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  • Les petites joies

    J’aime sentir ma première joie en ouvrant mes yeux le matin
    Comme le plus précieux des cadeaux que la vie m’offre : la lumière.
    J’aime l’exprimer à pleine voix sans faire trop de baratin,
    Partir avec mon sac-à-dos faire une balade coutumière.

    J’aime goûter ma deuxième joie en ouvrant la bouche à midi
    Et ressentir sur mes papilles le sucre, le sel et l’amer.
    J’aime reparcourir la voie des épices qui remédient
    À nourrir mon cœur qui grappille la saveur du sein de ma mère.

    J’aime goûter ma troisième joie en fermant mon esprit le soir
    Afin de me reconnecter à toutes mes âmes germaines.
    J’aime retrouver le choix qui un jour m’a donné l’espoir
    De vivre et de recollecter toute une expérience humaine.

    Dessins de Gaëlle Boissonnard.

  • L’esprit du conquérant

    L’esprit du conquérant

    Pour éviter de ressembler à la voiture de tout le monde,
    On va jusqu’à customiser même l’esprit du conquérant.
    Pour cela on va assembler des machins plus ou moins immondes
    Mais qui pourront atomiser tout détracteur belligérant.

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  • Entre deux mondes

    Entre deux mondes

    Juste mettre un nez à la porte, à la surface entre deux mondes,
    Entre intérieur et extérieur sur la frontière de l’audace.
    Vais-je attendre que le vent m’apporte une idée qui me corresponde,
    Ou vais-je, au niveau supérieur, m’extirper de ma carapace ?

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  • L’abondance

    L’abondance

    Démonstration de sentiments ? Pas du tout de toute évidence !
    Combien faut-il verser de larmes pour obtenir une ouverture
    Dans ce corps peuplé de tourments et réservé aux confidences
    Lorsque le cœur sonne l’alarme pour soigner toutes ses blessures ?

    Mais qui a la capacité d’affronter la réalité
    Qui n’est qu’une compétition pour régner en haut d’une tour ?
    Il faut de la ténacité pour, face aux mensualités,
    Effectuer ses commissions pour nourrir les siens chaque jour.

    Car sa table est en abondance et la faim y est secourue
    Par le pain qu’ilelle met dans les bouches et le vin versé dans les coupes.
    Le capricorne aime la danse lorsque les chats ont disparu
    Et vous ouvrira grand sa couche si vous lui caressez la croupe.

    Tableau de Yana Fefelova.

  • Les petits bonheurs

    Le bonheur, c’est se réveiller tous les jours dans un paradis
    Où l’unique objet du désir, c’est d’être là, tout simplement.
    Le bonheur, c’est s’émerveiller d’un samedi ou d’un mardi,
    N’importe quel jour à loisir pour vivre un peu, intensément.

    Le bonheur, c’est de consommer avec ou sans modération
    Tout ce que le cordon de vie a apporté dans mon voyage.
    Le bonheur, c’est d’être assommé par toute ces générations
    Qui ont consumé leurs envies dans un ultime foudroyage.

    Le bonheur se cache en silence, il n’a pas besoin de crier
    Qu’il est unique à découvrir cette récompense suprême.
    Le bonheur, dans la vigilance, c’est simplement apprécier
    La joie que le cœur a d’ouvrir le cœur d’une femme qui l’aime.

    Dessins de Gaëlle Boissonnard.

  • Restez chez vous !

    Restez chez vous !

    Heureusement, le samedi le temps peut bien être à la neige,
    Les températures descendre sous moins de zéro centigrade.
    Si ça te dit, si ça me dit, apprécions ce privilège
    De rester au chaud près des cendres de la cheminée à Belgrade.

    … à Leningrad, Petrograd, ou Stalingrad.

    Tableau de Anna Silivonchik.

  • Le rêve du petit oiseau

    Petit oiseau deviendra grand surtout s’il rêve d’un désir
    Vers cet éternel féminin qui appelle à tous les plaisirs.
    Délice intense, régal flagrant que celui d’un cœur qui soupire
    À retrouver sur son chemin l’opportunité à saisir.

