Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • Reproduction

    Le problème avec la Joconde – et d’autres tableaux du musée –
    C’est que les femmes rivalisent en imitant la même pose.
    C’est alors qu’on voit tout le monde prendre en photo, l’air médusé,
    Ces filles qui revitalisent les tableaux le temps d’une pause.

    Poursuivons la comparaison et observons l’imitatrice
    Qui ne cessera de lorgner sur celle prétendue « sa rivale ».
    « Alors n’avais-je pas raison ? » Dit-elle à cette usurpatrice
    Jalouse, aigrie, l’air renfrogné devant les pensées qu’elle ravale.

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  • La tartomancienne

    La tartomancienne

    Elle lisait mon avenir avec les cartes entre les seins ;
    Je devais y plonger ma main et tirer une seule carte.
    Je ne pouvais pas m’y tenir, je caressais et le bassin
    Et ses mamelles pour l’examen et je me prenais une tarte.

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  • À cœur plongé

    À cœur plongé

    Hier, j’aimais les jolies filles le cœur perdu dans un bouquin
    Qui laissait échapper un sein dans le feu d’un amour intense.
    Aujourd’hui, celles-ci sourcillent sur leur téléphone coquin
    Avec un regard assassin si j’les gêne avec insistance.

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  • Chacun sur son monde perçu – 2

    Chacun sur son monde perçu - 2

    Par mes yeux d’homme, je vois le monde ; un’ femme le verra autrement ;
    Mon chat le voit de la toiture et les oiseaux depuis l’azur.
    Toutes ces visions vagabondes, chacune prise séparément,
    Donneraient au cercle sa quadrature si elles fusionnaient d’aventure.

    Illustration de Kyle T. Webster.

  • Ma forêt intérieure – 2

    Ma forêt intérieure - 2

    Je passe d’une année à l’autre comme dans la pièce d’à côté
    Avec toujours le même décor, les mêmes noëls brillantés.
    Je ne pourrais faire l’apôtre d’une vie tarabiscotée
    Car c’est la même qui encore revient m’apprendre à patienter.

    Photo de Suzanne Moxhay.

  • Les femmes qui marchent – 3

    Les femmes qui marchent - 3

    Moi qui suis le dernier représentant qui marche
    De l’espèce des mâles en train de disparaître,
    Je n’ peux pas le nier j’aimerais être patriarche
    Auprès des animales qui me voudraient pour maître.

    Illustration de Renn Qin.

  • Les colères de Cherche-Midi

    Les colères de Cherche-Midi

    Je n’sais pourquoi, quelle misère, Cherche-Midi est en colère
    Depuis que je l’ai emmené consulter la vétérinaire.
    Depuis il souffle, il vocifère d’une mine patibulaire
    Dès qu’il me voit pointer mon nez malgré mon aspect débonnaire.

    Il a le blues évidemment et je le verrais bien clamer
    Ses griefs, la guitare à la patte, pour les chanter dans le quartier.
    Si par hasard, ses miaulements étaient, dès demain, acclamés,
    J’espère que la critique ingrate décriera le matou altier.

    Tableau de Vladimir Rumyantsev.

  • L’amour stroboscopique

    L’amour stroboscopique

    Au-delà de l’espace-temps dans lequel existe un sourire,
    Au-delà de la dimension de la matière qui le compose,
    L’amour outrepassera d’autant toutes ces lois jusqu’à en rire
    Car je n’ai pas de prétention lorsque mes lèvres s’y déposent.

    Tableau d’Alvaro Tapia Hidalgo.

  • Séparation

    Voilà, je quitte mes années passées ; voilà, je rejoins mon futur.
    Je dis adieu au train de vie qui nous sépare comme deux montagnes.
    Je ne pourrais outrepasser ce fait mais ce dont je suis sûr ;
    Mon côté masculin survit car son féminin l’accompagne.

    Tableau de Shelby McQuilkin.

  • Le jour du 12 juillet

    Le jour du 12 juillet

    Le jour du quatorze juillet, les fanfares hissent les couleurs
    Mais le jour du douze juillet, Facebook clame haut ses valeurs.
    Tous mes amis les plus précieux me souhaitent un bon anniversaire
    Et mes amies de leurs plus beaux yeux m’embrassent d’une amitié sincère.

    Tableau de Josef Kote.

