Si tu attends que le bonheur vienne un jour frapper à ta porte, Tu risques d’attendre longtemps l’arrivée du prince charmant. Aide-toi, en bien tout honneur, de tout ce que la vie t’apporte Et ton cœur aura son content d’oublier ses égarements.
Sur les montagnes opaques, les sommets grattent le ciel Et les neiges éternelles embrassent la Voie Lactée. La pleine lune de Pâques sonne l’heure providentielle Des gestations maternelles sur les femmes affectées.
Quand l’ami Pierrot fait ses gammes selon les phases de la lune, Les chattes blanches disparaissent et les chats noirs vont les chercher Sur l’escalier dont l’amalgame forme une portée peu commune Mais dont les notes apparaissent dans des miaous très haut perchés.
Lorsque la brume se dissipe sur la nuit où ont ballotté Toutes mes croisières de rêves disparues avec la marée, La réalité anticipe mes perceptions escamotées En me révélant sur la grève où mes racines sont amarrées.
Les belles plantes carnivores savent exposer leurs appas Et montrer la fesse promise qui promet mille-et-une idylles. Mais si des yeux, elle vous vous dévore, vous serez son dernier repas Et une fois la faute commise, vos restes iront au crocodile.
À côté du maître-étalon qui demeure encore exposé, La femme maîtresse-en-talons sera désormais proposée. Et nous mesurerons en Suisse les tailles qui nous préoccupent En les quantifiant en cuisses, en seins-carrés et fesses-cubes.
J’ai connu à Philadelphie un vieux pilote portraitiste Qui s’entraînait dans une escadre d’haute voltige acrobatique. Il vous vous peignait, mieux qu’un selfie, un portrait marionnettiste Qui faisait ressortir du cadre tout votre apparat chromatique.
Avant tous ces réseaux sociaux, on mitonnait les amitiés, Sur les terrasses des bistrots, d’un tiers d’alcool, deux tiers d’humour. On y croisait des provinciaux, des parisiens en canotiers, Aux coups de foudre magistraux pour de jolies gueules d’amour.
Lorsque les fées dansent à Pâques en l’honneur de la Trinité, Lapins et lutins se rassemblent avec les elfes des forêts Dans une alcôve rendue opaque pour protéger l’intimité De la danseuse qui ne semble vêtue que d’un tutu doré.
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J’avais étudié en optique, une théorie sur les seins Qui répandent une onde d’amour plus hypnotique qu’érotique. De la physique à la pratique, j’ai trouvé qu’aussi le bassin, En forme de globes d’atours, crée une attraction magnétique.
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Les cancers savent avec humour vous mettre le cœur à l’envers Car l’amoureux, c’est coutumier, se montre charmant comme un prince. Ainsi, la maladie d’amour court assez souvent de travers Car ils sont toujours les premiers à venir vous serrer la pince.
Drapée d’une robe d’azur brodée de rayons de soleil, La messagère du printemps vient au matin précisément. Elle apparaît dans l’embrasure lorsque l’aurore nous réveille Pour faire la pluie et le beau temps selon l’humeur des éléments.
La femme sait vous scanner l’âme par ses yeux examinateurs Qui explorent chaque parcelle de vos pensées, de vos humeurs. Et si jamais une autre femme paraît dans le collimateur, Aussitôt elle vous harcèle pour éliminer la tumeur.
Parfois son regard vous encercle et vous fait tourner en bourrique D’une manière fort efficace pour vous sonder en profondeur Afin d’ouvrir votre couvercle et vérifier votre historique, Grâce à son esprit perspicace et son instinct de pourfendeur.
Si sa vue paraît en désordre, méfiez-vous, c’est une alarme ! Elle a flairé votre adultère et va piquer direct au cœur. Car bientôt, jusqu’à nouvel ordre, ce sera l’effusion de larmes Et si la fuite est salutaire, vous n’en sortirez pas vainqueur !
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Et c’est ainsi qu’en me peignant à partir du « moi » réfléchi Par ma propre image inversée, je découvris le subconscient Tout simplement en atteignant le fond de l’âme défraîchie Qui ne demandait qu’à percer les barrières de l’inconscient.
