à arranger selon son choix.
Pour l’activité sexuelle, on fera comme tout le monde ;
Ça se passera dans un p’tit verre, par exemple un verre d’anchois.
Photo Ernest sur www.instagram.comphotographizemag .
La plus belle pour aller danser m’a rappelé son souvenir
Lorsqu’elle est passée à Genève pour un concert digne de Chopin.
Le récital très condensé aurait réussi à tenir
Le public qui a pris la relève du nostalgique temps des copains.
Je n’ai jamais été fan de Sylvie Vartan mais j’ai trouvé la photo jolie et puis, le temps des copains, c’est ma jeunesse.
Photo de Sylvie Vartan et son dernier passage en suisse : https:www.lematin.chpeoplesylvie-vartanstory21456099
Ce soir, je rencontre Pénélope, selon les dires de Cassandre
Qui sait lire dans l’avenir dans un flacon d’eau de mélisse.
Or cette voyante interlope a vu des auspices descendre
Qui rapportaient un souvenir du temps où l’on m’appelait Ulysse.
Tableau de Valeriy Kot.


« Échec et mat et dix de der ! » S’écrie la reine de la mort.
« Ça ne va pas, tu as triché ! » Répond la reine de la vie.
Entre les deux, leur légendaire lutte rebondit sans remords
Et, dès le terrain défriché, elles recommencent à l’envi.
« Taratata ! » leur dit le Temps. « Vous n’avez pas l’éternité
Et tôt ou tard devrez trouver à réconcilier vos yin-yang. »
Mais les reines ont du répondant qui dit que la paternité
De leurs batailles éprouvées remonte bien avant le Big-bang.
Tableau de Valeriy Kot.
Elle s’épanouit comme une fleur ; comme une fleur, porte ses fruits ;
Comme un fruit enfante ses graines qui, dans la terre, se replient.
Meurt-elle au milieu de nos pleurs ? Non, elle a repoussé sans un bruit
Sous un soleil neuf qui égrène ses rayons dans un peu de pluie.
Tableau de Khalil Gibran.
L’automne, la plus belle saison pour une leçon singulière
Montrant la nature qui s’endort dans un linceul de feuilles mortes.
Et un miracle sans raison mais d’une promesse régulière
Fera renaître ses graines d’or qu’un vent de confiance emporte.
Tableau de Valeriy Kot.
Offrant son corps à la nature et son ingénue nudité,
Elle a cueilli quelques pétales, posés sur son intimité.
Le printemps, maître de couture, porte un soutien commandité
D’un tissu à fleurs qui s’étale en toute magnanimité.
Tableau d’Alexey Slusar.
Deux petits astres auréolés de graines de poudre d’étoiles
Dansotent un drôle de ballet sur la piste de sa poitrine.
Deux sphéroïdes aréolés qui l’un après l’autre dévoilent
Jour et nuit un cycle emballé par le charme de la ballerine.
Tableau de Valeriy Kot.
Le virus de l’ondulation s’est répandu dans mes cheveux
Comme des eaux d’éboulements tombées de pluies en tourbillon.
Et mon cœur en modulation ne pulse plus comme je veux ;
Alors, je suis le mouvement et devient femme en tortillons.
Tableau de Kennedy James.


Lentement il verse l’eau claire sur le petit morceau de sucre
Posé au creux de la cuillère jusqu’à ce que l’absinthe se trouble.
L’ivresse claque comme un éclair qui distille à son cœur le lucre
Qui met le feu aux poudrières de sa folie qui se dédouble.
Alors apparaît la fée verte, celle à qui son âme est acquise
Et son pacte avec la diablesse est signée à l’encre d’absinthe.
De découverte en découverte, l’âme est piégée, l’âme est conquise.
Quand la raison a ses faiblesses, le cœur connaît sa mort succincte
Tableau « le buveur d’absinthe » de Viktor Oliva.



Le monde nous mène en bateau et me fait vivre mille vies
Avec les rôles du méchant et du gentil par alternance.
Hier, ce n’était pas du gâteau de vivre nu sur le parvis,
Demain, ce sera alléchant d’être le roi de la finance.
