Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Doctor Shakes & Mister Peare

    Doctor Shakes & Mister Peare

    Tandis que Shakes, ce bon docteur déshabillait les jolies femmes
    Pour le meilleur et pour le pire dans le secret du cabinet,
    L’abominable Mister Peare, arpentait les estaminets
    Pour se cacher de l’inspecteur qui surveillait ces lieux infâmes.

    Tableau de Ruben Schill.

  • Lu sur le visage

    Lu sur le visage

    Il est des gens, je vous le jure, qui portent tout sur la figure.
    Toutes leurs histoires embarquées, sur leur front ridé, sont marquées.
    Un chagrin d’amour les rudoie et laisse aux yeux des pattes-d’oie.
    Seul, un poète pince-sans-rire leur tord la bouche d’un sourire.

    Tableau de Jane Spakowsky.

  • La théorie du complot

    La théorie du complot

    « Ha ha, il paraît qu’on sera tondus ! » Tout ça, c’est des sous-entendus !
    « Hé hé, il paraît qu’on rationne l’herbe  ! » j’ai déjà ouï ce proverbe !
    « Hi hi, on nous traite comme des moutons ! » méfions-nous du qu’en-dira-t-on !
    « Hu hu, il paraît même que ça urge ! » comme les moutons de Panurge !
    « Ho ho, il paraît qu’on sera pucés ! » avec science et caducée !
    « Hou hou, il paraît qu’on sera mangés ! » ça ne doit pas nous déranger !

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

  • Trois petits singes

    Trois petits singes

    On n’a rien entendu de pis que les grippes du temps jadis !
    On n’a rien vu au niveau masques, l’erreur paraît plutôt fantasque !
    On n’a rien dit aux confinés pour qu’ils ne montrent plus leur nez !

    Black-out complet dans les cités, ignorons les atrocités !
    L’information est muselée afin de vous dissimuler
    Que l’ coronavirus, c’est l’arbre qui cache la forêt macabre.

    Tableau de Scott Gustavson sur www.scottgustafson.comcharacter-design .

  • À l’heure de la passiflore

    À l’heure de la passiflore

    Comme je vivais à l’écart du centre urbain que je déplore,
    J’ai convié tous les fêtards pour une collation légère.
    À l’instant muguet moins le quart, passé l’heure de la passiflore,
    Personne n’était en retard exceptée ma belle horlogère.

    Tableau de Shiori Matsumoto.

  • Le secret des pyramides

    Le secret des pyramides

    Tout comme les petits ruisseaux qui se rassemblent en rivières,
    Les puissants ont besoin de sots pour leurs carrières financières.
    Soulevez le bord des pyramides, vous y verrez tous ceux qui croient
    Que vivre une vie insipide représente leur chemin de croix.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • Tisseuse d’étoiles

    Tisseuse d’étoiles

    Sur la toile bleue de mes rêves, elle vient tisser tous les soirs
    Quelques étoiles de bonheur tressées avec mes espérances.
    Parfois ma toile craque et crève et crée un trou de désespoir
    Dont elle me raccommode l’humeur par un bouton de délivrance.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Des lits de fleurs

    Des lits de fleurs

    Flagrant délit de lits de fleurs, la main dans le sac du semeur,
    J’aime le paysan naïf qui fait de l’art sans le savoir.
    Lui, il sait transformer les pleurs de toute une vie de labeur
    En champs de blé, champs de maïs, sans la nature décevoir.

    Tableau de Vincent van Gogh.

  • L’aurore florale

    Nimbée d’une aura de lumière des premiers rayons de l’aurore
    Sur un rêve de virginité qui se réveille au nouveau jour.
    Couleurs à travers sa crinière comme une gerbe de blé d’or,
    Honorent sa féminité comme une couronne d’amour.

    Tableau de Taras Loboda.

  • La voie de la contradiction

    La voie de la contradiction

    Lis ta bible ! Lis le Coran, Veda, Tantras et les Sûtras !
    Crains pour ta vie, crains pour ta mort, soumets-toi à nos traditions !
    Moi, j’ai été déshonorant envers Dieu et Zarathustra ;
    J’ai pris, à raison ou à tort, la voie de la contradiction.

    Tableau de Yuko Shimizu.

  • Une Terre paysagiste

    Une Terre paysagiste

    La faune s’adapte à la flore et l’ensemble aux quatre éléments
    Qui peignent les plus beaux rivages et sculptent les crêtes de schiste.
    Quant aux roches multicolores, les gazelles et leurs parements,
    Elles nous invitent au vernissage d’une Terre paysagiste.

