Ce jour-là, il n’y avait plus le moindre espoir, la moindre chance, Tout allait se jouer ici devant l’abîme de ma vie. Ce jour-là, la vie m’a déplu d’avoir étendu la malchance Si loin pour que je m’initie à croire à ma propre survie.
Alors j’ai lâché tout le poids qui me retenait en arrière Et j’ai continué confiant en récitant une prière. Alors j’ai mis toute ma foi afin de soulever la barrière Et avancer en défiant l’incrédulité meurtrière.
La bicyclette au printemps sur les chemins de traverse, À travers champs réveillés de plusieurs mois de sommeil, Sous le feuillage suintant des arbres après une averse Et les vêtements mouillés qui vont sécher au soleil.
Se retrouver loin du monde, ôter sa robe trempée Profiter de la lumière comme d’un bain de jouvence, Laisser l’âme vagabonde, laisser l’esprit détrempé Et jouir de la première sortie en sa connivence.
Lorsque je verrai le fantôme d’un chat qui a vécu neuf fois, Peut-être aurai-je aussi vécu quelques existences avec lui ? Le mien en porte les symptômes car il fait sa crise de foi En pensant qu’il m’a survécu quarante jours quarante nuits.
Tableau de Andrew Ferez, alias 25kartinok sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016091534325116.html .
À cinq heures, il m’a réveillé quand l’aube perçait les ténèbres ; Il m’a guidé vers la cuisine, toutes les gamelles étaient vides. D’un apéritif de croquettes, un peu de viande en mise en bouche Et une soupe de poisson avec une boîte de thon.
Alors il s’est émerveillé que l’aube ne soit pas funèbre Mais l’occasion plutôt voisine de montrer l’appétit avide. Moi, endormi sur la moquette, lui affamé, pas très farouche ; Je n’ai pas troublé sa boisson et suis rentré sous l’édredon.
Comme toute œuvre sur la Terre, une naissance, pure merveille, Représente un bonheur comblé et un avenir plein d’espoir. Chacun se ressent solidaire de ces enfants qui s’émerveillent De tout un monde rassemblé pour offrir de belles histoires.
Mais dès qu’on atteint les limites de ce qu’on pensait infini, On est déçu et on comprend que la vie cache une obsession. Celle que l’argent délimite avec des abus impunis Et finalement on apprend le pouvoir de la possession.
Mais tout ce que j’aurai acquis en richesses et en matériel Appartient aux mêmes racines que la mort qui m’engloutira. Si mon âme prend le maquis dans l’au-delà immatériel, Le fruit pesant de mes rapines peut-être alors m’alourdira.
Toute menue, toute ténue, on l’a laissée sur son rocher ; Sans doute un marin difficile, déçu de son anorexie. En queue de poisson, toute nue, personne n’osait l’approcher À part un oiseau imbécile qui gazouillait des inepties.
Et comme l’oiseau fit son nid, il paya en guise de loyer Un œuf qu’elle mangea à la coque tous les matins au déjeuner. Et c’est ainsi qu’en harmonie sa poitrine s’est déployée Et désormais nul ne se moque de la valeur de ses nénés.
Elle a délaissé les marins pour la culture d’huîtres perlières Et vit toujours sur son rocher devenu une principauté. Elle est mariée au souverain qui a fait d’elle sa régulière Et depuis on peut s’accrocher pour la voir son soutif ôter.
Depuis la sieste réparatrice jusqu’à la sieste crapuleuse, La vie est pleine d’occasions pour s’endormir sereinement. Je laisse l’envie tentatrice pour les rêveries fabuleuses Qui m’emportent vers l’évasion loin des plus sombres événements.
Selon ce que j’aurai péché au fil des récits de voyage, Ceux qui auront su résister aux tempêtes cauchemardesques, Une fois qu’ils auront séché après plusieurs bons nettoyages, J’écrirai, si vous insistez, les plus abracadabrantesques.
Je suis ici, je suis ailleurs, je viens ici, je pars ailleurs Pourtant tous ceux qui me regardent ne voient qu’une partie de moi. Le monde est peuplé de railleurs, de sarcastiques fossoyeurs Qui ne prêtent même pas garde à ce que je peux penser de toi.
