Quand le Titanic a coulé, deux scaphandriers sont descendus Chercher ses trésors enfouis après ce coup de Waterloo. Au bout de trois heures écoulées, on vit qu’ils s’étaient dépendus De leurs câbles et s’étaient enfui pour vivre comme un poisson dans l’eau.
Elle affichait un air farouche lors de notre première rencontre Et battait des ailes impatientes comme une chatte sur le toit. Mais ce n’était qu’une escarmouche ; un genre de test « pour ou contre ? » J’avais, d’une voix insouciante, sorti : « plutôt tout contre toi ! »
Trop robot pour être réelle comme l’avait écrit Prévert, La femme en titane peut plaire à l’homme atomique et moderne. Sauf que sa jeunesse cruelle risque une déception sévère S’il n’existe qu’un seul exemplaire dont l’aval arrive à son terme.
D’abord, son chapeau insolite dans le brouillard évoque l’œuf Qu’un drôle d’oiseau mais poétique aurait pondu avec génie. Mais bientôt la brume habilite la silhouette d’une meuf Qui m’examine pathétique comme si j’étais tombé du nid.
Un petit sourire moqueur qui remplacerait tout un poème ; Un petit regard langoureux qui renouvellerait la prose. La femme maîtrise son cœur et celui de l’amant bohème Qui deviendra fou amoureux et qui verra la vie en rose.
D’un sacrifice à l’esthétique, qu’est-il de plus précieux que l’art ? L’art d’une beauté naturelle ou un maquillage Picasso ? Je penserais plus pathétique une peau vierge de ses fards À son expression visuelle, mon cœur y braque ses faisceaux.
Juste avant l’ombre du sommeil, dans son miroir, je me dédouble. Un temps nos pensées s’entrecroisent, une rencontre est impartie. Après, dans la nuit sans soleil, tandis que deux oiseaux s’accouplent, Nos deux rêves bouclent et se croisent mais au réveil, l’autre est parti.
Ma quête arrivait à sa fin quand m’apparut la clef des songes D’une forme ovoïde et noire qu’elle tenait en son giron. J’ai dû lui indiquer enfin quelle était l’heure sans mensonge Et comme j’ai bonne mémoire je lui dis : « minuit, environ ! »
Lors, elle a repris ses cristaux et ses coupes multicolores Ensuite elle les a remplis d’élixir des toutes les sortes. Puis, elle a dit : « Monte-Cristo m’a confié la garde de l’or ; Tu es l’héritier accompli selon comment tu te comportes ! »
Alors j’ai pris le Graal Divin, indigo et parsemé d’or Et but l’élixir de jouvence qui était peut-être empoisonné. Ce n’était qu’un esprit-de-vin mais voilà, soudain, je m’endors Tandis que l’ange de connivence fond dans le mur décloisonné.
Quand le mur s’ouvre de nouveau, l’ange qui sait est de retour Et je me réveille devant les mêmes coupes, évidemment. Mais j’atteins un autre niveau car la gardienne sans détour Prend son calice en le levant et me l’ fait boire diligemment.
Après avoir déambulé dans des voies de contemplation, Cette nuit, j’ai eu la visite de la gardienne immaculée. Lors, elle m’a véhiculé vers un lieu de méditation Taillé d’un bloc de magnésite pour un éveil miraculé.
Puis, elle a choisi plusieurs coupes aux couleurs de cristaux taillés ; Elle m’en a offert une à boire mais que ma sélection soit brève. J’ai pris celle dont la soucoupe était légèrement entaillée Qui me rappelait le ciboire que j’avais déjà vu en rêve.
Quand mes yeux se sont dessillés, elle a pris apparence humaine, Un grand chapeau sur l’auréole qui émanait de ses cheveux. J’étais en train de vaciller mais elle est restée la semaine Pour m’aider à tenir mon rôle afin d’accomplir ce qu’elle veut.
Les gens qui oublient leur chapeau ou une écharpe, évidemment, N’oublient rien ; ils posent des pièges pour capturer son ramasseur. En fait, il s’agit d’un appeau pour vous attirer puissamment Dans les bas fonds qui mènent au siège d’où vous observe le chasseur.
Trop de prudence et je sature de complots perfides et cruels ; J’ajoute de la témérité et tout devient sans importance. Alors je marche dans l’azur les yeux bandés sur l’actuel Tout en essayant d’éviter de chuter dans l’inadvertance l’incompétence.
