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  • Le goût de la vérité

    Le goût de la vérité

    Chaque nuit, mes rêves ont tordu ce que je croyais réalité
    Mais qui dans les chemins du songe revêtent d’autres certitudes.
    La vie dans laquelle j’ai mordu inspire un goût de vérité
    Assaisonné par les mensonges d’une existence d’habitudes.

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  • Dis-moi…

    Dis-moi…

    Dis-moi, te souviens-tu du joli toit pointu
    Qui dressait sa défense sur ta petite enfance ?
    Dis-moi, te revois-tu sous l’appentis pentu
    Dans toute l’innocence de ton adolescence ?

    Dis-moi, regrettes-tu tous ces baisers perdus
    Qui, depuis ta naissance, ont nourri ta croissance ?
    Dis-moi, conserves-tu quand tu t’es dévêtu(e)
    Pour faire la connaissance d’une autre jouissance ?

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  • Jeux de dupes

    Jeux de dupes

    Si la femme est à carreaux, je lui prendrai bien son cœur.
    S’il y a échec à la Dame, je lui prendrai bien son roi.
    Si la femme est au tarot, je serai bien son vainqueur.
    Mais si ça fait un ramdam, quel sera mon désarroi !

    Vraiment quelle époque épique ! Je me conduis comme une nèfle
    À jouer au preux chevalier qui veut faire son champion !
    Mais quelle mouche me pique de me prendre ainsi le trèfle,
    D’être si peu cavalier à m’en faire damer le pion ?

    Tableau de Sandra Pelser.

  • Les faux comptes font les faux amants

    Les faux comptes font les faux amants

    Je t’aime un peu, passionnément, mais n’oublie pas mon règlement !
    Je t’aime un peu, énormément, mais n’oublie pas mon virement !
    Je t’aime un peu, à la folie, mais pense à mon petit colis !
    Je t’aime un peu, avec passion, mais pense à ma cotisation !

    Je t’aime un peu, comme il me sied, mais pense à mon échéancier !
    Je t’aime avec adoration, je t’ai mis mes majorations !
    Je t’aime, je t’ai dans la peau, mais pense à payer tes impôts !
    Je t’aime mon beau poussinnet, mais crache encore au bassinet !

    Tableau de Krishna Ashok.

  • La machine à remonter le temps

    La machine à remonter le temps

    Ouvrez-moi bien grand la portière de la voiture à souvenirs !
    Dépliez les cartes routières où l’on cherchait comment venir
    Sur d’étroites routes forestières qui donnaient envie de vomir
    Mais qui franchissaient les frontières des jours passés vers l’avenir.

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  • Gare aux sangliers

    Gare aux sangliers

    Quand vous croisez sur votre route une horde de sangliers,
    N’essayez pas de les poursuivre, ne prenez pas le moindre risque,
    Car ils vous mettront en déroute jusqu’à ce que vous ressembliez
    À l’épisode marqué « à suivre » des aventures d’Astérix.

    Je sais que c’est absurde mais j’avais besoin de me détendre après un coup de fil qui m’a énervé.

  • L’installation

    L’installation

    Aussitôt ils ont détalé, aussitôt on s’est installé.
    Dès que les gémeaux sont partis, les cancers se sont répartis.
    On a bien joué néanmoins, on s’est bien passé le témoin.
    Maintenant on va arranger tout ce qu’ils nous ont dérangé.

    Tableau Christine Chauloux.

  • Les quatre saisons

    Les quatre saisons

    Amours d’étés seraient bien ternes, si elles ne tenaient la lanterne !
    Amours d’automne, bien monotones, sans leurs douces voix qui chantonnent !
    Amours d’hiver seraient glaciales, si elles n’étaient pas impartiales !
    Quant aux belles amours de printemps, que seraient-elles sans nos vingt ans ?

    Mais si, trop souvent, réclamez, votre été sera enflammé !
    Si vous les croyez religieuses, l’arrière-saison sera pluvieuse !
    Ne les jugez pas trop distantes, ou gare aux nuits réfrigérantes !
    Ne les jugez pas en retard, ou il pleuvra la Saint-Médard !

    Tableau « les quatre sœurs » de Jeni Genter.

