Pour juste un téton échappé Aphrodite se fait censurer… L’érotisme n’a pas de chance dans ce triste monde moderne. Il serait bon de rattraper avant les années tonsurées Quand on jouissait des agences de charme pour les vieilles badernes.
Mais l’ombre de Marthe Richard pénalise toujours en France Les « claques du côté des Halles » où l’on se retrouvait plombé. Mais ne soyons pas pleurnichard car sur internet à outrance Un sein ou un cul font scandale même s’ils sont peints par Courbet.
Tableau de Marita Zacharias sur https:www.posterlounge.chkuenstlermarita-zacharias .
Sous un ciel bleu mais sans soleil, ma maison d’une seule pièce Reçoit l’ombre des bleus de l’âme par l’arbre qui n’a pas de fruit. Une comparaison sans pareil avec ce que serait la vieillesse Si je n’avais connu ma femme et tout ce que nous avons construit.
Vivre libre et célibataire et pouvoir faire tout ce qu’on veut Enlève tout l’imprévisible et l’inattendu de la vie. Les petits bonheurs solitaires ont autant de poids qu’un cheveu Face à l’amour irrésistible qui laisse le cœur inassouvi.
Alors j’apprends à nourrir l’air, puisque l’amour me l’a appris, À faire de l’absence un défi et du manque ma plus humble force. L’arbre est stérile mais séculaire et chaque blessure a son prix Car dans son ombre il se confie même s’il n’en reste que l’écorce.
Quel sera le poids de mon âme face à mes illusions perdues ? Les remords seront-ils plus lourds quand ils seront devenus fantômes ? J’en doute et je soupçonne un blâme si je mourrais l’âme éperdue Envers un fantasme balourd dont elle garderait le symptôme.
Mais comment garder le cœur pur en le baignât d’informations Qui le rongent et lui font du mal par imbibition du malheur ? Surtout si la lésion suppure après une vaccination Par doses infinitésimales de petits ave sans valeur ?
Finalement j’ai confiance car à force de m’épancher À retranscrire tous mes doutes, ils finiront de harasser Par contagion, sans méfiance, tous ceux qui se croient retranchés Derrière leur foi sans qu’ils se doutent que moi, j’m’en suis débarrassé.
J’avais beau retourner le sable, il montait au lieu de descendre ! Sans doute un sablier chilien, argentin ou bien brésilien. La gravitation responsable du débit me laisse à entendre Qu’il s’agit d’un temps pascalien où tout au plus machiavélien…
C’est un sablier de Moebius comme le ruban éponyme Dont le futur et le passé se rejoignent aux extrémités. Mis à l’index et au médius pour dénonciation anonyme Car il aurait outrepassé le principe de causalité.
Je m’en sers comme pendulette afin de récupérer les heures, Celles passées à procrastiner et que j’aime prendre à revers. Depuis j’arrive sans calculette à soustraire aux jours de malheur, Celles qui sont prédestinées à toujours aller de travers.
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Parfois la barque pour Cythère embarque des catherinettes Qui ont l’air autant satisfaites que les couples qui ont traversé. Pourquoi donc ces célibataires ont-elles des mines choupinettes ? Sans doute parce qu’elles se sont faites à l’amour si controversé !
À bord, elles chantent des refrains qui feront danser la lumière, Leurs rires s’envolent dans l’azur, dissipant les brumes passagères. La mer les berce sans entrain mais sur ses vagues familières Et chacune, en secret, assure des rêveries aux mœurs légères.
Quand le vent s’engouffre dans les voiles, il emporte toutes leurs pensées Vers des îles où les jours de fête y sont plaisance et aventure. Car l’amour souvent se dévoile inattendu, récompensé Et sans déclencher de tempêtes quand on est de même nature.
L’amour est dans le pré, puis les prés sont fauchés ; L’amour est dans la paille, puis la paille est fanée ; L’amour est dans foin, puis le foin est hissé ; L’amour est dans la botte, puis la botte est stockée.
Ainsi l’agriculteur passe sa vie au soleil Tantôt avec la fée blonde comme les blés ; Tantôt la fée des vents qu’une brise balaye ; Ou celle qui se couche sur la motte assemblée.
Donnez-moi trente hectares, j’y sèmerai du blé Pour y faire l’amour avec la fée-printemps Et puis passer l’été avec la fée comblée Qui donnera en automne le fruit de ses vingt ans.
Quand l’amour tiraille le cœur, il n’y a pas que les papillons Qui grouille et s’envolent du ventre, il y a aussi canards et cygnes Et puis il y a l’oiseau moqueur, qui au début est tatillon, Mais qui plus tard vous déconcentre et vous fait oublier les consignes.