Je viens chercher l’inspiration parmi ces yeux observateurs Qui ont tout vu, qui savent tout sur tout ce qui brille au soleil. J’écoute leurs conspirations à propos des cultivateurs Qui vont bientôt couper le cou à ces délateurs sans pareil.
Son laisser-aller personnel dévorait son temps passionnel Or, c’était lui qui grossissait et c’était elle qui subissait. Car mélanger grâce et caresses finit par entourer de graisse Son cœur qui doit pomper l’amour avec une tonne d’humour.
Les portraits issus du passé ont outrepassé la technique Car l’art de la photographie à la vitesse de la lumière Laissent un visage compassé et un rictus dans sa mimique Dont le souvenir s’atrophie par overdose coutumière.
Le peintre, lui, prend tout son temps ; il ne le prend pas, il l’impose L’œil à besoin d’éternité pour capter la vie du sujet. Puis, la main tâte, elle attend le trait important de la pose Et offre la paternité qu’aujourd’hui nous pouvons juger.
Des fleurs des champs cueillies à l’aube et piquées sur toile de lin Ont transformé leur couturière en un bouquet rafraîchissant. Deux cerises pendues aux lobes et un pendentif cristallin Ont favorisé sa carrière par un prestige attendrissant.
Les yeux aux ailes des papillons trompent l’œil de ses ennemis ; Ainsi mes yeux qui papillonnent troublent le cœur de mon amie. Sous les paupières ensommeillées de nos nuits blanches réfrénées, Que de joies m’ont émerveillé, que d’amours m’ont rasséréné !
Pour notre fête nationale nous attendions des pom-pom girls Munies de pompons rouge et blanc assortis à notre drapeau. Suite à une erreur cantonale nous avons reçu une cow-girl Qui a semé un froid troublant chez les suissesses à fleur de peau.
Juste un chapeau tombant du ciel, juste deux bas montant du sol Et pour le reste presque rien, juste un voile noir qui vole au vent. Si la tenue fait l’essentiel, moins il y en a, plus on raffole Car si la fille y met du sien, elle charmera en l’enlevant.
Toutes les nuits, comme au printemps, il repeint de nouvelles couleurs. Quand vient l’hiver, le mauvais temps, il efface toutes les douleurs. À l’aube dite, tout devient vert, le cœur retrouvé un peu d’humour. Puis à midi, un petit verre et le cœur sourira d’amour.
Isaac Newton et la pomme, la pomme tombant sur Newton Fait la loi de gravitation et tout le poids de la matière ! Une jolie femme avec des hommes, la femme tombant dans les pommes Fait la loi de fécondation et les amours primesautières.
Les plaies d’argent, quelle infortune ! Les pertes de temps, quelle avanie ! Mais dans la vie, tout redémarre ; la roue tourne toujours très longtemps. Pour l’argent, demande à la Lune lorsqu’elle croît à l’épiphanie ; Pour le temps, demande à Médard, il fait la pluie et le beau temps.
À gros chat bleu, les gros chagrins, éliminés par le minet. À gros chat doux, les gros bisous, alimentés par le matou. Quel temps fait-il ? Il fait du grain ! Ne sortons pas du cabinet ! Quelle heure est-il ? Debout et Zou ! Levez-vous, Monsieur Touche-à-tout !
Cherche-Midi n’a peur de rien sauf retourner dans le panier. Il s’est résigné à son sort mais rêverait de s’échapper Pour s’en aller comme un vaurien pêcher des poissons cancaniers Qui ne font même pas l’effort de se faire un jour attraper.
Mais point de poisson dans la Töss, l’homme a stoppé la migration Par des cascades et des obstacles de plusieurs mètres d’importance. Alors que faire, nom de Zeus ! Cherche-Midi, en réaction, Me guett’ comm’ si j’étais l’oracle qui promettrait sa délivrance.
Eh bien voilà, c’est officiel, le lama devient helvétique Et il arbore fièrement les blasons des vingt-six cantons. Il illumine notre ciel magnifiquement esthétique Par la blancheur de sa toison de la croix dont nous nous dotons.
Les messieurs portent les bannières aux couleurs des fleurs du pays ; Les dames arborent les pompons en hommage aux cloches de vaches. Quant au Pérou, pas de manière ; ils ont été tous ébahis De voir leur totem en jupons de fières conquêtes bravaches.
Pour les enfants, le bel emblème d’une longue écharpe rouge et blanche Qui leur protégera la gorge et dont ils pourront s’amuser À se décharger des problèmes en déclenchant une avalanche De catastrophes dont ils forgent un avenir désabusé.
Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue.
Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.
