Aujourd’hui j’ai ouvert le ciel Les étoiles nous montrent le chemin Lâchons le superficiel Sur la voie rose, main dans la main.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Ne supportant toujours pas le moindre petit vêtement, Elle vit sur une feuille géante de nénuphar. Puis, elle a laissé ses rêves la diriger vertement Au gré de sa destinée pour effacer son cafard.
Elle a l’air si impudique, ouvrant son sexe à l’azur ! Et portant comme un trophée sa poitrine prometteuse ! Elle n’ose abandonner et d’offrir à la césure, Troquer pour queue de poisson ses deux fesses plantureuses !
Mais la fée reste pantoise et, surtout, reste sans voix Et mes rimes maladroites n’ont pas donné de l’effet. Je crois que je vais l’aider si vous voguez de convoi Alors tous, concentrez-vous, j’en appelle à l’ÉCHO-FÉE !
L’oracle m’a répondu de manière inattendue ! Pour recouvrer une voix, il faut l’appel aux racines ! Toutes ces âmes en réseau dont le fil est si tendu Qu’il propage les échos de la sainte médecine.
Crois-en de toutes tes forces, retrouve dans tes mémoires Toutes tes âmes incarnées qui t’ont longtemps précédée. Elles sont toutes avec toi, gravées dans tous tes grimoires Et te rendent en cri de joie ce dont on t’a dépossédée !
D’allure un peu fleur bleue à la touche secrète, Le regard éperdu et la bouche fluette, Chevelure négligée mais l’oreille discrète, Elle ne nous dira rien, elle est la fée muette !
Vous l’avez rencontrée au palais de Neptune ! Elle chantait la joie qui règne au fond des mers. Une voix de cristal qui faisait sa fortune Mais les plaisirs oraux sont toujours éphémères.
Pour un joli marin, elle a donné sa voix, Pour un amour terrestre, elle a troqué sa queue Pour des jambes de reine qui lui tracent la voie Du bonheur au foyer et dans son cœur aqueux.
L’enveloppe océane lui manque terriblement, Les étoffes soyeuses sont injures à sa peau. Elle se promène nue avec des tremblements Mais pour vaincre le froid, elle met son chapeau.
On la pense un peu sotte et fragile d’esprit Et personne n’écoute ses chagrins silencieux. Même son mari hésite et reste l’incompris. Il va falloir trouver un moyen tendancieux…
Le baiser féminin est un peu audacieux ! Interdit à la ville, banni en société. Pour un plaisir qui touche jusqu’au-delà des yeux Et qui renvoie au cœur une complicité.
Un besoin féminin de trouver la douceur Dans le sens réciproque de sa tendre âme-sœur. Pourquoi tenir caché un instant de bonheur ? Pourquoi mettre au boisseau ce baiser butineur ?
Tendrement enlacées elles iront chercher Au-delà des tabous les caresses de charme Qui sauront prodiguer aux chairs amourachées Le plaisir féminin dans la joie et les larmes.
Voilà qu’elle me reprend et me brouille la vision. Elle vient superposer les évènements liés. Les coïncidences ratées reviennent pour la révision, Trouver l’opportunité où je vais me relier.
Car je deviens guérisseur si je me guéris moi-même ; C’est transcendant le mal dedans mon propre organisme. Et je deviens professeur si je m’enseigne moi-même ; En reprenant mes erreurs pour briser mon égoïsme.
Ces pétales circonflexes, je les replie en moi-même Et j’en ressens les échos à l’intérieur de mon cœur. Tout le monde y contribue, que je haïsse ou que j’aime, J’en ressens la gravité qui me propulse en vainqueur.
Écouter toutes les choses inscrites dans cette rose Me fait enfin retrouver toute mon intégrité. C’est ainsi que toutes choses, en bonheur ou en névrose, M’apportent l’enseignement qui fait mon autorité.
Toutes ces voix m’enveloppent et me frappent comme un gong Qui m’apporte des messages que j’inscris dans mes cellules. Puis, c’est mon corps qui me parle, articulant tous mes gonds, Comme une encyclopédie, papillon ou libellule.
