Auteur/autrice : Maryvon Riboulet

  • La conquête de Vénus

    La conquête de Vénus

    Après avoir marché sur Mars, d’où l’homme serait originaire,
    Vénus mérite d’être conquise puisque les femmes en proviennent.
    J’aimerais que mon métatarse soit le premier préliminaire
    À caresser la peau exquise de ses montagnes vénusiennes.

    À moi tous les monts de Vénus où coulent les sources d’amour !
    À moi les vulves éternelles où l’on se plait tant à s’étendre !
    Rendez-vous Planète-Terminus, dans les paysages glamours
    Des mamontagnes maternelles citées sur la carte du tendre.

    Illustration de Carlos Ochagavia.

  • La femme idéadéadéadéadéa… le

    La femme idéadéadéadéadéa… le

    La femme idéale, amoureuse, gaie, inventive et spontanée
    S’est démultipliée sur Terre depuis l’aube de l’humanité.
    Et son icône langoureuse reflète tout au long de l’année
    Trois cent soixante-cinq caractères d’infinitésimalité.

    Elle parait difficile à suivre car son image se projette
    Dans tous les coins où l’amour sème ses avatars en abondance
    Comme toutes les pages du livre du roman où elle est sujette
    À employer mille stratagèmes afin de mieux mener la danse.

    Photo de Chelsea Victoria sur https:www.stocksy.comChelseaVictoria .

  • Du rêve à la réalité

    Lorsque tu rêves en noir et blanc et qu’une couleur se détache,
    Ton inconscient met en valeur l’objet de toutes tes attentes.
    Sur un fond camaïeu troublant, cette tonalité s’attache
    À te contraster la pâleur de tes amours en dilettante.

    Et quand le rêve se réalise en couleurs, en chair et en os,
    Tu as créé sans le savoir car l’univers te l’a permis.
    En attendant, idéalise par tes pensées les plus véloces
    Ce que tu souhaiterais avoir pour que ton vœu soit affermi.

    Images trouvées sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si les auteurs de ces images reconnaissent leurs travaux, je serai heureux d’en mentionner les noms avec respect.

  • Rêve de starlette

    Rêve de starlette

    Quand une fille est dans la Lune, elle n’se met pas à rêvasser ;
    Elle contemple dans son miroir le reflet de sa renommée.
    Qui aura la bonne fortune de savoir s’y interfacer
    Pourra glisser dans son tiroir une starlette à point nommé.

    Moi qui suis souvent dans la Lune, vous pensez bien si j’ai osé
    Photographier ces demoiselles pour compléter ma collection !
    J’en ai des photos opportunes et beaucoup de nus exposés
    Dont je dévoile des parcelles dans mes poèmes d’incorrection.

    Illustration de Milo Manara.

  • L’intellectuelle

    L’intellectuelle

    La « misogynie mise à part » – comme le chantait Georges Brassens –
    Elle m’emmerdait à critiquer tous mes efforts pour la baiser.
    Mes préliminaires au départ lui auraient donné mal aux seins
    Et mes caresses pratiquées ne faisaient rien pour l’apaiser.

    « Je ne sens rien ! Dépêche-toi ! » finissait-elle par me dire.
    Alors vingt fois sur le métier je me remettais à l’ouvrage
    Et mon phallus restait pantois sans davantage approfondir
    Puis, elle poussait l’inimitié à m’ coller trois mois de sevrage.

    Illustration de Milo Manara.

  • Le rêve de Pinocchio

    Le rêve de Pinocchio

    Lorsque la fée rose découvre le pantin de bois dans son lit,
    Elle lui insuffle la vie et Pinocchio ouvre les yeux.
    Mais lorsque la bouche il entrouvre et ment pour son premier délit,
    La fée nymphomane ravie trouve son membre merveilleux.

    Si Pinocchio fait des mensonges, la fée n’en demeure point fâchée
    Car, de ses doigts, elle l’attouche dans de langoureux concertos.
    Ainsi le tarin à rallonge n’est rien d’autre qu’un godemichet
    Que la fée lubrique s’embouche car en mineur, le con serre tôt.

    Illustration de Milo Manara.

  • Le retour de Lily Pirate

    Le retour de Lily Pirate

    Lily Pirate, par sa bravoure, est devenue fier capitaine
    Et se réserve les marins les plus doués pour la bagatelle.
    Chaque nuit elle les savoure car elle est bonne samaritaine
    Et leur réserve ses coups de reins cul nu en porte-jarretelles.

    Elle gouverne les fesses à l’air car c’est selon d’où vient le vent
    Qu’elle dirige son vaisseau vers des frégates et des corvettes.
    Un amiral patibulaire se serait montré décevant
    En refusant, ce vieux puceau, de la satisfaire en levrette.