Lorsque je suis né noir de peau au cœur de l’Afrique secrète,
Aurais-je pu m’imaginer devenir un marchand d’esclave ?
Mais je tire à Dieu mon chapeau pour les scénarios qu’il sécrète
Dont je n’ai qu’à rembobiner mes épisodes les plus braves.
Tableaux de Peter Doig.


J’ai enfin trouvé un miroir qui inverse le haut et le bas
Plutôt que la droite et la gauche comme une habitude imbécile.
Mon reflet souvent me fait croire qu’entre nous deux, il n’y a qu’un pas
Or ce n’était là que l’ébauche d’une aberration indocile.
Il faut que je sorte du cadre dans lequel je suis enfermé
Car ma vision et ma pensée y rebondissent comme au billard.
Aussi de peur que l’on m’encadre comme un utopiste renfermé,
Plaise à Dieu de me dispenser d’être un éternel scribouillard.
Tableau « Réflexion » de Peter Doig.
L’ogre des cœurs, à sa façon, vous dévore en ouvrant son âme.
L’amour le met en appétit surtout si la proie est jolie.
Nonobstant les contrefaçons qui n’épousent que des hauts de gamme,
Lui, n’offre pas de garantie mais il vous aime à la folie.
À Cancun au Mexique vu sur https:demibonita.com .
L’amour m’attend à la fenêtre et j’ai enfilé ma tenue
De l’héroïne, selon Vénus, qui aime plus fort que la mort.
Cela dit, avant de renaître, j’aimerais être soutenue
Par l’introduction d’un phallus et qui m’embrasse et qui me mord.
Tableau d’Edward Hopper mis en photo par Richard Tuschman.
Matin, la première impression que j’aperçois à la fenêtre
M’apporte une compréhension – sans pour autant la vérité.
Mais j’en façonne une expression qui incessamment fera naître
La direction à emprunter avec force et témérité.
Tableau d’Edward Hopper.
En même temps, je me rassure et je me raccroche à mon fil,
En même temps, je m’épouvante quand je suis coupé de la Terre.
Mais la sécurité qui m’assure comment l’avenir se profile
Est de plus en plus éprouvante et à tel point qu’elle m’atterre.
Photo de Ryan Shude.


Avant l’amour, je m’encourage et me donne une contenance ;
Après l’amour, je me délecte à goûter la petite mort.
Avant de naître, mon entourage m’accueille avec les convenances ;
Après ma mort, je me collecte dans la fumée qui s’évapore.
Tableau d’Edward Hopper mis en photo par Richard Tuschman.
Cet étranger qui vit en moi et qui connaît ma destinée
Guide chacun des épisodes car il connaît le scénario.
Tandis que moi, au fil des mois, je joue l’acteur prédestiné
Qui participe à notre exode sous l’égide de l’imprésario.
Tableau « House of Flowers – See You There – » de Peter Doig.
Dans notre merveilleux système qui fait notre organisation,
Notre système digestif assure l’alimentation
Avec circulation des eaux et élimination des déchets
Et l’appareil respiratoire qui fournit l’oxygénation.
Notre système musculaire nous porte vers la nourriture
Grâce au système de surveillance et de défense par nos sens
Qui, par le système nerveux de transmission et réception,
Connectent les informations face aux besoins et aux dangers.
Le système de reproduction boosté par la sexualité
Permet de transmettre la vie et de s’adapter au terrain.
Enfin l’esprit qui nous préside et gouverne nos sentiments
Nous pousse à gagner le pouvoir au sommet de la pyramide.
Mais on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs de la Terre.
Les victimes et les sacrifices qui ont permis l’évolution
Gisent et meurent à nos pieds avec peine et désolation.
Tel est le prix de la beauté et du Dieu cruel de la vie.
Tableau de Julie Hefferman.
Son cœur, comme une girouette ou plutôt la rose des vents,
Donne à l’amour sa provenance, son énergie et son allure.
Mais il suffit d’une pirouette d’un fervent chevalier servant
Pour provoquer une dissonance qui irradie sa chevelure.
