Entre scorpions, on sait y faire au grand bal de la séduction ; Tous les atouts sont de rigueur, les appâts et secrets intimes. En amour, c’est toute une affaire, masques, mensonges et adduction Afin d’attirer la vigueur et la passion de leurs victimes.
À force de tourner en rond, les ans nous mettent en prison Et les années vont s’empiler comme expériences résignées. Mais parfois, un coup d’éperon ouvre tout grand les horizons Et le savoir assimilé devient l’atout pour mieux régner.
Les amazones à cheval n’aimaient pas beaucoup les centaures Qui souhaitaient leur faire des enfants sagittaires ou bien capricornes. Les uns s’allièrent à Perceval, les autres avec le Minotaure Et les deux vainqueurs triomphants procréèrent une licorne.
Ma porte des rêves est fermée pour éviter toute surcharge D’un excédent d’imaginaire qui pourrait faire trop de vagues. Alors je laisse en moi germer une envie de partir au large Dans un songe expéditionnaire qui mènerait à Copenhague.
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Si vous voyez les invisibles, cette nuit à la pleine lune, Chantant d’une voix cristalline assez subtile à détecter, Écoutez-les d’un cœur sensible, car, une fois n’est pas coutume, Ils relieront vos origines à votre aura reconnectée.
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Vous ne trouverez pas la sortie de la Venise-Labyrinthe Qui fut bâtie par des maçons dont les équerres étaient courbées. Tous les gondoliers assortis mènent leurs bateaux dans l’empreinte D’un serpent en colimaçon dans un tête-à-queue embourbé.
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Afin d’extraire la vérité cachée dans le creux de la flamme, Attire alors intensément tout son éclat comme un aimant. Alors tu auras mérité de connaître le corps d’une femme De l’intérieur, profondément et dans son cœur, passionnément.
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Perdue dans le flou de mes rêves, émergea une femme-flamme D’une assemblée pétrifiée dont les murs sondaient l’épaisseur. L’image me parut très brève mais resta comme une oriflamme Après que j’eus vérifié qu’elle incarnait mon âme-sœur.
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La pluie ravive les couleurs, les parapluies font le bonheur Des rendez-vous que les amants s’échangent au fil des maisons. Peines de cœur et de douleurs seront compensées tout à l’heure, Dès que ce sera le moment de faire l’amour de saison.
Sur des grands lits, couleur d’automne, on entend sonner le crincrin Des vieux sommiers bien fatigués sous les coups de boogie-woogie. La femme redevient gloutonne et l’amour rempli son chagrin Par des caresses prodiguées envers son cœur si alangui.
Après l’amour, les deux amants reprennent chacun leur chemin Et passent la morte saison dans un univers de mensonge. Mais quand reviendra le moment de se retrouver, dès demain, On entendra dans la maison la métamorphose des songes.
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Les enfants, quand le temps se couvre et que s’en vont les hirondelles, Ce sont les signes que l’automne atteint sa phase la plus complète. Alors les arbres se découvrent et vient le temps des chanterelles Tandis qu’accomplit Perséphone un dernier tour de bicyclette.
Monsieur du Scorpion À sa manière d’enfoncer son dard avec intensité, Monsieur du Scorpion nous fait peur par ses mystères et ses conflits. Mais quand l’amour est annoncé, il rallie ses capacités À devenir bourreau des cœurs et le champion dans votre lit.
Madame Scorpion À sa manière de détecter le vrai du faux, profondément, Madame Scorpion sait rebondir par son pouvoir ésotérisme. Dès que ses sens sont connectés intensément à ses amants, Elle sait comment approfondir et galvaniser son charisme.
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Les signes astraux qui se côtoient ne sont pas souvent des amis Et n’aiment pas trop partager, chacun peut en faire l’aveu. Certains, féminins, sont courtois ; d’autres, masculins, ennemis. Il est dur de départager la terre, l’air, l’eau et le feu.
Que se passe-t-il au moment où la Balance quitte sa chambre Avant que le Scorpion (la) pénètre d’une façon plutôt charmante ? C’est comme dans tous les romans d’amour entre octobre et novembre : Il grimpe et entre par la fenêtre pour y surprendre son amante.
Poursuivant à tombeau ouvert la belle route de l’automne, Elle n’a plus droit de reculer car l’été s’est désagrégé. À chaque étape sont découverts de nouveaux jours pour Perséphone Dont l’avenir immaculé reste, pour trois mois, protégé.
Depuis qu’elle est venue au monde, Dame Balance collectionne Toutes les plus belles harmonies, les amitiés et les amours Car elle souhaite une seconde vie à tout ce qu’elle affectionne Comme une sainte cérémonie qu’elle répète chaque jour.
Partout où les arbres dominent, je sens l’esprit omniprésent Qui résonne comme un tambour rythmé par le cœur des forêts. Ce virus qui me contamine, transmutant passé et présent, Relie, comme un compte à rebours, toute mon âme incorporée.
