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  • Aide-toi, les ailes t’aideront

    Aide-toi, les ailes t’aideront

    Si tu attends que le bonheur vienne un jour frapper à ta porte,
    Tu risques d’attendre longtemps l’arrivée du prince charmant.
    Aide-toi, en bien tout honneur, de tout ce que la vie t’apporte
    Et ton cœur aura son content d’oublier ses égarements.

    Tableau de Rafael Oblinski.

  • Les monts sous la lune

    Les monts sous la lune

    Sur les montagnes opaques, les sommets grattent le ciel
    Et les neiges éternelles embrassent la Voie Lactée.
    La pleine lune de Pâques sonne l’heure providentielle
    Des gestations maternelles sur les femmes affectées.

    Illustration de Grace O’Neil.

  • Rue du chat perché

    Rue du chat perché

    Quand l’ami Pierrot fait ses gammes selon les phases de la lune,
    Les chattes blanches disparaissent et les chats noirs vont les chercher
    Sur l’escalier dont l’amalgame forme une portée peu commune
    Mais dont les notes apparaissent dans des miaous très haut perchés.

    Illustration de Colette Brunelière.

  • La marée d’équinoxe

    La marée d’équinoxe

    Lorsque la brume se dissipe sur la nuit où ont ballotté
    Toutes mes croisières de rêves disparues avec la marée,
    La réalité anticipe mes perceptions escamotées
    En me révélant sur la grève où mes racines sont amarrées.

    Aquarelle de Dusan Djukaric.

  • Crocodile pin’up

    Crocodile pin’up

    Les belles plantes carnivores savent exposer leurs appas
    Et montrer la fesse promise qui promet mille-et-une idylles.
    Mais si des yeux, elle vous vous dévore, vous serez son dernier repas
    Et une fois la faute commise, vos restes iront au crocodile.

    Dessin de Deni Dimochka.

  • Nouvelles mesures

    Nouvelles mesures

    À côté du maître-étalon qui demeure encore exposé,
    La femme maîtresse-en-talons sera désormais proposée.
    Et nous mesurerons en Suisse les tailles qui nous préoccupent
    En les quantifiant en cuisses, en seins-carrés et fesses-cubes.

    Photo de Luca Mondini.

  • Le portrait marionnettiste

    Le portrait marionnettiste

    J’ai connu à Philadelphie un vieux pilote portraitiste
    Qui s’entraînait dans une escadre d’haute voltige acrobatique.
    Il vous vous peignait, mieux qu’un selfie, un portrait marionnettiste
    Qui faisait ressortir du cadre tout votre apparat chromatique.

    Tableau de Rafal Oblinski.

  • Coups de foudre en terrasse

    Coups de foudre en terrasse

    Avant tous ces réseaux sociaux, on mitonnait les amitiés,
    Sur les terrasses des bistrots, d’un tiers d’alcool, deux tiers d’humour.
    On y croisait des provinciaux, des parisiens en canotiers,
    Aux coups de foudre magistraux pour de jolies gueules d’amour.

    Dessin de Jean-Pierre Gibrat.

  • En tutu doré

    En tutu doré

    Lorsque les fées dansent à Pâques en l’honneur de la Trinité,
    Lapins et lutins se rassemblent avec les elfes des forêts
    Dans une alcôve rendue opaque pour protéger l’intimité
    De la danseuse qui ne semble vêtue que d’un tutu doré.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Théorie et pratique

    Théorie et pratique

    J’avais étudié en optique, une théorie sur les seins
    Qui répandent une onde d’amour plus hypnotique qu’érotique.
    De la physique à la pratique, j’ai trouvé qu’aussi le bassin,
    En forme de globes d’atours, crée une attraction magnétique.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Cancer, mon amour

    Cancer, mon amour

    Les cancers savent avec humour vous mettre le cœur à l’envers
    Car l’amoureux, c’est coutumier, se montre charmant comme un prince.
    Ainsi, la maladie d’amour court assez souvent de travers
    Car ils sont toujours les premiers à venir vous serrer la pince.

    Dessin d’Anette Marnat.

  • La messagère du printemps

    La messagère du printemps

    Drapée d’une robe d’azur brodée de rayons de soleil,
    La messagère du printemps vient au matin précisément.
    Elle apparaît dans l’embrasure lorsque l’aurore nous réveille
    Pour faire la pluie et le beau temps selon l’humeur des éléments.

