Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Les tibétaines

    Les tibétaines

    Toutes les langues tibétaines forment des inintelligibles
    Dialectes que l’on ne comprend que dans le lieu où l’on est né.
    Du coup, ces jargons par centaines, m’apparaissant intraduisibles,
    Je suis sûr que je me méprends sur leurs nanas et leurs nénés.

    Pour en savoir plus sur les tibétains : https:fr.wikipedia.orgwikiTib%C3%A9tains?wprov=sfti1

  • La baraka des Andes

    La baraka des Andes

    Entre lamas, la laine est rêche, mais la chaleur est animale
    Et sur les hauts-plateaux des Andes, avec nos cousins alpacas,
    On a toujours l’haleine fraîche dans des conditions maximales
    Pour entretenir la légende qui nous donne la baraka.

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  • La quadrichromie

    La quadrichromie

    Que c’est beau, la quadrichromie projetée en salles obscures !
    On rit, on pleure, on imagine des situations embarrassées.
    Qu’elles sont belles ces anatomies et l’envie qu’elles nous procurent
    D’oser peloter sa voisine et peut-être après l’embrasser.

    J’ai écrit ça en chantonnant la chanson des Frères Jacques « La photographie ». Qui s’en souvient ?

  • C’est Mozart qui nous taquine

    C’est Mozart qui nous taquine

    Pour qu’il n’y ait pas de malentendu et prêcher faux pour faire vrai,
    J’ai voulu voir le véritable portrait du musicien prodige.
    Hélas, c’était inattendu, Mozart n’était pas en livrée ;
    C’était un faux épouvantable et le tableau est en litige.

    « Portrait de jeune musicien dit à tort portrait de Mozart » au musée du Louvre.

  • Dans le doute, abstiens-toi

    Pour exprimer une conviction, on utilise un subjonctif :
    « Je doute qu’elle réussisse à faire tenir mon chapeau ! »

    Mais si on ne doute pas, c’est un indicatif à tous les temps :
    « Je ne doute pas qu’elle fera tomber mon chapeau ! »

    Seulement, pour exprimer une hypothèse ou une éventualité, il faut un conditionnel :
    « Je doute qu’elle serait contente de faire tomber mon chapeau ! »

    Mais le fin du fin, c’est qu’après « Ne pas douter que » ce sera :
    Soit le conditionnel (hypothèse), « Je ne doute pas qu’elle aurait été contente de faire tomber mon chapeau ! »
    Soit le subjonctif (éventualité) : « Je ne doute pas qu’elle puisse parvenir un jour à faire tenir mon chapeau ! »

    Je ne doute pas qu’il s’agisse de Fred Astaire, mais je doute qu’il s’agisse de Cyd Charisse ou de Leslie Caron, or je ne doute plus un instant que ce serait Gene Kelly.

  • Le temps des oiseaux

    Le temps des oiseaux

    J’ai réfléchi à la question : « Quel est le temps pour les oiseaux ? »
    « Ont-ils les gènes du coucou intégrés dans leur tête ronde ? »
    Alors j’ai fait la suggestion qu’ils ont le vent dans les naseaux
    Qui leur apporte au moindre coût toutes les horloges du monde.

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  • À l’heure des oiseaux

    À l’heure des oiseaux

    Si je pouvais demander l’heure à tous ces oiseaux migrateurs,
    Me donneraient-ils l’heure exacte ou bien celle de l’équateur ?
    Mais le temps pour eux est un leurre, car ce sont des navigateurs
    Qui, d’instinct, ont conclu un pacte avec leur Phénix créateur.

    À propos du changement d’heure, dormez tranquilles, c’est le dernier dimanche de mars, donc le 26.

  • En flamants

    En flamants

    Fi des discours trop enflammants que l’on élabore à l’office
    Et qui retombent en lambeaux de phrases creuses et moroses !
    Donnez-nous quelques beaux flamants qui feront un feu d’artifice
    Flambants ardents comme flambeaux que ce soit en blanc ou en rose !