    Illustration de Milo Manara.

  • Qu’il est long ton serpent, papa !

    Qu’il est long ton serpent, papa !

    Qu’il est long ton serpent, papa, présumé plein de connaissances !
    Qu’il est perfide ton chemin supposé assainir le monde !
    Qu’ils sont hypocrites les pas censés marcher avec aisance !
    Qu’elle paraît sournoise la main qui nous guide de manière immonde.

    Qu’elles restent vaines tes promesses qui devaient tout améliorer !
    Qu’il est indélicat ton plan qui nous prive de libertés!
    Qu’elle est trompeuse ta grand-messe où l’espoir est détérioré
    Par l’assurance d’un implant qui nous rendra déconcertés.

    Tableau d’Anderson Debernardi.

  • La Chaleur et le Froid

    La Chaleur ayant merdé
    Du printemps jusqu’en été,
    Se trouva fort dépourvue
    Quand l’automne fut venue ;
    Pas un seul vent tropical,
    Ni de soleil amical.

    Elle alla chercher pitance
    Chez le Froid en repentance ;
    Le priant de récupérer
    Quelques journées tempérées
    Qu’au beau temps se renouvellent.
    « – Je rembourserai, lui dit-elle,
    Aux prochaines belles saisons
    Si vous m’en donnez raison ! »

    Le Froid n’est pas philanthrope,
    C’est là son moindre défaut.
    « – Que faisiez-vous au temps chaud ? »
    Dit-il d’un ton misanthrope.
    « – Nuit et jour à tout venant,
    Je chômais, ne vous déplaise. »
    « – Vous chômiez ? j’en suis fort aise,
    Allez sous les ponts maintenant ! »

    Création de John Galliano.

  • Le cycle de la Lune

    À coups de tonnerre sur les routes et sur les voies périphériques,
    La chaleur en pleine déprime meurt d’une agonie estivale.
    Malgré le Soleil en déroute de notre été catastrophique,
    La Lune assure l’intérim durant les nuits qui festivalent.

    La Lune fait la révolution ! L’astre féminin des poètes
    Désormais gère les saisons et règle les nuits et les jours.
    C’était la seule solution pour que l’automne reste chouette
    Sinon l’hiver aura raison de nos trois cent soixante-cinq jours.

    Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .

  • Le cycle du Soleil

    Une année de soleil en grève et pluies de manifestations
    Ont transformé l’année civile en guerre météorologique.
    Mais je n’y vois aucune trêve dans l’échauffement des nations
    Car le peuple est resté servile envers l’état démagogique.

    Sans doute une éruption solaire, une tempête magnétique,
    Ont lobotomisé les foules dont le cerveau s’est ramolli.
    Seuls, des résistants en colère luttent contre le pathétique
    Roi-Soleil qui a perdu la boule après avoir tout démoli.

    Tableaux de Susan Seddon-Boulet sur http:artilo-artilo.blogspot.com201207seddon-boulet.html .

  • L’ange de lumière

    Un jour mon corps se ridera et ma peau deviendra écorce
    Qui alors se fragmentera sous la pression du cœur d’étoile.
    Un troisième œil s’irisera à travers l’orbite retorse
    Du front qui se segmentera puis, disparaîtra dans un voile.

    Je serai l’ange de Lumière après avoir été Ténèbres ;
    Je deviendrai le Léviathan de ma tribu humanitaire.
    Je recouvrerai ma première existence tristement célèbre
    Où l’on m’avait nommé Satan, prince déchu et solitaire.

    Tableau de Peter & Birgitte Fich Christiansen.

  • Retour à la mer

    Après avoir foulé la terre, les jambes se couvrent d’écailles
    Et la sirène baptisée de feu retourne chez sa mère.
    Elle reste un moment solitaire dans les anémones en rocaille
    Et les poissons fanatisés par ses beaux yeux bleu-outremer.

    Souvent elle remonte en surface pour respirer le vent du large
    Et chante l’ivresse du vent pour apprécier son sevrage.
    Certains marins ont eu l’audace de la poursuivre sur leur barge
    Mais hélas aucun survivant n’a pu s’échapper du naufrage.

    Illustrations de Francisco-Albert-Albusac.

  • Lune déesse

    Lune déesse

    Non, ma Lune, tu n’es pas morte. Tu n’es même pas encore née.
    Tu te développes dans l’œuf jadis pondu par ma planète.
    Tu attends que le temps t’apporte cette métamorphose innée
    Qui fera de toi l’astre neuf d’une déesse mignonnette.