Le matin dans les forêts qui entourent mon village de Sennhof.
Ce n’est pas le vent qui se lève, ni qui gémit sur les chemins, Mais Perséphone à bicyclette qui fait voler les feuilles mortes. Ainsi le cycle se révèle ; l’automne continuera demain De s’en aller à l’aveuglette là où son mythe la transporte.
(Tableau de Michel Cheval. Proserpine est la divinité romaine – ou Perséphone dans la mythologie grecque – fille de Cérès – ou Déméter – et Jupiter – ou Zeus – déesse des saisons dont le mythe est à l’origine du cycle des saisons.)
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Partis le jour de l’équinoxe pour une croisière en automne, Monsieur et Madame Balance ont vécu de beaux souvenirs. Malgré le joli paradoxe de la tristesse monotone Qui met un terme à leurs vacances mais leur promet de revenir.
Plus je grandis, plus mes jouets se conforment à mes ambitions Mais mon cœur d’enfant, trop petit, y oublie ses résolutions. Si mon esprit semble enjoué d’un destin de substitution, Mon âme garde l’appétit d’accomplir son évolution.
Ce soir, la lune mentira et paraîtra comme un miroir Qui prétendra, la vérité d’avec le mensonge, assortir. Allez savoir qui sortira de tous les milliers de tiroirs Des mémoires dont j’ai hérité et qui ne cherchent qu’à sortir !
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Autour du cercle familial, quel esprit de cavalerie ! Madame-Mère aux mille mains produit mille choses à la fois ; Monsieur-Père-Loyal, convivial, fait rire toute la galerie ; Les enfants nés sur le chemin font le bonheur, comme il se doit.
La vraie musique de l’âme dédouble tant le plaisir Que tous les sens s’adoucissent puis érotisent les mœurs. Les hommes voient leurs fantasmes s’accorder à leurs désirs Et les femmes accomplissent pour eux la danse des cœurs.
Crânes d’œuf et têtes d’œuf, embarqués dans un bateau, Réfléchissaient au destin avec fort grimaceries. C’est alors qu’au gui l’an neuf, afin de faire un gâteau, Ils participèrent au festin en faisant pâtisserie.
Cette matière maternelle, animée d’énergie d’amour, Me fait vibrer de tous les membres, de tous mes os, de tout mon sang. Et la présence paternelle résonne comme un coup de tambour Dans mon cœur dont l’âme se cambre, qui ne dit mot mais qui consent.
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Kiss’n Love, mon chat Rock’n’Roll ne sait miauler qu’en Sol septième, Sans doute à cause des souris qui s’aventurent sous le plancher. Pour les passer à la casserole, il leur joue un beau requiem Et si la chance lui sourit, il voit l’amour se déclencher.
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Si l’âme-sœur existe, elle est d’un autre monde, Elle fuit la lumière et disparaît dans l’ombre. Mais soyons fantaisistes pour que l’amour abonde Et l’élue, la première, se détachera du nombre.
J’ai perfectionné ma technique pour obtenir les plus beaux songes : Je rêve que je suis un cheval et que ma cavalière est nue. Mes bleus de l’âme orgasmiques sont étrillés de tout mensonge Et nos amours partent en cavale, librement au-delà des nues.
Lorsqu’on m’a dit que je verrais mon avenir au belvédère, Je n’avais pas imaginé qu’il me serait inaccessible. Son escalier s’est avéré élevé sur des courants d’air Et tous ses plans sont machinés pour rendre ma vie impossible.
Parfait symbole de justice, notre balance juge et mesure Les aventures, les rendez-vous, avec des conseils fastidieux. Mais dans son cœur, point d’armistice ; l’esprit jouera en démesure À vous inculquer « aimez-vous les uns les autres, nom de Dieu ! »
Je suis devenu daltonien à force de mes Reflets-Vers Qui ont muté mon cœur morose en fleurs bleues et en tons charmants. Fini mon régime draconien de rouille et de marrons pervers, Vive le mariage en rose de tous ces éclats désarmants !
Petites fleurs bleues sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.
Moi qui croyais que les fleurs bleues n’étaient que des fleurs de printemps Que les jeunes filles offraient aux garçons qui les déboutonnent ! Eh bien je vous dis, sacrebleu, que j’ai encore mes vingt ans Et j’en ressort de mon coffret tous mes fantasmes de l’automne !
Petites fleurs bleues sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.
Mes jours paraissent monotones lorsque la nature s’endort Sous le linceul de feuilles mortes de mes arbres déshabillés. Mon présent se trouve en automne, il paraît que c’est l’âge d’or ; Et tout ce que le vent emporte sont poussières de sablier.
Bien sûr, je traverserai l’hiver, le givre couvrira mon corps ; Je dormirai, pieds dans la terre et mon âme désespérée Suivra la loi de l’univers pour refleurir un an encor ; Dans la vie, il n’y a pas de mystère, il faut y croire et espérer.