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  • Le lapin botté

    Le lapin botté

    La Marquise de Carabas, alias Alice-la-malice,
    Avait fixé son rendez-vous au lapin blanc bien de chez nous.
    Il emporta sa calebasse, remplie de sirop de mélisse,
    Pour boire ensemble comme des fous et jouer à des jeux coquinous.

    Tableau de Anna Silivonchik.

  • Le problème capricornien

    Le problème capricornien

    J’ai un problème capricornien

    Je suis vieux, la tête chenue,
    Pourtant ma vie paraît très belle.
    J’n’ai pas beaucoup de revenus,
    Contre les riches, je me rebelle.
    Que serai-je bientôt devenu ?

    Allô, Monsieur le président,
    Aidez-moi à trouver le bonheur !
    Sinon, Monsieur le président,
    Je pars avec déshonneur !

    J’ai un problème capricornien

    Je dois vous parler de mon grand frère
    Qui travaillait dans les finances.
    Même s’il n’en a rien à braire,
    Doit-il pratiquer l’abstinence ?
    Et moi, dois-je faire le contraire ?

    Allô, Monsieur le président,
    Donnez un peu de votre argent !
    Sinon, Monsieur le président,
    Vous n’êtes pas partageant !

    J’ai un problème capricornien

    Je dois vous parler de ma sœurette
    Qui a abusé trop d’amants.
    Elle vient la nuit dans ma chambrette
    Et se fait passer pour ma maman.
    Dois-je lui raconter fleurette ?

    Le président m’a répondu :
    « Mon cher monsieur, je vous ai lu.
    Ne changez plus jamais votre âge,
    Changez plutôt de voisinage.
    Et si vous ne trouvez pas mieux,
    Allez en Suisse, ils ont des vieux ! »

    Directement inspiré du « Courrier du cœur »
    de Jacques Lanzmann & Jacques Dutronc
    https:www.youtube.comwatch?v=_1T6sHQJ2ws

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  • Plateau de l’an

    Plateau de l’an

    Au mois de janvier, je suis convié
    Jusqu’en février, chez mon huîtrier.
    Tout le mois de mars, pour faire la farce
    Qu’on fourre en avril, sautée sur le grill,
    Joli mois de mai, avec des gourmets.
    Dès le mois de juin, je fume du foin
    Produit en juillet par des antillais.
    Et si au mois d’août, je suis un peu saoul,
    Pendant tout septembre, je m’irai étendre
    Jusqu’au mois d’octobre, jusqu’à être sobre.
    Enfin en novembre, je quitte la chambre
    Pour boire en décembre, une goutte de gingembre.

    Céramiques de Roman Khalilov.

  • Sauvez les lapins !

    Sauvez les lapins !

    Faites comme moi, sauvez des lapins !
    Faites comme moi, pressons le bouton.
    Plutôt que nourrir ces altiers rupins
    Arrêtons de tondre le dos des moutons.

    Dites comme moi, « comment allez-vous ? »
    Dites comme moi, « c’est gentil chez vous ! »
    Plutôt que pester la vie à genoux,
    Échangeons nos vœux et embrassons-nous !

    Tableau de Anna Silivonchik.

  • Mangez extraterrestre !

    Mangez extraterrestre !

    Pour changer un peu mes excès d’avoir passé la Saint-Sylvestre,
    J’ai décidé de transformer mes habitudes alimentaires.
    J’ai convié et annexé la nourriture extraterrestre
    Afin que je sois conformé au futur proche de la Terre.

    Photo du capitaine Kirk et de son second Spock de l’équipe Startrek où, n’étant que cuistot à l’époque, personne ne s’est souvenu de moi.

  • Lady X

    Lady X

    Plus fort qu’un strip-tease langoureux, vous pouvez, sans prendre de risque,
    Déshabiller les jolies femmes sans entendre leurs dents grincer.
    Au cours d’un dîner amoureux, faites-la passer aux rayons X
    Et, franchement, sans être infâme, vos yeux seront bien mieux rincés !