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Un jour, je vous raconterai l’histoire du Lapinvisible Dont l’existence aventureuse occupe une très grande place. Sa conception remonterait à la rencontre imprévisible D’une cloche d’or amoureuse et d’un bourdon de première classe.
Moi aussi, j’ai souvent rêvé d’un autre monde Où les femmes sont nues et les hommes gentils. Vers ce havre émouvant, mes pensées vagabondent Bien qu’il soit reconnu d’utopie garantie.
La séduction produit l’essence qui mute en élixir de charme Lorsque le corps juste montré se combine avec le caché. Le désir excite les sens, la vision provoque une alarme Sur laquelle l’œil si concentré ne pourra plus se détacher.
Juste voilé de transparence, le corps féminin apparaît Sublimé d’ondes chatoyantes laissant sa fleur s’épanouir. La peau revêt une apparence dont l’enchantement transparaît Derrière une aube verdoyante qui va bientôt s’évanouir.
Dans la lumière tamisée, les ombres jouent sur les contours Les rondeurs invitent au baiser et les creux invitent aux caresses. Parfums d’encens doux, anisés dans le silence aux alentours Enivrent jusqu’à embraser le cœur de la jolie maîtresse.
Au premier quartier de la lune, tous les deux, on s’aime le soir Le firmament nous enveloppe, on tremble, on se serre, on a froid. Sur une couche de fortune où il n’y a guère la place de s’asseoir, Nos émotions se développent et nos mains en tremblent d’effroi.
Au dernier quartier de la lune, tous les deux, on compte le soir Les étoiles qui naissent une à une et illuminent notre cocon. Suspendus au-dessus de la lagune, oscillant comme une balançoire, Nos deux corps, d’une passion commune, goûtent l’amour sur le balcon.
Morphée m’a livré cette nuit sa malle pleine de malices Puis, en est sortie habillée de bandelettes bigarrées. Lorsqu’elle a frappé à mon huis, j’ai cru qu’il s’agissait d’Alice Mais quand je l’ai déshabillée, elle s’est endormie, effarée.
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C’était le temps des transistors, des quarante-cinq tours à pléthore, Des tourne-disques à tue-tête dont les tubes rythmaient les fêtes. C’était le bon temps des copains, des chipies et des galopins Qui vivaient dans une insouciance où ne régnait que l’inconscience.
La Terre a désiré deux sexes pour permettre l’évolution Et l’homme n’est qu’un maillon faible si la femme ne le seconde. Ceci nous laisse un peu perplexe mais il n’est d’autre solution Que d’en respecter cette règle qui conçoit l’avenir du monde.
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Plutôt que reprendre un cachet, tracez sur le dos de la main Un regard d’ange protecteur comme un bouclier merveilleux. Ainsi, tout ce qui est caché et qui pourrait surgir demain Cessera de vous faire peur et ne vous brûlera plus les yeux.
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Sur la Terre, l’heure de bon thé ne doit pas sonner qu’à cinq heures, Sinon il faudrait vingt-quatre heures pour y retrouver son bonheur. Justement Dieu, dans sa bonté, nous a ajusté notre cœur Comme un coucou régulateur d’un mouvement étalonneur.
Tableau « Terre de bon théâtre » de Eike Eirzmoneit.
Qu’elle est longue la destinée qui fait passer l’humanité Dans un monde de connaissances grâce à la civilisation. Combien de gens ont cheminé pour gagner la modernité D’un monde en pleine évanescence grâce à la communication.
Tombe de Ramses V – 1150-1145 av.JC – et Ramses VI – 1145-1137 av.JC -.
Quand le miroir me réfléchit l’image que je lui propose, Il redevient l’ami fidèle qui me renvoie la vérité. Et la lumière s’enrichit quand ses reflets se superposent Pour me renvoyer le modèle avec ses contrevérités.
Oser franchir une frontière où la peur se met en travers, Nous permet, le cœur en alarme, d’éprouver tout notre courage. Alors laissons notre âme entière affronter ce monde à l’envers En rigolant à chaudes larmes et rire ! Bisque ! Bisque ! Rage !
