Quand je marche serein guidé par les grands arbres, Je ne m’attarde pas et je reste de marbre. Celle qui m’a appelé m’a tracé la voie verte, Ses fidèles soldats l’ont ainsi découverte.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Sur le mur du cimetière, Six revenants sont assis Et chantent la nuit entière Le gai refrain que voici :
Dans notre carcasse, Le vent du vallon Produit quand il passe Un bruit de violon. Dans nos métacarpes Et nos osselets, C’est un chant de harpe Et d’ukulélé. Dévissant nos têtes Pour tambouriner, Prenant pour baguettes, Nos deux péronets. Soufflant de la flûte Gaiement tous les six Dans le trou occulte De notre coccyx.
Tous les vivants sont moroses, Plaignons leur malheureux sort Nous voyons la vie en rose Depuis que nous sommes morts.
Moi, je vais chez ma bell’mère À minuit pour l’effrayer J’mets la tabl’ de nuit par terre Et j’lui chatouille les doigts d’pieds!
Moi, j’aime à voir invisible Ma femme et son s’cond époux Elle lui fait des scènes terribles Ce que je rigole c’est fou !
Voici le réveil qui sonne Le jour succède à la nuit Sur le mur il n’y a plus personne Les revenants sont partis …
Encore une vieille chanson de mon enfance que m’avait apprise M. Codou, mon professeur de musique en 6ème et je remercie sa fille Anne Codou qui était ma camarade de classe et qui m’a aidé à en retrouver les paroles originales.
Tout au bout de la jetée, là où le soleil se couche, C’est là qu’elle a commencé, et mon cœur encore en bouge, Mon idylle pour une fée qui m’a sauté à la bouche, Un amour inachevé, là-bas sur la Pointe-Rouge.
Je suis tombé dans ses bras, en chutant d’une calanque, Je voulais reconquérir tout le mal à la racine, J’ai osé braver la mort en marchant dans les salanques, Mon cœur est tombé de haut dans l’amourette assassine.
J’ai jeté l’ancre mentale, dans le port de ce village, J’ai débarqué mon esprit, j’ai brûlé toutes mes barques, J’ai cessé de calculer, arrêter le bricolage, J’ai cessé de contrôler, stoppé toutes mes remarques.
J’étais trop dans l’abandon, elle était trop incisive ! J’étais dans le lâcher prise, elle avait tant de sagesse ! Moi j’avais l’âme canine, elle était une tigresse ! J’en ai serré les molaires, elle était persuasive !
Je lui ai tant envoyé de bouteilles à la mer Qu’elle s’est embastillée dans une geôle de silence ; Et quand j’ai voulu forcer un peu sa parole amère, Elle m’a jeté à l’eau avec une rare violence.
Que de belles perspectives dans ces ruelles magiques ! Je vois de beaux labyrinthes qui s’enfuient dans les traboules. Il n’y a pas de logique dans ces rues analogiques Et pour vous le démontrer, venez sans perdre la boule.
Cette ruelle s’enfonce profondément dans l’oubli De mes mémoires manquées, de mes actes inachevés. Tout au fond de la venelle, mes pensées sont affaiblies Et se meurent dans un lit, la mort veille à leur chevet.
À droite sont mes amours, la rue n’est pas très profonde. Elle n’a que quelques entrées, personne derrière la porte. À gauche sont mes souhaits, seul l’écho résonne l’onde Et le pire de mes regrets, que le diable les emporte !
Mon petit pont des soupirs, je l’ai souvent emprunté Quand j’étais contemplatif et malheureux en amour. Plusieurs fois j’ai cru mourir, cœur et âme défuntés, Plusieurs fois j’ai voulu fuir au pays du désamour.
Mais la petite fenêtre où brille une petite lumière, C’est toi l’amie qui m’écoute, qui me prête ton oreille. Aide-moi à repérer ton escalier auxiliaire Qui me fera découvrir la chambre de tes merveilles !