  • La tête d’anniversaire

    La tête d’anniversaire

    Le jour de son anniversaire, l’extérieur ne modifie rien
    Mais l’intérieur se met en fête de toutes les cellules unies.
    Les neurones font le nécessaire avec un goût épicurien
    Pour animer toute la tête jusqu’à en avoir le tournis.

    Tableau d’Autumn Skye.

  • Le jour de la comète

    Là, au-dessus des Monts d’Arrée, tandis que notre Terre tourne,
    La Comète Neowise passe dans les premières lueurs du jour.
    Comme deux dieux qui, sans arrêt, manient le monde qui se retourne
    Sur ses peuples qui outrepassent leurs territoires à leurs tours.

    Photo de la Comète Neowise par Mathieu Rivrin sur https:www.mathieurivrin.com .

  • Les femmes qui marchent – 2

    Les individuelles portent un vanity-case,
    Les jolies secrétaires, un nouveau sac à main.
    Les intellectuelles arborent l’attaché-case
    Et les femmes artistes leurs dessins en sous-main.

    Les sportives ne marchent déjà plus, elles roulent
    À vélo, en Roller ou en planche à roulette.
    Il faut aller plus vite, il faut qu’elles déboulent ;
    L’avenir est en marche, faut pas faire de boulette.

    L’appétit vient souvent tout à coup en marchant
    On s’arrête au drugstore ou bien au restaurant.
    Tout dépend si elles sont dans un centre marchand
    Ou dans les petits villages à l’air revigorant.

    Il faut boire surtout des boissons énergétiques,
    Bien surveiller sa ligne mais se faire plaisir ;
    Et toute la semaine, des menus diététiques
    Le week-end on verra, c’est selon les désirs.

    Illustrations de Renn Qin.

  • Les femmes qui marchent – 1

    Depuis longtemps déjà plus personne ne marche ;
    Quelques femmes encore en perpétuent l’usage.
    Pour comprendre il faudrait observer leurs démarches,
    Pour l’entendre il faudrait un radio-balisage.

    Il en est déjà passé des femmes de toutes sortes,
    En jupe, en pantalon, ou en drôles de robes.
    On les voit apparaître soudain devant la porte
    Puis soudain disparaître, une ombre les dérobe.

    Soit chaussées de bottines, soit droites dans leur bottes,
    Avec talon aiguille ou talon compensé.
    À petits pas chassés, on les voit qui barbotent
    Sous les gouttes de pluie puis, se mettent à danser.

    Elles paraissent affairées, elles font mille choses
    Soit un enfant au bras ou soit un téléphone.
    Puis au coin de la rue, elles se métamorphosent
    Devant une vitrine ou un bel anglophone.

    Illustrations de Renn Qin.

  • La dame et la licorne

    La dame et la licorne

    Penchons-nous sur la parenté entre la dame et la licorne ;
    La licorne étant télépathe, la dame possédant l’intuition.
    Or les antennes patentées, l’une ses seins, l’autre sa corne
    Seraient peut-être le stigmate qui ouvrent leur prémonition.

    Panneau de coussin, fin de l’époque médiévale musée d’histoire de Bâle.

  • À contrejour

    Je me souviens de nos premières vacances où nous nous sommes épris
    Dans le dénuement d’une chambre qui préservait l’intimité.
    J’aimais la voir dans la lumière, lorsque le soleil s’approprie
    Son corps qui ressemble à de l’ambre, bronzé en clandestinité.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • Le kimono rose

    Le kimono rose

    Juste après avoir fait l’amour, juste après avoir pris sa douche,
    Elle enveloppe comme un cadeau son corps dans un kimono rose.
    Jamais fermé, toujours glamour, dévoilant un sein qui débouche
    Dans l’échancrure comme un badaud qui jette son téton morose.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • Fantasme

    Fantasme

    Vous qui reposez nue, sans même vous douter
    Que l’œil qui vous regarde est en train de rêver ;
    Car je suis dans les nues, dans mes songes floutés
    Et je monte la garde à mon cœur entravé.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • Prémonition

    Prémonition

    Elle possède l’oreille fine, bien affûtée au cours du temps,
    Qui reconnaissait la portière de celui qui fut son soleil.
    L’ouïe tendrement féminine, tellement aiguisée qu’elle entend
    Quand l’enfant joue sous la verrière, quand il remue dans son sommeil.

    Tableau de Frederick Carl Frieseke.