Photo de Kerry Moore.
Il pleure sur la Terre triste comme il pleut dans les cœurs transis
Entre les hommes qui se battent et les collectrices de larmes.
Comme une pluie égocentriste qui renvoie les âmes en transit
De peur que le ciel ne rabatte ses nuages en tirant l’alarme.
La Terre pleure sans raison ses enfants les plus turbulents
Qui ont comme le fils prodigue leur héritage gaspillé.
Alors sur les quatre horizons, voyez la Terre accumulant,
De dépressions et de fatigue, tout son amour éparpillé.
Tableau de Catrin Welz-Stein.
Prochaine station : L’aventure ! Le train bleu va entrer en gare !
Tous les voyageurs sont priés de continuer leur destinée
Qui, selon la température de l’amour, change le regard
Et offre un cœur approprié et sûrement prédestiné.
Photo anonyme d’un train en Inde.
Je lui dépose un peu d’azur pour apaiser les bleus de l’âme,
J’ajoute une touche de rouge qui calmera ses coups de cœur.
Je délaie un peu de peinture autour des yeux en oriflamme
Enfin un baiser sur la bouche pour lui effacer sa rancœur.
Je lui peins les paupières en mauve pour éliminer la grisaille,
Un peu d’essence de violette pour essuyer cet air morose.
Une touche finale de fauve et je chasse sans représailles
L’ultime trace affriolette pour lui montrer la vie en rose.
Photo de Michal Lukasiewicz.
Ma main caresse ses pommettes pour tracer la carte du tendre ;
Je fais des plans sur la comète car l’amour ne saurait attendre.
Mon corps s’embrase sous l’effort puis retombe en mélancolie
Avant que la petite mort me déconcerte dans son lit.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Elle m’a laissé juste un indice : une plume de son chapeau
Avec cette odeur de mystère que les femmes sèment au vent.
Petit lien, comme un appendice, qui jouera le rôle d’appeau
Chaque fois que, loup solitaire, j’écrirai des vers émouvants.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Après ma première rencontre avec la femme de ma vie,
La ville s’était colorée de son aura surnaturelle.
La nuit venue à mon encontre s’est délayée dans le lavis
Des reflets de lune dorée de cette éternelle aquarelle.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
Elle s’étend sur le dossier de mon fauteuil pour un ronron ;
Je sens les poils doux du minou se frotter contre mon épaule.
Je lui caresse le fessier, elle descend sur mon giron
Pour se blottir sur mes genoux et la queue devient une gaule.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je cherche un chat désopilant ou une chatte facétieuse
Car j’ai un trou qui me sourit dans ma mémoire capricieuse.
Or rien n’est plus horripilant que d’oublier ma fallacieuse
Mauvaise foi qui me nourrit comme une lubie délicieuse.
Tableau d’Ira Tsantekidou vu sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201201ira-tsantekidou-1967-art-deco-painting.html .
J’ai invité votre fantôme tout de volutes parfumées
En train de rêver d’aventure dans un film en Technicolor.
Soudain sur la Place Vendôme, vous disparûtes en fumée
Ne laissant que la parementure de votre coiffe tricolore.
Lithographie de René Gruau.
Je m’souviens du chapeau à plumes qui lascivement vous habillait,
Du boa qui donnait du volume à votre corps déshabillé.
Tout ce que j’ai connu de vous, folles caresses, moments très doux,
Votre douce voix, je vous l’avoue, qui chantait « Pou Pidou Pidou ! »
Je me souviens de la musique que vous mettiez pendant l’amour
Et de la culture physique dans nos positions coquines et glamour.
Tout ce que je retiens de vous, folles étreintes, douce tendresse,
À chacun de nos rendez-vous pour passer une nuit d’ivresse.
Lithographie de René Gruau.
Monsieur, qui passez sans me voir
Tous les soirs sans dire bonsoir,
Je viens sonner à votre porte
Et que le diable vous emporte
Si je ne suis pas assez belle
Pour capter votre cœur rebelle,
Si je ne suis pas assez femme
Pour votre étourderie infâme.