    Photo de Stijn Dijkstra.

  • La folie des grandeurs

    La folie des grandeurs

    Rien n’est trop beau pour la princesse qui n’en aura jamais assez
    Et si elle prend trop de place, on augmentera les impôts.
    Après tout pourquoi la richesse devrait-elle un beau jour cesser
    Puisqu’il paraît que la populace a choisi de porter le chapeau.

    Il faut au peuple ses héros et ses vedettes à admirer
    Afin de, par procuration, rêver à la vie de château.
    Tant pis si on reste à zéro, tant pis si on est aspiré
    Par notre procrastination car agir, c’ n’est pas du gâteau !

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:www.designstack.co201801oil-paintings-magical-realism-meets.html

  • Les tours d’ego

    Les tours d’ego

    Dans les immeubles confinés, les cages d’escaliers résonnent
    Comme des chœurs de cathédrales où chacun prie pour son église.
    Dans les familles recombinées, plusieurs générations raisonnent
    Sur les mesures magistrales que nos dirigeants diabolisent.

    Il paraît qu’on va nous tracer par des dispositifs légaux
    Pour donner des informations sur ce qu’on fait et où l’on est.
    Ce n’est pas que j’ sois agacé que l’on surveille mon ego
    Mais plutôt la déformation d’un totalitarisme inné.

    Tableau de Tomasz Sętowski sur https:ego-alterego.comtomasz-setowski-paintings#.XrLVXf8kyf1

  • Les fleurs émotives

    Les fleurs émotives

    Pendant le tonnerre qui gronde, Madame, fertile sous sa robe,
    Arrose de petites larmes son petit jardinet privé
    Jolie, mignonne, plutôt gironde, malgré Monsieur qui se dérobe,
    Entretient son jardin de charme lorsqu’elle se sent démotivée.

    Tableau de Rafal Olbinski.

  • La flûtiste a régné

    La flûtiste a régné

    Les voilà pris dans ses filets de son lancinant somnifère
    Car la flûtiste vient d’entamer l’entrée de la « Flûte enchantée »
    Qui met l’auditoire enfilé dans les notes qui prolifèrent.
    Et le public de réclamer sa rémission désenchantée.

    Tableau de Clarence Coles Phillips.

  • Madame la Renarde

    Madame la Renarde

    Tantôt Madame la Renarde consolera le honteux corbeau
    Qui s’est fait flouer par son comparse, Maître Renard, l’amant volage.
    Tandis que le coquin traînarde avec une gazelle-au-corps-beau,
    Nos pauvres dindons de la farce s’apaisent d’un batifolage.

    Tableau de Christian Schloe sur http:pussycatdreams.centerblog.netrub-10-art-surrealiste-de-christian-schloe–6.html .

  • L’arbre de méditation – 1

    L’arbre de méditation - 1

    Méditer en Terre Sacrée, demande un arbre décoré
    D’un peu de guirlandes aux cœurs d’or et quelques étoiles au firmament.
    Le buste nu, la peau nacrée d’un peu de rosée des forêts,
    On fait silence puis, on s’endort et on contemple le moment.

    Tableau d’Alice Mason.

  • Cet oiseau-là

    Cet oiseau-là

    Cet oiseau-là, je le connais, il est tombé à sein nommé
    Directement dans la pâture de Mademoiselle Nature.
    Tendrement, sans cérémonie, elle lui a apprêté son nid
    Dans une touffe aux environs, tassée au creux de son giron.

    Tableau de Marcela Bolívar.

  • Le roi des escargots

    Le roi des escargots

    Le père de la reine Margot, nommé le roi des escargots,
    S’apprête à sortir sa mascotte et enfiler ses grandes bottes
    Car le temps se met à la pluie et le roi met sa panoplie
    À la vitesse d’un soupir tranquillement sans s’assoupir.

    Tableau de Malcolm Brown.

  • L’échappée des mots

    L’échappée des mots

    Aussitôt que j’ouvre une image, les mots s’échappent par milliers
    Et je les capte dans l’éther grâce à un moyen qui m’échappe…
    Mais je crois qu’il serait dommage de comprendre cet art singulier
    Sous peine que le don s’altère ou, qu’au contraire, il m’handicape.

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • L’impertinence

    L’impertinence

    À l’heure des réseaux sociaux où tout va de plus en plus vite
    La gloire sombre dans l’oubli si vous n’êtes vus en permanence
    Et vous deviendrez asociaux si vous refusez une invite
    Ainsi, permettez que je publie ma toute dernière impertinence.

    Dessin de Dubouillon.