Et puis il y a toutes les roses dont les épines vous titillent Le cœur ainsi que la raison par l’ivresse des balancements Entre les périodes moroses et celles où la passion pétille, Enfin quelques fleurs de saison soumises à tout élancement.
Mais surtout il y a l’arôme de l’amour qui mûrit le cœur Et qui monte vite à la tête et sort par un regard mourant Qui fixe l’image de l’homme dans les souvenirs matraqueurs Qui tapent, cognent sous la tempête quand tout va à contre-courant.
Le premier papillon d’amour ne voit pas le jour dans le ventre Mais bien à l’intérieur du cœur d’où il accomplit sa nymphose. Au printemps, la saison glamour remet alors la balle au centre Par lépidoptères vainqueurs venus faire leurs métamorphoses.
Alors les larves par milliers attendent que l’amour les ponde Pour que toutes les chrysalides soient prêtes à s’envoler dare-dare Quand viendra le preux chevalier chanter ses louanges à la ronde Devant la belle Adélaïde qui s’entichera sans crier gare.
Et lorsque l’hiver reviendra griser notre côté du monde, Les papillons se tapiront dans le secret des corridors. Car leur amour se souviendra et deviendra larve féconde Pour renaître dans le cœur girond pour une nouvelle saison d’or.
Tableau de Marina Kitova sur http:marinakitova.art .
Quant aux géodes artificielles qui sont de loisirs créatifs, Utilisez une solution d’eau composée de poudre d’alun. Dans une coquille matricielle, d’œuf au principe opératif, Vous obtiendrez grosso-modo des cristaux blancs assez communs.
Très populaires en art moderne, il y a les résines époxy Qui sont moulées avec paillettes mêlées à des morceaux de verre. Pour imiter sous la lanterne un bloc issu des galaxies Dont les artistes font la cueillette les nuits où la Lune est vulvaire.
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Géode de feu, géode d’eau, géode de terre, géode d’air, À chaque géode, son élément, à chaque couleur sa colonie. Les rouges viennent du Colorado, les mordorés viennent de Madère, Les bleu-marine du Lac Léman et les vertes d’Amazonie.
Bénéfiques pour la santé mais pas de vertus magnétiques, Elles sont mandalas pour les corps, elles sont rosaces pour l’esprit. Et si jamais vous consentez à les trouver énergétiques, Portez-en une sur le cœur, croyez et vous serez surpris.
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Hors des géodes minérales, pareille à des veines de marbre, Avec un cercle par année, témoin de ce qu’il a vécu, Il en est d’autres végétales comme la tranche d’un tronc d’arbre Sur son faire-part suranné jusqu’à ce que l’homme l’ait vaincu.
Des végétales aux animales, les géodes deviennent plus vivantes ; Ce sont les veilleuses de la Terre qui la surveillent de l’intérieur. Par une vision minimale, vision interne et captivante Dont l’œil alerte et solitaire n’ignore rien de l’extérieur.
Au-delà, elles sont mutantes et vivent en d’autres dimensions ; L’œil toujours vif, toujours actif mais qui voit au-delà du temps. Hier, encore débutantes mais aujourd’hui en expansion, Dotées d’un cœur interactif qui bat en se répercutant.
Enfin, au-delà du vivant, il y a la géode des dieux ; Comme la Terre, notre planète, dont « Gaïa » est l’appellation. Tous ses cratères connivents et ses cataclysmes odieux Sont les passages des comètes traversant les constellations
À l’instar des glaces des pôles renfermant toute la mémoire De l’atmosphère de la Terre et la santé de la planète, Les géodes ont le monopole de contenir les idées noires Lorsque Gaïa, en solitaire, s’amuse à faire des devinettes.
Parfois j’y aperçois des arbres appartenant au Crétacé, Du temps où les grands dinosaures étaient les maîtres du terrain. Et je vois gravé dans le marbre des formes aux contours enlacés Remonter comme des trésors de leurs abîmes souterrains.
Parfois, deux dauphins amoureux, derniers vestiges des atlantes, Qui les avaient domestiqués pour les emmener à la pêche, Ont inscrit l’élan langoureux de leurs amours et leurs attentes Dans une emphase sophistiquée telle un yin et yang, tête-bêche.
Parfois une terre miniature comme une planète dans l’œuf Que Gaïa aurait avorté ou que l’empire aurait renié. Les géodes sont les signatures éparpillées, preuve par neuf, Pour témoigner et rapporter afin que vous vous souveniez.
J’aimerais échapper aux règles qu’ont fixées les hommes avant moi Et que j’accepte à ma naissance au nom d’un soi-disant respect. J’aimerais voler comme un aigle et vivre libre au fil des mois Sans avoir de reconnaissance envers ce vieux monde suspect.