Il n’est plus de ce monde, sa mémoire n’est plus. Sa civilisation appartient au passé. Mais c’est dans nos racines, l’héritage en surplus, Qu’il faut chercher la trace, mémoires entrelacées.
Quand j’entre en résonnance au plus profond de moi, Mille voix me rappellent les tissus de mes âmes. Combien de connaissances vibrent ainsi en émoi ? Combien d’éducations ont forgé mille lames ?
Écho dans mes cellules, écho dans mes pensées, Pas besoin de langage quand on est primitif ! Ce langage primaire n’en est nul offensé Si j’honore mes pères, serein, contemplatif.
Dans toutes mes épreuves je retrouve l’effet De l’étrange maîtrise qu’ils m’ont tous octroyée Qui me donne l’intuition, un murmure des fées Qui toujours m’accompagnent ; comme autoenvoyés.
Lémuriens ou atlantes ou hyperboréens, Vous brûlez dans ma flamme mais sans me consumer ! Tout comme le présent de ce nazaréen Qui me donne ma force et je puis l’assumer.
Tous les jours je me confronte à la misère du monde. Il y a trop d’informations nuisibles à ma raison. Je ne veux pas m’isoler, que mon âme vagabonde, Mais je dois me protéger pour construire ma maison.
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Dans le monde végétal, chacun y fait sa couture ! Pour réparer son cresson, madame la coccinelle Se pose comme un bouton, c’est la loi de la nature ! Quand un bouton fait pression, la dame est compassionnelle !
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Regardez-moi dans les mains, regardez-moi dans les pieds ! Fixez-moi de votre paume, observez-moi de la plante ! Je vais bientôt vous montrer comment sortir du guêpier Dans lequel vous êtes ancrés et dont l’ombre vous supplante !
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Voilà que ça reprend, j’échappe à mon reflet ! Nous sommes séparés et vivons notre vie, Chacun de son côté reçoit le camouflet, Mais pourtant nulle haine ne nous a asservis.
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Elle a choisi d’enfermer tout son monde à l’intérieur. Peut-être trop réfléchie, au risque d’y perdre l’âme. Et son manque de dialogue qui la scelle à l’extérieur, Lui permet d’utiliser tout son temps à double-lame.
Dualité défaillante concernant son féminin, Facteur de malentendus de tensions dans les unions. Son principe féminin s’oppose à son masculin Et le soleil marque un temps et suspend son lumignon.
Sa nature émotionnelle est vraiment très autonome. Complètement opposée à toute son intelligence. Elle s’entête et s’obstine, joue le jeu de sa personne, Mais se retrouve isolée, insensible aux influences.
C’est dur pour son expansion et renforce sa rigueur. Ses contraintes sont pénibles, l’existence est gravissime, Ne permet pas l’envolée et régule sa vigueur, Sa conscience est timorée, ses scrupules fragilissimes.
Mais elle est d’humeur changeante, elle est prudente et patiente. Et c’est toute sa puissance et c’est là tout son génie ! L’expansion des relations, son besoin d’être concordante Lui permettra d’échapper à cette neurasthénie.
C’est dans son miroir intime que j’espère ses faveurs. Elle est belle et illumine le soleil de l’âme-sœur. Dans la grâce de ses gestes, nulle erreur ni défaveur Ne vient contrarier l’estime que je porte à sa douceur.
Que peut faire un cœur de femme, si ce n’est pour apporter De l’essence à la flamme qui grandit en amitié ? Pour une pensée d’amour, je voudrais bien lui porter Tout mon cœur de troubadour et un peu d’intimité.
Juste un peu de ses cheveux pour lui brosser le portrait, Du pinceau ou de la plume, ce qui lui plaira le mieux ! Je plonge au fond de ses yeux, j’y vois mon autoportrait, Peut-être ma demi-âme, peut-être un signe des cieux !
J’aime voir danser son corps qui exprime sans parole Tout ce qu’une femme donne et ce que son cœur reçoit. Tantôt sa robe s’envole comme fait la fumerolle Qui anime ma lanterne dans cette estime de soi.
Mon amour si tu m’écoutes, si ton cœur est accordé Aux rimes de ce poème que j’écris dans le secret, Je te l’offre en parure dans l’espoir de t’aborder Et c’est dans mon temps présent que je veux t’y consacrer.