  • Vivement le mois d’août !

    À tant suivre un confinement durant les longs jours du printemps,
    Je me mets à désespérer aux vacances toutes l’année.
    Je propose le raffinement de les faire durer à plein temps,
    Laisser le mois d’août prospérer d’une éternité à flâner.

    Tableau de Jessie Wilcox Smith.

  • Les sirènes modernes

    Les sirènes modernes

    D’une culotte marinière plutôt qu’une queue de poisson,
    Les sirènes s’habillent moderne, je vous en fais ce désaveu.
    Depuis le siècle des lumières, elles se sont mises aux caleçons
    Avec écailles en baderne, seins nus et fleurs dans les cheveux.

    Tableau d’Elena Khmeleva sur http:touchofcolorr.blogspot.com201506elena-khmeleva.html?m=1#more

  • Ces filles qui perdent la tête

    Ces filles qui perdent la tête

    Souvent les filles perdent la tête de façon claire ou ambiguë
    Et les sœurs du Petit Poucet le font souvent à la maison.
    Quand elles poussent la quintette en chantant d’une voix suraiguë,
    Elles en sont tellement trémoussées qu’elles en perdent aussi la raison.

    Alors le moindre courant d’air les emporte dans les forêts
    Et ce pauvre Petit Poucet de courir pour les rattraper.
    Mais si les filles sont solidaires, le p’tit dernier est timoré
    Et c’est la mine courroucée qu’il leur ferme enfin le clapet.

    Collage de Charles Perrault ?

  • Mais où est le chat ?

    Mais où est le chat ?

    Le chat, animal capricieux et amateur d’échauffourée
    Aime nicher au fond de l’armoire ou disparaître comme un gredin
    En cherchant dans quel malicieux trou d’souris il s’était fourré,
    J’ai fait appel à la mémoire des habitants de mon jardin.

    Tableau de Michael Cheval.

  • La brune au collier bleu

    La brune au collier bleu

    Je me souviens de son collier qu’elle portait pendant l’amour ;
    Les vertus lapis-lazuli lui permettant moultes délices.
    D’ailleurs, elle m’avait défolié avec ces pierres au premier jour ;
    J’en ressentis les stimuli en lui pénétrant le calice.

    Tableau de Jules Pascin.

  • Les pommes d’or

    Dans le jardin des Hespérides sur la frontière occidentale,
    Il n’est jamais désespérant de cueillir les pommes dorées.
    Selon les tables éphémérides et les trois muses sentimentales,
    Leur valeur va s’accélérant lorsque la lune est mordorée.

    Dans le jardin des Hespérides sur la frontière occidentale,
    On n’est jamais désespéré de cueillir les pommes dorées.
    Selon les tables éphémérides et les trois muses sentimentales,
    Leur valeur est inespérée en pleine lune mordorée.

    Tableau de Karl Bang sur https:sergeyurich.livejournal.com157034.html?thread=277098 .

  • Instantané

    Instantané

    Les artistes ont le cœur dans l’œil – à moins qu’ils aient l’œil dans le cœur –
    À leur manière de saisir l’instant le plus significatif.
    Ils voient l’imperceptible seuil qui fixera avec vigueur
    L’intense moment de plaisir que sait capter leur objectif.

    Tableau d’Annelie Solis.

  • Jeux de mains

    Commencent les préliminaires par un poème de caresses
    Dont les rimes s’accorderont avec les mains dur la poitrine.
    Quelques baisers imaginaires alanguis juste par paresse
    Mais dont les sens aborderont une ouverture de la vitrine.

    Les mains forment un beau costume à la femme déshabillée
    Qui apprécie le geste ultime du maître tailleur roucouleur.
    L’homme se plie à la coutume de faire l’amour maquillé
    Sur les parties les plus intimes avec son bâton de couleur.

    Tableaux d’Éric Pause sur https:www.cowabungart.comartpeinturepeintures-par-eric-pause

  • La cartomancienne

    La cartomancienne

    Fille de lune et du soleil, reine de nuit épanouie,
    Elle se confie aux étoiles pour évoquer ses souvenirs.
    Son art, sans nul autre pareil, vous paraîtra certes inouï
    Mais son tarot lève le voile sur votre meilleur avenir.

    Tableau d’Annelie Solis.

  • Dégustation en délire – 2

    Dégustation en délire - 2

    Un photographe aux idées larges dont les pensées sont en surcharge
    Devait soulever son calot sous les nuages au galop ;
    Une princesse prétendue, tenant de la glace fondue,
    Coiffée d’un genre de couronne, posait sur un drôle de trône.