Encore un de mes secrets, fruits de mes comportements, Que je vais vous dévoiler, vous en comprendrez l’effet ! Chaque fleur de ce bouquet, de mon « moi » est un fragment, Une petite entité, comme une petite fée.
La première du bouquet, la petite primevère, C’est la fleur de l’impulsion, ma petite fleur pionnière. Le deuxième du bouquet, bouton à peine entrouvert, C’est la fleur de mes passions, et de mes belles manières.
Les grandes feuilles de fougères, ce sont tous mes messagers ; Ils me proposent leur aide et me donnent des solutions. Les pensées pour mes enfants, tous ces petits passagers, Les fruits de mes sentiments, mes graines de séduction.
Les fleurs couleur de soleil, sont l’image de mon Ego ; Elles expriment mon unité et montrent ma volonté ! Les petits épis de blé, agents médicolégaux, Sont pour ma sécurité, face à mes nécessités.
Chaque fleur a un visage, chaque fleur est mon image. Autant pour mes qualités, autant pour mes malfaçons. Chacune porte en son cœur, une part de l’âme sage, Par ma personnalité et c’est sans contrefaçon !
C’est une conversation entre les quatre éléments Allo ! Allo ! Ici l’Eau qui interpelle la Terre ! Au feu ! Au feu ! C’est le feu ! Répond dans un flamboiement ! Terre-à-terre, c’est la Terre à tous ses destinataires ! De l’air ! De l’air ! C’est le Ciel ! Écartant tous les nuages. C’est la communication qui fait trembler l’univers L’Eau murmure un chant d’amour de sa voix la plus suave Le Feu braille un chant de guerre avec sa voix de tonnerre La Terre ne parle pas, la Terre acquiesce sans doute Et l’Air transmet leurs messages, tout le monde est à l’écoute.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Je l’avais arrosée avec beaucoup d’amour Elle a grandi soudain et sans faire de bruit Ses parfums enivrants font vraiment trop glamour Et je vais m’y blottir pendant toute la nuit.
Demain, c’est décidé, j’arrose le chaton Même dose comptée, même effet garanti ! Panthère, tigre ou lion ? On ira à tâtons Sous l’arbre tropical, sous mon beau méranti.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le bar est ouvert Allons prendre un verre Rien qu’un petit ver Au diable vauvert !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Comme un fruit au bout de la branche Le soleil se change en orange Je vais m’en payer une tranche De ce fruit lumineux et étrange
Mais la biche aux abois qui passait par ici M’a dit : « Mon beau Monsieur, que vous êtes joli !» Comme je connaissais le corbeau, le renard J’ai gardé mon orange et souri goguenard.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Pour écrire « je t’aime », je mets une tulipe. Pour t’inviter ce soir, j’en mettrai deux ou trois. Pour t’embrasser demain, j’en mettrai à ta lippe, Pour demander ta main, attachées en courroie.
Une tulipe rouge, juste pour dire bonjour, Une tulipe noire, juste pour dire bonsoir, La blanche du dimanche parce que c’est un bon jour, Et la bleue tous les jours pour passer de bons soirs.
Ce n’est pas compliqué de dire avec des fleurs ! Moi, j’ai tout un bouquet posé sur mon bureau. Quand je tape au clavier, sans être écornifleur, Je sais très bien comment faire le godelureau.
Tiens ! Pour faire un essai, je prends une fleur rouge. Je pense à t’embrasser, j’en ai l’eau à la bouche ! Je glisse l’enveloppe dans le bec d’un carouge Qui va te l’apporter et mon pli fera mouche !
Mais ma botte secrète, ma supérieure touche, C’est la tulipe d’or qui mettra dans ton cœur Cette petite clef qui m’ouvrira ta couche Et qui, de notre amour, sonnera le vainqueur !
Je partage mes poires, je partage mon vin, Je partage mes pommes, je partage mon pain. Si ma table est ouverte, c’est que je suis devin Et que j’aime bien rire avec tous mes copains.