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  • Ce Mozart qui nous bassine

    Ce Mozart qui nous bassine

    Mozart est devenu bizarre depuis qu’il joue de la techno !
    Et lorsqu’il passe à la télé, il est drôlement maquillé !
    Pour moi, il n’y a pas de lézard, on nous prend pour des pèquenauds ;
    Un jour on va nous révéler que sa musique est torpillée.

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  • Les filles du bord de mer

    Les filles du bord de mer

    Elles étaient chouettes les baigneuses qui s’en allaient batifoler
    Avec leurs maillots à rayures dans leurs cabines assorties.
    Elles n’étaient pas dédaigneuses à se faire fariboler *
    À l’abri des quatre encoignures et sur leurs bouées, amorties.

    * Certaines se laissaient troufignoler mais ça, je n’ai pas le droit de le dire.

  • La patinoire aux idées noires

    La patinoire aux idées noires

    Pour échapper aux idées noires pareilles à ces taches d’encre
    Qui s’étalent sur le miroir des eaux dormantes des marais,
    Le printemps, sur la patinoire, prochainement va jeter l’ancre
    Qui fracassera le mouroir auquel l’hiver est amarré.

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  • Le vieux puits

    Le vieux puits

    Le puits a perdu la mémoire, il a mélangé ses histoires.
    Pour lui, vérité ou mensonge ont échangé rêves et songes.
    Alors les fées ont dédaigné de continuer à s’y baigner
    Et, au propre comme au figuré, son cœur de pierre s’est fissuré.

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  • Ça batifole !

    Ça batifole !

    Ils n’ont pas compté les années, leurs journées sont toutes emmêlées,
    Les jours heureux, les jours moroses, les années sages, les années folles.
    Les volatiles basanés, les oiseaux rouges de sang-mêlé,
    Les flamants blancs, les flamants roses, toute la journée batifolent.

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  • L’offrande de la lumière

    L’offrande de la lumière

    Oublions les courses ardues pleines de bosses et de virages
    Qui nous ont lancés aux confins de nos limites et nos frontières.
    Après un an de pas perdus dans la galerie des mirages,
    Que la lumière du jour, enfin, nous soit délivrée tout entière !

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  • L’oreille des phares

    L’oreille des phares

    Il vaut mieux des cornes de brumes qui s’échappent du haut des phares
    Où l’on écoute des tempêtes en buvant des bières Picon,
    Plutôt que s’attraper un rhume au son fracassant des fanfares
    Où retentissent les trompettes et surtout des gros hélicons.

    Prenez ce beau film 12 « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre Jeunet et mêlez-y délicatement la chanson « L’hélicon » de Bobby Lapointe, ça donne ce truc bizarre.

  • Tout sur la Russie

    Tout sur la Russie

    J’ai cru longtemps qu’ils habitaient à l’intérieur de jeux de quilles
    Et que leurs femmes contenaient plein d’autres femmes emboîtées.
    J’étais petit, je gravitais à l’extérieur de ma coquille
    Et tous mes rêves m’emmenaient vers des images qui miroitaient.

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  • Le blues de l’hiver

    Le blues de l’hiver

    Finalement on s’habitue à condition d’être de glace,
    D’avoir du sang froid à revendre ou d’hêtres en bois de sapin.
    Mais si plutôt on substitue une autre saison à la place,
    Je serai tout prêt à défendre le feu au cul des chauds lapins.

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  • La montée au septième ciel

    La montée au septième ciel

    Rassurez-vous quand vous montez ! Bien avant le dernier étage,
    Il y a beaucoup d’appartements et plein de chambres à coucher.
    La seule chose à surmonter c’est d’établir votre héritage
    En pratiquant gaillardement le jeu de l’amour attouché.

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  • La bande des pingouins

    La bande des pingouins

    Détournant les bateaux de pêche sur une banquise en déroute,
    Quelques pingouins pas trop manchots frisaient la crise économique.
    On lisait dans chaque dépêche que l’affréteur en banqueroute,
    Vouait d’expédier au cachot toute cette bande de comiques.
    Mais un orque vendit la mèche et les flics firent fausse route
    Et l’on continua à pécho cette manne gastronomique.