Heureux qui trouve son arbre pour attacher sa survie. Souvent quand le sol s’incurve, les pieds ne suffisent plus. Il m’est bon de rencontrer, sur la pente asservie, Ce précieux pin parasol qui tout de suite m’a plu.
Que la nature me pardonne si je le découpe en épieux. Je le débite en sauvage pour m’en construire un abri, Une table et quatre chaises, une armoire et puis un pieu ; Quand la nature est cruelle, je la couvre de lambris.
Même si après ma mort, on m’y glissera dedans, Je n’en veux pas à mon arbre, cela nous va comme un gant ! Une étrange association de deux enfants de la terre Qui s’unissent comme ils peuvent mais s’aiment comme deux frères !
Ces voiliers sont bien flous fondant dans la peinture, Les voiles délavées, les coques dégradées. La mer fait tache d’huile à la belle aventure Que le soleil salue de rayons évadés.
Sommes-nous dans un rêve où la vérité meurt ? Sommes-nous échappés de la réalité ? Ce monde est irréel et devient écrémeur Quand j’y plonge mon âme et mon cœur alités.
C’est ainsi que je vois tout le monde qui passe Devant moi, loin de moi et à perte de vue. Mais ce flou dans mes yeux, c’est l’écho qui dépasse, Son immersion intime me prend au dépourvu.
En chaussant mes lunettes, la nature s’affine. Une belle monture qui me conduit au net. Mais ces verres sévères à la fée séraphine Sont bâtons de vision, un soupçon malhonnête.
Les images aplaties sont ma réalité, Ou bien la profondeur redevient imprécise. Je dois choisir entre deux anormalités ; Précision en 2D ou 3D indécise.
Si l’âme a choisi ses parents, Si le père a choisi la mère, Si la mère a choisi le sang, Si la vie est bien éphémère, Si l’esprit en est le cocher, Si le corps a été conçu, Si le cœur en est le clocher, Si l’écho en est préconçu,
Tu seras un homme, mon fils ! Tu seras une femme, ma fille !
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Les baleines ont planté après s’être échouées Quelques pépins de toile, c’est assez comme ombrelle ! Quelques gouttes de pluie et puis un coup de fouet Par un coup de tonnerre sonnant les chanterelles !
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Tous en habit de fête ils se sont alignés Pour entrer dans la boîte du soleil de minuit. Le videur est un orque au devoir assigné Il est physionomiste pour les belles-de-nuit.
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Tandis que tous sommeillent et s’apprêtent à éclore Il est la sentinelle et guette les dangers Il veille à préserver tout l’art unicolore De la fleur de gaieté mais sans les déranger.
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Surgissant de la brume comme faisant surface, La cité sous-marine a les pieds dans la vase. L’inspecteur Canardeau va enquêter sur place Et tenter de trouver un indice pas trop naze.
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Quand le soleil s’est levé, la barque était désertée ! Nulle trace du pêcheur, nulle trace d’un rôdeur ! C’est l’inspecteur Canardeau qui a été alerté Et qui va nous raconter qui est victime ou fraudeur ?
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Le dentiste Colibri est vraiment très compétent. Allongez-vous sans un bruit et ouvrez bien grand vos dents. Il saura vous nettoyer et enlever vos caries Sans douleur et sans regret de son petit gabarit !
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Ils étaient des milliers, ils étaient des millions À foncer vers un but qui leur était donné. Après avoir couru sous la loi du talion Car ils savaient qu’un seul serait subordonné.
C’est à ce moment-là que l’âme a décidé Lequel serait l’élu, lequel serait sacré. Celui qu’elle a choisi pour se chrysalider Et dont l’hérédité lui serait consacrée.
Tous les dés sont jetés, tous les plans sont tracés. On va réaliser une nouvelle essence ! L’âme se confectionne un corps si bien racé Qu’on ne pourra jamais faire la différence !
Maintenant les travaux sont très bien engagés, Il n’y a plus qu’à attendre leur réalisation. D’ici quelques saisons il va aménager Pour une autre maison : la civilisation.