Tu viens avec ton corps, je l’embrasse d’abord ! Tu viens avec ton cœur, je le serre d’ardeur ! Tu viens avec l’esprit, je le bois jusqu’à la lie ! Tu viens avec ton âme, je t’aime belle dame !
Couper la poire en deux pour le plaisir des yeux. Tes deux pommes tendues comme fruits défendus. Éviter les pépins sans faire le malin. Bien sucer le noyau avec un tord-boyau.
Pas besoin de payer, ce sera en nature, Tu pourras revenir et rester si tu veux, Car pour bien digérer, là-haut sous la toiture, J’ai installé pour toi un petit nid moelleux.
J’ai installé ce soir, là-bas, sous la tonnelle, Ce plat de bienvenue éclairé aux chandelles. Viendras-tu partager mon repas d’amoureux ? J’ai envie d’embrasser ton bouton savoureux !
Incompatibilité, peut-être à première vue. Ne sont-ils pas assortis ces merveilleux tournesols ? L’un rayonnant de soleil comme une danseuse de revue, L’autre arborant l’air austère aux aiguilles de sa boussole.
Madame le tournesol n’en ferait donc qu’à sa tête Tandis que ce beau Monsieur serait plutôt solitaire ? Ils sont de la même espèce, l’un est le Yang de la fête, L’autre est bien plus réservé, l’esprit un peu terre-à-terre.
Mais à regarder de près, en descendant aux racines, On voit qu’ils sont les deux bouts du même sarment de plante. Alors vous pouvez choisir : être frangin ou frangine ? Vous aurez, de toute façon, une âme ambivalente !
Pour récolter cette pomme, c’est très facile, en somme ! Choisissez une cueilleuse pas plus haute que trois pommes, Donnez-lui un coquetier en guise de panier d’osier, Elle en portera les fruits dans son joli chemisier.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
La coccinelle intrépide s’en vient dans cette fleur close Et les belles étamines lui chatouillent les élytres L’une d’elles gagnera de partager le lit rose Pour une passion d’amour dont la fleur sera l’arbitre.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
La marée s’est arrêtée cette nuit pile à minuit. Aussitôt sont arrivés les vaillants réparateurs. Ils ont nettoyé la mer jusqu’à l’aube et sans un bruit. Ce matin c’est terminé au soleil horodateur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Elle est fière et frivole, c’est la fille d’Éole. Elle danse en chantant la danse des sept vents. Elle tourne dans sa robe, fait claquer ses créoles, Les deux mains en arrière, les deux mains en avant.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Y-a-t-il plus beau métier que celui des coloristes ? Tous les soirs au crépuscule, ils vont rentrer les couleurs. Patiemment ils veillent au grain et cajolent le ciel triste, Vont border les eaux dormantes, sèchent les larmes de douleur, Rafistolent les nuages percés par les améthystes Qui ont déchiré le ciel des éclats avant-coureurs. Tout le monde va dormir dans la nuit irréaliste Et laisser mourir le feu enrobé dans la noirceur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Quand le soleil se couche au-dessus de la mer, Il se lève en même temps, là-bas aux antipodes. C’est ainsi dans ce monde ; suivant ce que tu vas faire, C’est vu différemment selon les myriapodes.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ces deux yeux qui vous regardent, bien adaptés au décor, C’est mon ami le martien, bien caché dans la nature. Deux feuilles en guise d’esgourdes ; deux iris, fleurs au cœur d’or Et ses deux métatarsiens verdissent de vergétures.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Cœur vaillant intrépide, as-tu l’âme audacieuse Pour risquer l’aventure et éprouver ton corps ? Car pour vaincre ta peur et ta mort capricieuse, Il va falloir grimper dans les plus hauts décors !
Là où l’air se fait rare, là où s’ouvre l’espace, Là où l’herbe est éparse, là où le froid domine, Tu prendras les chemins qui prolongent l’impasse Jusqu’au sommet ultime où le soleil culmine.
