Le phénix renaît de ses cendres et ne serait né qu’une fois D’un œuf de feu et mordoré sorti du volcan de maman. Enfants, quand vous voyez descendre la pluie que le ciel vous envoie, Observez les gouttes dorées, ce sont ses plumes d’ornement.
Je revois toujours Dolorès ; ses enfants ne sont plus jaloux. Il paraît que Soleil-qui-rit me considère comme un ami. Soleil-qui-pleure n’a pas compris et me voit comme son ennemi. Que voulez-vous ? Elle m’intéresse mais je l’approche à pas de loup.
Depuis, nous sommes mariés et nous vivons dans l’allégresse. Les deux enfants m’ont accepté et figurent sur mon testament. Je ne veux pas les contrarier mais les enfants de Dolorès Ont consenti de m’excepter de la liste des mauvais amants.
Tandis que je tâtais leur mère, ses deux fils ont fait irruption. Soleil-qui-rit m’a éclairé sur tout ce qui s’était passé. Puis, d’une manière assez sommaire, il m’offrit une interruption Avec un peu de vin clairet d’un air grivois et compassé.
Soleil-qui-pleure n’étant pas tendre – et c’est là son moindre défaut – De ma visite prit ombrage – il défendait sa forteresse – Comme je n’avais rien à attendre de rester là en porte-à-faux, J’ai préféré passer l’orage et dit adieu à Dolorès.
Les saules rieurs savent tout, notamment sur la Dolorès Qui vient souvent se mirer nue dans les eaux du fleuve aux couleurs. Je leur dois mon meilleur atout : le récit d’une centauresse Qui aurait suivi l’inconnue jusqu’à ses premières douleurs.
« Douleurs de quoi, douleurs de qui ? » Demandai-je à la fabuleuse Créature mi jument- mi femme qui ressemble un peu à ma sœur. « Elle a lu un cadavre exquis qui l’a rendue tant enjôleuse Qu’elle en a eu des crampes infâmes ; elle attend tes mains de masseur. »
Lorsque je frappai à sa porte, la centauresse vint m’ouvrir Et m’indiqua par l’escalier qu’elle m’attendait dans sa chambre. Arrivé là-haut, elle s’emporte : « Comment as-tu me faire souffrir ? Ton texte était fou à lier, j’en ai tremblé de tous mes membres ! »
Je n’ai rien dit, juste écouté ensuite, mes mains ont parlé Je lui expliquai de mes doigts sur son corps nu aux bons endroits Les phrases qu’il fallait goûter avec caresses en pourparlers De manière à, comme il se doit, lui remettre les idées à l’endroit.
Au bord du fleuve indélébile qui charrie les couleurs du temps, Deux saules rieurs se racontent comment le soleil est tombé. Comment après sa course débile il commit l’erreur du débutant En voulant se prendre à son compte toutes les étoiles surplombées.
J’ n’oublierai jamais son visage, pourtant l’image m’est impossible ; Je me souviens de tous ses traits mais son minois reste caché. J’y vois quand même le doux présage que c’est elle un jour, impassible, Qui reconnaîtra mon portrait et que je ne dois rien gâcher.
Le chat parti, les souris dansent et les intempéries aussi. Toutes les grenouilles ont quitté et leur échelle et leur bocal ; Les vents ont prit l’indépendance et les orages s’associent Avec les averses acquittées pour inonder notre local.
Au deuxième amour de voyage les premiers pas vous mettes à l’aise Les langues reviennent très vite dans les endroits appréciés. On pense même au mariage en veillant bien, à Dieu ne plaise, Que les traditions nous invitent à l’espoir que vous caressiez.
Le premier amour de voyage dans une contrée inconnue Apporte sa première langue étrangère à embrasser. Posséder le don du langage ouvre les lits les plus connus Mais, par un effet boomerang, vous êtes vites remplacés.
Désormais tous les « Blanc » s’appelleront « Legris » Pareil pour tous les « Noir » qui deviendront « Legris ». Désormais le « Mont Blanc » se nommera le « Mont Gris »; Les tableaux de « Renoir » seront œuvres de « Regris ».