    Mais la photographie rata, on dut faire un duplicata ;
    Les blocs étaient désassortis quand le p’tit oiseau est sorti.
    Ils ont fondu sur la culotte, on a attendu qu’elle l’ôte,
    Puis, on a refait des glaçons et remplacé le caleçon.

    Tableau de Michael Cheval.

  • Changement de regard

    Changement de regard

    Fixer la grisaille du monde formate l’esprit et le cœur
    Et pour changer de dimension, j’ai changé ma façon de voir.
    Alors ce qui semblait immonde ne provoque plus ma rancœur$
    Et j’ai muté mes dissensions sur la manière d’être et d’avoir.

    Tableau d’Ali Falak.

  • L’amour du temps

    Le temps n’est pas une dimension, le temps n’est qu’une condition.
    La science ne peut le prétendre et n’arrive pas à comprendre.
    Ne sait que mesurer la trace du passage du temps qui passe
    Et donne du fil à retordre alors qu’il représente l’ordre.

    L’amour n’est pas une dimension, l’amour est la prolongation
    De la vie qui ne peut ni mentir ni cesser de s’anéantir.
    L’amour un message à transmettre à l’évolution qui va naître
    À chaque rencontre amoureuse dans une explosion langoureuse.

    (Tableau de Vladimir Kush.
    « Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif et son futur est toujours conditionnel. » Jean Cocteau.)

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • La reine aux deux faces

    La reine aux deux faces

    Madame la reine nous entraîne dans un bal de sévérité
    Et se joue de la tyrannie pour galvaniser ses sujets.
    Gare à celui qui est à la traîne et gare à sa témérité !
    Celui qui résiste est banni a priori, sans préjugé.

    Madame, la reine de la nuit, entièrement nue à sa fenêtre,
    Se détend langoureusement pour un rapport d’intimité.
    Dès le premier coup de minuit, elle se donne à qui la pénètre
    Et lui offre amoureusement du sexe en magnanimité.

    Tableau de Joshua Burbank.

  • L’homme est-il bon ?

    L’homme est-il bon ?

    « Taïaut ! Taïaut ! » Les amazones poursuivent les hommes aux abois
    Qui s’enfuient effarés et nus, convoités par ces vengeresses.
    Ce soir, attachés aux pylônes, totemisés au feu de bois,
    Ils apprécieront l’ingénue volupté des enchanteresses.

    Tableau de Yoshitaka Amano.

  • La femme qui lit dans mon lit

    La femme qui lit dans mon lit

    J’ai trouvé chaussure à mon pied avec cette femme qui lit
    Qui est devenue ma maîtresse en m’accordant voix au chapitre.
    Non seulement elle me sied lorsqu’elle se couche dans mon lit
    Mais elle me procure l’ivresse de la romance à juste titre.

    Illustration de Lisandro Rota.

  • Fleurs de sourire – 2

    Fleurs de sourire - 2

    Le jeu dû plaire à l’ingénue qui désormais ne porte rien
    Que de jolies fleurs délicates dont je dois humer les pétales.
    Alors j’attaque l’inconnue d’un appétit épicurien
    Et, sitôt que son rire éclate, les amaryllis s’épétalent.

    « Le jeu dû plaire à l’ingénue » est le début de la chanson « Dans l’eau de la claire fontaine » de Georges Brassens.

    Tableau de Chogiseok.

  • Fleurs de sourire – 1

    Fleurs de sourire - 1

    L’amaryllis, fleur de victoire, désir puissant et parfumé,
    Transmet le langage de charme d’une femme au sourire d’amour.
    J’aime tant cette belle histoire que j’essaierai de les humer
    Jusqu’à ce qu’elle en rit aux larmes, preuve qu’elle a le sens de l’humour.

    Photo d’Anisia Kuzmina.

  • Le point du jour à domicile

    Le point du jour à domicile

    Lorsqu’au réveil, elle ouvre un œil, l’astre vert glisse sous la paupière ;
    Puis quand elle ouvre le second, deux soleils sortent entre les cils.
    L’aube me souhaite un bon accueil et je salue mon équipière
    Qui m’offre, suprême parangon, le point du jour à domicile.

    Illustration de Moon.

  • Hélène glorifiée

    Hélène glorifiée

    La plus belle femme du monde selon la légende homérique
    Déclencha guerres et passions parmi les hommes invincibles.
    Ainsi les amours furibondes conduisent les cœurs chimériques
    À franchir par l’innovation les limites de l’impossible.

    Tableau de Gustave Moreau.