Quand le soleil couchant atteindra l’horizon, Sur les flancs enneigés tu la verras briller, C’est l’Étoile d’Argent, la fleur de guérison. Mais avant de descendre, je t’invite à prier.
Le génie des alpages est là bien à son aise ! Son compère l’oiseau lui est resté fidèle. Il se met sur son dos et siffle « La Paimpolaise » Et tous deux aiment bien se poser en modèle.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ma fiancée, c’est la nature, sa toilette est très frivole ; Sa robe est nacrée de rouge sur un joli jupon vert ; Elle porte sur l’épaule une vaporeuse étole. Et, quand je viens l’embrasser, elle m’attend à découvert.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai jeté mes soucis au fond d’une oubliette Et mes craintes aussi avec mes inquiétudes. Et pour chaque victoire, deux ou trois fleurs violettes C’est comme un témoignage, c’est comme une habitude.
Je ne connais pas la peur car la peur tue l’émoi. C’est une petite mort qui conduit au néant. J’affronterai ma peur, elle passera sur moi, Elle me traversera debout sur mon séant.
Lorsqu’elle a circulé j’observe son chemin Par mon œil intérieur que je fais pivoter. Et là où elle est passée il ne subsiste rien, Plus rien d’autre que moi et mon intimité.
Il faut savoir oser, il faut savoir risquer. Oui mais au bout du compte on a tout à gagner ! Retrouver le courage qu’on nous a confisqué Et le laisser agir pour nous accompagner.
Chaque jour une peur suit le même chemin. Ça m’amuse toujours et je rajoute un brin. Une petite fleur violette du jardin. Mon bouquet me rend fort, je suis calme et serein.
C’est la reine des montagnes, elle porte une couronne. Cinq rangs de perles de pluie, une richesse inouïe ! Pour monter jusqu’à la cime, il faut l’âme fanfaronne Et le cœur bien accroché à l’esprit très ébloui !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Il vient sous ma fenêtre toutes les nuits d’été. Quand il me sent bien triste, il se plait à chanter Quelques chansons d’amour dont il a le secret. Il vient me consoler, mon petit merle doré.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Cette fleur impossible, c’est l’Étoile Polaire ! Elle suit constamment le cap de la Petite Ourse. Mais pour compenser la rotation de la Terre, Elle tourne en spirale tout au long de sa course.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le roi de la forêt, c’est le Cerf Forever ! Il arbore ses bois dès la sortie des bois. Son royaume sur Terre, c’est dans la forêt vert Et il tombe en émoi pour les biches aux abois.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ce soir à pleine lune, je retrouve une amie On va se retrouver plongés dans la nature On va se consacrer à notre allogamie Pour transmettre mon nom à ma progéniture.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Coucou monsieur l’oiseau, venez donc prendre un verre ! J’ai des amuse-gueules et des olives vertes ! Oiseau multicolore ou oiseau uniforme, L’important c’est l’ivresse, peu importe la forme !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Le chat dort dans les melons, Le chasseur est endormi, Il ressemble au mamelon, De la reine des fourmis !
S’il dormait dans les pastèques, Les souris dansotteraient Et le chat de source aztèque Me les boursicoterait.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Mon chien se prend pour une guitare ! De pure race, c’est pas un bâtard !
Quand il se gratte, il frappe l’accord, Quand il s’ébroue, c’est du rock hardcore !