Suspect de n’avoir résolu que guerres, défaites et victoires Sans chercher à communiquer afin d’organiser l’essor. On dit que l’humain évolue mais si j’en observe l’Histoire, Il n’est qu’un singe paniqué par la mort et son triste sort.
Alors je rêve que je plane, le rêve est une drogue douce Qui ne résout ni n’améliore à première vue nos affaires. Mais les Reflets Vers que je glane et que je sème sur le pouce, S’ils font sourire les seniors, je continuerai à en faire.
Est-ce que je suis au crépuscule de ma vie ou bien de la Terre ? Le contenu se sent petit autant que le contenant est grand. Entre chien et loup, tout bascule et c’est l’heure où les deux s’altèrent Un peu comme si, par empathie, pour l’un et l’autre, c’était flagrant.
Le vingtième siècle est dans la nuit et celui-ci, après l’aurore Fracassante atteindra midi si toutefois le soleil luit. Déjà le soir et je m’ennuie ; bien que j’écrive ou je pérore, Le temps, du lundi au samedi, ne laisse rien derrière lui…
…Sinon l’amour mais c’est la guerre qui plaît aux hommes comme à Dieu Qui les dresse au nom de la vie et sa sainte loi du plus fort Que l’on connaît depuis naguère et ses effets les plus odieux Sur le présent inassouvi de tuer l’autre pour son confort.
Quand Médusa, reine des mers, invita la Vouivre à sa table, Tous les serpents furent conviés couleuvres, vipères et aspics. Cuisine aux piments doux-amers et vin d’océan délectable. Fromages et fruits du vivier, enfin bref… un repas épique !
Médusa, ratte des grands fonds, vanta ses palais redoutables, Ses colonnes de sel figé, ses marins-pierres pétrifiés. La Vouivre, ratte des siphons, répliqua d’un ton discutable : « Chez moi, les morts sont mitigés, bien fol qui pourrait s’y fier ! »
« Viens donc régner dans mes abysses, c’est la carrière respectable ; Tu verras chaque navigateur finir par craindre mon regard… Viens-y boire autant que tu puisses, la vie y est moins profitable, Et les courants congélateurs conservent au frais les plus hagards ! »
Mais tandis qu’elles se disputaient quel destin serait plus enviable ; Mer ou étang, sel délétère, algues ou bien nénuphars livides ? Les serpents gourmands dégustaient les plats les plus inoubliables Tant et si bien qu’elles concoctèrent des mots crus mais le ventre vide.
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La lame du destin frôle cent fois le cœur et, quoiqu’il en retourne, Le prochain coup sera fatal ou fera plus de peur que de mal. L’esprit trop souvent se fourvoie, il ose tout mais la roue tourne Pour savoir si l’âme est vitale ou bien infinitésimale.
La mort met fin à ce dilemme et l’esprit divorce du corps ; Quant à savoir qui a la garde de l’âme… quelle est l’alternative ? Retour à l’éternel problème : « ai-je raison ou ai-je tort De miser sur la sauvegarde de ma source divine putative ? »
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Le pain de sucre tous les matins, du cent pour-cent Arabica, L’arôme unique de pamplemousse montant de Copacabana. Est-ce le paradis atteint aux accents des harmonicas, Bandonéons qui éclaboussent de samba et bossa nova ?
Les vagues caressent le sable sous la caresse de l’aurore ; Les corps s’éveillent et sont complices au rythme d’un soleil mutin. Au loin sourdent indéfinissables, rires et danses du folklore Tandis que les verres se remplissent du tout premier rhum du matin.
Les marchés débordent d’épices, poivres et piments aux couleurs vives ; La douceur se mêle au tumulte, la chaleur aux élans de joie. Les senteurs des fruits est propice à rêver au jour qui s’active ; Le carnaval est le seul culte dont ses adeptes ont fait le choix.
Fille de Vénus et de Neptune, elle eut une enfance agréable Jusqu’à la puberté récente où des révolutions sensibles Ont changé la masse opportune qui s’est révélée transmuable Pour la transformation naissante et de manière irréversible.
Lorsque les seins lourds ont atteint le seuil de la masse critique, Tous les poissons ont accouru pour en fêter l’événement. Et ce fut un nouveau matin en accord à l’effet quantique Où les étoiles ont concouru à annoncer l’avènement.
Elle, et tous les gens des étoiles se manifestent pour assister À l’événement imminent de l’équinoxe qui s’élabore. Et la Nature leur dévoile le suspens qui a résisté Jusqu’au moment proéminent où la planète collabore.
Au rythme du serpent, du serpent à sonnette Qui fait grincer les dents et fait peur aux enfants, Je pousserai ce soir tout seul la chansonnette La langue bien pendue et l’esprit triomphant.