    Alors tu brilleras autant que le soleil, feu ton grand-père
    Et tu pivoteras ton corps d’un délicat ballet lunaire.
    Puis, ton noyau omnipotent deviendra créateur prospère
    Et qui battra tous les records de procréations planétaires.

    Tableau de John Watkiss.

  • Née de la mer

    Après neuf mois de gestation, la mer accouche d’une fille
    Dont la naissance était prévue depuis le fond des océans.
    Sans un cri de protestation la mère agrandit sa famille
    D’une sirène, sauf imprévu, dans le silence bienséant.

    Voici pour la première fois l’offrande au ciel de son visage
    Et sa première bouffée d’air qui souffle son feu véhément.
    Avec deux jambes toutefois étant donné qu’il est d’usage
    De fouler la terre solidaire pour unir les quatre éléments.

    Illustrations de Francisco-Albert-Albusac.

  • Les portes sur l’au-delà

    Les portes sur l’au-delà

    Il est un ensemble de portes que je dois franchir une à une
    Et le passage vers l’inconnu à chaque fois me rend perplexe.
    Parfois la destinée m’apporte une rencontre fort opportune,
    Parfois un chemin biscornu pour une expérience complexe.

    Approximativement sept ans séparent chaque nouveau stade ;
    Durée impartie nécessaire pour accomplir chaque degré.
    Le septième est très important ; si j’ai bien rempli ma croisade
    Mon alliance se resserre envers l’absolu qui m’agrée.

    Illustration de Tuco Amalfi.

  • Celui qui parle aux animaux

    Il doit être fils de Noé ou fils caché de La Fontaine,
    Bâtard de Saint-François-d’Assise ou tout simplement magicien.
    Car il débarque en canoë, en uniforme de capitaine,
    Et descend s’asseoir sur l’assise d’un banc de pierre vénitien.

    Il demande aux chats les nouvelles sur la bonne santé de leurs maîtres ;
    Les oiseaux livrent les potins entendus au bord des fenêtres.
    Le temps qu’il fait, c’est l’hirondelle qui joue le rôle du baromètre
    Et les chiens, ces vieux cabotins, savent tout ce qu’il y a à connaître.

    Aquarelle d’Hugo Pratt.

  • Les femmes des jours de pluie

    J’aime les femmes des jours de pluie que j’aime imaginer uniques,
    Créées par Dieu, un jour d’orage, uniquement pour le plaisir
    De leur offrir un parapluie, un abri ou une tunique
    Et voir la pluie sur leurs visages ruisseler vive de désir.

    Parapluie rouge de préférence, tunique verte, s’il vous plaît.
    En amour, je reste classique, surtout si la femme est jolie.
    Pour le prix d’une révérence, un peu d’humour et de fair-play,
    J’égoutte mon cœur narcissique et le présente ainsi poli.

    Je hais les chiens, ces trouble-fêtes, qui se prétendent chevaliers
    Et défendent en montrant les crocs celle qu’ils pensent dominer.
    Je ne vais point risquer ma tête pour un mâtin peu cavalier
    Et je vais soigner mes accrocs chez la mercière inopinée.

    Tableaux de Georgy Kurasov sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201111georgy-kurasov-1958-russian-cubist.html .

  • Abeilles & Papillons

    Quand Madame la Reine en sa ruche s’ennuie
    Et que les faux-bourdons ne savent la dérider,
    Elle s’en va à la traîne en chemise de nuit
    Qu’elle remonte et court donc les ailes débridées.

    Elle va voir ses cousins, les petits papillons
    Tout comme elle, insatiables envers la bagatelle,
    Remplit son magasin des petits dardillons
    Des diptères appréciables malgré leur parentèle.

    Sans qu’il y ait d’entourloupe, quand les œufs ont éclos,
    Les larves sont triées dans sa progéniture.
    La reine prend sa loupe et observe à huis clos
    Pour garder les striées aux plus belles rayures.

    Tableaux de Maggie Taylor sur https:www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com201512Maggie-Taylor.html?m=1#more .

  • Le monde irréel

    Le monde irréel

    La crise a tellement tout tordu que plus rien n’sera comme avant ;
    Tous les étages de la maison sont affaissés sous les complots ;
    Hélas tout le monde a mordu aux coups fourrés des faux savants
    Qui nous ont troublé la raison avec leurs magouilles à huis clos.

    Les lois ne seront plus jamais droites, équitables et légitimes ;
    Les droits de l’homme n’auront plus cours et votre enfant n’est plus à vous ;
    Le gouvernement désormais vous compte au nombre des victimes ;
    Il fallait crier « au secours » passé le premier garde-fou.

    Illustration de Jos de Mey sur https:im-possible.infoenglishartmeymey10.html .

