
Z’morge, frühstücken wir ohne Sorge!
Z’nüni, pausen wir mit Mami!
Z’mittag, essen wir für Nachmittag!
Z’vieri, sind wir in guter Compagnie!
Z’nacht, feiern wir in Tracht!
Bild von Fabienne Barbier

Z’morge, frühstücken wir ohne Sorge!
Z’nüni, pausen wir mit Mami!
Z’mittag, essen wir für Nachmittag!
Z’vieri, sind wir in guter Compagnie!
Z’nacht, feiern wir in Tracht!
Bild von Fabienne Barbier
Je retourne au bois de mon cœur chaque fois pour changer d’esprit,
Car si l’âme reste la même, l’esprit est souvent encombré.
Lorsque je sens, à contrecœur, que mes désirs sont incompris,
Je sais que la forêt qui m’aime m’empêche toujours de sombrer.
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Il laisse sa fenêtre ouverte sur un paysage bien triste.
Le Capricorne fait ses valises et va quitter sa forteresse
Pour partir à la découverte de son reflet égocentriste
En visitant chaque balise pour glaner ce qui l’intéresse.
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Il ne s’y prend pas à l’envers pour démontrer qu’il a raison.
D’ailleurs, s’il avait créé l’homme, il l’aurait fait égal à Dieu.
Mais ce paradoxe pervers lui bouleverse sa maison ;
Il reste maître en son royaume mais un tantinet fastidieux.
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Ô printemps, je cherche ta trace parmi les premiers perce-neiges
Pour calmer mon cœur en hiver d’une liqueur de sève ardente !
Puissent les elfes que j’embrasse œuvrer en cœur dessous la neige
Pour connecter à l’univers quelques petits fleurs charmantes !
L’hiver, c’est comme le néant d’où naîtrait une vie avide
Qui aurait besoin d’exister parce que c’est ça, la vérité.
L’hiver, c’est un pas de géant que la matière fait dans le vide
Parce que vivre, c’est persister à croire en la postérité.
Alors je pars à l’aventure pour y dénicher les empreintes
Là où la vie a disparu, là où la mort l’a emporté.
Alors partout dans la nature, tout se répète sans contrainte ;
Là un bourgeon est apparu, là, de parents, naît la portée.
Je salue avec déférence cette intention qui me transporte
Qui est ancrée, dès l’origine, dans les règles de l’univers.
Chaque animal fait référence et chaque plante se rapporte
À ce qui dort sous les racines de mon pays en plein hiver.
Tableau de Fabienne Barbier
Je visite un appartement chauffé juste deux fois par an.
Aspirateur automatique en ouvrant en grand les fenêtres.
Il paraît qu’un bombardement est garanti en réparant
La toiture fantomatique qui, peu à peu, va disparaître.
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Il était un tout petit bled dans l’île de la Savonnerie
Aux murs des maisons éclatants et aux toits rouges bien briqués.
Un lieu où les avocats plaident pour blanchir les friponneries
Pour ces merveilleux charlatans qui savent si bien trafiquer.
Il s’agit bien entendu de la ville de Bled en Slovénie qui n’est ni un bled ni une savonnerie à blanchir l’argent bien mal acquis. Et un grand merci à Jean-Marie Wawruszczak pour la photo.


Jamais je ne sors sans mon cerf lorsque je vais dans la nature ;
Seul et unique valet de chambre qui offre une vraie penderie !
Nous marchons ainsi de concert, lui m’offrant ses bois en pâture
Où mes habits, de tous leurs membres, s’étalent dans leur gloutonnerie.
Merci à Nadine Briand dans le Haut Doubs à la Chaux Neuve (25) qui m’a offert la photo d’un magnifique cerf, pas celui-ci qui est mon fidèle cerf-viteur, mais le suivant.
Si j’accrochais mon cœur, là au porte-manteau,
Comme d’autres leur conscience avant d’entrer au bureau,
Ferais-je à contrecœur mes vers sentimentaux
Ou étalerais-je ma science en termes godelureaux ?
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Une fois par an, changer d’âge, peut paraître un peu cavalier
Si tu n’y es pas préparé dans une manière équitable.