J’en fais mon toit, j’en fais mon île, j’y bâtit mes rêves magiques ; Je me perds dans leurs labyrinthes et leurs désordres exotiques. J’y retrouve l’aspect juvénile de mes souhaits hypothétiques Et parfois même les étreintes de mes fantasmes érotiques.
Tableau d’Andrew Ferez, alias 25kartinok sur http:artsdumonde.canalblog.comarchives2016091534325116.html .
Elle allait trop vite en besogne ou je devais être trop pantois ; Elle dégrafa d’un coup sa robe, entièrement nue en dessous. Elle me dit « j’attends la cigogne qui m’apporte un enfant de toi ! » Trop tard pour que je me dérobe, elle m’absorbe, elle m’absous.
Mais la cigogne était en grève où les voies du ciel perturbées. J’ai dû prendre un abonnement à son club de fécondation. Depuis mes nuits restent sans rêve ; je dois d’abord la masturber Et pénétrer tout bonnement son sexe en pleine inondation.
Je connais une fille dérangée qui s’ prend pour un caméléon. Placée devant un décor vert, elle se métamorphose en plante ; Devant un panneau orangé, elle mime un accordéon ; Lorsque je lui écris mes vers, elle devient ma muse insolente.
Chacun sa manière de voir l’objet de sa sublimation ; Chacun sa façon de s’émouvoir avec tact et fascination. Sur mes tableaux estampillés lorsque j’ai annoncé le prix, Elle s’est sitôt déshabillée et m’a dit « j’ai très bien compris. »
Elle retira chaque gant par petits gestes posément En rajustant à chaque arrêt les plis de sa jupette verte. J’ai trouvé le geste élégant, très féminin exquisément ; J’avais complètement égaré que ma braguette était ouverte.
C’est tout ce qu’elle avait trouvé pour y enfermer son mari ; Du moins, sa tête uniquement, la dépouille n’était pas incluse. La police n’a rien pu prouver car leur sources se sont taries Lorsqu’ils apprirent pudiquement qu’elle était une nonne recluse.
Le pistolet est en plastique et la nana, c’est ma voisine À qui j’ai demandé de poser pour mettre sur ma candidature : « Agent sacré très éclectique dont la porte de la cuisine Donne sur un balcon exposé sur les plus belles créatures ! »
Illustration de Robert McGinnis pour le film « Arabesque » avec Gregory Peck et Sophia Loren.
Elle aime se pencher à sa porte lorsque je monte l’escalier Et me salue du bout des seins, un petit bisou de la bouche. En échange, je lui rapporte tout son courrier sur le palier Mais quels que soient mes beaux desseins, comme c’est chez nous, elle se couche.
Illustration de David Downton, le digne successeur de René Gruau.
Puisque je parle d’appartement, chez ma voisine de palier À qui je demande du sucre, n’importe quoi pour que j’ la voie, Elle ne s’habille apparemment que de maillots hospitaliers Qui me donnent des envies de lucre car elle les peints elle-même sur soie.
Comme nous avons nos cuisines mitoyennes sur le balcon Nous prenons souvent l’apéro un whisky ou un Martini. Le soir j’appelle ma voisine pour lui proposer un flacon Et elle enlève son boléro pour traînasser en bikini.
Plutôt qu’un vieux chapeau à plume, optez pour un beau flamant rose ! D’abord, il tient chaud à la tête et vous n’aurez rien d’autre à mettre. Puis vous verrez qu’à plein volume, finies les réflexions moroses De ceux qui croient les femmes bêtes à n’avoir qu’un toutou pour maître.
J’ai racheté ce miroir magique au vide-greniers d’un manoir Qui le vendait comme illusion d’un vieux prestidigitateur. Comme il est resté nostalgique, dès que je sors de ma baignoire, Il me dit être l’effusion du plus beau mystificateur.
Pour mieux protéger ses fromages, notre corbeau se fit maçon Et d’un pendule pour fil à plomb bâtit sa maison fromagère Et dans laquelle sans dommage l’escalier en colimaçon Accueille les tomes d’aplomb rangées comme sur une étagère.