  • La clinique des rêves

    La clinique des rêves

    Les magasins non essentiels seront fermés dorénavant ;
    Les marchands de rêves obligés de vendre les pires cauchemars.
    Les manufactures du ciel ne produiront plus comme avant
    Les flèches qu’on voit voltiger quand le temps des amours démarre.

    Il est étrange que personne ne soit outré ou indigné
    Comme si finalement les rêves ne trouveraient plus d’acquéreur.
    Alors il est temps que l’on sonne l’alarme ou bien se résigner
    À vivre une existence brève dans l’enfer « En Marche » de la terreur.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • La macronazie (chanson comique)

    La macronazie (chanson comique)

    Mac rond, casse-tête, le maire si bête,
    Dupont mord l’yéti d’Armanin,
    Flavius verrant jupe et Philips.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Manu, Jeannot, Bruno, Indiana,
    Ricard, Ricky, Rico, Gégé,
    L’orient, Olive à l’Ain et douar.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Pfizer, Janssen, AstraZeneca,
    BioNTech, Takis, Bharat, Shifa,
    Shenzhen, Kocak Farma, Moderna.
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)
    C’est l’hymne à la mort (moi l’nœud)

    Parodie de la chanson « L’hymne à l’amour » de Jacques Dutronc et dessin de Placide.

  • Chantage à la Terre

    Chantage à la Terre

    D’énigmatiques extra-terrestres un jour sont descendus sur Terre
    Imposer un ultimatum à tous les dirigeants du monde.
    Ils gravèrent dix commandements stricts, rigides et autoritaires
    Avec un délai de dix ans sous peine de sanctions immondes.

    Alors tous les gouvernements se réunirent deux fois par an
    Pour établir un plan d’action à cette mise sous séquestre
    Car si le projet n’aboutit ou s’il se montre inopérant,
    La Terre entière sera détruite par les forces extra-terrestres.

    Les savants trouvèrent un virus, pas méchant mais très contagieux
    Afin de semer la panique et menacer la vie des hommes.
    En même temps ils ont créé un vrai-faux vaccin litigieux
    Car il contient le vrai virus qui s’attaquera aux chromosomes.

    Nos élus sont-ils des bourreaux ? Sont-ils assassins ou sauveurs
    Qui ont choisi de sacrifier afin d’en sauver beaucoup d’autres ?
    Pour laisser à l’humanité cet avertissement « Game Over »,
    Sur une stèle américaine est gravé l’Ordre de ces apôtres.

    1. Maintenez l’humanité en dessous de 500 millions d’individus en perpétuel équilibre avec la nature.
    2. Guidez la reproduction intelligemment en améliorant la forme physique et la diversité
    3. Unissez l’humanité avec une nouvelle langue mondiale.
    4. Traitez de la passion, de la foi, de la tradition et de toutes les autres choses avec modération.
    5. Protégez les personnes et les nations avec des lois et des tribunaux équitables.
    6. Laissez toutes les nations régler leurs problèmes externes et internes devant un tribunal mondial.
    7. Évitez les lois et les fonctionnaires inutiles.
    8. Équilibrez les droits personnels et les devoirs sociaux.
    9. Faites primer la vérité, la beauté, l’amour en recherchant l’harmonie avec l’infini.
    10. Ne soyez pas un cancer sur la terre, laissez une place à la nature.

    (Ces 10 commandements bien réels ne sont pas de moi mais sont vraiment gravés sur une stèle gigantesque en granit (Les Georgia Guidestones) dont vous trouverez tous les détails ici :
    https:fr.wikipedia.orgwikiGeorgia_Guidestones
    L’histoire des extra-terrestres, purement fictive, est de mon crû mais… qui sait ?)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Tintin pour les retraités !

    Tintin pour les retraités !

    Il a vieilli, le reporter qui faisait le tour de la Terre ;
    Son chien s’est fait des cheveux blancs durant ses périples troublants.
    Alors il a pris sa retraite récemment d’une seule traite
    Mais se trouva fort dépité devant sa rente débitée.

    Le temps passé dans les voyages a été passé au broyage ;
    Son expédition dans la Lune ne lui compte que pour des prunes ;
    Ses trajets au Moyen-Orient sont jugés trop contrariants ;
    Comme la cigale de La Fontaine, il mendie chez le capitaine.

    Tableau de Ferenc Pataki.

  • L’âme enrubannée

    Lorsque la peur me saucissonne jusqu’à me déchirer le cœur,
    Je sens mes pensées qui s’effritent et j’en perds ma respiration.
    Mon corps, de toute sa peau, frissonne avec amertume et rancœur ;
    Mon t-shirt fait la lèchefrite d’une abondante transpiration.