Au rythme des crotales et boas constrictors, Avec les mains noueuses et les ongles crochus, Je chanterai ce soir de ma voix de ténor Le cerveau reptilien et la langue fourchue.
Jeune sorcière en herbe mais douée pour ses charmes, J’ai le corps habité non pas par Belzébuth Qui est Prince des Mouches mais par Lilith-en-armes La femelle insoumise que l’on traite de pute.
Au rythme du serpent qui rampe misérable J’ai le corps agité et l’esprit discourtois. J’enchanterai ce soir la Lune sous les érables Et j’attendrai mon maître qui n’est autre que toi !
En survolant les mois d’hiver – et les choux verts de préférence – La maraîchère voit l’ampleur de la récolte qui s’annonce. Les champs s’étendent par devers le large horizon à outrance Comme un vaste océan de pleurs et ses nombreux coups de semonce.
Un tsunami de chou frisé de surcroît est à redouter Raz-de-marée de brocolis et reflux de romanesco. Ce sont les légumes prisés pour l’amertume rajoutée Afin d’apporter par colis les choux chinois de Mexico.
La rose rouge, c’est du passé ; la rose bleue, c’est l’avenir ! Ce n’est pas moi qui vous le dis mais l’effet Doppler qui l’affirme. Le petit bouton ramassé n’aura plus le droit de venir Fleurir les filles le samedi, tous les dragueurs nous confirment.
Les roses bleues ont l’avantage de s’accorder aux bleus de l’âme Tandis que les rouges excitaient les cœurs romantiques affriolés. Et puis elles étaient d’un autre âge ! C’est le bleu qui est au programme ! Du moins c’est c’qu’il nécessitait jusqu’à l’arrivée du violet.
À l’instar des Parque, Lilith s’occupe du fil de la Terre Dont elle découd et puis recoud les fissures et puis les blessures. Avec fil rouge pour l’élite, du fil blanc pour les volontaires Et si le fil casse tout à coup, pas de pitié pour la censure !
Or si la trame s’effiloche, Lilith sort ses ciseaux de l’ombre, Ramasse les brins éparpillés et les disperse dans le vent. Finaude, elle surfile les poches avec du fil noir le plus sombre Pour éviter les faux billets qu’on aurait pu glisser dedans.
Ici un point de compassion et là un faux-col, passe-montagne ; Au sommet une boutonnière pour passer une fleur de Lune. Au revers, un bouton pression pour accrocher à la campagne Les premières pousses printanières ornant ce patchwork de fortune.
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Le choix s’avère difficile quand il s’agit d’être sexy Et qu’il faut être retenue au bal du quatorze juillet. Sans doute serait-ce plus facile de faire comme au reversi Avec un côté pile nu et un côté face habillé ?
Mais l’envie lui prend de jouer parfois la carte de la couleur ; Un rouge éclatant qui réveille tous les regards concupiscents ; Ou peut-être un bleu enjoué, secret comme le cœur des heures, Qui murmure aux bonnes oreilles des espoirs plus étourdissants !
Faut-il choisir de la dentelle pour ses faux airs de confidence Ou préférer la soie qui glisse, trop indocile sur la peau ? Chaque étoffe a sa clientèle et elle y trouve sa providence Et chaque miroir est complice pour refléter bien à propos.
Elle tourne en rond mais l’œil hagard entre la robe sage et l’audace, Espère bien que la nuit du bal dissipera le moindre doute, Qu’un sourire en coin, un regard, peut-être qu’en étant plus loquace Elle décrochera la timbale et les autres feront banqueroute.
Quand le serpent se mord la queue, il se produits l’ourobourasque ; L’apocalypse survient alors pour balayer toutes les miettes. La mer retire ses fonds aqueux sous un coup de typhon fantasque Et les volcans crachent de l’or que les séismes en feu émiettent.
Et puis, une fois tout absorbé dans le premier trou noir venu, Le big-bang nous fait son entrée et refait le même miracle. Dieu essaie de tout résorber mais le serpent est revenu D’on ne sait où pour démontrer que c’est lui le clou du spectacle.
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La Voûte Céleste Protectrice, femme arquée par-dessus la Terre, Et Horus, le Seigneur du Ciel, grand protecteur par excellence, Ont eu l’envie exploratrice d’aller étendre leur ministère Vers les terrains providentiels du nouveau monde en opulence.
Chevauchant à dos de dauphins, perçant la Méditerranée, Ils ont traversé l’atlantique et les méridiens d’Amérique Pour s’établir dans les confins après une course surannée Des vastes plaines authentiques d’après les textes ésotériques.
Gaïa de l’ouest s’appellerait « Mamie-Toute » ou bien « Manitou » Et aurait connu Jésus Christ, Bouddha et même Rapa Nui… C’est ce que nous modèleraient les légendes si, malgré tout, On croyait à ce que j’écris après mes rêves, chaque nuit.