  • Le cœur d’enfant

    Le cœur d’enfant

    Prête-moi ton cœur d’enfant d’homme, que je renaisse de mes cendres
    Et que ton âme de phénix ravive mes amours d’étés !
    Hier, je n’étais qu’un fantôme mais j’ai vu sur moi redescendre
    L’esprit qui remonte au zénith vers ses extases répétées.

    Tableau de Maria Pace-Wynter.

  • Les racines infinies

    Les racines infinies

    Parfois je touche la frontière de la vie qui semble éphémère
    Mais qui accomplit une boucle comme des racines infinies.
    Suis-je une femme tout entière qui sans cesse redevient mère,
    Ou l’homme qui cherche son couple pour redevenir enfin uni ?

    Tableau de Romi Lerda.

  • La fée libellule

    La fée libellule

    Tantôt vert émeraude, tantôt bleu turquoise,
    Je la vois qui rode de façon narquoise.
    Puis elle me provoque, puis elle se perche,
    Puis elle se moque bien que je la cherche.

    Ici, elle est jaune d’or mais je vous ai prévenus ; elle est narquoise et s’amuse à contredire tout ce que j’écris.

  • Jardin d’amour

    Jardin d’amour

    L’amour naît au creux des chaumières dans le giron des jardinières
    Qui ont semé des plants de roses, graines de choux et de jonquilles.
    Nourris au soleil de lumière, arrosés d’ondées printanières,
    Que croyez-vous qu’il en éclose ? Soit un garçon, soit une fille !

    Tableau de Catrin Welz Stein.

  • Les vacances du gémeau

    Les vacances du gémeau

    Ne languissez pas, mes amis, mais je dois partir cette nuit
    Où je vais parcourir le ciel à travers les constellations.
    Je ne vous ferai pas l’infamie de vous délaisser dans l’ennui
    Car le cancer providentiel fait d’excellentes prestations.

    Tableau Michael Cheval.

  • Le cancer en route

    Le cancer en route

    Prévoyant comme il se doit, le cancer a rassemblé
    Toutes les personnalités qu’il devra représenter.
    Il accepte qu’on le rudoie mais ne veut pas ressembler
    À cette banalité dont on l’a tant plaisanté.

    Il transporte la Prudence, mère de la Sûreté,
    Avec sa sœur la Justice et son frère le Courage.
    Mais la cousine Impudence n’a pas été consultée ;
    Pour qu’un jour on aboutisse, il faut un bon entourage !

    Tableau Christine Chauloux.

  • Mais que fait le cancer ?

    Mais que fait le cancer ?

    Le cancer, souvent dans la lune, a du mal à se réveiller ;
    Le gémeau, une fois de plus, devra le rappeler à l’ordre.
    « Allons, debout tu n’as aucune excuse à tant t’ensommeiller !
    J’ai fait mon temps, je suis perclus et j’ai eu du fil à retordre ! »

    Tableau Michael Cheval.

  • Elle s’appelait « Lumière »

    Elle s’appelait « Lumière »

    Je ne connaissais pas son nom alors je l’appelais « Lumière »
    Car elle brillait comme un diamant lorsqu’elle se déshabillait.
    Ensemble nous nous passionnions à iriser dans la chaumière
    Les sentiments que deux amants, toutes les nuits, éparpillaient.

    Tableau Anna Razumovskaya.

  • L’offrande de l’univers

    L’offrande de l’univers

    J’ai demandé à l’univers quelques étoiles et un soleil
    Pour mettre au cœur de ma suissesse une lumière fort opportune.
    Il m’a offert pour nos hivers, un garçon couleur de merveille,
    Pour nos étés, une princesse qui nous a décroché la lune.

    Tableau Emily Winfield Martin.

  • La marque du temps

    La marque du temps

    Telle est la marque indélébile que la vie fixe sur ton corps
    Et que verra ton entourage comme une marque de fabrique.
    Gageons que le temps immobile signe de son plus bel accord
    Tout ce qui montre ton courage qui, partout sur ta peau, s’imbrique.

    Tableau Catrin Weltz-Stein.

