Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • L’enfant des étoiles – 2

    L’enfant des étoiles - 2

    Une fois passé le pont entre Orion et Cassiopée,
    L’aventure extraterrestre pourra enfin commencer.
    Passez donc par l’entrepont, j’y ai ma bibliopée
    Et j’ai monté un orchestre vénusien et romancé !

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  • Vivre à deux

    Vivre à deux

    Partager une vie à deux, c’est peindre avec le même cœur ;
    Respirer sous le même toit, c’est conjuguer le même corps ;
    Réaliser des entredeux, c’est prodiguer l’esprit moqueur ;
    Savourer des moments courtois, c’est s’aimer encore et encore.

    Pour découvrir sa bonne étoile, il faut l’esprit aventureux ;
    Pour naviguer en pleine mer, il faut des envies intrépides ;
    Pour camper sous la même toile, il faut un désir plantureux ;
    Pour conquérir sa vraie chimère, il faut avoir l’esprit limpide.

    C’est comme vivre dans un œuf fécondé par mille soleils ;
    C’est comme incendier un feu embrasé par tous les espoirs ;
    C’est comme suivre un destin neuf alimenté par les merveilles ;
    C’est comme faire un contrefeu pour se parer du désespoir.

    Goûter l’esprit du partenaire, c’est découvrir mille saveurs ;
    Apprécier ses différences, c’est entasser mille trésors ;
    Ressentir tout son congénère, c’est accepter mille faveurs ;
    Associer ses espérances, c’est cumuler son précieux or.

    Aller jusqu’au bout du chemin sur une portée infinie,
    Interpréter une musique qui fait résonner mille flammes,
    Créer le meilleur pour demain sans quotidien prédéfini,
    Devenir l’être métaphysique qui procrée l’alchimie de l’âme.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • L’oiseau cynique

    L’oiseau cynique

    Je suis cyniquement doué pour remarquer l’absurdité.
    Je suis pince-aussi sans-rire mais je ne devrais pas le dire.
    Mais c’est pour mieux amadouer de mes propos accrédités
    Et tenter de faire sourire au risque de me faire interdire…

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  • Mes pas dans la neige

    Mes pas dans la neige

    Si mes pas dans la neige se sont tant étirés
    C’est parce que mon chemin est chargé d’impressions.
    Charmant comme un manège ou à couteaux tirés,
    Il m’emmène à demain sans aucune pression.

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  • Mes pas vers la lumière

    Mes pas vers la lumière

    Tapi dans l’ombre depuis longtemps, je dormais d’un sommeil de plomb.
    C’est une explosion de lumière qui m’a réveillé brusquement.
    Je n’ai pas été mécontent de ce matutinal aplomb
    Je suis parti de ma chaumière un peu chevaleresquement.

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  • Madame est malade

    Madame est malade

    Madame est malade à mourir d’une sécheresse d’amour ;
    Madame est malade d’éloge et dépérit sans compliment ;
    Madame est malade à nourrir ses craintes dans le désamour ;
    Madame est malade à l’horloge du temps qui triche impoliment.

    Madame veut être admirée pour ses hypocrites ramages
    Qu’elle écrit au fil de ses livres que personne ne lira jamais.
    Madame veut sans cesse se mirer dans le miroir de ses hommages
    Dont elle a besoin pour survivre dans ses envolées enflammées.

    Madame est souffrante d’orgueil qu’elle drape d’humilité ;
    Madame est imbue d’elle-même lorsqu’elle est là, agenouillée ;
    Madame s’habille de deuil pour masquer sa stérilité ;
    Madame, la seule qui s’aime et qui sait le mieux baisouiller.

    Madame est la seule à connaître ce qui pourrait la dérider ;
    Personne ne sait comment faire, c’est là son tragique destin.
    Madame sait tout avant de naître, son âme a été débridée ;
    Tous les saints sont à son affaire et son salut est célestin.

