Une fois passé le pont entre Orion et Cassiopée, L’aventure extraterrestre pourra enfin commencer. Passez donc par l’entrepont, j’y ai ma bibliopée Et j’ai monté un orchestre vénusien et romancé !
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Partager une vie à deux, c’est peindre avec le même cœur ; Respirer sous le même toit, c’est conjuguer le même corps ; Réaliser des entredeux, c’est prodiguer l’esprit moqueur ; Savourer des moments courtois, c’est s’aimer encore et encore.
Pour découvrir sa bonne étoile, il faut l’esprit aventureux ; Pour naviguer en pleine mer, il faut des envies intrépides ; Pour camper sous la même toile, il faut un désir plantureux ; Pour conquérir sa vraie chimère, il faut avoir l’esprit limpide.
C’est comme vivre dans un œuf fécondé par mille soleils ; C’est comme incendier un feu embrasé par tous les espoirs ; C’est comme suivre un destin neuf alimenté par les merveilles ; C’est comme faire un contrefeu pour se parer du désespoir.
Goûter l’esprit du partenaire, c’est découvrir mille saveurs ; Apprécier ses différences, c’est entasser mille trésors ; Ressentir tout son congénère, c’est accepter mille faveurs ; Associer ses espérances, c’est cumuler son précieux or.
Aller jusqu’au bout du chemin sur une portée infinie, Interpréter une musique qui fait résonner mille flammes, Créer le meilleur pour demain sans quotidien prédéfini, Devenir l’être métaphysique qui procrée l’alchimie de l’âme.
Je suis cyniquement doué pour remarquer l’absurdité. Je suis pince-aussi sans-rire mais je ne devrais pas le dire. Mais c’est pour mieux amadouer de mes propos accrédités Et tenter de faire sourire au risque de me faire interdire…
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Si mes pas dans la neige se sont tant étirés C’est parce que mon chemin est chargé d’impressions. Charmant comme un manège ou à couteaux tirés, Il m’emmène à demain sans aucune pression.
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Tapi dans l’ombre depuis longtemps, je dormais d’un sommeil de plomb. C’est une explosion de lumière qui m’a réveillé brusquement. Je n’ai pas été mécontent de ce matutinal aplomb Je suis parti de ma chaumière un peu chevaleresquement.
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Madame est malade à mourir d’une sécheresse d’amour ; Madame est malade d’éloge et dépérit sans compliment ; Madame est malade à nourrir ses craintes dans le désamour ; Madame est malade à l’horloge du temps qui triche impoliment.
Madame veut être admirée pour ses hypocrites ramages Qu’elle écrit au fil de ses livres que personne ne lira jamais. Madame veut sans cesse se mirer dans le miroir de ses hommages Dont elle a besoin pour survivre dans ses envolées enflammées.
Madame est souffrante d’orgueil qu’elle drape d’humilité ; Madame est imbue d’elle-même lorsqu’elle est là, agenouillée ; Madame s’habille de deuil pour masquer sa stérilité ; Madame, la seule qui s’aime et qui sait le mieux baisouiller.
Madame est la seule à connaître ce qui pourrait la dérider ; Personne ne sait comment faire, c’est là son tragique destin. Madame sait tout avant de naître, son âme a été débridée ; Tous les saints sont à son affaire et son salut est célestin.
Madame sait tout sur la vie et vous explique à tour de bras Qu’elle est experte en connaissances et qu’elle vous apprendra sa loi. Madame ne sera ravie que lorsque enfin, tel le cobra, Elle croquera sa propre essence et s’éteindra de bon aloi.
Assis sur mon dromadaire, bien ajusté sur sa bosse, Je navigue entre deux mondes, parcourant les mausolées. J’ai quitté l’embarcadère sur ce vaisseau qui cabosse Aux suspensions si immondes que mon cul est désolé.
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C’était une danseuse nue qui était un peu timide. On éteignait les lumières dès qu’elle entrait sur la scène. On ne voyait de l’ingénue qu’un pâle reflet humide. De sa danse coutumière, rien n’apparaissait obscène.