    Puis, la partie déconnectée bascule dans un autre monde
    Où tous les champs sont inversés et où le mal devient le bien.
    Je n’ai plus qu’à reconnecter les deux parties, saine et immonde,
    Afin que l’une vienne verser dans l’autre un peu de son soutien.

    Photo de Laura Williams et Gravure de Maurits Cornelis Escher.

  • Valse à trois

    Valse à trois

    Le cœur danse avec la raison dans une valse intermittente ;
    Tout à tour, chaque partenaire prend le rôle du protagoniste.
    L’autre subit ses oraisons mais garde l’envie imminente
    De se montrer réactionnaire, opposé et antagoniste.

    Or, sous son regard protecteur, l’âme surveille l’équilibre
    En veillant à chaque seconde qu’il n’y ait rien d’irréversible.
    Par ce processus correcteur, nous pouvons vivre en hommes libres
    Tant qu’une folie vagabonde n’altère la corde sensible.

    Tableau de Jack Vettrianoi.

  • Pour me remonter le moral

    Comme je n’ai pas le moral durant ces temps de répression,
    Je cherche à lâcher la vapeur par toutes sortes d’artifices.
    Quoi que ce soit, même amoral et, s’il le faut, une régression
    Vers l’âge où j’oubliais mes peurs à l’aide de ma boîte à malices.

    Un petit rêve qui me soulève, un petit souvenir léger,
    Un petit plaisir de l’enfance qui soit mon ballon d’oxygène.
    Un ballon rouge qui m’élève et qui me fasse galéjer
    Plutôt que subir les offenses d’une dictature sans gêne.

    Sculptures d’Elizabeth Price sur http:vacioesformaformaesvacio.blogspot.comsearchlabelCer%C3%A1mica?updated-max=2015-10-27T13:17:00-07:00&max-results=20&start=5&by-date=false .

  • La grande migration

    La grande migration

    Tous les oiseaux aux noirs desseins nous trompent et perdent le nord ;
    Tous les migrateurs authentiques restent fidèles aux traditions.
    Des volatiles médecins se trahissent et se déshonorent
    Tandis que d’autres, à l’identique, sont contraints à l’extradition.

    De ma petite île helvétique, j’entends toutes les contradictions
    Et mon pays prend la couleur indignement du déshonneur.
    Cette zizanie pathétique intensifie les addictions
    À la peur et à la douleur de manquer d’un peu bonheur.

    Gravure de Maurits Cornelis Escher.

  • Un monde meilleur ?

    Nous attendons tous du progrès l’essor de la technologie
    Qui nous ouvrira l’avenir sur un monde moderne et meilleur.
    Attendons-nous, bon gré, mal gré, à accepter dans nos logis
    Que l’état fasse intervenir son pouvoir contre les railleurs.

    Car les railleurs seront bannis par leurs parents et leurs amis ;
    Ils seront privés d’exercer, interdits de participer
    Aux fonctions sociales honnies et seront vus comme l’ennemi
    Grâce à un poison déversé par pandémie anticipée.

    Tableaux de Dmitri Aske.

  • Vacances sur Mars – 2

    Vacances sur Mars - 2

    Voulez-vous offrir des vacances inoubliables à vos enfants ?
    Confiez-les nous deux ou trois ans pour le temps d’un aller-retour !
    Notre croisière Extravagance leur offre un effet triomphant
    Sur la durée du temps présent qui ralentit leurs compte-tours.

    Ils prendront de belles couleurs, surtout le rouge évidemment
    Et potasseront l’astronomie à trois parsecs de Jupiter.
    Ils retiendront non sans douleur comment s’adapter sans maman ;
    Vous gagnerez en autonomie en les sachant loin de la Terre.

    (Tableau de Costa Dvoreski.
    Le temps mis par un vaisseau pour parcourir le trajet Terre-Mars dans la configuration la plus favorable tout en réduisant la consommation de carburant au minimum est de 258 jours. En dépensant beaucoup de carburant, mais dans des limites raisonnables, on peut réduire cette durée à 180 jours.)

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Suggestions divines

    Plus l’existence est en douleurs aux plaintes les plus miroitantes,
    Plus mes yeux louchent sur l’ensemble et percent l’inversion de phase.
    J’y vois habillés de couleurs des anges aux formes attirantes
    Qui me rassurent et qui ressemblent à Dieu qui parle en périphrases.

    Finalement Dieu est partout dans nos souffrances et nos malheurs
    Et tout ce qu’il a jugé bon n’est que création de misère.
    Alors jouons notre va-tout et prions de tout notre cœur
    Afin que Dieu, dans un rebond, aille prêcher dans le désert.