    Madame sait tout sur la vie et vous explique à tour de bras
    Qu’elle est experte en connaissances et qu’elle vous apprendra sa loi.
    Madame ne sera ravie que lorsque enfin, tel le cobra,
    Elle croquera sa propre essence et s’éteindra de bon aloi.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le dromadaire tape-cul

    Le dromadaire tape-cul

    Assis sur mon dromadaire, bien ajusté sur sa bosse,
    Je navigue entre deux mondes, parcourant les mausolées.
    J’ai quitté l’embarcadère sur ce vaisseau qui cabosse
    Aux suspensions si immondes que mon cul est désolé.

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  • La danseuse nue timide

    La danseuse nue timide

    C’était une danseuse nue qui était un peu timide.
    On éteignait les lumières dès qu’elle entrait sur la scène.
    On ne voyait de l’ingénue qu’un pâle reflet humide.
    De sa danse coutumière, rien n’apparaissait obscène.

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  • Songe daltonien

    Songe daltonien

    Dans une aube nébuleuse ou un coucher tourmenté,
    Je ne sais à quel moment la journée a commencé ;
    La mer semble crapuleuse, les vents désorientés
    Avec des grains assommants de rêveries romancées.

    Peut-être est-ce le matin qui remonte la journée ?
    Peut-être est-ce aussi le soir qui dégringole vers l’aube ?
    Moi, j’ai perdu mon latin dans une vie ajournée
    Qui ne pouvait plus sursoir au temps qui conduit le globe.

    Un soleil couleur rubis sur un ciel d’azur-orange
    Fait resplendir la palette d’un peintre déraisonnable
    Qui aurait eu la lubie de composer ce mélange
    En tirant de l’arbalète sur des toiles insoutenables.

    Les vagues incendiées d’oriflammes écarlates
    Semblables à des flots de roses sous les pas de la mariée.
    Quelque artiste contrebandier faisant trafic d’armes plates
    A dû larguer, l’air morose, ses grenades avariées.

    Comme un costume audacieux qui s’accommode à ma peau,
    Que je sens m’assujettir aux couleurs sensationnelles,
    Je sens l’habit fallacieux me transformer en drapeau
    Sur lequel ce rêve étire mes folies irrationnelles.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le début du pont

    Le début du pont

    Brassens disait « qu’il suffisait de franchir le pont pour l’aventure ! »
    Mais le plus difficile à faire c’est de commencer le voyage.
    Mon humeur se déconfisait dans toutes mes mésaventures ;
    Ce fut une pénible affaire de sauter à l’appareillage.

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  • Quand la bébête sort du bois

    Quand la bébête sort du bois

    C’est lorsqu’elle est en colère qu’on la voit sortir du bois.
    Comme le loup et l’agneau, elle veut rendre justice.
    La langue sur les molaires comme un vieux loup aux abois,
    Elle guette les signaux de toute moindre injustice.

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  • L’octave de la vie

    L’octave de la vie

    Docilement jouant la gamme dans cette harmonie d’absolu,
    Silencieusement, sans un bruit, dans tout un univers de notes,
    La mélodie fait l’amalgame comme une galaxie dissolue,
    Solennellement comme un fruit de soleil mûr dans ma menotte.

    Faramineux comme un accord dans un système éblouissant,
    Miséricordieux dans l’amour dans une Terre unifiée,
    Révélateur du désaccord que la Lune fait en grandissant,
    Dominant sur un désamour jusqu’au néant pacifié.

    Docile à solfier tout bas en partant de l’éternité,
    Si facile à dorer le sol où mes pas parcourent les mondes,
    Lancinant dans les contrebas pour une voie d’infinité,
    Solitaire dans l’entresol tout étoilé de l’hypermonde.

    Facilement trouver la note juste pour l’accord des planètes,
    Minutieusement avec l’âme d’un enfant de l’humanité,
    Révolution qui cheminote sur un satellite en sonnette,
    Dodelinant comme une lame vibrant dans la sérénité.