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Dans une aube nébuleuse ou un coucher tourmenté, Je ne sais à quel moment la journée a commencé ; La mer semble crapuleuse, les vents désorientés Avec des grains assommants de rêveries romancées.
Peut-être est-ce le matin qui remonte la journée ? Peut-être est-ce aussi le soir qui dégringole vers l’aube ? Moi, j’ai perdu mon latin dans une vie ajournée Qui ne pouvait plus sursoir au temps qui conduit le globe.
Un soleil couleur rubis sur un ciel d’azur-orange Fait resplendir la palette d’un peintre déraisonnable Qui aurait eu la lubie de composer ce mélange En tirant de l’arbalète sur des toiles insoutenables.
Les vagues incendiées d’oriflammes écarlates Semblables à des flots de roses sous les pas de la mariée. Quelque artiste contrebandier faisant trafic d’armes plates A dû larguer, l’air morose, ses grenades avariées.
Comme un costume audacieux qui s’accommode à ma peau, Que je sens m’assujettir aux couleurs sensationnelles, Je sens l’habit fallacieux me transformer en drapeau Sur lequel ce rêve étire mes folies irrationnelles.
Brassens disait « qu’il suffisait de franchir le pont pour l’aventure ! » Mais le plus difficile à faire c’est de commencer le voyage. Mon humeur se déconfisait dans toutes mes mésaventures ; Ce fut une pénible affaire de sauter à l’appareillage.
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C’est lorsqu’elle est en colère qu’on la voit sortir du bois. Comme le loup et l’agneau, elle veut rendre justice. La langue sur les molaires comme un vieux loup aux abois, Elle guette les signaux de toute moindre injustice.
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Docilement jouant la gamme dans cette harmonie d’absolu, Silencieusement, sans un bruit, dans tout un univers de notes, La mélodie fait l’amalgame comme une galaxie dissolue, Solennellement comme un fruit de soleil mûr dans ma menotte.
Faramineux comme un accord dans un système éblouissant, Miséricordieux dans l’amour dans une Terre unifiée, Révélateur du désaccord que la Lune fait en grandissant, Dominant sur un désamour jusqu’au néant pacifié.
Docile à solfier tout bas en partant de l’éternité, Si facile à dorer le sol où mes pas parcourent les mondes, Lancinant dans les contrebas pour une voie d’infinité, Solitaire dans l’entresol tout étoilé de l’hypermonde.
Facilement trouver la note juste pour l’accord des planètes, Minutieusement avec l’âme d’un enfant de l’humanité, Révolution qui cheminote sur un satellite en sonnette, Dodelinant comme une lame vibrant dans la sérénité.
C’est ainsi que dans cette octave qui dirige nos destinées, Chaque gamme fait le chemin, les détours et les expériences. Qu’elles s’arrangent ou bien s’aggravent, elles sont toutes prédestinées À nous accompagner vers demain et ses fortunes en variance.
Mon bébé est à toué, Son Papa est tatoué, Mais s’il tu l’prends à moué, Là, yé vais té touer !
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Si vous connaissiez ma femme, vous n’auriez plus peur de rien ! On dirait une mygale croisée avec un scorpion ! Si parfois elle m’affame – car je suis végétarien – C’est pour qu’elle se régale de la chair de mes morpions.
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J’habite au Nombril-du-monde, une espèce de trou perdu ; Je n’y reçois pas de lettre et personne ne vient me voir. La vue est un peu immonde, juste un aven éperdu ; Mais autant qu’on puisse l’être, je suis seul à le savoir.
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Que ce soit la poule verte, olivâtre ou émeraude, Ou que ce soit l’œuf bien mûr, bien pondu et fécondé, Je vous livre la découverte à la question qui taraude : D’où vient le premier murmure et qui vient le seconder ?
L’origine de la poule est cachée dans une force ; Une force positive qui agit en création. L’œuf, cette sorte d’ampoule, prend sa source dans l’amorce D’une force négative qui fait la procréation.