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  • La journée de la Mère Universelle

    La journée de la Mère Universelle

    Aujourd’hui seul sur sa planète, le petit prince prend un moment
    Pour joindre ses deux métacarpes et s’adresser à l’univers
    À qui il pose une devinette : « Mais où est passée ma maman,
    Qui m’a tricoté mon écharpe pour me protéger de l’hiver ? »

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  • La journée de la femme

    La journée de la femme

    Bien qu’elle règne à la maison toute l’année en harmonie
    Et qu’elle arrive à la seconde dès qu’elle doit intervenir,
    Aujourd’hui, donnons-lui raison d’exprimer, sans cérémonie,
    Qu’être à l’origine du monde, c’est être la déesse de l’avenir.

    Tableau de Konstantin Razumov.

  • La journée de la flamme

    La journée de la flamme

    C’est à la sortie de l’hiver qu’il fait bon de revoir la flamme
    Pour passer du froid déchanté aux plaisirs d’étés à la mer.
    Lorsque tu nais à l’Univers, il fait bon de sentir la femme
    Qui t’as conçu(e) et enfanté(e) et que tu appelleras ta mère.

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  • Ô Solex

    Ô mon Solex, emmène-moi, en cahotant sur les chemins
    Et par la grâce de ton moteur, m’aider à remonter les pentes !
    Vélo Solex, rappelle-moi que je dois te graisser demain
    Sinon pour grimper les hauteurs, mes jambes ne seront pas pimpantes !

    Pour moi, le Solex reste de manière indélébile attaché au souvenir de ma mère qui ne jurait que par lui lorsqu’elle allait tous les matins qu’il pleuve ou qu’il vente faire ses courses au marché.

  • La femme à dorer

    La femme à dorer

    « Femme adorée cherche un mari qui se montrerait à la hauteur
    De l’appel d’un cœur éploré d’avoir trop d’amour prospéré. »
    J’ai lu ça dans « Ici-Paris », le magazine tuyauteur
    Qui permet aux unes d’implorer et puis aux autres d’espérer.

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  • L’homme à dorer

    L’homme à dorer

    L’homme brille comme une étoile juste quand il ferme les yeux
    Mais l’éclat n’est pas sur son corps car il émane de son cœur.
    Autrement son regard se voile et l’esprit se montre orgueilleux
    Aussitôt qu’un petit record flatte son ego de vainqueur.

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  • Petit Printemps

    Petit Printemps

    Ne sois pas triste, Petit Printemps, tu pourras sonner tes clochettes
    Dès que le jour se lèvera et annoncera l’équinoxe !
    Alors ton bonnet en tintant réveillera de sa couchette
    La nature qui t’enlèvera ce mélancolique paradoxe.

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  • L’amour enroulé

    L’amour enroulé

    J’ai enroulé mes mots d’amour pour les semences du printemps
    Afin de voir les jolies fleurs s’épanouir derrière moi.
    Si l’hiver dure encore un jour, j’ai pris soin de ce contretemps
    En demandant aux vents souffleurs de les semer au fil des mois.

    J’ai essayé de déchiffrer la phrase en anglais enroulée mais sans succès. Je lance donc un appel aux fortiches en anglais et en observation plus doués et plus nombreux que moi.

  • La formidable épopée

    La formidable épopée

    Que diriez-vous de vous lancer dans une formidable épopée
    Qui durerait toute l’année sans jamais un jour s’arrêter ?
    N’ayez pas peur, c’est commencé dès que vous avez développé
    Votre départ en vol plané depuis que vous êtes allaités.

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  • Le rêve en promotion

    Le rêve en promotion

    Pour programmer les plus beaux rêves, il faut se nourrir d’émotions
    Qui mettent le cœur à l’ouvrage pour se fabriquer du bonheur.
    Par exemple, une image brève d’un paradis en promotion
    Afin d’éviter le naufrage d’un découvert empoisonneur.

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  • Le petit oiseau va sortir !

    Le petit oiseau va sortir !

    Pour une capture opportune, il faut bien doser la lumière
    Et une jupe bien adaptée pour œuvrer dans l’obscurité.
    Allez donc en commander une chez une bonne costumière
    Et les meilleurs moments captés s’obtiendront sans vulgarité.