    C’est ainsi que dans cette octave qui dirige nos destinées,
    Chaque gamme fait le chemin, les détours et les expériences.
    Qu’elles s’arrangent ou bien s’aggravent, elles sont toutes prédestinées
    À nous accompagner vers demain et ses fortunes en variance.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Tatoué pour la vie

    Tatoué pour la vie

    Mon bébé est à toué,
    Son Papa est tatoué,
    Mais s’il tu l’prends à moué,
    Là, yé vais té touer !

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  • Si vous connaissiez ma femme…

    Si vous connaissiez ma femme…

    Si vous connaissiez ma femme, vous n’auriez plus peur de rien !
    On dirait une mygale croisée avec un scorpion !
    Si parfois elle m’affame – car je suis végétarien –
    C’est pour qu’elle se régale de la chair de mes morpions.

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  • Le nombril du monde

    Le nombril du monde

    J’habite au Nombril-du-monde, une espèce de trou perdu ;
    Je n’y reçois pas de lettre et personne ne vient me voir.
    La vue est un peu immonde, juste un aven éperdu ;
    Mais autant qu’on puisse l’être, je suis seul à le savoir.

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  • Les trois forces

    Les trois forces

    Que ce soit la poule verte, olivâtre ou émeraude,
    Ou que ce soit l’œuf bien mûr, bien pondu et fécondé,
    Je vous livre la découverte à la question qui taraude :
    D’où vient le premier murmure et qui vient le seconder ?

    L’origine de la poule est cachée dans une force ;
    Une force positive qui agit en création.
    L’œuf, cette sorte d’ampoule, prend sa source dans l’amorce
    D’une force négative qui fait la procréation.

    Or, si les deux sont liées comme le yin et le yang,
    Elles ne pourront rien produire ni séparées ni ensemble.
    Elles ont besoin d’une alliée, une sorte de Big-bang :
    Une force qui va induire une neutralité qui tremble.

    Ainsi l’un précède l’autre et l’autre précède l’un,
    Mais ce n’est pas là la cause, ni l’esprit, ni la raison.
    Cette réalité est vôtre car vous y êtes enclin
    Car votre vie fut éclose par cette comparaison.

    Ainsi la vie prend racine dans les trois forces sacrées ;
    La trinité créatrice, la suprême divinité.
    Cette naissance fascine qui voudrait s’y consacrer
    Et c’est l’âme fondatrice de toute l’humanité.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Fais pas peur à l’oiseau

    Fais pas peur à l’oiseau

    Juste un bisou sur la bouche, ça n’engage rien du tout,
    Mais si tu t’en vas plus loin, je t’avalerai tout cru !
    Ce n’est pas pour prendre la mouche, mais je ne suis pas risque-tout.
    Ton cou sentira mon poing ; je suis costaud, l’eusses tu cru ?

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  • Les pluies de reproches

    Les pluies de reproches

    Lorsqu’il pleut plein de reproches comme une douche glacée,
    Je couvre de mon pépin tous mes petits cœurs d’oiseau.
    Quand il tombe des anicroches ou des phrases déplacées,
    Je les note sur un calepin que je hache de mes ciseaux.

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  • Mes levers de soleil

    Mes levers de soleil

    Je collectionne les aurores boréales ou équatoriales
    Sur la mer ou bien sur les plaines, sur les montagnes ou sur les dunes.
    J’aime ces reflets de pur or qui saignent d’un sang seigneurial
    Les pays où mon âme est pleine de sensations fortes opportunes.

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  • La fleur des secrets

    La fleur des secrets

    Tout au fond de mon oreille, il y a une petite fleur
    Tout ce que tu lui chuchotes lui chatouille les pétales.
    Quand tu me dis des merveilles, ça soulève un vent souffleur
    Qui vient siffler et cachotte plein de secrets qui s’étalent.

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  • À touche-corne

    À touche-corne

    Quand Monsieur-madame escargot croise Madame-monsieur escargot,
    À touche-corne mon compère s’en va séduire ma commère.
    Leur chant d’amour fait l’embargo et s’entremêle dans un cargo
    Pour mener une vie prospère dans leur existence éphémère.

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  • La main du pied-qui-nait

    La main du pied-qui-nait

    Heureuse la main du kiné
    Qui touche au petit pied qui nait !
    Lui, qui n’a jamais bouquiné
    Mais n’en est pas enquiquiné,
    Les voilà bien accoquinés !