Or, si les deux sont liées comme le yin et le yang, Elles ne pourront rien produire ni séparées ni ensemble. Elles ont besoin d’une alliée, une sorte de Big-bang : Une force qui va induire une neutralité qui tremble.
Ainsi l’un précède l’autre et l’autre précède l’un, Mais ce n’est pas là la cause, ni l’esprit, ni la raison. Cette réalité est vôtre car vous y êtes enclin Car votre vie fut éclose par cette comparaison.
Ainsi la vie prend racine dans les trois forces sacrées ; La trinité créatrice, la suprême divinité. Cette naissance fascine qui voudrait s’y consacrer Et c’est l’âme fondatrice de toute l’humanité.
Juste un bisou sur la bouche, ça n’engage rien du tout, Mais si tu t’en vas plus loin, je t’avalerai tout cru ! Ce n’est pas pour prendre la mouche, mais je ne suis pas risque-tout. Ton cou sentira mon poing ; je suis costaud, l’eusses tu cru ?
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Lorsqu’il pleut plein de reproches comme une douche glacée, Je couvre de mon pépin tous mes petits cœurs d’oiseau. Quand il tombe des anicroches ou des phrases déplacées, Je les note sur un calepin que je hache de mes ciseaux.
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Je collectionne les aurores boréales ou équatoriales Sur la mer ou bien sur les plaines, sur les montagnes ou sur les dunes. J’aime ces reflets de pur or qui saignent d’un sang seigneurial Les pays où mon âme est pleine de sensations fortes opportunes.
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Tout au fond de mon oreille, il y a une petite fleur Tout ce que tu lui chuchotes lui chatouille les pétales. Quand tu me dis des merveilles, ça soulève un vent souffleur Qui vient siffler et cachotte plein de secrets qui s’étalent.
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Quand Monsieur-madame escargot croise Madame-monsieur escargot, À touche-corne mon compère s’en va séduire ma commère. Leur chant d’amour fait l’embargo et s’entremêle dans un cargo Pour mener une vie prospère dans leur existence éphémère.
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Heureuse la main du kiné Qui touche au petit pied qui nait ! Lui, qui n’a jamais bouquiné Mais n’en est pas enquiquiné, Les voilà bien accoquinés !
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Si Toulouse est la ville rose, colorée de brume et de mauve, Si Venise est ville d’amour, mystérieuse et bien étrange ; Il est temps de faire une prose ou quelques vers, mais sans guimauve, Pour reconnaître sans détour que Paris est la ville orange !
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D’une nudité surgissant comme du plus profond d’un trou noir, D’une énergie fertilisante d’après un écho orgasmique, D’un amour complet rougissant d’amoureux sur la patinoire, Mes délices euphorisantes sont une création cosmique !
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Sur l’aurore de la terre, il est le premier levé ; Depuis l’aube au crépuscule, ses bois sont une boussole. Du soleil, délégataire ; de la lune, parachevé, Notre cerf à particule est baron des Tournesols.
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Pour faire simple et lumineux, je vous le fais avec des fleurs : Quelques pétales auréolés autour d’un soleil géniteur. Qu’y a-t-il de plus faramineux, qui fait taire les persifleurs, Que cette vie alvéolée qui apparaît au moniteur ?
Déjà cachée dans une graine dans la plus simple expression, La fleur de vie se développe aussitôt que point le signal. Puis, chaque seconde qu’égrène, dans le sablier, la pression Du temps brise la frêle enveloppe du prototype original.
Et le mystère en toute chose donne à chacun sa dimension ; Comme une direction céleste que seule connait le créateur, Soit la parfaite métamorphose de ce qui porte la mention De l’extraordinaire geste de l’univers procréateur.
Il suffit d’une simple goutte sur la semence desséchée Pour que le miracle s’opère et que la mort soit supprimée. Comme le souffle d’air, sans doute, que Dieu donna pour dépêcher À notre humanité, son père et sa descendance exprimée.