Le maître au tableau gris, l’a écrit gris sur gris : « Montrez donc patte grise et vous serez admis Car en cas de méprise, ce sera le cachot gris ! » Le jour tout le monde a compris, la nuit les chats sont gris.
Emmanuel l’avait promis, Brigitte n’a pas démenti, Dans les rues, ça va castaner contre les désembouteillages ! Les gilets jaunes sont compromis, l’opposition anéantie Et tous les français basanés ne seront pas déçus du voyage.
De l’intérieur, tout paraît rouge et contraste avec l’extérieur Comme si les couleurs du ciel et de la terre étaient intruses. Dans la maison, tout le monde bouge ; au-dehors, le soleil rieur Semblerait bien préjudiciel à la dominante percluse.
La nuit, les chats n’y sont pas gris mais lie-de-vin ou cramoisi. Le chien dort au coin comme un loir, un loir cousin des rouges-gorges. La femme sans doute un peu aigrie à cause des odeurs de moisi Frotte d’acajou nonchaloir sa commode Louis XIV.
Tout allait bien jusqu’à ce que l’chat passa sa patte sur l’oreille. Le vent fraîchit et se leva puis, on entendit le tonnerre. L’orage gronda, la pluie cracha. Jamais vu de tempête pareille ! Du baromètre, on releva le chat sur le toit, débonnaire.
Partout sont les sirènes, partout sont les chimères, Dans les vagues en rouleaux, dans l’écume de mer. Partout elles sont reines, partout elles sont mères D’enfants naissant sous l’eau pour une vie éphémère.
Elles sont au marin, le virus de l’amour ; Elles sont à l’amour, le virus des fantasmes ; Elles sont aux fantasmes, le virus doux-amer ; Elles sont à la mer, le virus du marin.
La Voie Lactée, à l’origine, était bleutée, le saviez-vous ? Vénus et Mars faisaient la fête et avaient tracé une route Pour tous les êtres androgynes invités à ce rendez-vous Afin qu’elle guide leur comète directement chez eux, sans doute.
Le temps s’enlace autour des os et chaque jour resserre un peu L’étreinte pour ceux qui ont peur d’arriver au jour de leur mort. Les pleurs font des dégâts des eaux, la vie s’amuse comme elle peut À envoyer toute la vapeur ce temps qui embrasse et qui mord.
Comme elle n’avait pas trop d’idées pour s’habiller pour le dîner, Elle a tamisé la lumière de clair-obscur et de pénombre. Un peu de rouge dilapidé par un contrejour badiné Nous contenta, dans la chaumière, pour un tête-à-tête dans l’ombre.
Je serais Dieu, je m’enterrerais bien profondément dans la terre En espérant le plus possible le premier fou qui m’atteindrait. Puis, avec lui, s’engagerait la révélation des mystères Avec des miracles impossibles qui, jusqu’à la fin, attendraient.
Alors je laisserais ce fou contaminer d’autres idiots. « Plus on est de fou plus on rit ! » Ce serait mon commandement. Je laisserais en garde-fous des textes sacrés primordiaux Et le mot magique « INRI » pour couronner le fondement.
Comme tout le monde -ou non, peut-être- enfin, comme ceux qui me ressemblent, J’ai une vestale dans le cœur qui veille sur mon feu sacré. Même si cela peut vous paraître des trucs qui ne vont pas ensemble, J’ai dans le cœur une liqueur, un eau-de-feu forte et sucrée.
Elle est d’abord née dans ma tête, j’aimais bien ça ; son intuition Qui me soufflait des solutions pour louvoyer entre les blâmes. Un jour, une forte tempête m’emporta en déperdition ; Elle prit donc la résolution de s’occuper du feu de l’âme.
Depuis, ma chaudière est en feu, j’ai toujours chaud mais jamais froid. Elle cumule les rôles de vestale et celui de mon ange-gardien. Je ne m’arrache plus les cheveux et je tremble plus d’effroi, Depuis que, sur mon piédestal, elle a tranché le nœud gordien.