    Illustration d’Ana Mirallès.

  • Ces femmes qui voient tout

    La femme sait vous scanner l’âme par ses yeux examinateurs
    Qui explorent chaque parcelle de vos pensées, de vos humeurs.
    Et si jamais une autre femme paraît dans le collimateur,
    Aussitôt elle vous harcèle pour éliminer la tumeur.

    Parfois son regard vous encercle et vous fait tourner en bourrique
    D’une manière fort efficace pour vous sonder en profondeur
    Afin d’ouvrir votre couvercle et vérifier votre historique,
    Grâce à son esprit perspicace et son instinct de pourfendeur.

    Si sa vue paraît en désordre, méfiez-vous, c’est une alarme !
    Elle a flairé votre adultère et va piquer direct au cœur.
    Car bientôt, jusqu’à nouvel ordre, ce sera l’effusion de larmes
    Et si la fuite est salutaire, vous n’en sortirez pas vainqueur !

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Le Toto-portrait

    Le Toto-portrait

    Et c’est ainsi qu’en me peignant à partir du « moi » réfléchi
    Par ma propre image inversée, je découvris le subconscient
    Tout simplement en atteignant le fond de l’âme défraîchie
    Qui ne demandait qu’à percer les barrières de l’inconscient.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Lapinvisible

    Lapinvisible

    Un jour, je vous raconterai l’histoire du Lapinvisible
    Dont l’existence aventureuse occupe une très grande place.
    Sa conception remonterait à la rencontre imprévisible
    D’une cloche d’or amoureuse et d’un bourdon de première classe.

    Dessin de Larry MacDougall.

  • Un autre monde

    Moi aussi, j’ai souvent rêvé d’un autre monde
    Où les femmes sont nues et les hommes gentils.
    Vers ce havre émouvant, mes pensées vagabondent
    Bien qu’il soit reconnu d’utopie garantie.

    Dessin de Maurits Cornelis Escher.

  • Derrière le voile

    La séduction produit l’essence qui mute en élixir de charme
    Lorsque le corps juste montré se combine avec le caché.
    Le désir excite les sens, la vision provoque une alarme
    Sur laquelle l’œil si concentré ne pourra plus se détacher.

    Juste voilé de transparence, le corps féminin apparaît
    Sublimé d’ondes chatoyantes laissant sa fleur s’épanouir.
    La peau revêt une apparence dont l’enchantement transparaît
    Derrière une aube verdoyante qui va bientôt s’évanouir.

    Dans la lumière tamisée, les ombres jouent sur les contours
    Les rondeurs invitent au baiser et les creux invitent aux caresses.
    Parfums d’encens doux, anisés dans le silence aux alentours
    Enivrent jusqu’à embraser le cœur de la jolie maîtresse.

    Illustrations d’Ana Mirallès.

  • Mes quartiers de lune

    Au premier quartier de la lune, tous les deux, on s’aime le soir
    Le firmament nous enveloppe, on tremble, on se serre, on a froid.
    Sur une couche de fortune où il n’y a guère la place de s’asseoir,
    Nos émotions se développent et nos mains en tremblent d’effroi.

    Au dernier quartier de la lune, tous les deux, on compte le soir
    Les étoiles qui naissent une à une et illuminent notre cocon.
    Suspendus au-dessus de la lagune, oscillant comme une balançoire,
    Nos deux corps, d’une passion commune, goûtent l’amour sur le balcon.

    Tableaux de Sergey Tyukanov

  • La malle méprise

    La malle méprise

    Morphée m’a livré cette nuit sa malle pleine de malices
    Puis, en est sortie habillée de bandelettes bigarrées.
    Lorsqu’elle a frappé à mon huis, j’ai cru qu’il s’agissait d’Alice
    Mais quand je l’ai déshabillée, elle s’est endormie, effarée.

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  • Le temps des copains

    Le temps des copains

    C’était le temps des transistors, des quarante-cinq tours à pléthore,
    Des tourne-disques à tue-tête dont les tubes rythmaient les fêtes.
    C’était le bon temps des copains, des chipies et des galopins
    Qui vivaient dans une insouciance où ne régnait que l’inconscience.

    Dessin de Waldemar Kazak.