Tableau de Paula Roselló. Titre de George R.R. Martin.
Ah ! Laissez-moi rêver en jaune un printemps qui me dégourdit, Une pluie qui lave mon corps, un soleil qui chauffe mon âme. Un vent pour mon esprit aphone après cet hiver assourdi Mais qui s’éveillera encore comme annoncé dans le programme.
Même illustration que pour « L’invasion imminente » 2007-0144.
Quand s’embrasser ne suffit plus, on fait l’amour tout enlacés ! Quand forniquer ne suffit plus, par quoi peut-on le remplacer ? On peut soit tout recommencer pour entraîner sa libido, Ou alors se mettre à danser en chorégraphie dos-à-dos.
L’histoire du premier baiser n’est pas écrite dans les livres Mais imprimée dans la nature sur toutes les fleurs de printemps. Car l’amour ne sait apaiser cette furieuse envie de vivre Dont les émanations saturent l’atmosphère et le cours du temps.
Tableau « le premier baiser d’Adam et Ève » 1891 de Salvador Viniegra.
Ne cherchez pas Clochette, ne la dérangez pas ! Elle est mobilisée par un printemps féroce. Elle secoue les branchettes, les sort de leur trépas, Pour revitaliser bourgeons et fleurs précoces.
La nymphe des ruisseaux, des rivières et des fleuves Naît toujours d’une source pour rallier la mer. Jusqu’aux fonds abyssaux, elle ordonne qu’il pleuve Pour relancer la course des ondées éphémères.
La nymphe du soleil et du feu des volcans Naît d’un rayon de lune fécondé de lumière. Sa fougue fait merveille aux fêtes des Balkans, Fêtes de Pampelune, bals en avant-première.
La nymphe aux quatre vents et des quatre horizons Naît du mouvement d’aile d’un frêle papillon. Elle apporte au printemps un air de guérison Au cri des hirondelles couvant leurs oisillons.
Pendant qu’elle recousait l’ombre autour des boutons de manchettes, Wendy tomba entre les mailles et le trou d’une boutonnière. Comme il faisait vraiment trop sombre, elle appela la Fée Clochette. Mais eu beau crier, vaille que vaille, elle y demeura prisonnière.
Fort heureusement Peter Pan, qui remit son ombre à l’envers, Plongea le bras dans la doublure … et sous la jupe de Wendy Qui reconnut le sacripant et agrippa son bras pervers Pour remonter par l’encolure passant du dimanche au lundi.
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Dans les derniers jours de l’hiver, finissent les enterrements Des dernières feuilles tombées dans l’eau dormante des marais. Car c’est la loi de l’univers, la loi du renouvellement Où il faut savoir succomber pour, un beau jour, redémarrer.
J’aime les peaux pastellisées, un peu rosées, pas trop hâlées, Dans une touche de couleurs évoquant la peinture à l’eau. Mais dans les eaux javellisées, ce traitement, au pis-aller, Fera fondre non sans douleur la cellulite et le maillot.
Illustration « plongeon en eau pastel » de Sabrina Chess.
Après avoir joué longtemps avec les démons et les anges, Les dieux ont inventé la Terre avec ses pauvres et ses riches. Les parties commencent au printemps et se terminent aux vendanges ; Tous les hommes deviennent militaires car déserter, c’est de la triche.
Contre la promesse d’un chèque, commence la bataille immonde Et comme les pions sont des veaux, tous se précipitent dans l’arène. Une fois le roi mis en échec, on exécute tout le monde, Après on mange les chevaux et enfin on viole la reine.
Maintenant que l’ophtalmologue m’a prescrit de me rincer l’œil, À la vitesse de la lumière, mes douleurs deviennent fantasmes. Notamment chez le sexologue où, pendant que la belle s’effeuille, Je suis branlé par l’infirmière tandis que monte mon orgasme.
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Les belles plantes aiment la pluie, juste une ondée pour les mouiller, Pour faire briller leurs pétales sur leurs corolles toutes humides. Si vous avez un parapluie, essayer de vous débrouiller Pour cueillir un beau végétal à peine éclos, un peu timide.