Toute légère et court vêtue, elle a jeté sa veste à l’eau Avec sa charge de vestale qui la faisait partir à vau-l’eau. Puis elle jeté sa vertu, elle s’est toquée d’un salaud Qui la mise sur un piédestal mais c’est elle qui va chercher l’eau.
Ma grand-mère, célèbre sorcière, m’a toujours tu la vérité ; « Tu comprendras tout ça plus tard ! » voilà tout ce qu’elle avait à dire. Toute petite, vieille mais fière, forte de sa témérité ; « Si t’es pas sage, le père Fouettard ! » voilà ses mots pour me maudire.
Toujours malade, hypocondriaque mais elle ne mourrait jamais ; Elle avait traversé deux guerres, peut-être trois, on ne sait jamais ; Elle logeait dans un paradisiaque gourbi, rue Émile Jamet ; Mon grand-père y était mort naguère pourtant, on n’en parlait jamais.
Jamais ne faisait de sourire, sa bouche en était déformée ; Jamais d’argent en tirelire, le porte-monnaie restait fermé ; Dans la vie, elle avait vu le pire, le meilleur s’était refermé ; Jamais n’était prête à en rire et tout sentait le renfermé.
Avec l’air des montagnes qui mènent aux toits du monde, Avec l’air de la mer qui mène aux continents, Avec l’air des campagnes où le vent vagabonde, Avec l’air doux-amer du vent prédominant,
Avec les cumulus pour unique frontière, Qui portent des tourmentes de transports en commun, Avec les gros nimbus qui couvrent la terre entière Et qui vous mouvementent vers des cieux opportuns,
Avec la liberté pour unique horizon, Avec la vérité pour unique passions, Avec légèreté pour unique raison, Avec sévérité pour seule compassion,
Lorsque notre œil sera capable de nous inclure dans sa vision Ni disproportionné d’Ego, ni limité d’humilité, J’aimerai voir l’âme impalpable mise à l’échelle en prévision Du contact d’égale à égaux entre nous et la vérité.
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Le fils de Pygmalion cherchait une œuvre d’art à son échelle Tant et si bien qu’il entendit sa belle voisine se trémousser. Alors tandis qu’il se perchait pour observer la belle Michelle, Celle-ci le vit et lui tendit son savon pour la faire mousser.
À l’époque où je travaillais en Alsace comme informaticien indépendant, j’ai rencontré un jour dans son entreprise une nouvelle cliente et je découvris je ne sais plus comment qu’elle était une extra-terrestre. Les extraterrestres avaient contacté la Terre depuis de nombreuses années mais étaient restés très indépendants, un peu comme les américains vis-à-vis de l’ancienne Europe : arrogants et fiers envers les terriens, ils se sentaient supérieurs. Sous forme humanoïde, assez grands, 1m80 en moyenne, leur peau étaient nacrée et parsemée de taches ou de stries régulières et harmonieuses et de couleurs différentes selon les gens. À cette époque, les extraterrestres étaient peu présents sur Terre ; soit pour du tourisme en voyageant un peu partout sur les continents, soit pour établir des relations commerciales ou diplomatiques ou de communication avec leur propre planète sur laquelle ils préféraient vivre majoritairement. Je sympathisai avec ma nouvelle cliente que j’appellerai « Évasion » car je ne me souviens plus de son nom. Toujours est-il qu’elle m’invita à l’accompagner sur sa planète et que j’acceptai. Nous voyageâmes alors dans une sorte de fusée-navette et nous arrivâmes à l’astroport de leur planète ou tout était démesuré comme à l’américaine, décidément. Les cités, d’immenses mégapoles où une foule nombreuse déambulait dans les rues comme à Paris, New-York, Broadway, Londres, un soir de fête. Tout était sous contrôle avec caméras et micros partout et accessibles selon l’autorisation sur des sortes de téléphones portables, d’écrans virtuels ou des terminaux présents partout avec reconnaissance automatique de l’utilisateur. Chacun pouvait y voir et contrôler ses enfants, son chien, sa maison mais avec un accès utilisateur très rigoureux. J’essayai de regarder mais je ne pouvais voir uniquement que si quelqu’un me montrait son visuel. Dans les rues de grands panneaux lumineux où l’on pouvait voir ce qu’on voulait rien qu’en s’en approchant. Beaucoup de lumières. Tout respirait la grandeur et le luxe. Nous sortîmes en ville et allâmes boire un verre dans une sorte de Dancing- Boîte de nuit avec portier extérieur et portier intérieur. Le portier extérieur connaissait Évasion qui m’a semblé être une personne charismatique et réputée. Il s’aperçut immédiatement que j’étais terrien (en fait c’était facile puisque nous sommes physiquement différents) mais sans Évasion, je n’aurais jamais pu entrer. Après un couloir un deuxième portier devant l’entrée nous contrôla à nouveau. Nous pûmes entrer. Très grande salle, beaucoup de gens, beaucoup de lumières, de musique, de rires, de chants, de danse, tchin-tchin.