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L’ancien symbole est de retour et son nom est l’Ouroboros ; Serpent, dragon ou Jörmungand dans la mythologie nordique, Quetzalcoatl, « serpent à plumes » dans la mythologie aztèque, Mehen ou dieu-serpent autour de Rê dans l’Égypte pharaonique.
Big-bang cosmique qui s’étend vers l’infini de l’univers Et qui retourne à son départ aspiré dans un grand trou noir. Perpétuel, cela s’entend, l’éternité d’un trou de ver, Un tête-à-queue de part en part perdu au fond de nos mémoires.
Si ce n’est lui, c’est donc sa tête qui aurait convaincu la femme De mordre dans la connaissance par ses talents bonimenteurs. L’Ouroboros est à la fête et cessons de le croire infâme Mais ayons la reconnaissance envers son manège enchanteur !
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Gaïa a-t-elle créé le monde plutôt vers midi ou minuit ? On ne sait pas. Il est écrit qu’elle aurait créé la lumière Et puis les planètes bien rondes mais… était-ce de jour ou de nuit ? L’évènement n’est pas proscrit mais ce détail reste un mystère…
Elle m’a répondu cette nuit qu’en fait tout le monde s’en moque ; Chacun voit midi à sa porte et n’en fait pas d’indigestion. L’énigme résolue vers minuit m’a fait comprendre son équivoque Quant au dénouement, peu importe, la réponse est dans la question.
Quoi qu’il en soit, trois mois d’hiver et un temps toujours brouillardeux Me portent à croire Gaïa pudique et le ciel, voile de décence. Et puis le temps dans l’univers et l’heure de Gaïa, ça fait deux ; Et la seule heure fatidique après la mort, c’est la naissance.
Tout va très bien sur la planète et c’est le paradis sur Terre ! Enfin… lorsqu’on aura tué un tiers de la population Et que l’on aura fait place nette aux religions qui nous atterrent Par leurs adeptes habitués à faire leurs manipulations.
Vive la ronde des missiles et de l’arsenal nucléaire ! Qu’on déterre la hache de guerre avec tomahawk patriotes ! Tant qu’on regarde à domicile le taux des avis mortuaires Les infos paraissent moins vulgaires sachant que la farce est idiote.
Mais en mariant les couleurs grâce aux transhumances massives, En amalgamant tous les dieux en un seul bien plus médiatique, En atténuant la douleur par une euthanasie passive Et par des virus insidieux, cesseront ces problématiques.
Faisons confiance à nos élus qui nous ont mis devant un gouffre Et nous promettent sans retard de faire un grand pas en avant. Mais dès qu’ils auront résolu comment ne plus sentir le souffre, Sans doute sera-t-il trop tard mais… est-ce un détail aggravant ?
Reproduction de « La Joie de vivre » par Henri Matisse.
Dans la mythologie nordique, Yggdrasil siège à l’arbre-monde Et Fenrir est le loup célèbre d’inspiratrices épistolières. À notre époque parodique, on lui voue une course immonde Non pas pour des raisons funèbres mais pour des raisons pétrolières.
Dans d’autres textes alchimiques, un Lion Rouge ou Lion Vert Représente la force solaire opposée à l’Ouroboros. Aujourd’hui l’industrie chimique crée des virus sous le couvert D’intentions qui mettent en colère les complotistes les plus féroces.
C’est dire le travail de Gaïa qui ne baisserait pas les bras Mais les étend d’Est en ouest pour rassembler tous ses enfants Qui continuent leurs guérillas à lui faire péter les chakras Et brandir ses foudres célestes sur tous ces pantins triomphants.
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Elle n’a pas bouffé du lion mais seulement un vieux loup de mer Qui s’était laissé envoûter par une sirène charmeuse. Puis elle a hissé pavillon, mis à la bouche la pipe amère, Pour aller empapaouter ses sœurs de bouffées parfumeuses.
La casquette vissée sur la tête, pieds nus, cul nu, sans pantalon, Elle avait assez fière allure avec entrain et bonne humeur. Lorsqu’elle rejoignit la fête, la pipe au bec, en hauts talons, Toutes les sirènes se résolurent à dire : « Interdit aux fumeurs ! »
Sans doute la Lune dorée appelle la sirène phosphorée Comme la pleine Lune rousse attire la sirène-garou. Ce soir, la couleur mordorée domine l’ombre des forêts, Rien ne sert d’inviter la frousse à courir sous les chapeaux de roues !
D’ailleurs, la sirène phosphorée n’a rien en elle pour faire peur ; D’abord elle est végétarienne et ne vit pas en pleine mer, Ensuite, se cache dans les forêts pour éviter toute torpeur À son amie, une batracienne, vieille météo intérimaire.