Aujourd’hui c’est le jour de son achèvement. Le moment va venir où l’esprit insufflé Va naître à la lumière impérativement Et poursuivre sa vie que l’écho a soufflée.
Après avoir posé les fondements sacrés, L’écho s’est divisé ; il en naquit deux fées. Désormais elles sont la trinité nacrée, Irisée de lumière, un symbole, un trophée.
La « Mère Créatrice » s’est ainsi dupliquée : Avec « Dualité », elle s’est répartie, Avec « Filiation » elle s’est répliquée, Et l’ÉCHO d’origine est dans chaque partie.
« Créatrice » est heureuse d’être ainsi épaulée. Tout l’univers repose sur ces quatre piliers. L’écho n’a pas besoin d’être autocontrôlé ; Il est le quatrième et leur est affilié.
« Dualité » féconde la vie en expansion. C’est la fée qui seconde en collaboration. Elle amplifie le monde en simple propension Mais sa force réside dans la séparation.
« Filiation » perpétue tous les rêves d’amour ! Elle est la compassion qui anime l’union. Elle s’est sacrifiée sur l’autel désamour Pour nous autoriser d’entrer en communion.
Quand Dieu veut colorer le monde, Il prend ses plus belles couleurs. Avec son couteau, il émonde Les pierres, cristaux et les fleurs.
Puis il applique, couche par couche, D’abord le maigre, après le gras. Et pour mettre la dernière touche, Ça coule tout seul au bout du bras !
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Ce matin l’oiseau-écho a parlé avec la biche Ils ont parlé bien longtemps du père de ses enfants Car Monsieur Cerf Forever n’est pas suffisamment riche Il voudrait vendre ses bois pour nourrir les petits faons.
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Je l’avais oubliée depuis son immersion ! Je n’avais ni nouvelle ni l’écho des ébats Avec une grenouille, peut-être une aversion S’est glissée entre eux deux par des hauts et des bas ?
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À force de léviter, on est entreprenant ! On peut même s’envoler au premier coup de vent ! Quand il y a du Mistral, c’est très contrevenant ! L’autre jour, j’ai volé jusqu’aux Îles-sous-le-vent !
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Tu prends le bateau rouge, je prends le bateau bleu On s’en va dans la vie, on s’en va deux à deux Le premier qui arrive aide l’autre à venir Et celui qui oublie aura le souvenir.
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Appel à tous les oiseaux, décollage très imminent ! Il faut aller secourir tous les oisillons de mer ! Votre piste est dégagée, ce sera déterminant Pour votre action de secours et pour consoler les mères.
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Turgescence de l’œil qui intensément me fixe Du cœur de cette rose d’un air inquisiteur. Il est comme la flamme rouge-sang du Phénix Qui meurt en s’embrasant et renaît visiteur.
Car la rose écarlate possède son histoire : Chaque bouton naquit d’une goutte de sang. Dragon ou bien Phénix ? Il est clair, c’est notoire, Que toutes ces chimères ont rôle évanescent.
Regardez bien les vagues autour du cœur de feu ! Elles sont les témoins de l’écho triomphant ! Le même qui créa d’un divin boutefeu Et son père et sa mère, et puis tous leurs enfants.
J’ai plaisir à écrire, à rimer et chanter Tous ces témoins d’un monde dans lequel je suis né. J’en cherche les échos, dans les roses enchantées ; Elles me parlent toutes, et j’en suis embruiné !
Je suis le fou-papillon et le roi des fanfarons ! C’est moi qui franchis le pas mais ça, on ne le sait pas ! Je fais tous mes coups en douce, je m’enfuis comme un larron ! Je suis le papillon fou, certains m’appellent le mat.
J’ai juste mon balluchon pour subsister aujourd’hui. Je n’ai rien prévu demain ni encore après-demain. Car mon temps n’existe pas mais je tiens mon sauf-conduit Qui m’ouvre les portes éphémères, comme ça, en un tournemain !
Je sème l’inattendu, je fais des bouleversements ! Je fais des taches partout en provoquant des erreurs. Je change le cours des choses, produis des renversements ! Je bats des ailes et provoque des cyclones de terreur.