  • Dégustation en délire – 1

    Dégustation en délire - 1

    Un sommelier fort de café, pris en train de se décoiffer,
    L’esprit ailleurs dans le décor et dont le cœur flotte sans corps ;
    Une cliente peu commode, vêtue à la dernière mode,
    Robe à bretelles qui pendulent sous la coiffe bleue qui ondule.

    Une dégustation ouverte à l’envie de la découverte.
    Le champagne l’a un peu surprise quant au Bordeaux, quelle méprise,
    S’il a du corps et de la robe, tous ses arômes se dérobent !
    Cette histoire cousue de fil blanc semble un délire des plus troublants.

    Tableau de Michael Cheval.

  • Réflexions sur le Rio Grande

    Réflexions sur le Rio Grande

    Quand la nature silencieuse me fait part de ses réflexions,
    L’art immobilise le temps par sa beauté et sa noblesse.
    Alors mon âme révérencieuse lance à l’esprit ses projections
    Afin qu’il réalise autant sa robustesse et sa faiblesse.

    Tableau de Liz Haywood-Sullivan.

  • L’enchanteresse

    L’enchanteresse

    Quand ses petits seins enchanteurs me regardent droit dans les yeux,
    Je sens monter tous les fantasmes avec l’envie et l’allégresse
    D’être choisi comme détenteur de ces moments les plus précieux
    Où je travaille mes orgasmes sous le charme de l’enchanteresse.

    Tableau de Louis Ricardo Falero.

  • Face à l’océan de la mémoire – 3

    Face à l’océan de la mémoire - 3

    Au cœur du songe, l’inconscient, l’anima de mes profondeurs,
    Conduit le chemin du rêveur là où il devrait s’assouplir.
    Alors la voix du subconscient enregistre sur mon répondeur
    Le message qui tient la ferveur de ce que j’ai à accomplir.

    Tableau de Rainer Maria Rilke.

  • Face à l’océan de la mémoire – 2

    Face à l’océan de la mémoire - 2

    Lorsque je creuse plus profond dans l’océan de ma mémoire,
    Toute la vase remuée trouble l’ordre des souvenirs.
    Et plus j’agite les tréfonds, plus je crée des effets de moire
    Dont les blessures viennent refluer sur le présent et l’avenir.

    Tableau de Dario Campanile.

  • Face à l’océan de la mémoire – 1

    Face à l’océan de la mémoire - 1

    Plongeant sous les couches du rêve, bien profond derrière les paupières,
    Souvent la mémoire ressurgit, imperturbable et obsédante.
    Bien que l’apparition soit brève, elle reste gravée dans la pierre
    Comme relique ou liturgie d’une existence précédente.

    Tableau de Szilárd Jankó.

  • La plus belle des saisons

    La plus belle des saisons

    Notre-Dame des pâlichons, méprenez-vous sur la maigreur
    Des arbres noirs, des arbres en deuil que les corbeaux mettent à l’honneur !
    Tout paraît un peu folichon, tout paraît noyé dans l’aigreur ;
    On croirait au premier coup d’œil que c’en est fini du bonheur.

    Ce n’est que de la comédie, la terre n’est pas morte, elle dort
    En rêvant à la renaissance qui s’épanouira au soleil.
    L’hiver n’est qu’une parodie tirée de la boîte de Pandore ;
    Seul le sage a la connaissance que le trésor est en sommeil.

    Tableau de Yana Fefelova.

  • La danse à sept tams-tams

    La danse à sept tams-tams

    Toi qui conduit la cadence, toi qui dirige l’orchestre,
    Toi qui rythme la mesure, toi qui impose le temps,
    Toi qui nous immerge en transe les soirs de la Saint-Sylvestre,
    Mes pas résistent à l’usure et mon cœur en bat autant.

    Tableau de James Christensen.

  • Loups et sorcières

    Loups et sorcières

    « Au loup ! Au loup ! » Crient les sorcières, toutes les trois sorties du bois.
    « Taïaut ! Taïaut ! » Hurlent les loups à l’unisson du contrepoint
    Qui a monté la souricière en claironnant cor et hautbois ?
    Un musicien un peu jaloux ou un berger, je ne sais point.

    Tableau d’Eugène Grasset.

  • L’audacieux conquérant

    L’audacieux conquérant

    Vêtu de sa robe de nuit, il l’enveloppa de ses bras
    Et elle tomba évanouie dans le satin bleu de ses draps.
    Puis les ténèbres se firent violettes lorsque se rouvrirent les grands yeux
    De la belle sous la houlette de son conquérant audacieux.

    Tableau de Yoshitaka Amano.