    Les femmes ont le compas dans l’œil, du moins leurs jambes en évoquent un ;
    Ainsi elles ouvrent une route qui les ramènent au départ.
    Elles avancent à chaque pas pour tracer un cercle opportun
    Qui met leurs esprits en déroute et, dans leurs cœurs, bien des écarts.

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  • Tempête bleue

    Tempête bleue

    J’assemblerai un train express et j’y entasserai l’hiver
    Avec ses froidures imbéciles et ses tempêtes effroyables
    J’écrirai un mot dans la presse lancé au Dieu de l’Univers
    Pour qu’il le garde à domicile d’une main ferme, impitoyable.

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  • L’exorciste

    L’exorciste

    Je vais exorciser l’hiver en prenant une belle image
    Que je mettrai dans l’enveloppe que je jetterai dans le feu.
    Puis je dirai à l’Univers : « Voila ! On a été bien sage,
    Mais maintenant, vieille salope, on veut le printemps, nom de Dieu ! »

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  • Tempête rose

    Tempête rose

    Le printemps serait susceptible d’être, lui-aussi, bissextile
    Puisqu’il tarde à nous arriver exactement comme l’an passé.
    Afin qu’il soit indéfectible et pour que l’année soit fertile,
    Je vous propose de raviver nos bois de rose herbacées.

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  • L’étoile abritée

    L’étoile abritée

    Vous souvenez-vous quand, bien à l’abri,
    Vous étiez l’étoile que tous attendaient ?
    Reliés, je l’avoue, juste par le nombril
    Qui tissait la toile dont on dépendait.

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  • L’étoile de mère

    Quoi de mieux pour une naissance qu’arborer l’étoile de mère ?
    Ça vous met la femme en valeur à l’échelle de l’univers !
    Je dois cette reconnaissance car ma maman fut éphémère
    Mais je sens toujours sa chaleur partout même au cœur de l’hiver.

    Photo de Jad Ghorayeb.

  • À la mare, y vont geler

    À la mare, y vont geler

    Tout est gelé dans les forêts, les mares, les étangs, les fontaines.
    Et le soleil fait des photos avec les ombres sur la neige.
    Comme j’ai tendance à abhorrer les dégringolades incertaines,
    Je me suis dit : « Toi, mon Toto, tu arrêtes là ton manège.

    J’ai voulu faire une balade dans la forêt d’Eschenberg mais les chemins enneigés ont gelé cette nuit et j’ai fait demi-tour au bout de trente minutes. Juste le temps de prendre quelques photos. Et à ce propos, l’homme n’a rien inventé car le soleil à travers les arbres crée des photos assez artistiques en ne faisant fondre que la neige exposée et en laissant celle dans l’ombre.

  • Le cul blanc de la bibiche

    Le cul blanc de la bibiche

    Ah ! Que j’aime le cul blanc des bichettes au fond des bois
    Quand la rencontre est fortuite et la belle, sauvageonne.
    Je lui parais bien troublant et je ne fais pas le poids
    Car la femelle éconduite a peur que je l’assaisonne.

    En fait c’était un jeune cerf ou peut-être un chevreuil qui portait une petite ramure ce matin dans la forêt d’Eschenberg.

  • Dimanche en Suisse

    Dimanche en Suisse

    Qu’il pleuve ou qu’il vente le dimanche, en Suisse on sort pique-niquer
    Et l’on fait griller les saucisses n’importe où l’on peut s’échouer !
    Après on retrousse ses manches et, si sa femme est paniquée,
    On lui caresse un peu les cuisses pour qu’elle ronronne à souhait.

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  • Dimanche et brouillard

    Dimanche et brouillard

    Le brouillard a tout avalé pendant la nuit et ce matin
    Le temps nous offre une trêve en suspendant sa voile blanche.
    Plus de montagnes, ni de vallées, c’est à y perdre son latin
    À moins que ce ne soit qu’un rêve qui se prolonge tout le dimanche.

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  • Le vélo à rayures

    Le vélo à rayures

    Puisque les rayures amincissent et que le vélo fait maigrir,
    Que diriez-vous d’associer ensemble ces propriétés ?
    Vous aurez l’air d’une saucisse et ses bourrelets à pétrir,
    Mais c’est à vous de négocier santé contre contrariété.