Depuis ce jour, notre renard, désormais fox-cambrioleur, Dut inventer mille techniques pour voler les fruits du labeur. D’abord déjouer le traquenard d’une serrure anti-voleurs Et la plupart du temps, bernique ! Ne trouver que l’argent du beurre.
J’ai une malle à souvenirs pour mes voyages romantiques Avec des pages d’écritoire pour y raconter mes romances. J’ai décidé à l’avenir n’écrire que des faits authentiques D’ailleurs pour ma prochaine histoire, je sens déjà que ça commence.
Le chat « Minuit » – tel est son nom lorsqu’il est venu parmi nous – Chaque fois que le temps est gris, prend le chemin garibaldien. Il sait un endroit de renom, le « Phare du Petit Minou » Dont son grand-père Mistigri en était le chat du gardien.
(Photo de Mathieu Rivrin sur www.mathieurivrin.com Notre nouveau chat, « Minuit » vous souhaite la bienvenue.)
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Fils de Mercure et de Lara, les dieux se sont réincarnés Dans nos animaux domestiques pour protéger notre foyer. Ainsi le chien sans embarras veille de façon acharnée Sur notre vie qui pronostique ce que la chance a envoyé.
On leur consacre à la maison le gîte et les bons protocoles ; Une nourriture de choix, bienséante aux meilleurs hôtels. Ainsi l’oie a toujours raison de défendre son capitole ; Parfois même le chat échoit à partager le digne autel.
(Tableaux de Michael Sowa. Les « Lares » sont des divinités romaines liées au domicile et appelés à protéger les êtres humains.)
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J’avais tellement de secrets que j’en ai compilé un livre Pour, à l’abri des indiscrets, mettre ce qui mon cœur délivre. Une fois l’impression bouclée, finalement c’n’est pas grand-chose, J’y ai rajouté une clef pour protéger le pot-aux-roses.
Comme elle voulait me surprendre, elle est arrivée vers midi Seulement vêtue d’un chemisier, soi-disant afin qu’il me plaise. Je l’ai juste priée d’attendre un moment mais elle m’a dit : « Oh, si vous m’y autorisiez, j’aimerais bien me mettre à l’aise ! »
La tête pleine d’ambivalences, le cœur rempli de sensations, Le corps débordant de cadences, l’âme saturée d’émotions, La fête finie, on va boire un café pour tenir le coup Puis on part sinon on va croire que la java, ça nous secoue.
Votre chat a bonne mémoire ? Faites un nœud à ses oreilles ! Votre chat retombe sur ses pattes ? Faites un nœud à ses moustaches ! Votre chat dort dans votre armoire ? La mienne me rendait la pareille ! Votre chat est un psychopathe ? C’est normal et l’on s’y attache !
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Elle est venue par le couloir qui entrait par le vestibule Jusqu’à la fenêtre ombragée qui donnait la vue sur la ville le parc. Après, sans vraiment le vouloir, elle est partie sans préambule Comme si elle était outragée qu’on lui ait fait une remarque.
Quelle remarque ? Elle était seule dans la demeure abandonnée Toute la famille dormait sous les arbres dans la clairière. C’est plus tard sous le grand tilleul qu’elle est venue me pardonner D’avoir pensé que désormais je renonçais à sa carrière.
Tableau de Geneviève Daël sur https:www.jonathancooper.co.ukartists133-genevieve-daelworks .
Danse avec la vie, danse Mistigri ! Danse sur les carreaux, danse Figaro ! Danse et sois prolixe, danse avec Félix ! Danse sur le sofa, danse avec Kacha ! Danse sur le parquet, danse mon minet !
Danse sur la flanelle, danse ma Chanelle ! Danse sur le tapis, danse ma Chipie ! Danse dans les thuyas, danse ma Maya ! Danse à toute vitesse, danse ma Duchesse ! Danse sur la moquette, danse ma Minette !
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Je n’ai jamais su la raison pour laquelle quand tes clefs perdras Tu pries Saint-Antoine-de-Padoue pour t’aider à les retrouver. J’ai un endroit à la maison, une femme nue à quatre bras Qui me vient… je ne sais pas d’où mais dont le but reste à prouver
Ma rivière de Lune, large et de grande ampleur, Je te traverserai un jour bien inspiré. Ô faiseuse de rêves, ô briseuse de cœur, Partout je te suivrai, où tu iras, j’irai.