Je vois bien l’entrée en matière sortir de son rideau à fleurs, Cependant un regard austère me dit de bien faire attention. Certes, les deux intermédiaires flattent les envies qui m’effleurent Mais ses yeux chargés de mystère révèlent tant ses intentions !
À son regard inquisiteur, la bouche pincée qui préjuge, Je crois qu’elle fait son adieu à qui veut bien l’importuner. Je sens le cœur inhibiteur qui déjà freine le déluge Du trop plein d’émotions à Dieu et tous les saints infortunés.
Le temps qui passe a bonne mine et m’offre d’autres perspectives Si je me force à regarder en bougeant le cul de mon faîte. Tantôt le destin me domine, tantôt je prends l’initiative Et tantôt je sais me garder des surimpressions toutes faites.
Photo du Pont de Rakotzbrücke en Allemagne par Josh Perrett.
Ici, la nature m’observe par l’œil qu’un fou lui a donné ; Dieu n’aurait pas construit un pont, il aurait fait ça plus naturel. Justement que Dieu me préserve d’être quelque part pardonné ; « Monsieur le juge, j’en réponds, je suis associoculturel ! »
Photo du Pont de Rakotzbrücke en Allemagne par Marcel Siebert.
Drôles sont mes envies de partir, mes envies de me réfugier Dans un lieu pour mieux observer l’intimité du souvenir. Alors entre « voyager » et « départir », j’ai besoin que vous ne jugiez Pas nécessaire de préserver quoi que ce soit pour me retenir.
Je ne suis pas près d’oublier mille-neuf-cent-quatre-vingt-cinq ! L’année qui m’a marqué au corps, au cœur, à l’esprit et à l’âme. J’avais fini de relier, afin que ma vie m’en convainque, Tous les point qui restaient encore pour dessiner mon oriflamme.
En fait, j’avais quitté Marseille pour vivre avec les alsaciennes, Ce qui m’a conduit dans l’Hérault pour rencontrer des vignerons. Puis, j’ai bientôt manqué d’oseille comme une comédie balzacienne ; Ce fut le retour du héros riche de cœur mais sans un rond.
Non, le lion n’est pas hippie, ni gay ni trans, mais amoureux. Une marque de coquetterie qu’il se réserve pour sa lionne. Il lui a construit un tipi, un vrai et des plus savoureux ; Alors ne faites pas les ahuris et venez féliciter sa championne.
Évidemment c’était Lilith, l’empêcheuse de traîner en rond ! Et le serpent fut introduit au Paradis pour expulser L’Ève afin que se facilite son entrée dans les environs Adam aurait été séduit et Dieu de tout recompulser.
Les écrits n’en parlent jamais et les légendes se contredisent. Ève, la noire, a pourtant existé et n’a jamais mangé la pomme. Alors je voudrais désormais mettre un terme à toutes ces bêtises Car si jamais vous insistez, elle aurait pu bouffer son homme.
Je suis guéri des femmes en rose ; je ne vois plus que des flamants. J’ai fait ma cuti-réaction entre les flammes et les couleurs. Il ne reste qu’un point morose mais il n’y a là rien d’infamant ; Je dois juste faire attention entre les goûts et les douleurs.
Je dois aussi faire soigner mon attrait pour les flamants nus Et les docteurs m’ont conseillé de me reposer en Camargue. Là-bas je pourrai témoigner que sont les femmes devenues Et si elles sont bien habillées pour déguster une poutargue.
La poutargue est un plat typique de poissons en saumure préparé en Camargue.
J’en étais sûr, je le savais ! Adam et Ève étaient des blacks Et le serpent un grand python ou un boa bien constructeurs. Du coup, l’homme blanc n’est qu’un navet, complètement à côté de la plaque Les anges jouent du mirliton et Dieu, un vieux contradicteur.
Des amazones à Tahiti galopant en Polynésie À Hawaii ou Haïti et même un peu partout en Asie ? Je n’en savais pas plus que vous mais rendons-nous à l’évidence ; Le fantastique donne rendez-vous où il désire mener la danse.
Quand la lune dort et le chat parti, Les maris s’en vont et les souris dansent. Et que font les femmes ensemble entre amies ? Toute la vérité, pas de supercherie.
Comme elles ont de l’or et un beau parti, Elles vont voir Yvon dans sa résidence. Il n’y a rien d’infâme sur le tatami : On y boit du thé et des pâtisseries.
Et puis on s’endort, on se répartit On s’ prête un savon, on met de l’ambiance Et puis entre femmes, on s’ fait des mimis Pas sexualité mais copinerie.