  • La conteuse orientée

    La conteuse orientée

    Toujours floue dans mes souvenirs lorsqu’au matin je me réveille,
    Elle n’en a pas moins raconté quelques pages de son grimoire.
    Et je constate que l’avenir révèle souvent des merveilles
    Les mêmes qui m’ont été contées et enfouies dans ma mémoire.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • L’empreinte des jours

    L’empreinte des jours

    Lorsque je raconte mes jours dans mes poèmes verts et roses,
    Je prends la photo du moment, je la commente puis, je la range.
    Or, en relisant mon parcours, j’aperçois une ombre morose
    Qui imprégnait l’évènement d’une substance bleu-orange.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • Les éléphants bleus

    Les éléphants bleus

    Quand je m’enivre d’écritures, quand je me noie dans mes reflets,
    Je vois le bleu de l’éléphant dominer sur un monde glauque.
    Parfois le cerveau me triture et mes neurones sont essoufflés
    D’avoir couru leur cœur d’enfant dans les visions les plus loufoques.

    Tableau de Catherine Chauloux.

  • La mort rieuse

    La mort rieuse

    Mourir de rire, la belle mort ; mieux que pleurer toute sa vie !
    Mourir d’ennui, la pire mort ; mieux vaut mourir dans un délire.
    Si elle me mariait à tort, je voudrais qu’elle en soit ravie
    Et qu’elle rit de plus en plus fort, jusqu’à ce que moi-même en rire.

    Tableau de Dave McKean.

  • La mort douce

    La mort douce

    J’ai quelquefois vu que ma route s’arrêtait inopinément ;
    Un panneau venait m’avertir la fin de mon chemin de vie.
    La mort douce m’a mis en déroute, six ou sept fois obstinément ;
    Elle m’a pourtant laisser partir jusqu’à ce qu’elle en ait envie.

    Tableau de Dave McKean.

  • Le viol

    Le viol

    Lui, en posture dominatrice, le dos calé contre la porte
    Lui en interdisant l’accès ; il a pris possession des lieux.
    Sur le lit même pas défait, il a jeté son grand manteau
    Et le chapeau sur le bahut montre qu’il est maître partout.

    Elle, prostrée lui tournant le dos, son corset arraché par terre,
    La bretelle de chemise baissée, la robe rabaissée aux genoux.
    Son coffret au couvercle ouvert, son intimité au grand jour
    Et la honte de voir son cœur exposé, humilié, violé.

    Tableau d’Edgar Degas.

  • À la plume des flamants bicolores

    À la plume des flamants bicolores

    J’ai ajouté une couleur aux reflets de ma plume rose
    Avec un flamant blanc-nacré pour pigmenter les mots de l’âme.
    J’exprime bien mieux les douleurs qu’a supportées mon cœur morose
    Et l’esprit rejoint le sacré de la déité de sa flamme.

    Tableau de Alexander Sigov.

  • Matou malin

    Cherche-Midi, matou malin, s’intéresse de peu aux oiseaux ;
    Je l’ai vu prendre ce matin le chemin qui mène aux roseaux.
    En échange de trois câlins, il m’a emprunté mes ciseaux
    Et m’a tenu un baratin pour me présenter son réseau :

    Des petites maisons tressées comme abris pour les volatiles
    Qu’il va planter sur notre toit car la technique est difficile.
    Ensuite, le voilà dressé avec un filet contractile
    Pour attraper, d’un air matois, ceux qui feront un’ proie facile.

    Tableau de Vladimir Rumyantsev.

  • Australie

    Australie

    Terre endémique et marsupiale du koala au kangourou,
    Terre soumise aborigène à la couronne britannique,
    Vaste superficie australe qui vit naître le lapin-garou,
    L’Australie figure l’allogène de la plus grande île océanique.

    Illustration de Theresa Grieben.

  • Le plus grand livre des contes

    Le plus grand livre des contes

    Puisque les paroles s’envolent mais qu’elles demeurent écrites,
    La civilisation s’exprime sur ce que l’histoire raconte.
    Et lorsque les langues convolent depuis ses racines sanskrites,
    Sa descendance alors s’imprime dans le plus grand livre des contes.

    Tableau de Vladimir Gvozdariki.