Quant à la sirène phosphorée, pas plus à dire à ce sujet. Je ne sais pas ce qu’il advint des légendes qui s’y relatent… Exceptée une mijaurée qui se serait jadis adjugée Les eaux du marais poitevin grâce à l’escarboucle écarlate.
Ici les feuilles se déchaînent et tournent en lévitation ; La Lune au centre s’agrandit plus lumineuse et insistante. Les lapins ont brisé leurs chaînes et partent à l’invitation De la canopée qui brandit les branches aux feuilles persistantes.
Sans doute le signe du lièvre dans l’astrologie du solstice Vont-ils perturber la quiétude de la nuit la plus étendue. Le halo de Lune avec fièvre se répandra dans l’interstice Pour pleuvoir avec certitude par une rosée suspendue.
Et l’on verra à chaque branche briller les gouttes opalescentes Qui mûriront pour la semaine qui précède la Saint-Sylvestre. Quant à nos lapins, en revanche, ils entameront la descente Avec comme dernier phénomène une révolution terrestre.
Aux alcooliques, l’éléphant rose, aux rêveurs les licornes roses Quant aux poètes, dont l’alcool d’Apollinaire les imbibe, À eux les rêveries moroses et les vers trempés dans la prose Lorsque les rimes caracolent avec le rhum des Caraïbes.
Si les licornes sont légendaires, leurs couleurs ne sont pas notées Et si celle-ci me paraît rose, c’est sans doute un signe des temps Dont la valeur référendaire dépend de ceux qui ont voté Pour que la nature n’arrose seulement que les cygnes d’étang.
La licorne rose est virale et déclenche l’absurdité Aussitôt qu’elle est invoquée en première ligne d’un poème. À chaque strophe, une spirale déploie tant de stupidités Qu’à la fin, elle est révoquée vers ses origines bohèmes.
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Les sirènes, d’après la science, sans la maîtrise du feu sacré, N’ont aucune possibilité de progrès dans leur société. Juger ce manque d’efficience est a priori consacré À renier l’habilité à en produire à satiété.
Car le feu produit par la terre est récupéré pieusement Par les vestales volcaniques qui n’ont toujours été que neuf. Et comme l’eau est délétère envers ce précieux gisement On le recueille dans d’organiques géodes à l’apparence d’un œuf.
C’est hélas tout ce que je sais de la science des sirènes Car il y a peu de rescapés qui peuvent encore en témoigner. Seul un marin qui connaissait cette technologie pérenne Et qui a pu s’en échapper a vu sa parole dédaignée.
Désormais nous ne dirons plus : « il pleut, il neige ou même il vente ! » Mais un temps personnifié : « Lilith pleut, Lilith tombe à verse ! » Car la déesse qui a déplu à Dieu est devenue servante De la météo notifiée par l’ange de la partie adverse.
Par Saint-Médard, évidemment qui lui a appris le métier En commençant par le déluge comme expérience nécessaire. Dès lors il pleut décidément chaque fois que, par amitié, Lilith et l’ange font du grabuge en fêtant leurs anniversaires.
Le réchauffement planétaire est une simple conséquence De Lilith devenue frileuse par suite d’un refroidissement. Dès que son état sanitaire reprendra la bonne fréquence, Des nappes de froid nébuleuses reviendront subrepticement.
Aussitôt que la rose offerte à Julia effleura sa main, Tout son corps redevint fractale et ses cellules se scindèrent Pour libérer l’âme entrouverte qui voulait s’ouvrir un chemin Vers une vérité fatale que l’on aurait cru suicidaire.
Mais au contraire elle apparut dans sa véritable nudité, Un corps nouveau et rajeuni sous la mue du poids des années. Toutes ses rides disparues, tombées dans cette absurdité De la vieillesse – quelle avanie ! – qui était devenue surannée.
C’était une rose éternelle ; celle qui au matin est éclose Et qui au soir s’évanouit d’une mort douce et naturelle Pour renaître comme une ritournelle qui serait conforme à la clause Du recommencement inouï d’une existence intemporelle.
Illustration de Jack Howl alias Beach Ghost sur https:www.facebook.combeachxghost .
Tandis que leur Dieu se repose après avoir créé le monde, Adam et Ève se morfondent sans leur joyeux animateur. Comme l’un et l’autre le supposent, il n’y a rien à faire à la ronde À moins que l’on se dévergonde comme deux bons reproducteurs.
Après le sexe on a la dalle et l’esprit est un peu ailleurs… Là, un serpent bonimenteur propose des pommes en promotion. « Oui mais ça va faire un scandale ! » rétorque Adam d’un ton railleur. « Au contraire, rien ne s’y oppose ! » répond Ève avec émotion.