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  • Paris, ville orange

    Paris, ville orange

    Si Toulouse est la ville rose, colorée de brume et de mauve,
    Si Venise est ville d’amour, mystérieuse et bien étrange ;
    Il est temps de faire une prose ou quelques vers, mais sans guimauve,
    Pour reconnaître sans détour que Paris est la ville orange !

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  • Jouissance nue

    Jouissance nue

    D’une nudité surgissant comme du plus profond d’un trou noir,
    D’une énergie fertilisante d’après un écho orgasmique,
    D’un amour complet rougissant d’amoureux sur la patinoire,
    Mes délices euphorisantes sont une création cosmique !

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  • Monsieur le Cerf des Tournesols

    Monsieur le Cerf des Tournesols

    Sur l’aurore de la terre, il est le premier levé ;
    Depuis l’aube au crépuscule, ses bois sont une boussole.
    Du soleil, délégataire ; de la lune, parachevé,
    Notre cerf à particule est baron des Tournesols.

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  • La fleur d’origine

    La fleur d’origine

    Pour faire simple et lumineux, je vous le fais avec des fleurs :
    Quelques pétales auréolés autour d’un soleil géniteur.
    Qu’y a-t-il de plus faramineux, qui fait taire les persifleurs,
    Que cette vie alvéolée qui apparaît au moniteur ?

    Déjà cachée dans une graine dans la plus simple expression,
    La fleur de vie se développe aussitôt que point le signal.
    Puis, chaque seconde qu’égrène, dans le sablier, la pression
    Du temps brise la frêle enveloppe du prototype original.

    Et le mystère en toute chose donne à chacun sa dimension ;
    Comme une direction céleste que seule connait le créateur,
    Soit la parfaite métamorphose de ce qui porte la mention
    De l’extraordinaire geste de l’univers procréateur.

    Il suffit d’une simple goutte sur la semence desséchée
    Pour que le miracle s’opère et que la mort soit supprimée.
    Comme le souffle d’air, sans doute, que Dieu donna pour dépêcher
    À notre humanité, son père et sa descendance exprimée.

    C’est la cinquième dimension qui échappe à toute matière,
    C’est cette sainte direction qui ne se soucie pas du temps,
    De la formidable intention de la lumière tout entière
    Qui met la Terre en érection et donne un écho percutant.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Naissance surprise

    Naissance surprise

    Turlututu, chapeau pointu, mon petit cœur s’est évadé !
    À moi la vie en liberté et les horizons colorés !
    Turlututu, chapeau pointu, je vais bientôt me balader !
    Finie la vie déconcertée, vivent mes amours déflorées !

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  • L’automne chicané

    L’automne chicané

    Le ciel se teinte de gris, la mer se farde d’argent,
    Tous les beaux jours de l’été sont partis pour une année.
    Je calme mon cœur aigri de compassion partageant
    Avec l’âme reflétée dans l’automne chicané.

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  • Le Mandala existentiel

    Le Mandala existentiel

    C’est juste à ce moment-là, entre la nuit et le jour ;
    C’est juste à cet endroit-là, entre la terre et le ciel ;
    Qu’apparait le Mandala, dessiné dans l’abat-jour,
    Sur cette voûte en aplats de couleurs existentielles.

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  • Les chaînes d’héritage

    Les chaînes d’héritage

    Toutes ces chaînes dressées sur mes intimes voyages
    M’enracinent dans la terre et me relient à mes pairs.
    Cet héritage, adressé comme un divin mariage,
    C’est la marque de ma mère et la lignée de mon père.

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  • L’oiseau d’intention

    L’oiseau d’intention

    Quand le guerrier se retire au profond de la forêt
    Aussitôt l’oiseau se pose en quête d’une attention.
    Et de la paix revêtir, et la quiétude adorer
    C’est ainsi qu’il se repose avec l’oiseau d’intention.