  • La terre du Kiwi

    La terre du Kiwi

    Dernière terre découverte par les peuples navigateurs,
    D’abord Maoris puis, Anglais qui ont rejoint l’oiseau insigne :
    Le kiwi chante à gueule ouverte, il danse en pacificateur
    Dans ces deux langues dont il jonglait avec le langage des signes.

    Illustration de Theresa Grieben.

  • Migrations

    Migrations

    Depuis l’Afrique maternelle, les animaux ont émigré
    Au septentrion, vers l’occident et les grandes plaines d’orient.
    Au refrain d’une ritournelle, des nouveaux mondes dénigrés,
    On se replie par accident dans un chaos invariant.

    Photo de Clark Oden.

  • Les reines de la météo

    Les reines de la météo

    Celle qui veut se faire plus grosse que le nuage et la tempête,
    Celle qui coasse et qui rigole quand il tombe des hallebardes,
    Celle qui rentre dans sa fosse lorsque le soleil se répète,
    Voyez comment elles dégringolent quand la météo s’fait bâtarde.

    Illustration de Jody Bergsma.

  • La couturière

    La couturière

    Elle s’est tissée un’ deuxième peau, elle porte des talons aiguilles
    Et sur sa drôle de bobine, un chapeau à mètre-ruban.
    Elle a tressé, bien à propos, autour des joues en bas résille,
    Une fermeture coquine où elle range ses turbans.

    Photo de Gary Dorsey et collage d’Austin Fashion sur https:www.behance.netgallery450865Austin-Fashion-Week-2010 .

  • Sous la burqa la plage

    Mystère sous l’austère habit qui cache son jardin secret.
    Qui saura donc déverrouiller ce virginal coffre à bijoux ?
    Mais s’il est du même acabit que le saint calice sacré,
    Alors la clef n’a pas rouillé car son propriétaire en joue.

    Tableau de Léon Samoilovitch Bakst.

  • Le temps de l’amour

    Le temps de l’amour

    L’espace occupé par l’amour, plus grand qu’une belle nuit d’été,
    Plus chaud qu’un milliard de soleil, plus dense que tout l’univers,
    Explose le compte-à-rebours, juste une seconde hébétée,
    Juste la fraction du réveil lorsqu’enfin le cœur s’est ouvert.

    Tableau de Christian Schloe.

  • Herbe bleue

    Herbe bleue

    Herbe bleue… j’ai dû l’être un peu, passionnément et après tout
    Le bleu ne m’a pas empêché de rosir ma vie en rêveur.
    Tout le monde fait comme il peut, des trous, des piercings, des tattoos ;
    Moi, ça m’permet d’aller bêcher le cœur des jeunes filles en fleurs.

    Photo de Mara Saiz.

  • En plumes d’oie

    En plumes d’oie

    Qui oserait tordre le cou au volatile du Capitole
    pour fabriquer un édredon bien rembourré en plumes d’oie ?
    Mais il y a pire car beaucoup le font passer à la casserole
    Pour s’en empiffrer le bedon sans que l’on les montre du doigt.

    Photo de Mirella Bee.

  • Out of blues

    Out of blues

    Le blues ne se limite point à la couleur des sentiments,
    Pas plus qu’au poids de l’oppression ou à la mort d’un de ses proches.
    Il est à l’équilibre ce point où bascule le ressentiment
    Qui imprégnera l’agression où le cœur et l’esprit s’accrochent.

    Photo de Sarah Jarrett.

  • la femme de l’épouvantail

    la femme de l’épouvantail

    Laissez-moi donc vous présenter la femme de l’épouvantail
    Qui n’effraie que les damoiseaux en mal d’amour de pastoureaux
    Dont les rêves se retrouvent hantés à s’prendre les pieds en éventail
    Parmi les ronces et les roseaux dont est tissée sa robe fourreau.

    Photo d’un « joli cauchemar » par Diana Dihaze.

  • Les enfants de la politique

    Les enfants de la politique

    Puisque le temps de la jeunesse nous apparaît interminable,
    Puisqu’en moyenne les promesses ne sont jamais réalisables,
    Les enfants et la politique possèdent ensemble la poudre aux yeux ;
    Pour les uns, un monde magique et pour les autres devenir gâteux.

    Photo de Natalia Zakonova.

  • Larguez les amarres !

    Puisque l’école des sirènes paraît si dure et sélective,
    Il faut donner un avenir – je dirais même un coup de queue –
    À celles qui ont quitté l’arène mais dont les grâces effectives
    Graveront dans les souvenirs les plus beaux engouements aqueux.