Quelques amis, voire davantage, simples écuyers ou chevaliers
Ne seront pas trop déparés pour rendre ce jour formidable.
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Les belles fesses de bouc sont celles que je préfère !
Elles proposent un choix qui mettent en appétit.
Mais ce n’est pas pour les ploucs qui veulent stupéfaire
Lorsque deux seins m’échoient même s’ils sont petits.
À la demande de Marie Dautriche à qui je devais cette sein-pathie.
Toutes les pensées des poètes, la transpiration des artistes
Et les larmes d’amours déçues rejoignent les fleuves et la mer.
Toute la nostalgie qu’on souhaite quand on se montre défaitiste
Forme un cœur qui flotte au-dessus de la mélancolie amère.
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Lorsque viennent les premiers frimas, elles se haussent sur leurs talons
Pour paraître encore plus grandes… les biches de quinze ans.
Puis quand s’adoucit le climat, elles se cherchent un étalon
Qui a de la couille et qui bande… les biches de vingt ans.
Puis quand le fluide lacrymal s’écoule sur le pantalon,
Elles tirent leur révérende (*) … les biches de trente ans.
Car l’homme n’est qu’un animal, juste un gigolo de salon
Qui n’en fait pas plus qu’il ne glande… c’est du moins ce que tout le temps…
…pensent les biches de trop longtemps.
* il faudrait écrire « révérence » bien entendu mais, pour la rime, ça ne va pas.
Si chaque vers est une marche et chaque poème un palier,
C’est votre cœur qui atteindra en premier le prochain étage.
Chaque rime fait la contremarche de l’épistolaire escalier
Mais qui le gravit détiendra là son plus précieux héritage.
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C’est dans cette tour du donjon qu’on y mettait les jeunes filles
Qui voulaient épouser celui que les parents ne voulaient pas.
Et, surveillées par un dragon, elles tissaient une mantille (*)
Afin de fuir pendant la nuit, sinon ce serait leur trépas.
* de Castille ou de la Bastille, au choix, en revanche celle-ci est en Écosse.
Les Hollenzollern ont longtemps régné
Du haut de l’empire à l’est de l’Europe.
Toile de pays comme l’araignée
Qui tisse son fil comme un philanthrope.
Car noble et royale était la famille
Dont l’or et l’argent faisaient le commerce.
Mais ils ne sont plus, l’Europe fourmille
De nouvelles gens d’autres controverses.
La maison de Hohenzollern est une famille noble et royale européenne qui régna en tant qu’empereurs sur l’Allemagne, en tant que rois sur la Prusse et la Roumanie, en tant que princes-électeurs sur le Brandebourg et fondèrent l’Empire d’Autriche.
Combien de bises à la Lune as-tu faites cette nuit ?
En combien d’années lunaires, en combien d’année solaires ?
Et ces bougies de fortune que tu souffles dans l’ennui
Te rappellent un millénaire de journées d’anniversaires.
(L’une a la bise, l’autre le baiser ;
Celle qui se donne à celui qui donne.)
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Pas besoin de talons aiguilles pour faire des pointes parfaites !
Il suffit d’un bon pull en laine et rien d’autre sur les gambettes.
Mais être souple comme une anguille et, au besoin, être bien faite,
Sur une allure pas trop vilaine, feront les plus belles courbettes.
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Je ne suis jamais retourné dans la maison de mes parents
Depuis qu’ils sont, à leur manière, chacun partis de leur côté.
Mais toute la sainte journée je pense aux rappels (*) apparents
Qui me rappellent la lumière dont mon enfance était dotée.
* ou aux « rituels » …
Sentez-vous les racines qui rattachent le cœur
Au sein de l’arbre-mère qui n’a pas de limites ?
Il n’a pas d’origines car aucun chroniqueur
N’a trouvé l’éphémère provenance du mythe.
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Qui est cette fille ?
Pourquoi est-ce que j’écris ces lignes ?
Où ai-je trouvé cette idée ?
Qui es-tu, toi qui lis ce texte ?
Qu’est-ce que tu cherches vraiment ?