    Photo de Dani Olivier.

  • Capricorne des villes et capricorne des champs

    En même temps qu’en nos campagnes, vit le capricorne des champs,
    Dans nos villages et dans nos bourgs, vit le capricorne des villes.
    L’un a construit dans les montagnes son château au soleil couchant,
    L’autre dans la plus haute tour, summum des protections civiles.

    À part ça, quand ils se rencontrent, l’un de la ville, l’autre des champs,
    Que voulez-vous donc qu’ils se disent ? Ils parlent d’organisation !
    Jamais l’un ne va à l’encontre de l’autre, gentil ou méchant ;
    Il va de soi qu’ils s’interdisent la moindre procrastination.

    Tableaux de Yana Fefelova. Pour les adeptes de la procrastination, sachez que c’est l’art de remettre à demain ce que l’on peut faire le jour même.

  • La lumière extérieure

    La lumière extérieure

    Mon cœur ressemble à la boussole lorsqu’il cherche un nouveau chemin ;
    Mon âme lui montre le Nord et le corps suit, tout simplement.
    L’esprit, c’est celui qui console quand le doute arrive demain
    Et qui écoute l’écho sonore qui le guide inlassablement.

    Cette boussole, elle est ailleurs, elle est ici et nulle part.
    Elle disparaît si je la cherche, elle apparaît quand je suis prêt.
    Lorsque je me fais rimailleur, ça sonne comme un nouveau départ
    Qui me tend à nouveau la perche dont je connais tous les apprêts

    Dessin de Gaëlle Boissonnard.

  • Les passages croisés

    Les passages croisés

    Souvent je trouve et je découvre là où les autres sont passés,
    Comme si les chemins se croisaient à chaque nœud de trajectoire.
    Les pionniers sont ceux qui nous ouvre les expériences à dépasser.
    Je n’ai pas de quoi pavoiser, nous vivons tous la même histoire.

    Ceux qui descendent ou ceux qui montent empruntent les mêmes escaliers,
    Soit en marchant, soit en courant, l’esprit n’est rien qu’un passager.
    Parfois on conte, on se raconte en s’arrêtant sur le palier ;
    Soit en vivant, soit en mourant, l’âme ne fait que voyager.

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  • La lumière intérieure

    La lumière intérieure

    Tous ceux qui l’ont appelée « Dieu » n’avaient pas d’imagination
    Car ils ont cherché le pouvoir qui ordonne à marcher au pas.
    Mais il serait trop fastidieux d’expliquer la divination
    Car ce serait comme vouloir tracer un carré au compas.

    Or, cette lumière intérieure traduit le lien qui unit tout.
    Qui réunit toi, moi et nous, avec les morts et les vivants.
    Écho d’un monde supérieur qui résonnerait de partout,
    Qui se relie et se dénoue jusqu’à l’enseignement suivant.

    Dessin de Gaëlle Boissonnard.

  • Le capricorne, c’est la santé !

    Le capricorne, c’est la santé !

    Jamais malade ne sera car trop difficile à soigner !
    Il prend même un malin plaisir à négliger les traitements
    Et tout ce qu’on lui prescrira car fort enclin à s’éloigner
    De ce qui offre des loisirs et il déprime, évidemment.

    En revanche il sait prendre soin de tout le monde autour de lui ;
    C’est sa manière de se soigner auprès de sa petite famille,
    De ses enfants, de son conjoint, de tout ce qui vit derrière son huis
    Chacun pourra en témoigner autour d’une bonne camomille.

    Tableau de Lamis Al Hamwi.

  • Fenêtres sur mer

    Quand la nature joue l’artiste avec le soleil et la mer,
    Chaque fenêtre devient tableau qui ouvre grand les horizons.
    L’ombre se fait projectionniste en se mêlant aux outremers
    Et l’œil-de-bœuf devient hublot qui crève le mur des prisons.