Chez eux, la maison contrôle toutes les entrées. Les membres de la famille entrent et sortent à leur guise, les portes s’ouvrent et se referment automatiquement. Il n’y a pas de sonnette. Les membres de la famille extérieure entrent et sortent à leur guise mais sont annoncés par une voix synthétique. Les amis entrent et sortent mais à condition d’en avoir l’autorisation pour un jour en principe ou plusieurs jours selon leurs séjours. Les autres personnes doivent avoir pris rendez-vous pour entrer, médecins, conseillers, réparateurs, sinon les portes restent closes. Pour tout autre personne, la maison est comme un coffre-fort ; impossible d’entrer ni par les portes ni par les fenêtres. Les cambriolages n’existent pas. Quand un visiteur prévu arrive, un livreur de « pizza » (du moins quelque chose qui y ressemble) est automatiquement autorisé par la commande de « pizza », la porte s’ouvre et une voix annonce la personne.
La maison d’Évasion était très grande, vaste entrée, porte d’entrée large et automatique, grand salon avec une grande table basse, des, enfants ados, livreurs annoncés, j’étais surpris à chaque fois de voir la porte s’ouvrir et annoncer le visiteur sans que cela semble déranger les enfants et les gens. C’était naturel. Nous allâmes dans les Bureaux d’Évasion où tout était contrôlé par des sortes d’ordinateurs. Je m’asseyais un moment à côté d’une secrétaire et j’essayai encore une fois de manipuler un écran, sans succès. Elle me montra ses enfants et sa maison mais moi-même n’y avais pas accès directement. Je fis une tentative de manipulation mais les contrôles restaient sévères et je ne pus rien faire. Même pour quitter l’application, si je répondais « Non, abandonner » le système me demandais pourquoi, qui j’étais, qu’est-ce que je voulais faire exactement. Le système se montrait hyper rigoureux et policier. J’attendais Évasion qui devait venir me rejoindre et puis, je me suis réveillé dans notre bon vieux vingt-et-unième siècle. Était-ce vraiment un rêve ou ai-je été contacté télépathiquement par des extraterrestres ? Si oui, pas de souci, ils me recontacteront et sinon, pas de souci non plus, ça m’aura quand même fait vivre une belle histoire.
Dans le grand fleuve de la vie, qui emporte aussi tous les morts, La femme représente une source opposée au cycle broyeur. Et le serpent, du même avis et qui ne montre aucun remords, Spécule à cette étrange bourse tout en regardant vers ailleurs.
Tableau « Medicine » de Gustav Klimt sur http:lostpaintings.netenartworkklimt .
Chagall a peint tous ses vitraux à coups de pinceaux magistraux ; Degas a peint ses ballerines en coiffant Sainte-Catherine ; Matisse à peint ses silhouettes en tournant comme une girouette ; Picasso créa le cubisme pour mettre en boîte le snobisme ; Van Gogh mit de l’impressionnisme pour aider au confusionnisme ; Monet peignait des œuvres troubles, tout simplement, il voyait double ; Delacroix peignit ses chefs-d’œuvre mais il engageait des manœuvres ; Manet, parmi ses personnages, mit un’ touche de libertinage ; Turner peignit ses p’tits bateaux tout en dégustant des gâteaux.