Quand est paru ce journal ?
Que fait Dieu pendant ce temps ?
Existe-t-il ?
Quoi ?
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Ouvrez-moi, s’il vous plait, la fenêtre du cœur.
Celle qui me délivre une vue hygiénique
Afin d’y contempler le repos du vainqueur
Que j’ai lu dans un livre assez psychogénique.
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Quand janvier revêt de son blanc bois et forêts dans la nature,
La famille fait ses valises en n’y mettant que des maillots.
Car, loin de ce froid accablant, on cherche des températures
Où seule la chaleur rivalise avec des bronzages royaux.
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C’est le vilain petit canard de notre collection de roses.
Peut-être peinte à la va-vite ou en pensant à autre chose.
Ou alors il était trop tard, ou bien le cœur était morose,
Mais ce serait bien qu’on évite une pareille anamorphose.
C’est malheureux, je n’y peux rien, mais cette rose, je ne l’aime pas
Je l’avais laissée dans un coin et préféré d’autres tableaux.
Peut-être un jour, un historien l’aurait sortie du mauvais pas
En l’allouant à un roi bédouin ou un duc de Fontainebleau.
Mais le miracle est arrivé dans un souci de perfection
Son créateur a décidé de la dorer pour décorer.
C’est là que tout a chaviré et à frisé la déception
Et sous des dorures ridées, la rose a été déflorée.
Mais arrêtez donc de pleurer sur cette amère destinée
Car sous une couche de Gesso, la rose va être lavée.
Ainsi, sans vouloir vous leurrer sur la rose ratatinée,
Je vous ferai, in expresso, un prochain texte plus achevé.
Tout est vrai dans la peinture cochonne et encore, la photo date d’avant la catastrophe.
L’âme du vin est spirituelle car elle apporte le bonheur
À condition que l’allégresse ne rime pas avec ivresse !
Mais y a-t-il plus beau rituel qu’à bonne table faire honneur,
D’accompagner, avec adresse, d’un délectable vin de messe ?
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Qui de vous n’est jamais monté, page après page, l’escalier
Qui mène le fil d’une intrigue à sa splendide apothéose ?
Ah ! Que l’on aime raconter, avec des airs de fou à lier,
Cette attirance que prodigue la perfection d’un virtuose !
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Qu’il est doux de ronronner dans les creux d’une maison,
Dans l’espace d’un giron, dans le fauteuil du salon !
Faire une maille couronnée par le cœur sans la raison
Ainsi les chats agiront comme un bonheur-étalon.
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Pour dérouiller son petit cœur si jamais il a oublié
La date d’un anniversaire ou bien celui du mariage,
Laissez parler votre rancœur d’un souvenir inoublié
En décapant votre adversaire d’un très revanchard nettoyage.
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C’était au temps où le cheval de fer traversait les campagnes
En annonçant de sa fumée son arrivée à la prochaine.
Habillés pour le carnaval, Monsieur Capone et sa compagne
Étaient tout de noir costumés pour fêter leurs noces de chêne.
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C’était une petite rose qui était montée à Paris
Afin d’y orner les coiffures des élégantes au Paradis (*).
Elle avait l’air toute morose dans son tout petit gabarit
Mais elle avait l’âme sulfure, c’est tout au moins ce qu’on m’a dit.
Elle se nichait près de l’oreille parmi les franges des chapeaux
Et y chuchotait des pensées parfois intimes ou indiscrètes.
Alors la dame, toute pareille, élaborait sous son capot
Des idées assez offensées, très érotiques et très secrètes.
Elle devint grande intrigante que les dames se disputaient
Pour pimenter leurs rendez-vous pour d’érotiques positions.
Ainsi cette fleur élégante fut durant longtemps supputée
Comme une rose, voyez-vous, qui ne manquait pas d’ambition.
* au Paradis Latin évidemment.
D’abord pour l’épreuve du feu, se développe cœur-de-feu ;
Après pour l’épreuve de l’air, voici venir cœur tête-en-l’air ;
Puis vient la marque de la Terre, cœur-de-cailloux et cœur-de-pierre ;
Enfin pour le baptême d’eau, l’amour le délivre du fardeau.