Lithographie de René Gruau.


Qu’offrir à une femme fleur, sinon une aura de soleil
Et l’arroser de compliments sur les beautés de sa nature ?
Essuyer tendrement ses pleurs quand elle vous glisse à l’oreille
L’origine d’un sentiment de son cœur en déconfiture.
N’emballez pas la femme fleur, d’un beau papier, d’un bel écrin,
Libre comme une fleur des champs, elle ne demande que liberté.
Et si, d’un coup de vent, l’effleure une rafale de chagrins
Montrez-vous plutôt attachant que distant et déconcerté.
Lithographies de René Gruau.


Pour vivre d’amour et d’eau fraîche comme un poisson dans l’océan,
Les sirènes attirent les hommes ivres d’amour et de boisson.
La nature montrait une brèche et Neptune fut bienséant
De la combler d’un chromosome qui se termine en queue de poisson.
Ainsi le charme des sirènes a la vie dure et la queue longue
Par l’ascendance de Neptune, l’arête et le genre utérin.
Elles se glissent sous les carènes grâce à la silhouette oblongue
Dont les écailles sous la lune sollicitent l’œil du marin.
Dessin de Guillaume Sorel.
Le temps d’une éclipse de lune, paraît l’étoile du Berger
Qui brille de rayons d’argent, l’espace d’une communion.
De l’obscurité opportune, on voit Séléné émerger
Et se donner en partageant sa nuit avec Endymion.
Tableau « Séléné et Endymion » de Sir Edward Poynter.
Les rires forts des voisins en musique
Troublent mon lit d’une ouïe psychotique.
Faire l’amour sous leurs cris énervants
Semble une course éperdue contre le vent.
Quand le bruit se fait de plus en plus fort,
Le chien se cabre et il hurle à la mort.
Le chat se cherche un petit trou de souris
Pour s’y loger contre les tirs nourris.
Quand je les vois passer sous mon balcon
Avec leur gueules et leurs sourires abscons,
Je pense à Sartre, philosophe bon apôtre
Qui écrivait que l’enfer c’est les autres.
Tableau de Marius van Dokkum.
Assise à la table d’en face, seule avec son intimité,
Elle me rendit mon sourire puis, mon bonjour puis, ce fut tout.
Que dire en guise de préface ? J’étais assez intimidé !
Elle se leva pour partir en m’invitant d’un : « Venez-vous ? »
Elle m’invita dans sa chambre nous prépara un bon café
Qu’elle repartit dans deux tasses aussi grandes qu’un dé à coudre.
Plus tard, je suis sorti, les membres tout raides et la tête décoiffée…
Que voulez-vous que l’on y fasse ? Ce doit être ça, le coup de foudre !
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Avec un vin d’Andalousie, les baisers doux s’aromatisent
Et la promesse d’une nuit d’amour dans des draps de satin.
Petite épine de jalousie titillera la convoitise
Et l’habitude de l’ennui fanera la rose au matin.
Mais entre le premier chapitre et le dénouement de l’histoire,
Jour après jour, tournent les pages avec des rebondissements.
Monsieur joue à faire le pitre avec la voisine, c’est notoire,
Et Madame en marivaudages a collectionné ses amants.
Tableau de Marius van Dokkum.
Puisque tu rentres de voyage,
Puisque nous nous voyons ce soir,
Raconte-moi tous les passages,
Les traversées et les mirages.
Viens, dépose ici tes bagages,
Sur la crédence du couloir,
À côté du dernier message
Que j’ai reçu vendredi soir.
J’entends ton taxi qui démarre
Fais-moi l’honneur de ce banquet
Que j’ai préparé sur le tard
Mais décoré d’un grand bouquet.
Je t’ai promis d’être bien sage,
J’ai pensé à toi tous les jours ;
Puisque tu rentres de voyage
Cette nuit nous faisons l’amour.
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Le premier jour, au coup de foudre, il m’offrit une rose unique.
Le lendemain, c’est réciproque, deux roses d’amour mutuel.