Il est classique, c’est dans sa nature Et il s’endort sur mes tablatures.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Couronné par la Lune, glorifié par la Terre, C’est le roi des forêts, c’est le Cerf Forever ! Il a choisi pour reine la biche Déméter, Celle qui l’ensorcelle et qui le fait rêver !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Encore une sortie pour les pêcheurs de feu. C’est à la Pleine Lune qu’on les attrape mieux, Les poissons flamboyants qui font le mets des dieux. Ce soir on fait la fête, le sourire radieux !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Si tu veux m’épouser et unir nos deux mondes, Tu auras en alliance un beau croissant de lune. Et si tu veux de moi, ma très chère Raymonde, Au pied de l’arc-en-ciel, j’ai trouvé la fortune !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Elle rit tout le temps et son cœur est ouvert. Elle a les yeux rieurs et le sourire espiègle. Elle se promène nue sauf un foulard tout vert Mais elle n’en a que faire, elle est fière comme l’aigle !
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Madame la liseuse est parfois bien songeuse. Elle vit en balance, le corps entre deux mondes. Est-elle ici ou là ? Elle est très voyageuse. Perdue dans ses atlas et dans ses mappemondes.
Va-t-elle s’habiller ou rester toute nue ? Peut-être juste un châle, ou un déshabillé ? Juste vêtue d’un voile sur son corps ingénue, Fardée jusqu’aux paupières, ou bien démaquillée.
Plongée dans ses lectures, elle est aventurière, Captive du désert, recluse au harem, Parfumée, ointe et nue, elle se fait meurtrière Pour être la favorite pour le pouvoir suprême !
Le soir elle se donne aux fantasmes érotiques, Un peu pornographiques et se fait libertine, En prenant quelquefois des poses acrobatiques, Se caressant la vulve et sa jolie poitrine.
Quand je passe la voir, je sais la captiver : Je lui lis mes poèmes et mes contes de fées. Elle se fait actrice et pour la motiver, Je lui refais l’amour jusqu’à la décoiffer.
Ma reinette sur sa branche regarde d’un œil malicieux Avec ses petits yeux rouges, flamboyants comme le sang Et sa petite peau verte pour se cacher des curieux.
Elle attend que je m’avance pour me dire en coassant : « Bonjour, Monsieur le poète, vous êtes un prince audacieux ! Moi je suis une princesse, vous m’aurez en m’embrassant ! »
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Cet homme cherche la clef dans le faisceau de sa lampe Mais où a-t-il l’esprit ? Où-a-t-il la conscience ? À sa place j’irai chercher en suivant la rampe Là où la lumière fuse et où est la clairvoyance !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ma mie, veux-tu ce muguet ? Symbole d’amour, de bonheur ! L’ai cueilli dans la forêt En tout et bien tout d’honneur.
Mais pas de sous-entendu, Entre nous pas de pudeur ! Je te l’ai juste tendu, Il est mon ambassadeur.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tiens ! Tiens ! Vous savez quoi ? Je vois la vie en rose ! J’ouvre mon parapluie, il n’y a plus de danger ! Je me perche au-dessus de ces soucis moroses, J’invite une copine et je vais m’arranger.
Ne croyez surtout pas que je fuis votre monde ! J’essaie tout simplement de ne pas m’entraîner Sur les rails mécaniques d’une existence immonde. Je veux juste essayer de me désenchaîner !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tous les moutons s’en vont voir le Mont Saint-Michel. La route est bien tracée et les prés verdoyants. Pourquoi leur faudrait-il trouver leur propre échelle Quand les rails sont posés, huilés par les croyants ?
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Assise devant sa fenêtre, elle était comme une fleur, Je venais de lui offrir un petit brin d’amandier. Elle l’a délicatement posé juste sur son cœur. Je l’ai cueilli ce matin, moi son petit arcandier.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Sur la peau douce-marine de mon exquise bretonne Tous ses pores sont ouverts et respirent l’air marin. Quelques toisons un peu rares sur son derme monotone Et les landes herbacées qui flairent le romarin.
Juste au coin de son orbite, près de son œil cristallin, Mouillent là dans une larme mes jolis petits bateaux. Cet iris qui les regarde comme un pompon bien malin Semble osciller dans ses rêves pour s’enfuir de son château.