Je prendrai l’essentiel pour aller voir le monde ; Tellement de personnes m’attendent depuis des mois. Derrière l’arc-en-ciel, après la courbe ronde, Myrtille, la garçonne, Rivière de Lune et moi.
(Paroles anglaises de Johnny Mercer et Henry Mancini Pour le film « Diamants sur Canapé » avec Audrey Hepburn.
Moon river, wider than a mile I’m crossing you in style some day Oh, dream maker, you heart breaker Wherever you’re goin’, I’m goin’ your way
Two drifters, off to see the world There’s such a lot of world to see We’re after the same rainbow’s end, waitin’ ’round the bend My huckleberry friend, moon river, and me.)
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Bien qu’elle eut de la répartie et l’intelligence très fine, Je l’appelais « Fille nœud-nœud », alors qu’elle se nommait Fabienne. Mais le jour où elle est partie avec ma femme Joséphine, Je me suis montré soupçonneux d’avoir su qu’elle était lesbienne.
Juste vêtue d’une plume que le vent lui a cœur Je lui ai tendu mon châle pour couvrir sa nudité. Pour donner plus de volume à ses cheveux boursoufflés, Elle l’a passée sans mal avec opportunité.
Grâce à l’amour de la Mélisse dont elle a créé l’élixir, Grâce au parfum du Romarin dont elle a extrait son essence, Grâce à la sainteté du cyprès qui apporte la Santoline, Grâce à l’écorce de l’Orange qu’elle zeste de son écorce,
Notre vestale arboricole, dans le secret de sa forêt, Distille la boisson des dieux avec l’élixir de jouvence Qu’elle parfume de Lavande, d’Origan et de l’eau de Rose. Élaboré comme il se doit durant la nuit de pleine lune.
Le jour de son anniversaire, elle en prend toute la quintessence Dans le bain où filent les ans qu’elle dilue dans l’eau du temps. Alors la jeunesse éternelle lui est accordée par les dieux Un peu jaloux de sa beauté mais fiers de sa fécondité.
Liebe Fabienne Alle Zutaten der Kräuterfakel : 3 verschied. Beifuss-Kräuter
Le croquemitaine en a marre d’être toujours le cauchemar Des mères poules attentionnées à l’amour surdimensionné. Il a installé dans la mare de quoi échauder les homards Et compte manger la chair fraîche de tous ces baigneurs à la crèche.
Bien qu’il ait vaincu le vertige et grimpe aux arbres centenaires, Patte-en-rond se sent agressé lorsque l’amour est empressé. Avec tous ces bras qui voltigent, sa queue s’ dresse en paratonnerre Et balaie d’un air oppressé ces sentiments trop caressés.
Zinzin, le singe et l’éléphant, animaux parfois taciturnes Voyagent ensemble au clair de Lune tandis que le soleil s’endort. L’accueil serait plus triomphant si la hulotte, oiseau nocturne, Prenait une mine opportune en plébiscitant le train d’or.
La Lune ouvrira tous les soirs l’attrape-rêves des étoiles Racontés par le zimpanzé qui joue mais à guichets fermés. Prenez place sur la balançoire, attendez que le ciel dévoile, Sous la lumineuse bronzée, le fil de l’histoire germer.
On a toujours besoin de petits rats chez soi, Cousins de souriceaux, de petits rats mulots. Toujours aux petits soins avec un ver à soie Et même un vermiceau têtu du ciboulot.
Tout ça, c’est pour choyer mes amis les oiseaux Qui vivent sur mon dos dans leur joli palace. Ils me paient le loyer et tissent le réseau De filles et de rats d’eau qui ornent ma carapace.
Lorsque les orteils se pelotent dans le ventre chaud de la grève Les pieds s’incrustent dans le sable comme pour en téter la mer. Les vaguelettes matelotent, l’écume des plus jolis rêves Remontent l’onde insaisissable d’un allaitement éphémère.
Le soir, plutôt que déprimer laissons nos rêves s’exprimer ; Glissons dans les bras de Morphée ce qui nous a catastrophé. S’il s’agit d’une plaie d’argent, les temps en seront partageants Et pour les problèmes d’amour, demain sera un nouveau jour.