    Quand la lumière joue aux échecs avec la nuit comme adversaire,
    La fenêtre devient spectatrice devant les deux maîtres acharnés.
    Au petit jour, on fait avec mais sur le soir, soyons sincères,
    Quand vient la lune salvatrice, nous en demeurons tous charmés.

    Quand le vent souffle ses répliques tonitruantes sur les châssis,
    La fenêtre devient auditrice tant que chante le mauvais temps.
    La nuit, on entend les suppliques qui fusent par les chiens-assis
    Et les lucarnes retardatrices qui sont toujours à contretemps.

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  • La beauté de l’hiver

    La beauté de l'hiver

    Beautés du noir et blanc me donnent le vertige,
    L’appel de l’univers comme un couloir du temps.
    Les arbres ressemblant aux soldats de prestige
    Qui veillent tout l’hiver jusqu’aux jours du printemps.

    Photographe : Luis Labini – http:bit.ly2ESHbvx

  • La Paréidolie

    La Paréidolie

    Notre cerveau en permanence structure son environnement,
    Quitte à transformer les images en objets qui sont reconnus.
    Ainsi, c’est avec pertinence que nous voyons étonnamment
    Des têtes ou des jolis visage plutôt que des trucs biscornus.

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  • À la santé du capricorne

    À la santé du capricorne

    Ami, viens trinquer à ma table à la santé du capricorne
    Qui n’hésite à vider d’un trait que les préparations suspectes !
    Bois donc ce nectar délectable qui t’estompera les pensées mornes
    Et les remplacera par l’attrait d’arômes dont tu te délectes !

    Une fois par an n’est pas coutume, il faut montrer de la vigueur
    Afin de voir la vie en rose sans tomber dans la dépression.
    Demain remettra le costume aux couleurs qui sont de rigueur,
    Sans toutefois rester morose en jouant la modération.

    Tableau de Irene Sheri.

  • Les nœuds

    Les nœuds

    Je le savais ! J’ai mélangé tout mon carnet
    Et ma mémoire se fait des plis
    … et puis des nœuds.
    Puis tout mon corps désincarné
    Se prend les pieds dans le tapis
    … vertigineux.

    Du coup mon cœur s’est emmêlé
    De Valérie, d’Alexandrine
    … de Väronixa,
    Sur un air de ukulélé
    Avec Fabienne, avec Sandrine
    … et Dominique.

    Alors ne soyez pas jalouses
    Si j’ai oublié, ne vous déplaise,
    … de vous baiser.
    Comme il se doit les andalouses,
    Les italiennes et les françaises
    … toutes embrasées.

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  • Les quatre portes

    La porte du corps, serait-elle en bois,
    Issue de la Terre et du minéral ?
    L’ouvrirai-je encore, renaître une fois
    Du sein de ma mère dans cette spirale ?

    La porte du cœur, serait-elle d’or,
    Forgée par le feu où brûle l’amour ?
    La chaude liqueur du volcan qui dort
    Revient peu à peu forte chaque jour.

    La porte aux esprits, serait-elle en fer,
    Close aux courants d’air ouverte aux envies ?
    L’aurais-je compris ? Tout est à refaire :
    Toujours solidaire et vivre sa vie.

    La porte de l’âme, serait-elle bleue,
    Cyan ou bleu marine, où coule l’espoir
    De forger ma lame, plongée dans le feu,
    Mue dans la divine, juste trajectoire ?

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Deux jours, deux sous à Zürich

    Deux jours, deux sous à Zürich

    Si vous savez planquer vos sous autrement que sous l’matelas,
    Venez donc les faire couler dans les rivières de chez nous !
    Vous en boirez tout votre soûl tous les intérêts que voilà
    Et peut-être aller roucouler dans des coffres-forts coquinous !

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  • Le capricorne jardinier

    Le capricorne jardinier

    Tandis que l’oiseau migrateur ne revient pas jusqu’au printemps,
    J’ai connu l’ange jardinier qui reste et jamais ne repart.
    Remarquable administrateur, en repiquant et transplantant,
    Il fait un travail routinier et qui n’accuse aucun retard.