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Eh bien voilà je recommence une nouvelle histoire d’amour
Le cœur légèrement aigri de connaître mes ennemis.
Je tourne le dos aux démences et vous promets, avec humour,
Des poèmes forts amaigris de tous les seins de mes amies.
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Chaque jour apporte ses surprises comme un escalier de guingois
Et c’est lorsque je crois m’y faire que j’y dégringole de plus belle.
Dès que je sens avoir une prise, aussitôt elle m’échappe des doigts
C’est une bien drôle d’affaire et je m’y sens plutôt rebelle.
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C’est drôle, il faut tout enfermer de peur que des voleurs nous prennent
Ce que l’on a de plus précieux, même la vie de nos enfants.
Et l’amour sent le renfermé pendant le temps que l’on comprenne
Que certains sont bien disgracieux, lâches, escrocs ou étouffants.
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À coup d’ombrelles, jouent dans les ombres
Les demoiselles dans la pénombre.
Et puis sautillent, en robes pâles,
Les jeunes filles sous les pétales.
Jeunes jonquilles, je vous admire
Et vos coquilles me font frémir.
Fleurs de lotus, je vous adore ;
Ce soir, motus, ensemble on dort.
Quand se dérobent lampes et chandelles,
Tombent les robes, puis les dentelles.
Elles se dévoilent, montrent un sein,
Ôtent leurs voiles sur leur bassin.
Tableau de Fabienne Barbier
Ce que je vois à ma fenêtre, c’est tout ce que mon cœur attire.
Le vent du large est souverain pour apporter l’inspiration.
Chaque jour j’aperçois renaître l’espoir qui permet de bâtir
À coups de marteau, de burin, quelques pensées d’admiration.
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Au premier temps de la danse, ce sont les réjouissances
Qui agitent les flagelles de nos partenaires mâles ;
Tandis que dans le silence attend dans l’obéissance
Sur le seuil de la margelle l’œuf infinitésimal.
Dès l’envoi de l’ouverture, les deux danseurs sont en transe
Et s’échangent leurs trésors pour des années de bonheur.
Sous la tendre couverture, ils multiplient à outrance
Les cellules dont l’essor font abondance et honneur.
Le moment fort de la danse, c’est lors de la délivrance,
Prévu par l’échographie lorsqu’enfin l’enfant paraît.
Cet instant de la naissance arrive en effervescence,
Dans une chorégraphie qui, désormais, transparaît.
Puis recommence la danse dès la sortie de l’enfance
Qui continue sa cadence jusqu’après l’adolescence.
On recherche alors l’essence qui renverse les défenses
Pour retrouver la puissance qui ressuscite les sens.
On choisit le partenaire qui vous rappelle le père
Lorsqu’il courtisait la mère, celle qui l’avait laissé faire.
Puis devant Monsieur le Maire, on forme alors une paire
Pour une vie douce-amère mais que voulez-vous y faire ?
Copie d’un tableau d’Helena Filatov.
La ballerine attend le moment où son cœur
Va s’effondrer de joie ou bien de déception.
Boum, boum, le cœur battant, sera-t-elle vainqueur ?
Est-ce qu’enfin sa voie deviendra l’exception ?
Le corps un peu tendu, l’âme au-delà des nues,
L’esprit est incapable, ici, de décider.
Elle a tant attendu ce moment, l’ingénue,
Qu’elle n’est plus capable de se faire une idée.
Pour l’heure elle se rappelle ses peurs, ses désespoirs
Pour la présentation au ballet concourir.
Maintenant on l’appelle ; son cœur est plein d’espoir.
Vers quelle sensation s’en va-t-elle courir ?
Tableau de Fabienne Barbier
Cette petite étoile rose que j’ai allumée dans la nuit
Guidera bien mes quelques vers à se frayer des lendemains
Parmi la période morose où je suis tombé dans l’ennui
D’être qualifié de pervers pour avoir publié un sein.
Cette petite étoile rose aura le rôle du papillon
À qui je demande de battre tout doucement ses ailes frêles.