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Pour de meilleurs émoluments, chaque musicien se dévoue À préparer son récital et s’exercer comme il se doit. Chacun accorde son instrument en clef de fou, je vous l’avoue, Car, en musique, il est vital de bien se dérouiller les doigts.
Je me souviens un soir de fièvre, vaincu par un staphylocoque, Quittant ma raison coutumière, j’ai franchi toutes les frontières. Et je courus, nu comme un lièvre, fou comme un pou, fier comme un coq, Poursuivi par les infirmières dans ma folie primesautière.
Souvent mes livres véhiculent leur lecteur vers d’autres horizons Comme un voyage autour du monde mais de plus de quatre-vingts jours. Et parfois certains fascicules deviennent comme une prison Tant leurs fantaisies vagabondes m’y assimilent pour toujours.
C’est aussi grâce à Assimil, que je poursuis le don des langues À condition d’avoir la place d’y caser ces mots étrangers. Mais si tous les jours j’assimile des citations et des harangues, Mon cerveau devient un atlas et ma mémoire est dérangée.
J’ai essayé la méthode Assimil pour apprendre l’allemand ; j’y suis encore, je me suis perdu dans les ruelles de la langue.
Sire Orion, prince des étoiles, règne la nuit sur les callunes Qui renvoient l’hommage bleuté des fils et filles de la Terre. Quelques comètes ont dévoilé une amourette avec la Lune Malgré les plaintes rameutées du soleil, dès lors, solitaire.
Les masques plaisent aux timides confondus dans l’anonymat Des garçons robustes au cœur tendre et des jolies filles au cœur dur. On ose enfin, les yeux humides, déclencher un Hiroshima, L’atome au cœur prêt à se fendre dans la fission d’une aventure.
Pour végéter en ce séjour, boire la coupe jusqu’au calice, Installez sur la mezzanine quelques végétaux sensoriels. Arrosées quatre fois par jour avec amour, avec délice, Les fleurs deviendront féminines quand elles passeront au pluriel *.
* Comme Amours Délices et Orgues. Tableaux de Vincent Van Gogh.
Si d’aventure je me retrouve au pied de l’arbre généalogique, J’en scierai bien une ou deux branches, surtout celle où je suis assis. Que mes ancêtres le réprouvent, connaissant rien en botanique, J’y grefferai d’une main franche du raisin blanc et du cassis.
« Bateau sur l’eau ? Il est fou, Dieu ! » S’exclamait Noé ce matin Après avoir bien picolé et éclusé quelques tonneaux. Mais ce travail si fastidieux permit à ce petit malin, Dans son navire bricolé d’y emporter maints jambonneaux.
Avec sa patte de lapin et son chapeau à l’eau de rose, Les cartes en main, Alice hélas, a l’air furax, les seins à l’air. Dès qu’elle aura mis le grappin sur cette reine au cœur morose, Elle abattra son full aux as, échec au roi et dix de der !
Toute femme est née d’une femme qui est la fille de sa mère Jusqu’à la souche primitive au cœur du féminin sacré. Tandis que l’homme, sans être infâme, serait d’une branche éphémère Mais dont l’action compétitive produit un plaisir consacré.
Lorsque Geneviève et Françoise s’échangent leurs petits secrets, Une étrange chose se passe dans l’éternité éphémère. La rhétorique genevoise cultive ce bagout discret Qui fait se fondre dans l’espace et les paroles et les commères.
Tableau « Méditations genevoises » 1934 de Jean Viollier.
Pas d’égoïsme, dans la nature ; chaque élément est solidaire. La pluie s’allie avec le vent pour propager vie et semence ; Les corps montent en température quand le feu embrase la terre ; La flore se soumet au levant nourrie de même appartenance.
Toutes les lois de l’univers encensent cette discipline Qui rend hommage à la science avec la physique quantique. Tandis qu’un Dieu, à mots couverts, rend l’humanité orpheline En mêlant l’âme et la conscience dans le cantique des cantiques.
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Michel-Ange peignit la Joconde aux coloris pastellisés Avec des fleurs de primevères immortalisant le printemps. Regardez-le chaque seconde afin de matérialiser La jeunesse que captivèrent des coups de pinceaux de vingt ans.
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