  • L’avenir du monde

    L’avenir du monde

    La Terre a désiré deux sexes pour permettre l’évolution
    Et l’homme n’est qu’un maillon faible si la femme ne le seconde.
    Ceci nous laisse un peu perplexe mais il n’est d’autre solution
    Que d’en respecter cette règle qui conçoit l’avenir du monde.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Sourire avec les yeux

    Sourire avec les yeux

    Plutôt que reprendre un cachet, tracez sur le dos de la main
    Un regard d’ange protecteur comme un bouclier merveilleux.
    Ainsi, tout ce qui est caché et qui pourrait surgir demain
    Cessera de vous faire peur et ne vous brûlera plus les yeux.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Terre de bon thé

    Terre de bon thé

    Sur la Terre, l’heure de bon thé ne doit pas sonner qu’à cinq heures,
    Sinon il faudrait vingt-quatre heures pour y retrouver son bonheur.
    Justement Dieu, dans sa bonté, nous a ajusté notre cœur
    Comme un coucou régulateur d’un mouvement étalonneur.

    Tableau « Terre de bon théâtre » de Eike Eirzmoneit.

  • La voie de ses maîtres

    La voie de ses maîtres

    Qu’elle est longue la destinée qui fait passer l’humanité
    Dans un monde de connaissances grâce à la civilisation.
    Combien de gens ont cheminé pour gagner la modernité
    D’un monde en pleine évanescence grâce à la communication.

    Tombe de Ramses V – 1150-1145 av.JC – et Ramses VI – 1145-1137 av.JC -.

  • Réflexion parfaite

    Réflexion parfaite

    Quand le miroir me réfléchit l’image que je lui propose,
    Il redevient l’ami fidèle qui me renvoie la vérité.
    Et la lumière s’enrichit quand ses reflets se superposent
    Pour me renvoyer le modèle avec ses contrevérités.

    Photo du Hawa Mahal, le Palais des vents en Inde.

  • Le rire est un poison pour la peur

    Le rire est un poison pour la peur

    Oser franchir une frontière où la peur se met en travers,
    Nous permet, le cœur en alarme, d’éprouver tout notre courage.
    Alors laissons notre âme entière affronter ce monde à l’envers
    En rigolant à chaudes larmes et rire ! Bisque ! Bisque ! Rage !

    Tableau de Paula Roselló. Titre de George R.R. Martin.

  • Réveil en jaune

    Réveil en jaune

    Ah ! Laissez-moi rêver en jaune un printemps qui me dégourdit,
    Une pluie qui lave mon corps, un soleil qui chauffe mon âme.
    Un vent pour mon esprit aphone après cet hiver assourdi
    Mais qui s’éveillera encore comme annoncé dans le programme.

    Même illustration que pour « L’invasion imminente » 2007-0144.

  • Dos à dos

    Dos à dos

    Quand s’embrasser ne suffit plus, on fait l’amour tout enlacés !
    Quand forniquer ne suffit plus, par quoi peut-on le remplacer ?
    On peut soit tout recommencer pour entraîner sa libido,
    Ou alors se mettre à danser en chorégraphie dos-à-dos.

    Photo de Vadim Stein.

  • Premier baiser

    Premier baiser

    L’histoire du premier baiser n’est pas écrite dans les livres
    Mais imprimée dans la nature sur toutes les fleurs de printemps.
    Car l’amour ne sait apaiser cette furieuse envie de vivre
    Dont les émanations saturent l’atmosphère et le cours du temps.

    Tableau « le premier baiser d’Adam et Ève » 1891 de Salvador Viniegra.

  • Clochette réquisitionnée

    Clochette réquisitionnée

    Ne cherchez pas Clochette, ne la dérangez pas !
    Elle est mobilisée par un printemps féroce.
    Elle secoue les branchettes, les sort de leur trépas,
    Pour revitaliser bourgeons et fleurs précoces.

    Tableau de Galina Poloz.

  • Les trois nymphes

    La nymphe des ruisseaux, des rivières et des fleuves
    Naît toujours d’une source pour rallier la mer.
    Jusqu’aux fonds abyssaux, elle ordonne qu’il pleuve
    Pour relancer la course des ondées éphémères.