L’effeuillage de la marguerite, ce procédé fort ingénieux Qui autorise les amoureux à tenter leur chance en amour, Était à l’origine un rite d’un petit ange besogneux Au caractère langoureux mais doté du sens de l’humour.
Il rendit la fleur télépathe avec capacité d’oracle Afin de lire dans le cœur comment établir le devis. Ainsi l’amoureux névropathe ne doit pas s’attendre au miracle Tandis que celui plein de vigueur à sa chance au jeu de la vie.
Franchement on aura tout vu ! Maintenant les chats s’font bergers ! Il élèvent leurs propres moutons et substituent à leur fourrure La laine fraîchement tondue. Comment ont-ils pu gamberger ? Qui a donc pressé le bouton pour une pareille déchirure ?
Minette et moi aurions fêté notre anniversaire de mariage Dans le beau pays des souris mais il y avait un embargo : Un virus nous a affecté et compromis notre voyage Lors dans un vieux rafiot pourri, nous sommes partis en cargo.
Mais les souris nous ont déçus ; trop nombreuses et trop empressées ; Les hôtels sont des souricières et les chambres des tapettes à rat ; Les litières encore moins cossues et de la bouffe à engraisser ! Finalement, par une chatière, nous nous sommes sortis d’embarras.
D’un face-à-main en plumes de paon pour son regard observateur, D’un éventail poisson-volant tressé en vrai poil se souris, Entourée des chats sacripants qui lui font la cour à toute heure, La chatte aux yeux verts affolants croquera celui qui sourit.
Ce soir, les baptêmes commencent avec les fées catéchumènes Qui vont communier avec qui ? Dieu seul le sait, c’est mieux ainsi. Elles vont recevoir la semence de l’eau, ni bête ni humaine, Mais qui donne le pouvoir requis pour renaître une fée transie.
Elle est arrivée en nageant entre deux eaux, par le courant, Entièrement nue car ses écailles ne supportent pas le séchage. Ils n’ont rien vu, c’était rageant ! Ils étaient venus en courant Ils ont dû rentrer au bercail déçus d’avoir raté le repêchage.
Parfois le temps est engageant, parfois le temps est concourant. Je suis revenu vers minuit dans ces marécages doux-amers. Ce fut assez encourageant, le temps m’est venu secourant Et j’ai passé toute la nuit à goûter les fruits de la mer.
Depuis que les humains sont morts, tant pis, les animaux s’ennuient ! Plus de chasseur à redouter, c’est un vrai « abracadabra ! » On sent quand même comme des remords dans les forêts, surtout la nuit, Car, on aurait dû s’en douter, nounours ne dort plus dans nos bras.
Laissons Grand-Cerf, Roi des forêts, guider nos pas vers l’avenir Et promettons-lui que ses biches ne passeront plus à la casserole ! Tous les chasseurs vont adorer de raccrocher leurs souvenirs Et de jeter leurs vieux fétiches, leurs fusils et leurs belles paroles.
Le roi des rats vient d’abdiquer, c’est fini de polémiquer ! La reine des souris est tombée, les chats vont bientôt succomber ! L’empereur des chiens s’est noyé, terminé de s’apitoyer ! Mickey divorcé de Disney, hélas, c’était la destinée !
Étrangement la nudité n’affecterait que l’autre sexe Comme si l’œil était doté d’un réflexe qui fait disjoncter. C’est pourquoi par commodité pour ne pas faire de complexe Je conseille aux filles nues d’ôter c’ qui ne nous fait pas déjanter.
L’agence des roses existe ; je l’ai consultée récemment À propos d’un pépiniériste qui vendait des fleurs frelatées. Grâce à leur meilleure enquêtrice j’ai pu régler élégamment Cette affaire de rose tentatrice que je ne puis vous relater.
Finalement vous saurez tout ! Voici la clef du pot-aux-rose : Ce sont deux fées associées qui tiennent une agence privée. Les fleurs sont leurs passe-partout grâce au réseau qui les arrose Et leur transmet tous les dossiers par des boutures dérivées.