« Tenez, Madame, goûtez-moi ça ! » leur argumente le vendeur Et Ève de croquer le fruit, l’apprécier et en donner À son mari qui angoissa d’avoir cédé au pourfendeur Qui leur laissa comme usufruit une dette insubordonnée.
Les enfants devenus adultes perdent leur couleur indigo Quand ils se déguisent en fourmi et rejoignent la communauté. Sauf quelques-uns qui restent incultes et font comme les escargots Partis rejoindre les endormis sous les feuilles d’automne ballottées.
Comme quoi même dans l’indigo, il y a le clair et le foncé ; Selon s’ils peuvent rester eux-mêmes ou se fondre dans la société. Il faut donc faire le distinguo et pour cela nous enfoncer Dans leur enfance d’où les problèmes ont dû germer à satiété.
Entre le chêne et le roseau ; face au vent, chacun sa manière Hormis les plantes sans racines, les fils et les filles de l’air Qui écouteront les oiseaux, feront l’école buissonnière Et butineront les capucines ou tout ce qui saura leur plaire.
Plus d’un siècle encore nous séparent jusqu’à la parité mondiale ; L’écart global étant comblé de l’ordre de soixante-neuf pour-cent. Plusieurs pays encore déparent à cette avancée primordiale ; Les femmes continuent à trembler devant le mâle tergiversant.
La Banque Mondiale nous l’affirme, seulement quatre pour-cent des femmes Bénéficient des mêmes droits économiques que les hommes. Mais au sommet des grandes firmes, elles n’ont qu’une position infâme Et les salaires à leur endroit n’affichent pas les mêmes sommes.
Seule l’éducation est proche de la parité observée, Démontrant là leur volonté : s’assumer de leur propre chef. Côté santé, plusieurs reproches, dans les pays controversés, Montrent des filles violentées, mutilées selon l’UNICEF.
Danemark, Islande et Norvège dominent quant au respect des Femmes Et restent les pays les plus sûrs, inclusifs et égalitaires. Gageons que gagnent ce cortège, tous les pays aux mœurs infâmes Qui sont une terrible blessure envers l’espèce humanitaire.
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Enfin Uranie la danseuse, avec globe terrestre et compas, Qui adapte l’astronomie aux règles de l’astrologie Avec sa lune magnétiseuse et ses deux soleils comme appas Qui font perdre toute autonomie aux héros de mythologie.
Pourtant c’est moi qui l’ai séduite avec mes poèmes en couleurs Qui lui ont fait voir ses planètes dans un univers renversé. Toute sa folie s’est traduite par de l’amour, non sans douleur, En lui adaptant des lunettes sur ses soleils bouleversés.
Depuis elle me fait les tarots avec un petit air triomphant ; Elle me voit Roi dans son royaume et elle, ma Reine Barbara. Pourtant je me tiens à carreau car elle me réclame un enfant Qu’elle appellera Prince Guillaume qui, plus tard, me renversera.
Illustration de Yannick Corboz sur https:characterdesignreferences.comartist-of-the-week-4yannick-corboz .
Quant à Thalie, c’est l’hallali ! Elle n’y va pas par quatre chemins, Descendantes des Valkyries, chaque poème est une fête. Toutes les épopées d’Italie et les légendes sans lendemain Après un verre de daiquiri lui font vite tourner la tête.
Sans doute est-elle un peu oracle lorsque son corps parle pour elle Par ses seins qui vous dévisagent par l’envie de vous violenter. Alors elle promet des miracles à qui ne voit pas la bourrelle Qui est en elle mais envisage une dernière volonté.
Et quand je suis tombé sur elle, je lui ai demandé l’amour ; « Juste une nuit jusqu’au matin et jusqu’à ce que mort s’ensuive ! » Elle est restée très naturelle mais surprise par mon trait d’humour ; Bien qu’elle ne soit pas une catin elle m’a dit : « Qui m’aime me suive ! »
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La première n’ayant pas de nom, je l’ai appelée Laurelïne, Issue de mes rêves d’espaces intergalactiques à souhait. Comme elle avait connu Junon, la déesse aux mœurs palatines, Sont sorties de sa carapace tout un tas de muses dévouées.
Elle m’a fait connaître Calliope, la poétesse un peu perverse Qui me souffle des vers cochons à faire rougir les romancières. Et puis Clio, un peu salope, et ses histoires à controverse Qu’elle raconte à califourchon sur son vieux balai de sorcière.
Et puis Euterpe et Terpsichore, le duo des folles chantantes, L’une au piano, l’autre à la basse, deux sœurs dont l’une en plein émoi Pour moi car la brune m’adore et se montre toujours consentante, En échange d’un mot de passe, pour ne chanter rien que pour moi.