  • La clef des songes

    La clef des songes

    Si nous immergions dans nos songes toute une illusion méritée
    Avec de grands échassiers blancs marchant sous les fleurs de lotus ?
    Le premier s’appellerait « Mensonge » et le deuxième « Vérité »
    Et à nos problèmes troublants, ils répondraient ensemble : « motus ! »

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  • Le gémeau en automne

    Le gémeau en automne

    Pom pom pom pom, joue le gémeau qui est au seuil de son automne
    Car dans deux jours sont terminées ses jolies vacances d’été.
    Il interprète fortissimo son petit refrain monotone
    Afin que soit disséminé tout c’ qu’il va devoir regretter.

    Tableau Michael Cheval.

  • Invisibilité – 2

    Invisibilité - 2

    Je voudrais me déshabiller de cette enveloppe de poussière
    Pour offrir à mon âme nue la joie de se baigner d’éther
    En lui procurant le billet, à la vitesse de la lumière,
    Afin que mon cœur ingénu touche l’astral interplanétaire.

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  • Invisibilité – 1

    Invisibilité - 1

    Souvent lorsque je marche, le temps est invisible
    Comme si s’arrêtait la vie à contrecœur,
    En passant sous les arches de ce temple indicible
    Que mon corps s’apprêtait à offrir à mon cœur.

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  • Le temps suspendu

    Le temps suspendu

    Une fois par an, je suspends le temps,
    Le temps d’un soupir pour me ressaisir.
    Je regarde en bas tout en contrebas
    Tout le long chemin à faire demain.

    « Ô temps, suspends ton vol… » Le lac, Alphonse de Lamartine.

  • Le dimanche soir

    Le dimanche soir

    Le dimanche soir, j’arrête le temps
    Pour éliminer toute ma paresse ;
    Et je vais m’asseoir en me pelotant
    Contre mon minet en tendres caresses.

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  • La marchande de pommes

    La marchande de pommes

    Tant chutera l’honnête homme qu’il en tombera dans les pommes
    Avec le sexe tendu pour de beaux fruits défendus.
    Il ne peut rester serein devant la chute de reins
    Et si le désir l’accule, il se peut qu’il éjacule.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • La marchande de pèches

    La marchande de pèches

    S’il fallait que je me dépêche d’embrasser les jolies filles
    Afin que vous consentiez ma collection de baisers,
    La saveur de jolies pèches flatterait bien mes papilles
    Que je goûterais volontiers sur mes lèvres embrasées.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • Le baiser complémentaire

    Le baiser complémentaire

    Et si quand j’embrasse une femme je ne réactiverais pas
    Toute la partie féminine qui compléterait mon génome ?
    Et lorsqu’elle rejoint ma flamme, est-ce qu’elle ne retrouverait pas
    Toute la partie masculine qui la rendrait égale à l’homme ?

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  • III. La troisième femme

    La troisième femme, c’est celle-là qui, lorsqu’elle me prend dans ses bras,
    Me rappelle qu’elle m’était promise depuis la création du monde.
    Souvent l’amour va au-delà d’un occulte abracadabra,
    Comme une doctrine soumise à une vérité profonde.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • II. La deuxième femme

    II. La deuxième femme

    La deuxième femme était toujours à quelques mètres devant moi.
    Elle était toujours en avance quoi que j’essaie, quoi que je fasse.
    Cette jalousie mise au jour m’a poursuivie avec émoi
    Jusqu’à ce que la confiance soit notre meilleure interface.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • I. La première femme

    I. La première femme

    La première femme que j’ai connue, je l’ai connue de l’intérieur,
    Pareille à la voix de l’hôtesse qui vous souhaite un joli voyage.
    Afin d’affronter l’inconnu, elle m’a poussé vers l’extérieur
    Et puis c’est à toute vitesse que j’ai fait mon apprentissage.

    Tableau Georgy Kurasov.

  • Le nouvel horizon

    Le nouvel horizon

    Bienvenue dans le nouveau monde où le soleil ne meurt jamais,
    Où vous respirerez l’amour directement dans les poumons !
    Chaque instant, à chaque seconde, une nouvelle âme apparaît
    Qui scintillera tous les jours dans les plaines et sur les monts.

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  • De l’autre côté de l’horizon

    De l’autre côté de l’horizon

    C’est par-ici, approchez-vous, vous avez franchi l’horizon !
    Désormais tout est différent de ce que vous avez connu.
    Il faut bien que je vous l’avoue, si la porte de la prison
    S’est ouverte en vous sidérant, c’est pour vous offrir l’inconnu !

    Tableau Anthony Casay – « Coastal sunset ».