Ce petit port prend racine juste auprès d’un petit pore Qui borde tes jolis yeux, juste à l’encre de tes larmes. Protégé par le cap vert protégeant des ascospores, Ton petit nez fait de l’ombre à ce petit port de charme.
Sous ton regard attendri, je suis venu en ami. Dans la baie, j’ai jeté l’ancre et j’ai replié ma voile. Je me suis fait tout petit pour accéder à ton nid Et de peur que je me perde, je regarde mon étoile.
Petit port, je suis à toi, je suis amoureux de toi. J’ai pris ce chemin tranquille qui me guide vers ta bouche. Lorsque je serai dedans, je nous chercherai un toit Pour t’inviter tendrement à y partager ma couche.
Il dit l’amour par ses mains, Il dit oui avec le cœur. Il parle beaucoup de sa vie, il parle beaucoup de lui. Le langage de ses mains, c’est son seul soliloqueur, Sa parole c’est le geste, il dialogue sans un bruit.
Il dit « oui » avec sa tête, pour dire « non » il la balance. Il s’exprime par son corps, il raconte avec son cœur. Ne croyez pas qu’il est muet, qu’il a fait vœu de silence. Il n’use pas de parole, c’est un mime un peu moqueur.
Il parle d’amour par ses gestes, il fait la cour par son corps. Pour séduire une femme, il lui mime sa beauté. Pour l’inviter, il suggère, une pose pour l’accord Et pour dormir avec elle, il met sa langue de côté.
C’est une sorte de danse, une espèce de ballet Sans musique et sans parole, plutôt une « anti-chanson ». Il a un vocabulaire brillant et inégalé. Tout le monde le comprend et même les enfançons !
Il sait compter sur les doigts quand il faut parler d’argent. Sa gestuelle est d’argent et ses silences sont d’or. Il est riche de son âme, son esprit est émergent Et la nuit dans sa demeure, tout doucement … il s’endort.
Elle joue avec son cœur, elle joue pour les enfants, Tout sourire derrière, tout sourire devant. Elle entraîne son monde, les petits et les grands, Ses refrains sonnent gais et jamais décevants.
Une attention critique qui juge et qui ordonne, Une moue dédaigneuse et qui vous désapprouve. Vous croyez qu’elle oublie et qu’elle vous pardonne Mais elle comptabilise et ceci vous le prouve :
C’est la sœur « faux-sourire », une fausse sirène ! Ses intentions sont fourbes et son cœur est cruel. Elle montre un honneur mais qui sent la gangrène, Sa compassion truquée, ses dons contextuels.
Elle prend grand soin de vous pour dorer son blason, Elle joue les entraîneurs pour se mettre en avant. Tous ses gestes sont calqués et mis au diapason D’une immense ambition et de calculs savants.
Je l’ai parfois croisé, j’avoue, je l’ai aimée. J’ai vu clair dans son jeu, je m’en suis séparé. Mais on ne peut blâmer le venin essaimé. Sœur « faux-sourire », un jour, devra bien réparer…
J’aime prendre ce pont pour marcher dans les nues. À la claire fontaine, je guette l’ingénue. Il n’y a pas de maillot, il n’y a pas de tissu. À la branche du pont dont son arche est issue.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
J’ai oublié mes graines et j’ai perdu mes vers. Je n’ai pas d’attention, ni de concentration. Oui, je sais, je perds tout, j’ai la tête à l’envers, C’est mon petit cerveau qui manque d’application !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Tout doucement descend sur le vaisseau flambant La girafe étrangère à l’essence légère Elle plonge dedans l’océan chatoyant Aux vagues brisant la planète mensongère.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Fier vaisseau du désert, tu as su affronter Les tempêtes de sable et les carences d’eau. Mais c’est un iceberg qui t’a su confronter Caché dans un mirage dans son abrivado !
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Semblant crever le ciel, les gros nuages lourds Vont bientôt s’écraser dans les champs cultivés. Tout l’orange coulera sur le vert du velours. Je ne sais quelle couleur sera transitivée.
Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.