    Tableaux d’Elena Prenner.

  • Mannequin Peace

    Mannequin Peace

    Tant que vos seins me darderons de ce regard protubérant,
    J’y verrai par leurs mamelons le fond de votre cœur brisé
    Par les amours qui lui auront brassé d’un charme exubérant
    Les organes des sens selon la jouissance méprisée.

    J’écouterai votre nombril prophétiser comme un oracle
    Les appétits les plus secrets de votre vulve tremblotante
    Enfouie dans le sexe assombri par tous les prétendus miracles
    S’appliquant à l’amour sacré dont vous êtes encore en attente.

    Mannequin Hannika Sculpture d’Amanda Dake.

  • Dans l’eau de la claire fontaine

    Elle refuse de sortir de l’eau, de l’eau de la claire fontaine
    Depuis que j’ lui ai dit : « Sirène, j’aimerais troubler ta boisson ! »
    Moi qui ne suis que matelot, homme du rang, même pas capitaine
    Et qui n’ai de pensée sereine que pour l’amour en queue de poisson.

    « Je n’tle dlonnerai ploint dle blaiser ! » me répond-elle entre deux eaux.
    « Tlu n’es plas mon genrle et dl’ailleurs, mon clœur est plis plar l’amiral ! »
    Tant pis, Madame qui me plaisez ; je m’en vais dire sur les réseaux
    Que les sirènes ont l’cœur railleur lorsqu’on n’est qu’un p’tit caporal.

    Photos sans source.

  • Conjonction des astres

    Conjonction des astres

    Quand la Nature se mord les doigts face à un virus politique,
    Les astres malades de la peste se réunissent au campement.
    Jupiter leur dit : « Chacun doit exposer son autocritique
    Afin que nous soyons en reste d’en découvrir les fondements.

    La Lune en premier : « Je l’avoue, je suis parfois très lunatique ! »
    Puis le Soleil : « Moi, je m’éclipse parfois avec ou sans raison ! »
    La Terre alors : « Je me dévoue. C’est moi qui suis cyclothymique
    Et qui accomplit des ellipses dans le déroulement des saisons ! »

    À ces mots les astres crièrent « Haro » sur la planète Terre
    Qui écopa comme sanction d’exterminer l’humanité.
    On décréta la meurtrière oppression du passe-sanitaire
    Grâce au président en fonction connu pour son inanité.

    Photo de Haris Nukem.

  • Ces fenêtres qui ont du nez

    Comme une odeur d’amandes amères que dégageait la colle blanche,
    L’arôme de fleurs d’oranger diffusant de l’eau de Cologne,
    Tous ces fantômes éphémères sont mes madeleines qui déclenchent
    Le flot des souvenirs rangés au fond des mémoires gigognes.

    Comme l’émanation de l’encre que répandaient les pages neuves,
    L’exhalaison des pommes vertes aux étalages des primeurs,
    Ces relents de fragrances s’ancrent dans l’interminable roman-fleuve
    Épanoui des découvertes de mes entrains et mes humeurs.

    Photos © 123RF.

  • L’envers à relire le faut-il

    L’envers à relire le faut-il

    Et renaître au commencement
    Jusqu’à redevenir enfant
    Qui retournerait à la source
    Avec toute la connaissance

    S’écoulant vers la création
    Je verrais ma vie autrement
    De ma naissance et de ma mort
    Si je renversais le problème

    Merdiveni Başarı de Illustration.

  • Ces murs qui ont des oreilles

    On nous écoute sans aucun doute grâce à notre technologie.
    Les réseaux sociaux nous espionnent malgré leurs avertissements ;
    L’indiscrétion et ses déroutes nous atteignent dans nos logis ;
    Quand nous sortons, les téléphones trahissent nos déplacements.

    Chaque achat par carte bancaire retrace tous nos comportements ;
    L’adresse IP par internet nous localise au mètre près ;
    Déjà le passe sanitaire renseigne le gouvernement
    Sur la santé de la planète. Rassurez-vous : c’est fait exprès.

    Œuvres de Michael Beitz.

  • Course sans fin

    Course sans fin

    D’abord le Un court pas à pas, l’un après l’autre, même combat ;
    Et puis, le Deux les lui emboîte mais, après deux doubles tours, boîte ;
    Alors le Trois fait un impair et c’est d’ailleurs pour ça qu’il perd ;
    Enfin le Quatre, coupe au carré, se coupe en quatre pour démarrer.

    Ainsi les nombres se succèdent mais ni pairs ni impairs ne cèdent ;
    Pas plus que la règle des Trois qui se sentent toujours à l’étroit ;
    Le fils de Trois et Deux, le Six a triché pour qu’il réussisse
    À damer le pion, ce n’est pas neuf, aux autres par la preuve par Neuf.