    Petites semences d’amour, petites graines de soleil
    Dormant, protégées par la serre, à l’abri dans la véranda.
    J’ai vu passer au fil des jours cette main verte sans pareil
    Cette main sûre de ma mère qui surveillait son agenda.

    Tableau de David Galchutt.

  • Thierry Laurent

    Thierry Laurent

    Il s’appelait Thierry Laurent, on l’appelait Thierry Roulant
    Ou encore « l’Homme qui chuchotait à l’oreille de son vélo ».
    Il dévalait comme un torrent les pentes abruptes en pédalant,
    Tandis que ses roues suçotaient les cailloux en méli-mélo.

    Il portait un maillot d’argent du temps de la ruée vers l’or,
    Des pompes de compétition qui avaient fait Paris-Roubaix,
    Il faisait ses courses en chargeant sur porte-bagages tricolore
    De quoi faire une expédition même s’il devait en tituber.

    À rouler à tombeau ouvert constamment dans un train d’enfer
    Il arriva au paradis tellement vite qu’il en sortit.
    C’est ainsi qu’on a découvert que son squelette était en fer
    Avec des os ragaillardis, à sa petite reine, assortis.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Les femmes fruits

    Les femmes naissent en boutons qui écloront juste au printemps
    Lorsque les jeunes filles en fleurs décachèteront leur corolle
    Plutôt que compter les moutons qui les endormiraient cent ans
    Avant qu’un bel écornifleur les réveille d’une barcarolle.

    Les femmes fleurissent au printemps, c’est la nature qui nous le dit
    Et c’est ce que nous apprenons à notre école de l’amour.
    On leur donne toujours vingt ans, ni plus ni moins, c’est interdit !
    Et puis un jour nous les prenons pour vivre ensemble au jour le jour.

    Les femmes mûrissent en été lorsque leurs seins sont bien gonflés
    Et qu’elles sont prêtes à allaiter le petit enfant à nourrir.
    Quand l’hiver viendra tempêter ne jouez pas les dégonflés !
    Il faudra vous débraguetter et leur refaire l’amour à en mourir.

    Photos de femmes éthiopiennes.

  • Allez gros culs !

    Allez gros culs !

    On a toujours besoin d’un plus petit que soi.
    Les gros, c’est entendu, on les veut très câlins.
    En amour le conjoint doit peser le bon poids
    Et sa croupe dodue, un toucher chevalin

    Tableau de Jeanne Lorioz.

  • Graines d’amour

    Graines d’amour

    C’est bientôt la Saint-Valentin, préparez vos semis d’amour,
    À main levée, le cœur léger avec quelques éclats de rire !
    Plantez vos pieds de galantins arrosés quatre fois par jour ;
    Enfin sachez les protéger d’une garantie de sourires.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La floraison du capricorne

    La floraison du capricorne

    Le capricorne a deux visages car, lorsqu’il entre en floraison,
    Sa carapace m’interpelle et je le crois indifférent.
    Bien au contraire, c’est l’usage ! Car l’hiver est une saison
    Où la nature me rappelle qu’il faut taire mes différends.

    Sachons donner du temps au temps car il est bon de patienter
    Et de se laisser infuser par les bienfaits du long sommeil
    Qui va durer jusqu’au printemps, nul besoin de s’impatienter
    Mais sentir en nous diffuser la germination de l’éveil.

    Tableau de David Galchutt.

  • L’impassible Capricorne

    L’impassible Capricorne

    Derrière un visage impassible qui connait ses sautes d’humeur,
    Se cache un monde au fond des yeux à condition d’y avoir accès.
    C’est comme un voyage impossible dont vous entendrez les rumeurs
    En pénétrant un merveilleux petit havre où se relaxer.

    Imaginez la couverture un peu austère d’un vieux livre
    Mais qui, une fois entrouverte, vous révèle tous ses secrets.
    Alors partez pour l’aventure dans un monde où il fait bon vivre,
    Même si cette découverte demande du temps à consacrer.