J’ai de l’inventivité et de la créativité. Par le fil de l’intuition, j’ai beaucoup de relations. Les peintres et les poètes puis, la collectivité Sont guidés par ma folie et mes affabulations.
Je vais vous dire un secret : je suis le fis de l’ÉCHO ! J’apporte des prophéties et des messages d’amour ! D’orient jusqu’en occident, je mets tout le monde ex-æquo ! Je suis le fou-papillon, je suis votre troubadour !
Papillon de l’hiver, papillon solitaire. Sur les terres glacées je parcours les sentiers. Je suis seul sur les mers, je suis seul sur les terres. Je suis gardien de nuit durant l’interchantier.
Quand il y a une alerte, je réponds à l’appel ! Avec les bénévoles nous portons les secours. Quand le froid est intense je sonne le rappel Et j’ouvre les abris même en dernier recours.
La neige a recouvert de son beau manteau blanc Les plaines et les montagnes et tout a disparu ! Le silence solennel en devient accablant, La famine fait rage quand passent les charrues !
Les provisions s’épuisent et le siège est cruel. Nous avons eu des pertes, d’autres ne répondent pas. Nous tiendrons par la foi du froid contextuel Par la ténacité de mon épiscopat.
Courage mes amis j’aperçois des lueurs ! Les renforts nous arrivent avec le renouveau ! Ayons de la patience, épongeons la sueur, La nuit va s’achever sur un monde nouveau !
Où iront les secrets quand y’aura plus personne ? Que deviendront les noms des plus belles amours ? L’hirondelle en partant ne fera plus l’automne Si personne n’en parle aux oreilles alentour !
C’est mon rôle dévoué et je suis le gardien. J’enregistre l’écho de toutes connaissances. Tous vos faits et vos gestes sur tous les méridiens, J’en grave la mémoire pour votre renaissance.
Pour les dernières fêtes, on solde tous les fruits ! Les noix et les châtaignes et les beaux champignons ! Toutes les provisions feront les usufruits Au temps des amours mortes au petit lumignon.
Et je ferme les yeux à chaque feuille morte. Je pleure avec les arbres qui se mettent en deuil. J’aide les animaux à porter leurs comportes Pour tenir tout l’hiver quand je jette un coup d’œil.
Et voilà, c’est fini, c’en était la dernière ! La nature s’endort dans un sommeil profond. Je suis celui qui reste et porte la bannière Et transmettrai demain l’écho dans les tréfonds.
Papillon de l’été, papillon flamboyant ! Je suis peintre en couleur et le roi des conteurs ! C’est moi qui mets la poudre à vos cœurs foudroyants Quand l’étincelle d’amour met le feu au compteur !
Je me pose sur ton âme et je lui dis « avance ! » « Ose être qui tu es, et ose t’affirmer ! » Puis je guide à l’oreille, restant en connivence, De conseils avisés et pour te confirmer.
Papillon de l’été, papillon de l’action ! Lorsque tu tergiverses et demeure indécis, Je me pose léger, contrariant l’inaction Et je te fais pencher dans un but bien précis.
C’est au creux de l’oreille, j’ai mes appartements. J’y agis en concierge en captant l’air du vent. Quand une bonne idée passe, le l’attrape prestement Et la glisse à ton âme dans un geste adjuvant.
Papillon de l’été, papillon de l’amour ! L’oreille des demoiselles sont les plus délicates. Leur cœur est frémissant à veiller jour et jour Et c’est moi qui colore leurs lèvres écarlates.
Papillon du printemps, papillon dans le vent. C’est moi l’annonciateur et c’est moi l’éveilleur ! Je chasse le sommeil, par-là, ici devant. Je réveille les fleurs, je suis l’émerveilleur !
Ce matin j’ai dilué les plus belles couleurs. À midi, démarré les pompes à chlorophylle. Ce soir, je dynamite tous les bourgeons en fleur. Cette nuit je pourchasse les méchants exophiles.
Demain, j’accoucherai toutes les chrysalides. C’est une opération délicate à mener ; Car l’enfant doit sortir par un trou, invalide Et doit faire l’effort sans s’y faire amener.