    Ouvrons la voie de la Marine aux pauvres sirènes ratées
    Qui atteindront, sans un malus, l’audace d’un marin réussi !
    Laissons gonfler dans les narines cet air du large hydraté
    Qui donne aux filles mieux qu’un phallus ; l’intuition et la minutie

    Photo de Natalia Zakonova.

  • Roulez jeunesse !

    Or, la plupart les conducteurs ayant eu l’enfance frustrée
    De ne pas posséder le plus beau, le plus grand de tous les jouets,
    Montrent des troubles psychomoteurs s’ils n’parviennent pas à s’illustrer
    Et remettent à fond les turbos pour, les limites, déjouer.

    La solution est évidente et un enfant l’aurait trouvée :
    Laissons conduire nos gamins pour résoudre leurs frustrations.
    Très tôt, les mettre sur la pente afin qu’ leurs pulsions éprouvées,
    Ils découvrent ainsi le chemin, dotés d’une bonne traction.

    Photo de Natalia Zakonova.

  • L’homo sine dolor

    La portée du confinement, sur des vacances un peu forcées,
    Fait évoluer l’homo sapiens au consommateur de loisirs.
    La loi de l’emmagasinement par internet est renforcée
    Et il passe une vie de prince selon ses moindres désirs.

    Tableau de Georges Seurat.

  • Cherche-Minuit

    Cherche-Minuit

    La nuit, lorsque mon chat a faim, il vient miauler jusqu’à mon lit.
    Or, à deux heures du matin, il est venu me réveiller.
    Je l’ai suivi dans la cuisine, mais non, le bougre a obliqué
    Vers le balcon pour me montrer et partager l’événement.

    C’était la lune en plein quartier qu’il m’expliqua d’un miaulement
    Qui signifiait que désormais, j’étais devenu son ami.
    Après l’avoir remercié, il est rentré mais sans manger ;
    Nous avons regagné nos chambres, lui dans son lit, moi dans le mien.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La constellation du Chat

    La constellation du Chat

    Entre le Grand Chien et le Cygne, en remontant la Voie Lactée,
    Lorsque la Lune te sourit, tu verras le Chat à ta droite.
    Amuse-le, fais-lui un signe, applique-toi à le contacter
    Car s’il te prend pour un’ souris, votre relation s’ra très étroite.

    Tableau de Raphaël Vavasseur.

  • Le réseau Damoiseau

    Le réseau Damoiseau

    Plus qu’un p’tit oiseau dans la tête, mieux qu’une cervelle d’alouette,
    Madame couve dans son nid, toutes ses pensées d’harmonie.
    De concert avec les mésanges et l’accréditation des anges,
    Elle a établi son réseau qu’elle qualifie de « Damoiseau ».

    Tableau de Catrin Welz-Stein.

  • Réflexothérapie

    Réflexothérapie

    Dès qu’un oiseau fait son approche, petit minet devient grand tigre.
    Des tics agitent ses moustaches et soudain son corps se tapit.
    Alors plus la proie se rapproche plus le chat sous les ombres migre,
    Le vainqueur de ce cache-cache, c’est la réflexothérapie.

    Tableau de Gretzky.

  • Le roi aveugle

    Le roi aveugle

    Pourquoi une fois couronné, le roi ne voit-il pas son peuple
    Comme s’il était devenu boiteux des organes de la perception ?
    Une fois qu’il a coiffé le bonnet du pouvoir, il paraît aveugle
    Et les borgnes les plus convoiteux n’y font même pas exception.

    Tableau de Tomasz Alen Kopera.

  • Rêves en mauve

    Rêves en mauve

    Ce matin, j’ai trouvé ces lignes qui se perdaient à l’horizon
    Aussi bien difficiles à lire que facile à suivre des yeux.
    Je n’en ai pas percé le signe d’une voie vers la guérison
    Mais au contraire le délire d’un poème en vers camaïeux.

    Photo de Kristina Makeeva.

  • Rêves en rose

    Rêves en rose

    J’ai tant rêvé que j’ai noté : « des rose-orange s’enflammant… »
    sur un papier pour mon réveil et ce matin, je fais chou-blanc.
    Pas la moindre idée connotée juste une impression de flammants
    Au Kenya gorgés de soleil et l’infini en arrière-plan.

    Photo de Kristina Makeeva.