    Dessin de Aeppol.

  • Vivent les gros culs !

    Vivent les gros culs !

    Après avoir longtemps ramé parmi les maigres rabougris,
    Je suis enfin de la partie de ceux qui montrent leurs envies.
    Debout les morts, les opprimés qui priaient que je sois amaigri
    Et que mon esprit paresseux boive son vin jusqu’à la lie !

    Tableau de Jeanne Lorioz.

  • Enigma

    Enigma

    Tout est crypté dans l’univers, les règles changent chaque jour,
    Les constantes sont variables et tout est en anamorphose.
    Bien souvent dans les faits divers, paraît une faille que je savoure
    Qui m’explique que c’est bien le diable si j’y comprenais quelque chose.

    Enigma était une machine électromécanique portable servant au chiffrement et au déchiffrement de l’information des messages secrets de l’armée allemande pendant la deuxième guerre mondiale.

  • Trois reines d’épiphanie

    Tirer les rois, ça va de soi, cela attire aussi les reines,
    Bien saupoudrées de saccharose qui donne des lèvres sucrées.
    Si en amour j’avais le choix de téter chaque souveraine,
    Je commencerai par la rose et goûterai sa fleur sacrée.

    En écartant la garniture, j’aime tâter la pâte ferme
    D’un sein que je vais honorer en suçotant son mamelon.
    Et si une progéniture devait naître dans neuf mois fermes,
    J’aurai plaisir à adorer ses nichons gros comme un melon.

    La meilleure c’est pour la faim, plat principal de résistance.
    La langue dans son abricot profond jusqu’à trouver la fève.
    Comme un bébé dans son couffin je goberai en appétence
    Ce que contient son calicot et sa culotte qui parachève.

    Tableaux « El Rincón De Mis Desvaríos » de John William Godward.

  • Balthazar, Gaspard, Melchior, et pis Fanny

    Alors qu’ils sortaient de l’école qui faisait leur apprentissage,
    Melchior, Balthazar et Gaspard, les trois espiègles petits princes,
    Racontaient mille fariboles tout en obstruant le passage
    Comme trois petits salopards qu’ils étaient. « Crotte, zut et mince ! »

    Disait la petite Fanny, qu’ils avaient plantée à la porte,
    En cherchant comment se venger de ces vilains petits voyous.
    Elle s’écria « Qu’elle avanie et que le diable les emporte ! »,
    Leur donna du pain à manger mais en y cachant un caillou.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La joie du capricorne

    La joie du capricorne

    Comme il n’est pas démonstratif et qu’il ne montre pas sa joie,
    Les occasions de faire rire le capricorne sont bien rares.
    Mais soyez un peu attentif et guettez le son de sa voix
    Vous verrez alors un sourire, juste un petit, il en est avare.

    En fait, sa joie, c’est d’être ensemble, dans sa famille et dans ses terres
    Car cela vaut un vrai trésor encore plus précieux que l’or.
    Et si ses enfants lui ressemblent, en beauté, pas en caractère,
    C’est le soleil qui, dès l’aurore, donne sa santé et l’honore.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’âme du monde

    L’âme du monde, qu’est-ce que c’est ?
    L’esprit qui relie tout et chacun.
    Quand les hommes parlent de divinité,
    Ils évoquent sans le savoir l’âme du monde.

    Parce que les hommes demeurent forts et durs ;
    Et le seul lien avec l’âme du monde réside dans leur intuition.
    C’est pourquoi ils ont besoin des femmes
    Car elles les orientent afin qu’ils deviennent justes.

    Tableau de Mirjana Gotovac

  • Adam et Ève authentiques, la suite

    Je n’ai pas tenu leur chandelle et n’ai pas connu leurs enfants
    Mais je sais qu’ils ont parcouru les terres d’autres continents.
    L’un a suivi les hirondelles vers l’orient à dos d’éléphants,
    Le deuxième aurait concouru au rang de peuple prédominant.