    Le Cinq se dégage en coulisse puis, dépasse et double le Six ;
    Le Sept qui court en outsider, quant à lui redouble d’ardeur ;
    Le Huit fait rugir ses gros cubes, hélas abandonne et titube ;
    Qui croyez-vous qui fut héros ? À l’instar de tous : le Zéro !

    Illustration de Hey Tom sur https:www.behance.netgallery28785265Moebius-run .

  • Ces portes qui ont des yeux

    Derrière les portes et les volets, tout s’voit, tout se dit, tout se sait
    Par la vidéosurveillance aux carrefours, jusque chez vous.
    La technique nous a tout volé grâce à l’essor de son succès
    Et sous un masque de bienveillance on traque le moindre rendez-vous.

    Les citoyens s’espionnent eux-mêmes à l’aide de la délation ;
    On se dénonce par jalousie que la mesquinerie complète.
    Par le stress, la peur, les dilemmes, tout le monde, sans modération,
    Craint le variant d’Andalousie, du Brésil ou de La Valette.

    Œuvres de Fancisco « Fran » Bosoletti.

  • Les mémoires ancestrales – 2

    Les mémoires ancestrales - 2

    Aux premiers temps, la Race Astrale a dominé les mers australes ;
    Sans doute sous-évalués, ils n’ont pas su évoluer.

    L’Hyperboréen est venu puis, sa tribu est devenue
    Maîtresse du septentrion dont peut-être nous descendrions…

    Pourtant ce sont les Lémuriens, désormais fiers maîtres-terriens,
    Qui ont occupé la planète et puis, auraient fait place nette.

    La Terre aurait vu les Atlantes, race que la science supplante,
    Accroître sa technologie jusqu’à engloutir leurs logis.

    Tout ça pour qu’un jour les Aryens se conduisent comme des vauriens
    Causant le pire des cataclysmes au nom d’un Dieu Capitalisme.

    Tableau de Thomas Richman Blackshear.

  • Un p’tit coin d’paradis

    Paradis, quelle est ta couleur ? Eldorado, quel est ton prix ?
    Faut-il savoir te mériter ou simplement t’être accordé ?
    Faut-il braver mille douleurs ? Gagner tout ce qu’on a appris ?
    Pourrais-je en être déshérité au risque d’être sabordé ?

    Bien sûr, lorsque je serai mort, la question ne m’fera plus peur.
    Le Paradis dans la confiance ou l’Eldorado dans l’oubli.
    À quoi bon avoir des remords puisqu’on inverse la vapeur
    Une fois passé la méfiance quand le néant est rétabli.

    …lorsque plus rien n’est établi.
    …lorsque la vie est rétablie.

    Sculptures d’Elizabeth Price.

  • Les mémoires ancestrales – 1

    Les mémoires ancestrales - 1

    Frères éperviers, hiboux, chouettes, où vous êtes-vous envolés ?
    Jadis, nous volions de concert vers le continent des licornes.
    Sœurs hirondelles, bergeronnettes, où avez-vous donc convolé,
    Depuis le tropique du Cancer jusqu’au tropique du Capricorne ?

    Frères totem, amérindiens, où sont vos terres ancestrales
    Où nous pourchassions les bisons avec les géants des montagnes ?
    Sœurs et chamanes du quotidien, où sont vos terres en mers australes
    Vers l’Atlantide, sous l’horizon, où sont englouties vos compagnes ?

    Tableau de Susan Seddon-Boulet.

  • L’alchimiste du cœur

    Elle distille la liqueur qu’elle fait couler dans les cœurs
    Par l’alchimie de sa beauté dans toute la principauté.
    Elle stimule les amours par sa gaité et son humour
    Et quand ses yeux me percent l’âme, ils me dévorent de leurs flammes.

    Je suis tombé dans son creuset tout nu, tout cru, tout embrasé ;
    Moi qui n’avait jamais osé, Elle m’a métamorphosé.
    Enfin j’ai pu lui avouer combien je lui étais dévoué
    Et mon p’tit cœur a lévité, je ne pouvais pas l’éviter.

    Tableaux de Kity et Ge Ying.

  • Laissez venir à moi les petits poissons

    Laissez venir à moi les petits poissons

    Celui qui dit : « Laissez venir à moi tous les petits poissons ! »
    Est soit amateur de friture, soit un amateur de plongée.
    Celui qui dit : « À l’avenir, évite de troubler ma boisson ! »
    Est un loup cherchant l’aventure et qui ne pense qu’à manger.