Quelle tempête de névrose par ce geste si tatillon
Déclenchera-t-il pour débattre de cette escarmouche si grêle ?
Cette petite étoile rose sera ma bouteille à la mer
Que je lance dans l’océan du haut de mon île déserte.
Un peu de rimes, un peu de prose, quelques consonances amères
Que je projette dans le néant pour en tirer des découvertes.
Tableau de Fabienne Barbier
Un verre de vin et le temps passe et la vie se met en couleurs,
Juste quatre gouttes d’ivresse qui relâchent un peu mon contrôle
Et je quitte ma carapace et j’entends chanter mes douleurs
Qui dansent sous l’enchanteresse exultation plus ou moins drôle.
À consommer, bien entendu, avec modération et surtout avec un partenaire approprié !
Je viens de me faire punir pour avoir montré deux tétons,
Deux minuscules mamelons qui sont retombés en sommeil.
Lors, la censure va me bannir et j’écrirai à croupetons
Pour le temps que prend un melon à mûrir un mois au soleil.
Et c’est cette dernière punition – pas celle-ci mais la précédente qui montrait une femme vue de haut qui montrait juste deux bouts de tétons – qui marquera la suppression définitive de la page Reflets&Vers décidée par Facebook le 16.01.2018 malgré mes protestations.
Pour bien s’envoler en l’air et se coller à la terre,
Il faut tendre les petons, il faut tendre les tétons !
Cambrer sa croupe populaire d’un p’tit plaisir solitaire,
Fermer les deux œilletons et jouir d’son petit bouton.
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Soudain la porte du Nil dévoile une silhouette
Qui s’enfuit quand on l’appelle sans tambour et sans trompette.
Soudan, ta femme est une île qui fait une pirouette
Chaque fois qu’on la rappelle pour venir faire trempette.
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Comme c’est mon jour de bon thé, laissez-moi donc vous inviter
Au coin d’un bois à déguster un petit nuage de lait
Avec, par souci de bonté, quelques bémols à éviter :
Pour ne pas faire vétusté, j’ai mis de la blanche gelée.
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Une fois que tu auras ouvert la porte qui plonge en mon cœur,
Prends l’escalier de mes pensées d’outre-tombe plus ou moins amères.
Suis ce petit vent qui t’apporte tous mes secrets à contrecœur
Enfin, tu seras récompensé d’amour en atteignant la mer.
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Non, ce n’est pas la forteresse, ce n’est pas non plus les murailles
De la maison du Capricorne perdue au-dessus des fourrés.
Un petit rayon d’allégresse d’un pâle soleil qui travaille
À remonter le hameau qu’orne un vieux château à savourer.
Ce bon vieux château de Kyburg que j’aperçois après vingt bonnes minutes de grimpette qui usent les mollets quand je quitte mon petit village de Sennhof pour m’en aller dans la montagne.
Lire un livre, c’est un peu monter un escalier ;
On gravit chaque page jusqu’au prochain palier.
Le chapitre est l’étage que l’on se doit d’atteindre
La peur qu’avant la fin, la lumière s’éteindre.
Une petite pause sur la minuterie
Et puis on recommence l’ascension infinie.
Parfois l’œil se repose sur une imagerie
Et quand on n’y croit plus, le roman est fini.
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Si ta clef du cœur est en cuivre, l’amour est une histoire à suivre ;
Si ta clef du corps est en or, je t’en demanderai encore ;
Si ta clef d’esprit est d’argent, nous vivrons en tout partageant ;
Si ta clef de l’âme est en plomb, toi et moi, nous nous ressemblons.
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Quand son regard perce la nuit, c’est pour montrer aux égarés
Le chemin qui les portera jusqu’à la prochaine journée.
Tous ceux qui sont nés à minuit revoient cet oiseau bigarré
Chaque fois que se présentera une page de vie à tourner.
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Deux visages pour un seul homme, deux figures pour une femme,
La frimousse prête à rire, le masque prête à pleurer,
Une expression de fantôme qui montre le cœur ou l’âme,
Qui saura si son sourire n’est pas pour mieux nous leurrer ?
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