    Tout ce que bâtit la troisième n’est pas cité dans la chanson
    Mais je sais qu’elle était une fille qui savait les orienter.
    Elle écrivit leur requiem dont elle se fit l’échanson.
    Afin que votre foi vacille, exprès pour désorienter.



    Résumé :
    Adam et Ève n’ont point été chassé du Paradis divin !
    Dieu les a juste peints en noir et leur a éteint la lumière.
    Heureusement, avant l’été, Lucifer, un jour, les prévint
    Et, à la bougie, plein d’espoir, ils regagnèrent leur chaumière.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Le Chatpricorne de Carabas

    Parfois le capricorne est pauvre ou a été bien dépouillé,
    Alors il doit tout reconstruire pour recouvrer une fortune.
    D’abord il se cherche un apôtre qui sache un peu le dérouiller
    Après, il saura seul s’instruire et trouver sa voie opportune.

    Il est aidé des animaux, de son chat en particulier,
    Qui sait lui apporter l’amour et des souris à nettoyer.
    Sa famille, en fortissimo, créera son lieu hospitalier
    Dans lequel il chantera toujours qu’il est le grillon du foyer.

    Tableau de Anna Silivonchik

  • Projection

    Tout jeune, j’ai été capturé dans une série d’aventures
    Où j’ai accompagné Tintin dans ses courses à travers le monde.
    Aujourd’hui, tout courbaturé, je me revois en miniature
    Montrant un visage enfantin entre les bandes vagabondes.

    Dessin de Michel Blanc-Dumont

  • Sacrées cornes de chats !

    Qu’il soit noir ou bien blanc, c’est du pareil au même
    Pour se glisser ici où vous posez le pied.
    Il fait toujours semblant de prouver qu’il vous aime
    Mais uniquement si sa pitance lui sied.

    On le croit philosophe à autant réfléchir
    Dans quel sens se tourner avant de repartir.
    Mais tant de catastrophes ne sauraient nous fléchir
    Tant il sait contourner par ses airs de martyrs.

    Tableaux de Irene Sheri

  • Les chats capricornes

    Il est des souris capricornes et des matous du même ton.
    Madame en corne d’abondance, Monsieur à patte de velours.
    La vie paraît ainsi moins morne quand on s’échange en gueuleton
    Quelques caresses comme pitance ou alors un câlin d’amour.

    Entre le chat et la souris se joue un jeu à qui perd gagne
    Le vaincu n’est jamais content et sans cesse ourdit sa revanche.
    Monsieur au museau qui sourit comme pour draguer sa compagne,
    Madame qui a toujours vingt ans avec tendresses en avalanches.

    Chat et maîtresse vont ensemble car ils s’accordent, bien entendu.
    Leurs lieux de repos sont sacrés et leurs colères mal embouchées.
    Mais ce qui vraiment les rassemble et ce n’est pas inattendu,
    C’est quand on va se consacrer à passer sa journée couché.

    Tableaux de Zurab Martiashvili

  • Le chat du capricorne

    Il fait trop froid sur le lino, rien ne vaut un giron tout chaud,
    Blotti juste sous la poitrine pour bien s’y peloter les pattes !
    Surtout si les abdominaux abritent un cœur d’artichaut
    Sur une robe de feutrine douce à mes griffes délicates.

    Je n’aime pas quand elle lit, alors j’y pointe mon museau ;
    Je contrôle tout ce qu’elle boit et j’impose tout ce qu’elle mange ;
    Ma vie se passe sur son lit ou dans l’armoire, grazioso,
    À l’odeur des planches de bois et du linge frais qu’on y range.

    D’abord chez elle, c’est chez moi. Et défense d’y mener un chien !
    Dieu fit le chat pour l’intérieur et le cabot pour l’extérieur.
    J’ai un peu de sang de siamois de mon père, un chat autrichien,
    Des taches sur le postérieur, issues d’une mère supérieure.