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Si vous entrez par mes coulisses, celles du palais de mes muses, Vous les verrez se préparer avant de m’inspirer un vers. Afin de goûter aux délices des coquineries qui m’amusent, Elles aiment bien se séparer pour me parler à mots couverts.
Derrière l’escalier secret dissimulé par des tentures, Chacune est tapie dans d’alcôve d’une antichambre dissimulée Qui donne sur le lieu secret de nos intimes aventures Derrière les draperies mauves où tous mes rêves sont stimulés.
Car tout est rêve dans mon palais où chaque muse imaginaire M’entraîne par le fil des songes dans le dédale de son manège. On y sert des plats népalais par une muse originaire Qui nous concocte ses mensonges d’abominable femme des neiges.
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La Vérité sortait du puits et tout redevenait limpide Bien sûr, c’était celle des vainqueurs car le mensonge va aux vaincus. Mais tout a bien changé depuis et les médias, peu intrépides, Ne sont que des serfs chroniqueurs pour un public peu convaincu.
La Vérité parle beaucoup et même, je dirais, un peu trop ! À chaque jour, son événement ; à chaque événement, son débat. Et là, on nous noie jusqu’au cou de commentaires de bistrot ; Tout le monde a raison, tout le monde ment, c’est toujours le même combat.
C’est la foire aux aréopages d’interlocuteurs gravissimes Qui nous expliquent ce qu’ils pensent que les grands de ce monde pensent, Puis après on tourne la page car c’est l’actualité qui prime. La quête de vérité dispense et celle du mensonge compense.
Tableau de Marco Rossati sur https:conchigliadivenere.wordpress.com.
On a remplacé les oracles par les sondages et les médias Et les prophètes sont détrônés par tous les cabinets conseils. Comme on ne croit plus aux miracles, peu importe dans l’immédiat Si la vérité est prônée par ceux qui récoltent l’oseille.
Là où Jacques Attila passa, le futur ne repoussa pas ; Il ne reste plus qu’à questionner l’intelligence artificielle. Hier, le pouvoir d’achat baissa, demain il sera encore plus bas ; Pour en être décongestionné, attendons les présidentielles…
Quant aux sirènes naufrageuses que nul marin n’a relatées, Si elles restent mystérieuses, c’est qu’elles vivent dans les récifs. Et leurs attaques outrageuses avec leurs raids de galatées, Sont menées de façon furieuse et d’un courroux fort agressif.
Mais alors comment le saurais-je, moi qui vis plutôt en montagne ? C’est Loreleï qui me l’a dit alors qu’elle rentrait de Bavière. Une cousine de Norvège l’aurait appris d’une compagne Qui vit là-bas en Acadie au lieu-dit des mille rivières.
Une sirène à la Monet se prélassait dans son étang Juste sous le pont japonais aux nénuphars en plein délire, Quêtant les pièces de monnaie que les badauds, par tous les temps, Jetaient, la brise dans le nez, en espérant la voir sourire.
Elle était nue, tout simplement, pas plus sirène que vous et moi, Mais il n’y a pas de sot métier à faire la manche à Giverny. D’ailleurs les gens sont amplement récompensés avec émoi Quand elle invite, par amitié, ses amateurs les plus vernis.
Tableau de Motoko Ishikawa sur https:www.duitang.com .
L’enfant voit le monde très grand et tout y est démesuré ; Un talus devient la falaise, une heure devient l’éternité. Si le gigantisme est flagrant, on ne sait pas le mesurer Et il n’y a aucun malaise à y voir toute aménité.
Coquelicots ! Voiles écarlates gonflées par le vent de l’enfance ; Marguerittes ! Oracles à l’amour sur les aventures éphémère ; Pissenlits ! Aigrettes qui s’éclatent au moindre souffle qui les offense ; Trouver la fleur la plus glamour, la seule à offrir à sa mère.
Tandis qu’un Soleil paternel va-et-vient autour de la Terre, Occupé à ses nobles tâches d’éclairer et d’ensemencer, Un autre foyer maternel, qui reste toujours solidaire, Veille sur ceux auxquels il s’attache et attise leurs vies romancées.
Gaïa, notre mère cachée n’a pas l’éclat de notre père Mais ne varie pas sur nous sa course sous des prétexte astronomiques. Gaïa ne se montre fâchée que lorsqu’elle se désespère Sous des tensions qu’elle nous débourse par quelques secousses sismiques.
Pour jouir d’un amour sincère, habitez donc en bord de mer ! Certes il vous faudra essuyer ses raz-de-marée sentimentaux. Mais c’est mieux que ceux qui s’insèrent sur les sommets les plus amers Et qui sont les plus éloignés de la chaleur de son manteau.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.