    La nymphe du soleil et du feu des volcans
    Naît d’un rayon de lune fécondé de lumière.
    Sa fougue fait merveille aux fêtes des Balkans,
    Fêtes de Pampelune, bals en avant-première.

    La nymphe aux quatre vents et des quatre horizons
    Naît du mouvement d’aile d’un frêle papillon.
    Elle apporte au printemps un air de guérison
    Au cri des hirondelles couvant leurs oisillons.

    Tableaux de Casimir Lee.

  • Où es-tu, Wendy ?

    Où es-tu, Wendy ?

    Pendant qu’elle recousait l’ombre autour des boutons de manchettes,
    Wendy tomba entre les mailles et le trou d’une boutonnière.
    Comme il faisait vraiment trop sombre, elle appela la Fée Clochette.
    Mais eu beau crier, vaille que vaille, elle y demeura prisonnière.

    Fort heureusement Peter Pan, qui remit son ombre à l’envers,
    Plongea le bras dans la doublure … et sous la jupe de Wendy
    Qui reconnut le sacripant et agrippa son bras pervers
    Pour remonter par l’encolure passant du dimanche au lundi.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le bois aux fées

    Le bois aux fées

    Dans les derniers jours de l’hiver, finissent les enterrements
    Des dernières feuilles tombées dans l’eau dormante des marais.
    Car c’est la loi de l’univers, la loi du renouvellement
    Où il faut savoir succomber pour, un beau jour, redémarrer.

    Photo « rives en Bosnie » de Mevludin Sejmenovic.

  • La pastellisation

    La pastellisation

    J’aime les peaux pastellisées, un peu rosées, pas trop hâlées,
    Dans une touche de couleurs évoquant la peinture à l’eau.
    Mais dans les eaux javellisées, ce traitement, au pis-aller,
    Fera fondre non sans douleur la cellulite et le maillot.

    Illustration « plongeon en eau pastel » de Sabrina Chess.

  • Échec et cash

    Après avoir joué longtemps avec les démons et les anges,
    Les dieux ont inventé la Terre avec ses pauvres et ses riches.
    Les parties commencent au printemps et se terminent aux vendanges ;
    Tous les hommes deviennent militaires car déserter, c’est de la triche.

    Contre la promesse d’un chèque, commence la bataille immonde
    Et comme les pions sont des veaux, tous se précipitent dans l’arène.
    Une fois le roi mis en échec, on exécute tout le monde,
    Après on mange les chevaux et enfin on viole la reine.

    Photo de Trump jouant aux échecs 4D.

  • Pin-up à l’œil

    Pin-up à l’œil

    Maintenant que l’ophtalmologue m’a prescrit de me rincer l’œil,
    À la vitesse de la lumière, mes douleurs deviennent fantasmes.
    Notamment chez le sexologue où, pendant que la belle s’effeuille,
    Je suis branlé par l’infirmière tandis que monte mon orgasme.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Pin-up de mars

    Pin-up de mars

    Les belles plantes aiment la pluie, juste une ondée pour les mouiller,
    Pour faire briller leurs pétales sur leurs corolles toutes humides.
    Si vous avez un parapluie, essayer de vous débrouiller
    Pour cueillir un beau végétal à peine éclos, un peu timide.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • En clef de fou

    En clef de fou

    Pour de meilleurs émoluments, chaque musicien se dévoue
    À préparer son récital et s’exercer comme il se doit.
    Chacun accorde son instrument en clef de fou, je vous l’avoue,
    Car, en musique, il est vital de bien se dérouiller les doigts.

    Tableau de Сорохан Гала.

  • La folie primesautière

    La folie primesautière

    Je me souviens un soir de fièvre, vaincu par un staphylocoque,
    Quittant ma raison coutumière, j’ai franchi toutes les frontières.
    Et je courus, nu comme un lièvre, fou comme un pou, fier comme un coq,
    Poursuivi par les infirmières dans ma folie primesautière.

    Tableau de Claude Verlinde.

  • Bouquinville

    Souvent mes livres véhiculent leur lecteur vers d’autres horizons
    Comme un voyage autour du monde mais de plus de quatre-vingts jours.
    Et parfois certains fascicules deviennent comme une prison
    Tant leurs fantaisies vagabondes m’y assimilent pour toujours.