Entre Femmes en roses et flamants roses, j’y perds mes œufs et mes enfants. Comme l’élan et l’orignal, ou le bardeau et le mulet. Le cerf-volant devint morose quand son fils aîné, l’ailé-faon, Fit ce jeu de mots original, juste et pas du tout simulé.
Maintenant que la femme est créée, il faut assurer sa maintenance. Pour qu’elle soit jeune toute l’année, il faut de l’organisation. Pour l’amour, elle est agréée ; il ne manque plus que l’intelligence Qui aurait dû être instantanée mais que Dieu a mis en option.
Mais alors là, Dieu, franchement est un vrai connard de première ! D’avoir fait Ève intelligente … mais après des millions d’années ! Du premier coup assurément elle aurait branché la lumière Et pour la pomme qui serpente, c’est Adam qu’elle aurait damné !
Le Roi n’est plus ce qu’il était ; ce matin il a pris un bateau, Celui qui sillonnait le ciel tous les jours sur son char doré. On l’a même aperçu cet été, se prendre carrément un râteau Avec l’étoile artificielle des feux d’artifices en Corée.
Si vous aimez prendre racine, optez pour la mode de saison Qui vous fera passer l’hiver fort dépourvue mais fort menue. Après une bise assassine, vous perdrez plus que de raison, On lira dans les faits divers : « Encore un pigeon au menu ! »
Celles qui ont traversé l’hiver, celles qui n’ont pas froid aux yeux, Laissez tomber les vêtements puisque la nature vous affine. Optez pour un style pervers, uniquement du prestigieux ! Sur les seins un piercing diamant et un masque de perles fines.
Sur mer, franchir le mur du son paraît chose irréalisable. Même en faisant des pirouettes, vous risquez de perdre du temps. Or, si le temps n’est pas très sûr, enfilez votre imperméable. Avec les bras en girouette, je vous l’assure, ça vous détend.
Le mur du son ? Mon pauvre ami ! Si vous croyez ce qu’on vous dit, Vous l’avez franchi plusieurs fois, celui avec une cédille. Essayez sur le tatami, tout nu avec des bigoudis, Et répétez à vive voix : « Kelnig Osch Sui ! » à l’écoutille.
Au club, on manque de pigeon, c’est pourquoi on les initie. On leur fait croire qu’ils sont élus mais vont passer sous le bandeau. Puis, on leur passe un badigeon ; on dit qu’ils en bénéficient. Et une fois qu’ils sont dévolus, on les transforme en fricandeau.
Pour assurer la traversée, faites passer d’abord l’éléphant. S’il y en a deux, mettez-en un à l’avant et l’autre à l’arrière. Pour éviter de renverser les passagers et les enfants, Jetez-en deux, jetez-en un et criez : « Silence, là derrière ! »
À l’arrivée, sans garantie, retournez cherchez les enfants. Vous avez oublié la bouée ? Vérifiez leur assurance. Si vous les en avez nantis, vous pouvez rentrer triomphant. Demain si vous voulez rejouer, nous le ferons en récurrence.
Ce soir j’attends ma minette, j’ai apporté du vin blanc ; Je j’attends comme toutes les semaines, c’est pour ce soir évidemment. Ce soir je guette sa binette, nous ne ferons pas de faux-semblants Elle sera bonne comme la romaine et moi, bien sûr, son amant.
Entre chats, les histoires d’amour fonctionnent toujours du premier coup. Le soir j’attends ma minette et la nuit tous les chats sont gris. Je fis toujours avec humour qu’il faut se faire à tous les goûts On les passe à la moulinette ; on change quand elles sont rabougries.
Femme de Patch, femme de Work, la femme est au meilleur format : Femme ouvrière, femme soumise, à sa famille se résigna ; Femme de carrière à New-York, à tous les styles se conforma ; Femme éternelle toujours exquise, belle dans son semi-comma.
J’aurais voulu un soleil vert, la lune bleue sous un ciel orange. J’en ai rêvé, Dieu l’a raté alors je l’ai bâti moi-même. Pour le soleil, j’ai lu Prévert et pour le ciel, Pierre Morhange ; Et tout le reste, je l’ai gratté dans les vieux châteaux de Bohème.
L’homme ne vivra pas seulement de pain mais de laine de ses moutons. Il en tricotera des routes et jusqu’au sièges des voitures. Pour les avions évidemment il faudra rajouter des boutons Et pour casser, sur Mars, la croûte, il servira de nourriture.