Après-demain les ours et tous les mammifères Sortiront du sommeil de leur hibernation. Après j’irai aider les oiseaux pour affaires ; Bâtir un nid à deux, les œufs de la nation.
Mais ce que je préfère, c’est le temps des amours. Je permets les rencontres et les accouplements. Je murmure aux oreilles mes chants de troubadour. Puis je les laisse faire tout le repeuplement.
Parfois je me demande si la gravitation N’est pas tout simplement une imagination ; La pensée amusée d’une drôle de planète Qui a besoin de moi pour lui faire la fête !
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Quand la mer tend sa main, c’est très impressionnant ! Les gestes de la terre peuvent être effrayants. Mais c’est pour nous montrer son appel implorant Et nous faire comprendre qu’on doit être obligeant !
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Pizza universelle ou personnalisée. Parfois douce au palais ou un peu acidulée, Elle fond dans la bouche pour bien canaliser Les arômes subtils aux papilles adulées.
Avec le mascarpone, brousse ou mozzarella, Le fromage fait la robe qui fait le bon liant. Mais avec la tomate, alors, Mozart est là ! Qui nous fait la cuisine et nous sommes confiants.
Quand on y met de l’herbe, on décolle au palais ! Estragon, basilic ou bien menthe, c’est le Ritz ! Tous les fruits de la terre viennent s’y épauler : Poivrons, haricots rouges, aubergines, céleri.
Mais le clou du spectacle, on le garde pour la fin ; Soit en forme de bateau ou en forme de bouche. Certains y voient la vulve au plaisir féminin, D’autres y voient le bâton de la meilleure touche !
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Un papillon en bouche, une fleur sur l’épaule. Tout autour des lumières en guise d’auréole. Sentez battre son cœur, sentez vivre son corps, Occultez votre esprit et laisser l’âme éclore !
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Retrouvons-nous ce soir avec tous les amis Au point d’eau, il me tarde, de trouver nourriture ! Bénissons bien nos corps et ce qui réunit Les fruits de notre Terre pour sa progéniture !
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Le créateur s’amuse la septième journée. Il rit, il fait l’amour, redevient un enfant. Par moment il se penche et il va ajourner Bientôt son expérience, mais il est triomphant.
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Dans un cri de lumière crevant l’obscurité La parole et le verbe ont frappé un grand coup L’écho de cet impact est luminosité Et les anneaux s’écartent marquant le contrecoup.
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Quand je pense à la mère et je pense à l’enfant, Ce sont deux étrangers tous pris séparément. Je sais bien que nos sangs sont mêlés maintenant Mais je n’ai pas ce lien de la chair au présent.
Ce qui différencie le mari et sa femme, C’est l’union sacrée de cet enfantement Qui transforme la mère en son cœur et son âme En fille de la terre implantée saintement.
Nous avons tous les deux, bien choisi notre rôle ; Tu as pris la madone comme poste sacré, J’ai pris celui qui sème mais n’a pas le contrôle Et c’est la différence qui nous est consacrée.
Je te veux comme épouse, comme mère et enfant Car j’aperçois l’étroite entité trivalente. Tu me veux comme époux pour être l’éléphant, Le pilier de famille, structure corpulente.
La croisée des regards est la bonne visée. Je dois te regarder avec l’art de tes yeux Et tu vois, à ton tour, mon regard avisé ; Ce rapprochement nous fait miséricordieux.
Il me restait des fleurs au fond de mon panier. J’avais brisé mes pots, je n’avais plus de vase. J’ai trouvé ce pichet au fond de mon grenier. Il était noir de suie, il était vert de vase.
Je l’ai bien nettoyé jusqu’à l’étonnement. Il était transparent presque invisiblement J’ai versé un peu d’eau d’approvisionnement Et je l’ai déposé tout ostensiblement.
Aussitôt je l’ai vu s’élever dans les airs Au milieu de la pièce avec fluidité Il s’était arrêté sans rapport de misère Pour expliquer un peu pareille absurdité.
Je me suis assoupi laissant là ce mystère En espérant demain revenir au normal. Mais quand j’ai vu flotter d’abord mon secrétaire Puis les chaises et la table j’ai compris l’anormal.