    C’est aussi grâce à Assimil, que je poursuis le don des langues
    À condition d’avoir la place d’y caser ces mots étrangers.
    Mais si tous les jours j’assimile des citations et des harangues,
    Mon cerveau devient un atlas et ma mémoire est dérangée.

    J’ai essayé la méthode Assimil pour apprendre l’allemand ; j’y suis encore, je me suis perdu dans les ruelles de la langue.

  • Orion

    Orion

    Sire Orion, prince des étoiles, règne la nuit sur les callunes
    Qui renvoient l’hommage bleuté des fils et filles de la Terre.
    Quelques comètes ont dévoilé une amourette avec la Lune
    Malgré les plaintes rameutées du soleil, dès lors, solitaire.

    Orion over a frozen south Saskatchewan scene.

  • Carnaval atomique

    Les masques plaisent aux timides confondus dans l’anonymat
    Des garçons robustes au cœur tendre et des jolies filles au cœur dur.
    On ose enfin, les yeux humides, déclencher un Hiroshima,
    L’atome au cœur prêt à se fendre dans la fission d’une aventure.

    Photo Art Student League Ball NY 1955.

  • Féminines et plurielles

    Féminines et plurielles

    Pour végéter en ce séjour, boire la coupe jusqu’au calice,
    Installez sur la mezzanine quelques végétaux sensoriels.
    Arrosées quatre fois par jour avec amour, avec délice,
    Les fleurs deviendront féminines quand elles passeront au pluriel *.

    * Comme Amours Délices et Orgues. Tableaux de Vincent Van Gogh.

  • Pour un blanc-cassis

    Pour un blanc-cassis

    Si d’aventure je me retrouve au pied de l’arbre généalogique,
    J’en scierai bien une ou deux branches, surtout celle où je suis assis.
    Que mes ancêtres le réprouvent, connaissant rien en botanique,
    J’y grefferai d’une main franche du raisin blanc et du cassis.

    Tableau de Juan Romero.

  • Bateau sur l’eau

    Bateau sur l’eau

    « Bateau sur l’eau ? Il est fou, Dieu ! » S’exclamait Noé ce matin
    Après avoir bien picolé et éclusé quelques tonneaux.
    Mais ce travail si fastidieux permit à ce petit malin,
    Dans son navire bricolé d’y emporter maints jambonneaux.

    Tableau de Roch Urbaniak.

  • Alice est rosse

    Alice est rosse

    Avec sa patte de lapin et son chapeau à l’eau de rose,
    Les cartes en main, Alice hélas, a l’air furax, les seins à l’air.
    Dès qu’elle aura mis le grappin sur cette reine au cœur morose,
    Elle abattra son full aux as, échec au roi et dix de der !

    Tableau de Sophie Wilkins.

  • Mathématique féminine

    Mathématique féminine

    Toute femme est née d’une femme qui est la fille de sa mère
    Jusqu’à la souche primitive au cœur du féminin sacré.
    Tandis que l’homme, sans être infâme, serait d’une branche éphémère
    Mais dont l’action compétitive produit un plaisir consacré.

    Tableau de Rafal Olbiński.

  • La rhétorique genevoise

    La rhétorique genevoise

    Lorsque Geneviève et Françoise s’échangent leurs petits secrets,
    Une étrange chose se passe dans l’éternité éphémère.
    La rhétorique genevoise cultive ce bagout discret
    Qui fait se fondre dans l’espace et les paroles et les commères.

    Tableau « Méditations genevoises » 1934 de Jean Viollier.

  • La force de la nature

    La force de la nature

    Pas d’égoïsme, dans la nature ; chaque élément est solidaire.
    La pluie s’allie avec le vent pour propager vie et semence ;
    Les corps montent en température quand le feu embrase la terre ;
    La flore se soumet au levant nourrie de même appartenance.

    Toutes les lois de l’univers encensent cette discipline
    Qui rend hommage à la science avec la physique quantique.
    Tandis qu’un Dieu, à mots couverts, rend l’humanité orpheline
    En mêlant l’âme et la conscience dans le cantique des cantiques.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La Joconde de Michel-Ange

    La Joconde de Michel-Ange

    Michel-Ange peignit la Joconde aux coloris pastellisés
    Avec des fleurs de primevères immortalisant le printemps.
    Regardez-le chaque seconde afin de matérialiser
    La jeunesse que captivèrent des coups de pinceaux de vingt ans.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.