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  • Les oiseaux de Bavière

    Les oiseaux de Bavière

    Quand je vais me promenant tout le long de la rivière,
    Dans le beau soleil couchant sur un rideau rouge-orange,
    C’est toujours très surprenant de revoir dans ma Bavière
    Les oiseaux effarouchant pour un objectif étrange.

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  • La préparation chamanique

    La préparation chamanique

    Pour préparer son offrande et accorder son aura,
    La chamane, naturelle, offre son corps à la Terre.
    Sa nudité révérende permet à son mentorat
    La rencontre surnaturelle avec son saint ministère.

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  • Dur, dur, la becquée

    Dur, dur, la becquée

    Pour nourrir ces oisillons, il faut courir sans relâche
    Et apporter la becquée à ces enfants affamés.
    À travers les croisillons, nichés dans les bois de blache,
    On ne cesse d’abéquer dans ces fourrés malfamés.

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  • Vous vous changez ? Changez de masque

    Vous vous changez ? Changez de masque

    Si vous portez du rouge, un masque de colère !
    Si vous portez du vert, un masque bienheureux !
    Dès que votre corps bouge, vite un masque ovalaire !
    Sortez toujours couvert d’un masque valeureux !

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  • J’en mettrais ma main au cœur

    J’en mettrais ma main au cœur

    Si je devais le jurer devant Dieu ou bien ses saints,
    J’en mettrais ma main au cœur bien appuyée sur ton sein !
    Je l’ai un peu peinturée pour exprimer mes desseins
    Et sans me montrer moqueur, je mets l’autre sous ton bassin.

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  • La nature après l’amour

    La nature après l’amour

    J’ai fait l’amour à la nature et l’ai tant caressée des mains,
    Qu’elle a joui dans la lumière dans un orgasme flamboyant.
    Je l’ai exprimée en peinture avec mes couleurs d’être humain
    Et l’ai posée dans ma chaumière comme un souvenir rougeoyant.

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  • Le retour de la cape rouge

    Le retour de la cape rouge

    C’est après avoir bien ri en profonde méditation
    Que le petit moine heureux s’en va s’enivrer de vent.
    Après deux mégahenry en flot de lévitation,
    Il a l’esprit chaleureux et son avenir devant.

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  • L’aube de la vie

    L’aube de la vie

    Sur les terres fertiles, l’astre s’est élevé
    Admirer la beauté de la terre femelle.
    Dardant vers son pistil ses rayons envulvés
    Il lui fait tressauter ses montagnes mamelles.

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  • Mademoiselle et moi

    Mademoiselle et moi

    Mademoiselle est droite et penchée à la fois ;
    L’air hautain, un peu snob, en quête d’importance.
    Position maladroite mais qui fait, toutefois,
    Un effet xénophobe envers toute assistance.

    Mademoiselle n’écoute que ce qui l’intéresse ;
    Ce qui plait à autrui n’a aucune importance.
    Seule importe sa route de femme chasseresse ;
    Un seul regard détruit qui manque de substance.

    Mademoiselle ne voit que son aura d’étoiles ;
    Tout le reste est si terne que son soleil l’éclipse.
    Elle dirige sa voie en surfant sur la toile
    En mettant la lanterne sur les cœurs en ellipse.

    Mademoiselle ne sent que l’odeur de l’argent ;
    C’est la seule valeur qui fait l’homme étalon.
    Parfois elle ressent dans les cours émergeant
    Juste un peu de chaleur atteindre ses talons.

    Mademoiselle m’aime pas et c’est bien réciproque ;
    Nous sommes étrangers ou d’une autre planète.
    Tous ses tendres appâts lorsqu’elle se défroque
    Mettent mes sens en danger devant sa foufounette
    Et aussitôt ranger ma pauvre zigounette.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le pêcheur de lune

    Le pêcheur de lune

    C’est le soir au crépuscule qu’il va entre les roseaux,
    En écartant les callunes, mettre sa pirogue à l’eau.
    Juste quand le jour bascule, parmi les cris des oiseaux,
    Il s’en va pêcher la lune à la lueur de son halo.