    L’effet serait dû à la raie… mais… les fesses seraient dures à l’arrêt 😄 !

  • Le temps du choix

    Le temps du choix

    Plus le temps passe et plus le chat veut grimper de plus en plus haut.
    Plus le temps passe et plus les anges s’efforcent d’être des gens bons.
    Évidemment, faut faire un choix entre les membres du duo ;
    Ou bien être celui qui mange, ou celui qui joue le jambon.

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  • Le trio pervers

    Le trio pervers

    Il est trop beau pour être vrai, le triolet qui chante faux
    Lorsque leur chant est sabordé s’ils ne sont pas au diapason.
    Mais dès le jabot enivré d’un peu de vin, bien comme il faut,
    Alors leurs ramages accordés vous font tomber en pâmoison.

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  • Le rayon vert

    Le rayon vert

    Il n’y a pas qu’au crépuscule qu’apparaît le fameux rayon vert !
    Promenez-vous dans les bocages plutôt que d’aller au bistrot.
    Observez bien les corpuscules que la lumière fait à travers
    Les ramures et les feuillages, les faisceaux y sont magistraux.

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  • Petits meurtres en famille

    Petits meurtres en famille

    Les petits conflits de famille seraient bien plus définitifs
    Si l’on s’offrait des mitraillettes, des carabines et des fusils.
    Quand on se tue, qu’on s’éparpille dans un châtiment punitif,
    On se charcute en paillettes, on s’éclate à grands coups d’uzis.

    Et je propose qu’on regarde le soir à la télévision
    Des guerres sans fin et des massacres au moment de l’apéritif.
    Inutile de vous mettre en garde, il vous faudra en prévision
    Que chacun de vous y consacre un esprit très compétitif.

    (Uzi : pistolet mitrailleur israélien.
    À chanter sur l’air de « Mélanie » de Georges Brassens pour donner plus d’éclat.
    Sinon, c’est ce à quoi me fait penser le deuxième amendement américain.)

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  • L’ancêtre du coucou

    L’ancêtre du coucou

    À l’origine du coucou, on ne sait pas, on a un trou,
    Pour expliquer d’où vient l’instinct qui les poussent à nous donner l’heure.
    Moi, je suppose qu’à tous les coups, pour échapper aux chats-garous,
    L’oiseau migrateur clandestin s’or logea pour donner le leurre.

    Le chat-garou est un être fantastique qui se transforme d’un être humain en un chat et vice versa, de façon complète ou partielle.

  • À l’oreille des tournesols

    À l’oreille des tournesols

    À l’oreille des tournesols, dans le creux de son pavillon.
    S’échange un message éphémère qui durera le temps d’un jour.
    Il n’a pas besoin de boussole, notre intrépide papillon,
    Pour retrouver l’essence mère qui répand son parfum d’amour.

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  • La déesse des forêts

    La déesse des forêts

    Ô reine des routes, auto souveraine,
    Tu es en déroute, tu n’es plus la reine.
    Tu t’es enfoncée, tu t’es déflorée
    Dans le vert foncé du creux des forêts.

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  • La nature harmonique – 2

    La nature harmonique - 2

    Sur l’eau dormante en vaguelettes, entendez-vous le récital
    Des fines branches qui pianotent un refrain déjà entendu ?
    Par ses infimes gouttelettes, l’eau joue de l’orgue de cristal
    Qui s’égrène en petites notes sur la membrane distendue.

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  • La doublure du coucou

    La doublure du coucou

    C’est moi qui fait tout sur cette planète
    Je fais le coucou quand il est parti.
    Au printemps, idem ; lorsqu’il est pompette,
    J’assure le tandem en contrepartie.

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  • La nature harmonique – 1

    La nature harmonique - 1

    J’aime la nature harmonique quand le soleil joue son archet
    En faisant sonner chaque branche, do ré mi fa sol la si do.
    La forêt devient symphonique et, si vous allez y marcher,
    Vous entendrez la lune blanche quand l’astre tire le rideau.

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