C’est la cinquième dimension qui échappe à toute matière, C’est cette sainte direction qui ne se soucie pas du temps, De la formidable intention de la lumière tout entière Qui met la Terre en érection et donne un écho percutant.
Turlututu, chapeau pointu, mon petit cœur s’est évadé ! À moi la vie en liberté et les horizons colorés ! Turlututu, chapeau pointu, je vais bientôt me balader ! Finie la vie déconcertée, vivent mes amours déflorées !
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Le ciel se teinte de gris, la mer se farde d’argent, Tous les beaux jours de l’été sont partis pour une année. Je calme mon cœur aigri de compassion partageant Avec l’âme reflétée dans l’automne chicané.
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C’est juste à ce moment-là, entre la nuit et le jour ; C’est juste à cet endroit-là, entre la terre et le ciel ; Qu’apparait le Mandala, dessiné dans l’abat-jour, Sur cette voûte en aplats de couleurs existentielles.
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Toutes ces chaînes dressées sur mes intimes voyages M’enracinent dans la terre et me relient à mes pairs. Cet héritage, adressé comme un divin mariage, C’est la marque de ma mère et la lignée de mon père.
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Quand le guerrier se retire au profond de la forêt Aussitôt l’oiseau se pose en quête d’une attention. Et de la paix revêtir, et la quiétude adorer C’est ainsi qu’il se repose avec l’oiseau d’intention.
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Quand je vais me promenant tout le long de la rivière, Dans le beau soleil couchant sur un rideau rouge-orange, C’est toujours très surprenant de revoir dans ma Bavière Les oiseaux effarouchant pour un objectif étrange.
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Pour préparer son offrande et accorder son aura, La chamane, naturelle, offre son corps à la Terre. Sa nudité révérende permet à son mentorat La rencontre surnaturelle avec son saint ministère.
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Pour nourrir ces oisillons, il faut courir sans relâche Et apporter la becquée à ces enfants affamés. À travers les croisillons, nichés dans les bois de blache, On ne cesse d’abéquer dans ces fourrés malfamés.
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Si vous portez du rouge, un masque de colère ! Si vous portez du vert, un masque bienheureux ! Dès que votre corps bouge, vite un masque ovalaire ! Sortez toujours couvert d’un masque valeureux !
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Si je devais le jurer devant Dieu ou bien ses saints, J’en mettrais ma main au cœur bien appuyée sur ton sein ! Je l’ai un peu peinturée pour exprimer mes desseins Et sans me montrer moqueur, je mets l’autre sous ton bassin.
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J’ai fait l’amour à la nature et l’ai tant caressée des mains, Qu’elle a joui dans la lumière dans un orgasme flamboyant. Je l’ai exprimée en peinture avec mes couleurs d’être humain Et l’ai posée dans ma chaumière comme un souvenir rougeoyant.
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C’est après avoir bien ri en profonde méditation Que le petit moine heureux s’en va s’enivrer de vent. Après deux mégahenry en flot de lévitation, Il a l’esprit chaleureux et son avenir devant.
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Sur les terres fertiles, l’astre s’est élevé Admirer la beauté de la terre femelle. Dardant vers son pistil ses rayons envulvés Il lui fait tressauter ses montagnes mamelles.
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Mademoiselle est droite et penchée à la fois ; L’air hautain, un peu snob, en quête d’importance. Position maladroite mais qui fait, toutefois, Un effet xénophobe envers toute assistance.
Mademoiselle n’écoute que ce qui l’intéresse ; Ce qui plait à autrui n’a aucune importance. Seule importe sa route de femme chasseresse ; Un seul regard détruit qui manque de substance.
Mademoiselle ne voit que son aura d’étoiles ; Tout le reste est si terne que son soleil l’éclipse. Elle dirige sa voie en surfant sur la toile En mettant la lanterne sur les cœurs en ellipse.