Avec trois roses, sans en découdre, il met sa main sous ma tunique.
Avec cinq roses, il me défroque, l’amour devient un rituel.
Avec six roses, c’est l’engouement, on proclame nos fiançailles.
Avec sept roses, très amoureux, on fait comme est à l’accoutumée.
Enfin neuf roses, le dénouement, demain c’est notre mariage.
Dix roses, là, c’est douloureux, Monsieur est parti en fumée…
1 rose le coup de foudre
2 roses l’amour mutuel réciproque
3 rose i love you
5 roses je ferai n’importe quoi pour toi
6 roses engouement
7 roses très amoureux
9 roses ensemble pour toujours
10 roses pour la perfection
12 roses demande en mariage
13 roses déclaration d’amitié
15 roses demande de pardon
20 roses des sentiments on ne put plus sincères
21 roses dévouement le plus total
24 roses pour l’amour total qui occupe les 24 h de la journée
25 roses félicitations
36 roses déclaration d’amour passionné
40 roses pour l’authenticité des sentiments
50 roses déclaration d’amour ardente
100 roses et plus, Un lien d’amour unique, passionnel et indéfectible !
Tableau de Jean-Pierre Cassigneul.
Lundi, j’ai perdu la mémoire, je n’ai plus un sou à la banque.
Vite, un bouquet de roses noires pour combler le vide et le manque !
Mardi, voici des roses rouges pour aimer plus passionnément
J’aime d’amour tout ce qui bouge, un peu, beaucoup, énormément !
Mercredi, des roses orange pour la passion et l’attirance
Pour les amours les plus étranges et le goût de la différence !
Jeudi, voilà des roses jaunes pour l’amitié, l’amour, la joie
Et pour ma petite amazone dont l’affection, ce jour, m’échoit.
Le vendredi me bouleverse de fantasmes inaccessibles
Les roses bleues un peu perverses sentent un amour hypersensible !
Le samedi, pour en découdre, je vais lui demander sa main
Les roses lilas, coup de foudre, me disent d’attendre demain…
Je t’offrirai la rose blanche, celle que tu préfères, il me semble,
Pour l’innocence d’un dimanche et tous les autres jours ensemble.
Tableau de Fred Calleri sur http:www.howardmandville.comfred-calleri.html
Quand le chat partit au Pérou, les souris dansèrent en Colombie,
Les chiens portèrent un chapeau plat et les bretons un chapeau rond.
Chauve-souris et loups-garous mirent les voiles en Palombie
Et c’est ainsi qu’on dépeupla la Terre à tous les environs.
Pas de panique cependant, les riches sont partis sur Mars,
Les politiciens sur la Lune, les religieux au Paradis.
Restent les pauvres se demandant la raison de toute cette farce
Qui fit fuir ces gens de fortune devant l’infime maladie.
Photo qui a fait le tour du monde mais dont personne ne connaît l’auteur.
Bien que le cerveau soit de trop, de temps en temps, les dunes pensent
À ce que serait leur désert si l’homme ne l’avait asséché.
Tous ces regrets un peu rétros forment un nuage qui se condense
Et s’en ira pleurer misère sur nos pauvres fleurs alléchées.
Photo de Morten Lasskogen.
Si le pouvoir de l’intention réalise tous mes désirs
En me reliant à l’univers, aux énergies en tourbillon,
Alors la force de l’invention me procurera du plaisir
Comme la chrysalide en hiver se métamorphose en papillon.
Tableau de Rick Berry.
Sur la frontière du réel, l’esprit oscille, le cœur fléchit ;
L’imploration creuse une ornière pour demander sa délivrance.
Si la réponse est trop cruelle, la consultante réfléchit
Ou bien retombe prisonnière dans l’obsédant corps de souffrance.
Tableau de Claude Verlinde.
Toute une vie en balançoire entre l’aube et le crépuscule,
Entre l’enfance et la vieillesse, entre la naissance et la mort.
Ah, que je puisse juste un soir, ôter un poids de ma bascule ;
Celui qui pousse en gentillesse mais ne retire que des remords.
Tableau de Mistislav Pavlov.