J’aurai bien fracassé ce bouquet démoniaque Mais il était le cœur de l’étrange prodige Je n’ai pas voulu tuer l’ensemble paradisiaque Ce divin équilibre à donner le vertige.
Si vous venez me voir ne vous étonnez point Si tout mon mobilier flottille absurdement Vous verrez s’écouler l’énergie en appoint Qui part au cœur du vase dans un rayonnement.
Ça m’a pris hier matin, je me suis envolé J’ai perdu pied soudain comme en apesanteur L’attraction m’a lâché et j’ai pris ma volée Je n’ai plus ma raison ni les pois de senteur
Écoutez cette histoire que je vais raconter : À l’origine un prince a irrité la fée. En guise de pénitence, elle l’a transformé En grenouille à sa mare y vont tous les méfaits.
Il est resté bien seul, là, sur son nénuphar, Attendant que le charme arrête d’opérer. Mais le temps a passé et posé comme un phare Qu’il était condamné à s’y désespérer.
Un jour une princesse, par l’amour, éplorée, S’en vint jeter son corps, le confier à la mort. « Jolie, jolie, Princesse, donne-moi un baiser ! Car je suis un beau prince et je t’aime d’abord ! »
« Hélas, hélas, mon Prince ! » pleura la demoiselle, « Je ne tiens à la vie pas plus qu’au désespoir Qui me ronge le cœur et mon âme chancelle, Je veux mourir ici, je n’ai aucun espoir ! »
« J’ai une solution ! », lui proposa le prince. « Lions nos destinées, lâchons prise à nos peurs ! » Alors elle se penche, dans l’eau elle se rince Et l’embrasse d’amour et sort de sa torpeur.
Le miracle a eu lieu, on vit les deux grenouilles S’aimer et s’enlacer au milieu de la mare. Sur un beau nénuphar en guise de quenouille Ils ont filé leur vie au milieu des têtards.
Comme moralité, à cette belle histoire ; Un malheur arrivé n’est qu’un bonheur caché. Et pour le révéler, il faut un exutoire Pour provoquer l’écho de l’amour détaché.
La comète semeuse traverse l’univers. Soudain, elle décide que c’est le bon moment ! Elle explose, elle accouche d’un petit omnivers, Au foyer d’un trou noir, elle extrait l’élément.
Arrosé de poussières et de gouttes d’étoiles, Un soleil a germé dans la nativité En se développant et déployant ses voiles. Nous sommes au premier jour de créativité.
Un nuage se forme et tout autour de lui, Le halo se resserre et devient des cristaux. Par des jeux de lumières, c’est le jour et la nuit Qui rythme tout l’ensemble structurant les listeaux.
Alors notre comète étendant ses rayons, Souffle sur le troisième cristal son amour Et la vie se répand soulevant le hayon De la fine planète pour le deuxième jour.
Et les eaux se soulèvent par le feu de son cœur Qui couve la planète par le feu de l’amour. Les montagnes s’écartent de cet alambiqueur, Formant la carapace pour le troisième jour.
La chevelure pousse et flotte dans le vent, Des petits organismes se regroupent ensemble. C’est l’organisation du monde du vivant. Le quatrième jour c’est la terre qui tremble.
Des volcans régurgitent le trop-plein des pressions Qui bouillent sous la marmite et enrichi les sols. L’usine bat son plein, modèle par impression. Le cinquième jour s’ancre dans les paléosols.
Sortant de son silence, la parole est donnée. Tout le monde se rassemble autour du feu sacré. Une femme enfante et se met à fredonner Une chanson d’amour au sixième décret.
Pour le septième jour, le monde tourne rond. L’horloge est bien réglée et avec répartie. Il va falloir survivre avec ces tâcherons Et pendant ce temps-là, la comète est partie…
Je voulais terminer mais je viens de comprendre Que rebrousser chemin c’est encore plus loin ! Et puisqu’on m’a appris à aimer à apprendre, Je vais ouvrir la mer pour regagner mon coin.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Paré à la manœuvre, décollage imminent ! Nous montons d’un degré, je vais vous l’expliquer : Je suis le messager et c’est déterminant Pour aider au voyage et bien vous appliquer…
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