Palettes de Chagall, Degas, Matisse, Picasso, Van Gogh, Monet, Delacroix, Manet, Turner.
La femme défie la science, la loi de la gravitation Et toutes les mathématiques et même jusqu’à la logique. La femme vit dans l’inconscience ainsi que la contestation Contre l’homme systématique qui n’a pas remarqué son physique.
Le lundi, jour de lessive, le lavoir est réservé À la jolie blanchisseuse qui s’occupe du linge sale. Toutes les familles excessives aux propos bien énervés Lui confient en connaisseuses les taches les plus colossales.
Sous l’étuve, les seins nus, juste un linge sur les reins, Elle résout les problèmes des nœuds les plus épineux. Il paraît que ses revenus l’habillent d’or et d’airain ; Le lavage des dilemmes est de rapport volumineux.
Ce qui doit m’arriver m’arrive ; mes pieds se transforment en sabot, Une queue troue mon pantalon, je me métamorphose en faune. Et me voilà à la dérive – je ne sais si nous trouvez ça beau – Entouré de leurs mamelons, dansant avec ces amazones.
Tableau « La Danse avec le Faune » de Maximilian Lenz.
Quand Saint-Médard vole si bas, méfiez-vous, il va pleuvoir ! Il se déguise en hirondelle pour répandre les premières gouttes. Il profite de son célibat pour trinquer à n’en plus pouvoir Quand il a bu à tire-d’aile, que voulez-vous ? Ça le dégoûte !
Bien sûr, l’art de la peinture règne au royaume de la couleur ; Bien sûr, le cinéma peut plaire plus que les rêves colorés ; Moi, j’aime bien quand elle imprègne ma bouche de mille valeurs Et lorsque mon verre s’éclaire de rouge aux reflets mordorés.
Pygmalion peignit Parangon d’une passion tant émouvante Qu’il en tomba fou amoureux tant l’image était captivante. Parangon sentit Pygmalion saisi de crainte et d’épouvante, Lui tendit ses bras langoureux ; elle était devenue vivante !
Dans les romans à l’eau de rose, la rose est le plus important, Dans les livres comme sur la mer, les yeux sur la rose des vents Pleurent avec la fille morose, rient avec l’homme réconfortant, Suivent la femme qui devient mère et qui attend sur son divan.
Elle tricotait un chausson au cas où se serait un garçon Avec la laine de chameau au cas où se serait des jumeaux. Mais si jamais c’est une fille ? On n’sait jamais, dans la famille ? Parfois la vie vient vous flanquer un véritable garçon manqué !
Mais les filles aiment aussi le bleu lorsqu’il s’accorde avec leurs yeux. Tant pis si elle a les yeux bruns, elle fera un petit emprunt Parmi les goûts et des couleurs, un tout petit accroc sans douleur Qui permettra de marier bleu et marron pour varier.
J’aimerais que la ballerine ne soit ni une fille, ni une femme Mais un être extraordinaire hors des lois gravitationnelles. Hors des droits qui nous enfarinent, hors des fanatismes infâmes, Qui sortirait de l’ordinaire mais anticonstitutionnelle.
Derrière un rideau d’arbres en deuil des feuilles mortes de l’hiver Le soleil comme un suspensoir prêche la vie après la mort. Solennellement se recueillent les chrysalides et les vers Qui, après cent-quatre-vingts soirs, naîtront sur une terre sans remords.
Pas de souci sur la planète concernant la moralité Ou la mode vestimentaire, ayons confiance en l’avenir. La mode fera place nette par sa triste réalité En éliminant les réfractaires qui restent sur leurs souvenirs.
Elle voit bien mieux les trésors de la musique Par le petit bout de la lorgnette à pistons. Comme quoi pour percer les secrets de la physique, L’important est de bien retenir ce dicton.
La curiosité ouvrira toutes les portes, Tant que les curieux oseront jeter un œil. Dans tous les endroits que l’opportunité apporte Tant pis si la prudence doit en faire son deuil.