Mademoiselle ne sent que l’odeur de l’argent ; C’est la seule valeur qui fait l’homme étalon. Parfois elle ressent dans les cours émergeant Juste un peu de chaleur atteindre ses talons.
Mademoiselle m’aime pas et c’est bien réciproque ; Nous sommes étrangers ou d’une autre planète. Tous ses tendres appâts lorsqu’elle se défroque Mettent mes sens en danger devant sa foufounette Et aussitôt ranger ma pauvre zigounette.
C’est le soir au crépuscule qu’il va entre les roseaux, En écartant les callunes, mettre sa pirogue à l’eau. Juste quand le jour bascule, parmi les cris des oiseaux, Il s’en va pêcher la lune à la lueur de son halo.
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Dès que je l’invite à ma table, je la dévore de mes yeux ; J’en ai vraiment l’eau à la bouche et je m’en lèche les babines. Pour que ce soit plus délectable et un peu plus cérémonieux, Je m’en ressers deux ou trois louches avec un verre de bibine.
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Par le Pont-sur-la-Voie-Lactée, l’enfant atteindra les étoiles À la rencontre du présent, dans les coulisses du cosmos. Si vous voulez le contacter, prenez une enveloppe en toile, Glissez-y un billet plaisant et transmettez à Déimos.
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Fièrement sous le tricorne qui agrémente son crâne, Emmanché d’un cou oblong qui l’élève vers le ciel, Au tropique du Capricorne, elle est une vétérane Et ses deux cornes en doublon ressemblent à un gratte-ciel !
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C’est l’étoile du matin qui dit bonjour à la Terre Avec sa couronne d’or et son chariot de flammes. Quand ses rayons m’ont atteint tout au fond de mon cratère, J’ai franchi le corridor et brandi mon oriflamme.
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J’y suis allé plusieurs fois sur les hauts plateaux des Andes Comme un petit toit du monde mais isolé comme une île. J’y ai retrouvé ma foi dans la cité révérende Loin des métropoles immondes, mais près d’amours juvéniles.
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Dans tous ces chemins éperdus que j’ai suivis au gré des vents, Je me suis souvent égaré dans des passages périlleux. Et de mon enfance perdue dans ces labyrinthes décevants, Je n’ai fait que me bagarrer contre des fantômes ennuyeux.
Où est cette petite fille qui me tenait main dans la main Et m’entraînait à l’aventure dans des rêveries romantiques ? Elle était vive comme une anguille, enchantait mon cœur de gamin, Aussi bien les mésaventures que les euphories authentiques.
Où est passé le garçonnet qui rigolait à mes côtés, Me montrait mille et une farces qui me provoquaient ces fous rires ? Il savait me désarçonner, il savait bien m’asticoter, Il était un joyeux comparse toujours là pour me secourir.
Puis, je suis devenu un homme et j’ai suivi les directions Qu’on m’avait appris à l’école et ont forgé mon opinion. Je suis devenu autonome sous les cahots de correction Qui me traçaient les protocoles pour me tenir en réunion.
Il a fallu que je me brise, pulvériser ma carapace, Traverser les pires douleurs et abandonner mes défenses. Je suis sorti de ma méprise et j’ai retrouvé ma vraie place. Là, dans mon cœur, mille couleurs repeignent les joies de l’enfance.
Tout mouillé, bien baveux, le baiser du mollusque Sur le bout de mes lèvres est l’invite à aimer ! J’en fais mon désaveu, au début il me brusque, Puis, je sens une fièvre, dans mon cœur, essaimer.
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Sur mon île ensoleillée, je t’accueille sous mon aile, J’y bercerai tes pensées, réaliserai tes rêves. Puis viendra, ensommeillé, nuit communicationnelle, L’amour fou à dépenser et recommencer sans trêve.
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Tête en l’air quand je m’envole du sommet de la montagne ! Terre-à-terre quand je m’écrase au pied de cette éminence… Cœur de feu, parfois frivole, quand je risque la castagne ! À vau-l’eau quand je m’embrase sans aucune convenance…
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