  • Le mur de l’horizon

    Le mur de l’horizon

    Peut-être un jour découvrirai-je ce qui est derrière l’horizon ;
    J’y verrai alors rassemblé ce j’aurai longtemps cherché,
    Avant que ne se désagrège l’infime porte de prison
    Qui m’avait parfois bien semblé inaccessible et haut perchée.

    Existe-t-il une vitesse à laquelle il faut sacrifier
    Toute l’énergie dépensée pour percer ce mur de frontière ?
    Sauf si ce n’est ma petitesse qui me force à falsifier
    Tous les espoirs et les pensées que j’ai lancés ma vie entière ?

    Peut-être qu’aussi j’aurai peur au moment où il faudra franchir
    Cette ouverture qui rapetisse quand je l’approche doucement ?
    Peut-être qu’à toute vapeur ou en fonçant sans réfléchir,
    Toutes les craintes se répartissent jusqu’à en taire le moment ?

    Mais il y a une opposition entre mon petit univers
    Et ce qui est autour de moi comme si j’étais enfermé.
    Alors qu’elle est ma position ? Suis-je comme un singe en hiver ?
    Combien partagent-ils l’émoi d’avoir peur de se transformer ?

    Peut-être que la solution est de me fondre dans la mer,
    Prendre la forme de la Terre, me réchauffer comme un soleil ?
    Pas besoin de résolution ni des bons conseils de ma mère
    Pour me tourner vers le mystère qui règne au fond de mon sommeil !

    Tableau de Fabienne Barbier

  • II. La rousse folle

    II. La rousse folle

    Merde à la vie qui m’a créé un corps fragile et en colère !
    Zut à maman qui m’a fait croire que le cœur se nourrit d’amour !
    Crotte à papa et ses histoires qui m’ont foutu l’esprit en l’air !
    Putain de Dieu tant maugréé, toi, tu ne manques pas d’humour !

    Tableau de Thiago Moura Januário.

  • III. La rousse immaculée

    III. La rousse immaculée

    Tout ma vie, j’assimile, les vérités, les mensonges.
    J’ai hérité de ma mère son empreinte maternelle.
    De mon père, j’ai six milles aventures, rêves et songes.
    Et de Dieu, la douce-amère foi dans une âme éternelle.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • I. La rousse sage

    I. La rousse sage

    Merci la vie qui m’a donné un corps pour goûter et sourire !
    Merci maman qui m’a nourrit le cœur d’amour et d’émotions !
    Merci papa qui m’a transmis un esprit toujours prêt à rire !
    Quant à Dieu, je lui ai pardonné mon âme marquée de dévotions !

    Photo de Thiago Moura Januário.

  • Par-ici ou par-là

    Par-ici ou par-là

    Par-ici la vie attirante, par-là l’aventure amoureuse,
    Toutes les directions me tentent mais leurs destinations me fuient.
    Dans cette course délirante et cette marche langoureuse,
    Mon cœur est toujours en attente et je ne sais plus qui je suis.

    Photo Eugen von Blaas.

  • Madame l’aventure

    Madame l’aventure

    Si l’année était un voyage et chaque jour une voiture,
    Qu’il serait beau le paysage vu dans le wagon-restaurant,
    Avec votre joli visage et puis tenter une aventure
    En apportant tous nos bagages au wagon-lit en espérant.

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  • Les baigneuses

    Les baigneuses

    Jamais eaux ne seront plus chaudes que celles qui m’ont baigné le corps !
    Jamais mon cœur n’aura l’essence perdue du sein élémentaire !
    Alors quand mon esprit s’échaude à battre de nouveaux records,
    Mon âme retourne en enfance retrouver sa mer placentaire.

    Tableau « Les baigneuses » de Virginie Matz.

  • Un vers pour la fleuriste

    Un vers pour la fleuriste

    Qu’offririez-vous à la fleuriste ? Manifestement pas des fleurs,
    Encore moins un joli vase mais un cadeau inattendu…
    Peut-être un poème humoriste, un petit vers qui lui affleure
    Le cœur et me donne l’extase de cueillir ses fruits défendus.

    Tableau Eugen von Blaas.