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Il suffit d’un tout petit rien pour habiller les jolies filles De cette touche d’exotisme qui couvre à peine le mamelon : Un papillon épicurien qui sur x se recroqueville, Un papillon pour l’érotisme qui disparaît quand nous parlons.
L’importance du pan – important, ça dépend – Vient de ce qui est caché pour ne point vous fâcher Et de ce qui est montré pour vous déconcentrer. Ce qu’on veut, c’est connu, c’est la voir toute nue.
Ou alors juste un sein, ce n’est pas trop malsain Juste un fil de nylon devant le mamelon. Faites aussi que l’on puisse apercevoir es cuisses Quant au temple sacré, il restera secret.
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La force gravitationnelle l’oblige à courir ventre à terre, Tandis que la force centrifuge le projette hors de l’arène. Quoi qu’il en soit, l’exceptionnel, bel animal de caractère, Nous impressionne, – lui-même l’adjuge – lorsque l’on lui lâche les rênes.
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Dans la hiérarchie des forêts, le roi trône aussi sur son aire. L’aigle royal, ses éperviers, buses et corbeaux de toutes sortes. Puis les animaux des fourrés parmi les arbres centenaires, Écureuils, oiseaux, loups-cerviers – ou le lynx, c’est le nom qu’il porte -.
Et puis la classe des rampants cloués au sol, sans prétention : Chevreuils et cerfs qui se partagent la joie de vivre en herbivores. Les prédateurs se regroupant plutôt en meute en prévention : Renards et loups et sangliers, races omnivores et carnivores.
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En attendant le train de rêve qui me ramènera chez moi, J’écris un mot qui me rappelle que je dois prendre mes sandales. L’arrivée en gare est très brève. Mais je suis toute nue, quel émoi Parmi tous ces gens qui appellent à la censure et au scandale !
Tandis qu’avance la Torpédo sur les pavés d’une ruelle, Un étudiant nationaliste reconnaît sitôt l’héritier. Ce jour-là, à Sarajevo, l’histoire bascule, cruelle, Et plonge, irrationaliste, dans une guerre sans pitié.
https:fr.wikipedia.orgwikiAttentat_de_Sarajevo
L’attentat de Sarajevo est l’assassinat perpétré le dimanche 28 juin 1914, sur l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, et de son épouse, Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg1, par le nationaliste serbe de Bosnie nommé Gavrilo Princip2, membre du groupe Jeune Bosnie (Mlada Bosna). Cet événement est considéré comme l’élément déclencheur de la Première Guerre mondiale, qui eut pour conséquence la défaite, la chute et le démembrement des Empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman.
Quand les nuages se déguisent de nuées chaudes et colorées, Je suis toujours prêt à donner la main à l’amimaginaire. La nébulosité aiguise toutes les cimes des forêts Nous allons y abandonner nos craintes sans préliminaires.
Une fois passée la surprise devant la porte des merveilles, Tout comme l’amimaginaire, j’en subis la métamorphose. Mais qu’il n’y ait pas de méprise si j’ai des cornes qui s’éveillent, Ce ne sont que des luminaires pour éclairer le fond des choses.
Après la rencontre fortuite du fruit de l’imagination, Je suis fleur-bleue dès le début durant la nuit métaphysique. Enfin, je devine la suite qui mène à la divination En conservant les attributs de mes antennes kinésiques.
Tableaux d’Andy Kehoe sur https:www.chambre237.compeintures-fantastiques-de-andy-kehoe .
La femme varie, paraît-il, nous apprend la géographie, Selon son bassin parisien ou bien méditerranéen ; Selon sa poitrine érectile et selon la topographie Du creux de son mont vénusien et son éden élyséen.
La femme varie un peu plus si je l’embrasse du regard, Si je l’embrasse sur la bouche en suivant la carte du tendre En provoquant un stimulus sur les deux mamelons hagards De la caresse qui les touche pour les durcir ou les surprendre.
La femme varie davantage, nous apprend la topologie Qui étudie toutes les courbes et les positions dans l’espace. D’autant plus que ses avantages apportent la joie au logis Et surtout, ne soyons pas fourbes, lorsqu’on sait s’ montrer efficace.