    La nuit quand tous les chats sont gris je m’en vais miauler sur les toits
    À la recherche des minettes pour danser quelques entrechats.
    Mon nom serait-il « Mistigri », « Figaro » ou simplement« Toi » ?
    Si vous aimez les devinettes, donnez donc votre langue au chat !

    Tableau de Anna Silivonchik

  • Les jours et les nuits de ma folle-ange

    Ma folle-ange m’aime la nuit, ma folle-ange m’aime le jour ;
    Constamment un peu plus qu’hier et, bien sûr, bien moins que demain.
    Je ne mourrai jamais d’ennui car ce bel ange, dans mon séjour,
    Avec le dos de la cuillère, n’y va pas par quatre chemins :

    Le jour
    Elle commande plein de choses lorsque la tirelire est vide ;
    Lorsque la tirelire est pleine, il y a tout juste pour le mois ;
    Elle disparaît bizarrement au moment de passer à table
    À moins qu’elle décide de ranger ou nettoyer ce que j’ai fait ;
    En revanche toujours elle accourt lorsqu’elle entend tinter les verres
    Et trinquons une centaine à table, elle et moi et tout son facebook ;
    Elle a dans ses mille tiroirs comme l’infini des miroirs
    Où elle oublie à tout jamais tout ce qu’elle a pu y fourrer.


    La nuit
    La nuit lorsqu’elle me réveille, c’est qu’elle veut me faire l’amour (là, ça va) ;
    Après l’amour elle me chatouille juste pour embêter les voisins (et moi aussi) ;
    Elle se lève après l’amour pour déguster ses pots de yaourt (drôle d’odeur) ;
    Ou alors elle gobe un œuf ou un petit verre de schnaps (hips) ;
    Quand elle se met à ronfler, le chat s’enfuit dans mon armoire ;
    Parfois elle peint en rêvant à moins qu’elle ne rêve en peignant (zzz) ;
    Elle a tellement de photos qu’elle se lève en pleine nuit
    Pour les classer, pour les jeter, pour les trier, les oublier.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’arbre aux oiseaux

    Tous les matins ils se rassemblent volant par-dessus les roseaux
    Pour commenter l’ordre du jour au temps de la morte saison.
    Tous les corbeaux forment ensemble le conseil de l’arbre aux oiseaux
    Avec les uns à contrejour et les autres en pleine oraison.

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  • La belle coquetière

    Savez-vous casser les beaux œufs à la mode du Mont-Saint-Michel ?
    Pour faire une belle omelette, allez chez la belle coquetière !
    Celle qui détrousse les bouseux, à la manière romanichelle,
    En donnant aux coqs et poulettes un bon coup sur la cafetière !

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  • À la vitesse du capricorne

    Pas de place à l’improvisation ni de place à l’incertitude,
    Car le capricorne au travail met tout son sérieux à l’ouvrage !
    Preuve de détermination et d’une endurante attitude,
    Il deploiera plusieurs trouvailles pour allier succès au courage.

    Mais bizarrement dans ses loisirs, il reste à côté de la plaque ;
    Il prend alors son air timide et se renferme sur lui-même ;
    Il organise ses plaisirs en fonction du rythme cardiaque ;
    Ses yeux en quête, toujours humides, en recherche de l’être qui l’aime.

    Tableau de David Galchutt

  • Les semences de petits bonheurs

    Dès les premiers jours de janvier, je plante mes petits bonheurs
    Arrosés quatre fois par jour avec mes rimes et mes vers.
    Laissez-moi demain vous convier, car ils fleuriront de bonne heure,
    À déguster ces mots d’amour, un peu coquins, un peu pervers.

    Tableau de Gaëlle Boissonnard

  • L’année souriante

    Ceux qui m’ont souhaité « Bonne Année » en général étaient sincères
    Mais j’avoue m’être demandé à qui ces vœux sont destinés ?
    À mon banquier, teint basané, qui revient droit de Buenos Aires
    Ou à mes créanciers mandés de crédits indéterminés ?

    Perdu ! C’est un requin et l’illusion s’appelle une Paréidolie.