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  • L’amour me met en appétit

    L’amour me met en appétit

    Dès que je l’invite à ma table, je la dévore de mes yeux ;
    J’en ai vraiment l’eau à la bouche et je m’en lèche les babines.
    Pour que ce soit plus délectable et un peu plus cérémonieux,
    Je m’en ressers deux ou trois louches avec un verre de bibine.

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  • L’enfant des étoiles – 1

    L’enfant des étoiles - 1

    Par le Pont-sur-la-Voie-Lactée, l’enfant atteindra les étoiles
    À la rencontre du présent, dans les coulisses du cosmos.
    Si vous voulez le contacter, prenez une enveloppe en toile,
    Glissez-y un billet plaisant et transmettez à Déimos.

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  • Gratte-moi l’ciel

    Gratte-moi l’ciel

    Fièrement sous le tricorne qui agrémente son crâne,
    Emmanché d’un cou oblong qui l’élève vers le ciel,
    Au tropique du Capricorne, elle est une vétérane
    Et ses deux cornes en doublon ressemblent à un gratte-ciel !

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  • Soleil du matin

    Soleil du matin

    C’est l’étoile du matin qui dit bonjour à la Terre
    Avec sa couronne d’or et son chariot de flammes.
    Quand ses rayons m’ont atteint tout au fond de mon cratère,
    J’ai franchi le corridor et brandi mon oriflamme.

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  • Le petit toit du monde

    Le petit toit du monde

    J’y suis allé plusieurs fois sur les hauts plateaux des Andes
    Comme un petit toit du monde mais isolé comme une île.
    J’y ai retrouvé ma foi dans la cité révérende
    Loin des métropoles immondes, mais près d’amours juvéniles.

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  • À la recherche de l’enfance

    À la recherche de l’enfance

    Dans tous ces chemins éperdus que j’ai suivis au gré des vents,
    Je me suis souvent égaré dans des passages périlleux.
    Et de mon enfance perdue dans ces labyrinthes décevants,
    Je n’ai fait que me bagarrer contre des fantômes ennuyeux.

    Où est cette petite fille qui me tenait main dans la main
    Et m’entraînait à l’aventure dans des rêveries romantiques ?
    Elle était vive comme une anguille, enchantait mon cœur de gamin,
    Aussi bien les mésaventures que les euphories authentiques.

    Où est passé le garçonnet qui rigolait à mes côtés,
    Me montrait mille et une farces qui me provoquaient ces fous rires ?
    Il savait me désarçonner, il savait bien m’asticoter,
    Il était un joyeux comparse toujours là pour me secourir.

    Puis, je suis devenu un homme et j’ai suivi les directions
    Qu’on m’avait appris à l’école et ont forgé mon opinion.
    Je suis devenu autonome sous les cahots de correction
    Qui me traçaient les protocoles pour me tenir en réunion.

    Il a fallu que je me brise, pulvériser ma carapace,
    Traverser les pires douleurs et abandonner mes défenses.
    Je suis sorti de ma méprise et j’ai retrouvé ma vraie place.
    Là, dans mon cœur, mille couleurs repeignent les joies de l’enfance.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • Le baiser escargot

    Le baiser escargot

    Tout mouillé, bien baveux, le baiser du mollusque
    Sur le bout de mes lèvres est l’invite à aimer !
    J’en fais mon désaveu, au début il me brusque,
    Puis, je sens une fièvre, dans mon cœur, essaimer.

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  • Île ou aile ?

    Île ou aile ?

    Sur mon île ensoleillée, je t’accueille sous mon aile,
    J’y bercerai tes pensées, réaliserai tes rêves.
    Puis viendra, ensommeillé, nuit communicationnelle,
    L’amour fou à dépenser et recommencer sans trêve.

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  • Tête en l’air

    Tête en l’air

    Tête en l’air quand je m’envole du sommet de la montagne !
    Terre-à-terre quand je m’écrase au pied de cette éminence…
    Cœur de feu, parfois frivole, quand je risque la castagne !
    À vau-l’eau quand je m’embrase sans aucune convenance…

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