Sur la montagne d’Eidberg, point culminant de commune de Winterthur.
Après la danse des sept voiles, quand l’amour a chauffé les cœurs, C’est un huitième mouvement qui brûle l’esprit et le corps. La passion alors se dévoile pour récompenser ses vainqueurs Juste avant que les vêtements ne disparaissent dans le décor.
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Par-dessous les jupes des filles, j’ai tellement vu de merveilles Que je me suis mis à observer la nature en contre-plongée. J’ai regardé sous les jonquilles, sous les tulipes, sous le soleil ; J’y ai vu mon plaisir conservé dans tous ces désirs prolongés.
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Ils ont tant découpé de jours, tout au long du calendrier, Que mes ciseaux sont en balance entre aujourd’hui, hier et demain. Alors, aidé de leur concours, du papier et de l’encrier, Je vous prescris l’équivalence de succès sur votre chemin.
La lune aussi a ses secrets dissimulés derrière un voile, Par une porte dérobée dont l’escalier monte vers Dieu. Et le moment le plus discret pour se hisser vers les étoiles, C’est quand la lune est enrobée, couverte d’un halo dispendieux.
Puisque l’horloge marque l’automne par la couleur de la nature, Mon paysage se met à l’heure avec la rouille de saison. Et toutes les feuilles festonnent l’espace à la température Des enfants qui font la chaleur et le soleil dans ma maison.
Qu’elle est jolie la garde-robe de mon ami l’arbre d’octobre Paré de vitraux matinaux aux dégradés crépusculaires. Lorsque ses feuilles se dérobent, mettant à nu l’écorce sobre, Depuis tous les points cardinaux, paraît l’aura spectaculaire.
Je voudrais ma chambre en automne et des draps de lit indigo ; L’été dans ma salle de bains pour profiter de la saison ; Comme l’hiver est monotone, je le mettrai dans le frigo ; Au printemps, je retourne au turbin pour nettoyer toute la maison.
Lorsque ses tresses ondulaient, parcourant les cheveux du temps, Ses mains jouaient contre le vent pour coucher ses mèches rebelles Que ses petits doigts potelés caressaient comme un vent d’Autan, Les relevant, les soulevant, pour la rendre encore plus belle.
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La première impression, dit-on, semblerait toujours la meilleure Mais elle se trouve renversée par nos valeurs, nos préjugés. Aussi je vous dis : « Évitons les fourbes et mauvais conseilleurs Qui nous font croire qu’il faut verser le sang avant d’avoir jugé.
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L’empreinte de l’âme profonde résonne dans chaque univers Et c’est dans le cœur des étoiles qu’elle renaît infiniment. Aujourd’hui je ressens cette onde qui a traversé tant d’hivers Que son écho qui se dévoile reviendra indéfiniment.
L’amour masqué me tend ses pièges quand je dévore ses romans ; Mon cœur en est hypnotisé et devient celui d’un amant. Alors l’esprit quitte le siège de son enveloppe un moment Pour un voyage érotisé vers un septième firmament.
Monsieur et Madame Flamant boivent du thé de champignons Qui leur confère l’œil malicieux marié aux couleurs de saison. C’en est tellement enflammant qu’on en voit poindre le lumignon Par la lucarne d’un délicieux fourneau qui chauffe la maison.
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Quand la balance s’harmonise avec la couleur des passions, C’est le treizième ciel qui s’ouvre sur une forêt de plaisir Dont les arbres se féminisent pour concevoir en compassion L’enfant qui, aujourd’hui, découvre l’origine de ses désirs.
Quand l’amour se met en balance, l’horloge de la vie commence ; Tic-tac, on devient amoureux ; tic-tac, on s’enlace, on s’embrasse ; On vit ensemble et on avance, on sème ensemble ses semences ; Puis après neuf mois langoureux, ding-dong, l’enfant paraît avec grâce.
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Quel sourire vais-je revêtir pour m’accorder à la journée ? De l’humour noir au rire jaune s’il pleut, s’il vente ou qu’il tempête ! Un rire gai pour se blottir autour d’un verre, c’est ma tournée ! Sourire d’amour pour l’amazone dont je ferai belle conquête !
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L’amie sincère montre son sein et soudain mon regard s’affaisse Sur l’entrejambe juste entrouvert pour l’aventure prometteuse Vers les tréfonds de son bassin suivant la courbe de sa fesse Là où ma langue de trouvère saura se montrer entremetteuse.
Lorsque ses deux yeux se referment pour ouvrir le canal du cœur, L’amour aveugle voit ma passion prendre l’envol qu’il subodore. Alors je prends ses lèvres fermes et je reçois, comme un vainqueur, La plus tendre des émotions, un baiser pur, un baiser d’or.
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Comme un navire de plaisance voguant de bonne renommée, Je vous adresse mes messages par enveloppe maritime Pour vos faire-part de naissance, vos mariages consommés Et les innombrables enfants sages nés de vos amours légitimes.