  • Mon immeuble aux cinq sens

    Mon immeuble aux cinq sens

    J’entends chez la voisine, des bruits dans la cuisine ;
    J’entends dans l’escalier, des bruits sur le palier ;
    J’entends quand vient le soir, le bruit des balançoires.

    Je vois par la fenêtre, des beautés apparaître ;
    Je vois par mon balcon, souvent passer les cons ;
    Je vois tous les matins, rentrer tôt les catins.

    Je sens à travers les plinthes, des râles et des plaintes ;
    Je sens à travers les murs, des vertes et des pas mûres ;
    Je sens à travers le sol, des cris qui batifolent.

    Plaise à Dieu que je goûte le temps au compte-gouttes ;
    Plaise à Dieu que je tâte, les voisins bonne pâte ;
    Plaise à Dieu qu’un jour j’aime la voisine du septième.

    Tableau David Matialshvili.

  • Les blés d’or

    Les blés d’or

    Sur une mer de cheveux d’or, tous ceux qui y auront navigué,
    Soufflés par les vents des gémeaux, feront la plus belle fournée.
    Le soir, quand le soleil s’endort et que les vents sont fatigués,
    On se chuchote à demi-mots : « Merci pour la belle journée ! »

    Sur les plateaux de Winterthur vers la colline d’Eiberg, le point le plus haut de la commune, 687 m, les champs de blé dorent tranquillement sous le soleil parés de milliers de coquelicots.

  • Pierrette et le pot-aux-œufs

    Pierrette et le pot-aux-œufs

    D’un pas léger, ma sœur Pierrette va au marché de Saint-Germain
    Avec tous ses œufs disposés sur son chapeau alvéolé.
    Mais le soleil, sur ma sœurette, a tant chauffé sur le chemin
    Que les poussins ankylosés ont décidé de s’envoler.

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  • Minet sur cheminée

    Minet sur cheminée

    Si la charcutière n’a pas succombé
    Aux poils de charbon du joli minet,
    Le chat de gouttière pourra surplomber
    L’étal aux jambons de sa cheminée.

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  • L’inconnu au coin de la rue

    L’inconnu au coin de la rue

    Inutile de me préparer à rencontrer cet inconnu
    Qui surgira à l’improviste dans une autre réalité.
    Même si je suis désemparé et réagis en ingénu,
    Tout en étant relativiste, j’accepte l’éventualité.

    Tableau Leonid Afremov.

  • La criée

    La criée

    Les voix criardes des marchandes qui présentaient sur leurs étals
    Et vantaient les fruits de leurs pêches aux clientes et aux passantes !
    Pour moi, c’était une légende et même un moment capital
    D’entendre toutes ces pimbêches causer de leurs voix fracassantes.

    Tableau Eugen von Blaas – Une jeune marchande de poissons.

  • La route de l’été

    La route de l’été

    Évidemment, trois mois d’orages font plus que force ni que rage,
    Mais quand le voile se défait, ça devient un conte de fées !
    Alors ne perdons pas courage et profitons des pâturages,
    Des fruits et de tous les bienfaits de l’été qui va faire effet !

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  • Le plaisir raccordé

    Le plaisir raccordé

    Juste un moment d’intimité pour se raccorder au plaisir
    D’avoir germé dans une enceinte bercé par le bruit de sa mère.
    Pas de fausse timidité et redécouvrons le désir
    De goûter à la manne sainte qui s’écoulait des monts mammaires.

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  • On a toujours besoin d’un gros chat chez soi

    On a toujours besoin d’un gros chat chez soi

    J’ai un gros chat sur mon épaule qui vérifie ce que je lis,
    Ce que je dis, ce que je pense, ce que j’inspire et je respire.
    Concernant la fonte des pôles, le déboisement à la folie
    Et tout le fric qui se dépense, il m’a dit : « Ça ne peut pas être pire ! »

    Tableau Christine Chauloux.

  • Pas fou, le gémeau !

    Pas fou, le gémeau !

    On dit que le premier décan donne leur énergie aux signes
    Qui se tempèrent au second et se laisse aller au troisième.
    Il n’est pas le dernier des cons, le gémeau qui a pour consigne
    De nous faire sortir des gonds en nous embrouillant à l’extrême.

    Je n’ai rien contre les gémeaux mais j’en ai un à la maison, son fils est gémeau, mon petit-fils est gémeau, etc. Alors il faut bien que je les charrie en peu…!