    Jésus et son « Laissez venir à moi tous les petits enfants ! »
    Aujourd’hui « serait » arrêté, soupçonné de pédophilie.
    Quant à ceux dont le souvenir du passage des éléphants
    Dans les Alpes est asserté font de la gérontophilie.

    Photo d’Oleksandr Nechyporenko.

  • Isalaide au pays des horreurs

    Isalaide au pays des horreurs

    Alors qu’Alice disparut dans un miroir troué aux mites,
    Voici qu’Isalaide apparut pour commencer un nouveau mythe.
    Tandis qu’Alice cafouillait au cœur d’un grand château de cartes,
    Voilà qu’Isalaide bafouillait entre les portes qui s’écartent.

    Ainsi commença le récit d’Isalaide au pays des horreurs ;
    D’un gouvernement imprécis, d’un ministère de la terreur ;
    Un monde où le roi était fou et la reine vieille comme tout ;
    Un monde sens dessus-dessous de restrictions un peu partout.

    Isalaide, déclarée malade par des médecins corrompus,
    Rétorqua : « Arrêtez vos salades ! » Et sa purge fut interrompue.
    Elle y trouva tant de poisons que l’infirmière, mal fichue,
    Fit révélations à foison confirmées par le roi déchu.

    Le roi jugé pour trahison révéla l’immonde complot
    Et purgea cent ans de prison, la reine en mourut de sanglots.
    On condamna tant d’ennemis que je ne puis les citer ici ;
    Ainsi Isalaide et ses amis mirent fin à leurs péripéties.

    Tableau de Dimitar Spasov sur https:www.artstation.comstretch .

  • Renversante Éléonore – 2

    Abandonnons toute science qui tente de nous expliquer
    La théorie qui la dépasse sur l’endroit et l’envers des choses.
    Accrochons-nous à la conscience mais sans trop nous la compliquer
    En observant ce qui se passe dans l’illusoire anamorphose.

    L’endroit révèle l’envers des choses et l’envers révèle l’endroit ;
    Où que je me situe sur Terre, j’ai l’impression d’être au sommet.
    Pourtant tout est métamorphose, tout tourne dans ce monde à l’étroit
    Coincé entre deux hémisphères et Dieu, pour ne pas le nommer.

    Tout ce qui s’élève au plus haut pourrait se situer au plus bas ;
    Finalement, j’ai de la chance de ne pas tomber dans l’impasse.
    Nord et sud, ensemble en duo, mènent toujours le même combat
    Entre la Terre qui balance dans sa course à travers l’espace.

    Illustrations de Loïka alias Yan Qin Weng sur http:www.3daysmarch.net .

  • Renversante Éléonore – 1

    La tête en bas, les pieds en l’air, le cœur en haut, l’esprit ailleurs,
    La nature ignore la droite mais pourtant ne perd pas le nord.
    Nonobstant l’Étoile polaire dont les rayons, sans dérailleur,
    D’une brillance maladroite, guident les pas d’Éléonore.

    Tandis que dans l’autre hémisphère, des constellations étrangères
    Suivent l’inverse des saisons dont les solstices se chevauchent,
    Éléonore sait satisfaire son goût pour ces lois mensongères ;
    Son cœur s’en rit et sa raison reste à ouest du côté gauche.

    Finalement, à l’équateur, du pôle sud au pôle nord,
    Le sens de l’orientation manque d’axiome consistant.
    Seul un miroir révélateur inspirerait Éléonore
    Quant à la différentiation sur la raison d’être du temps.

    Tableaux de Vladimir Dunjic sur http:aufildelaviecejour.blogspot.com201112le-ioli-monde-de-vladimir-dunjic.html .

  • Sous la jupe de Madame Nature

    Sous la jupe de Madame Nature

    Je préfère quand Dame Nature déploie sa robe à la montagne ;
    Je peux rester dans les vallées à lui reluquer ses jupons.
    Ses jambes aux belles statures ressemblent à deux mâts de cocagne
    Tant leurs fruits me font ravaler toute l’eau coulée sous les ponts.

    L’été, comme elle sort sans culotte, c’est là ma saison préférée
    Car Dame Nature, très féconde cherche à se faire butiner.
    Ah, que ne suis-je une hulotte pour laisser mon bec s’affairer
    Entre ses cuisses rubicondes et enfin m’y agglutiner !

    Photo d’Anil Saxena.

  • Plus désappointé que moi, tu meurs !

    J’ai trop longtemps tourné en rond dans mes existences antérieures ;
    J’ai trop souvent joué des rôles de personnages secondaires ;
    J’ai trop soulevé d’avirons pour ramer vers mon intérieur ;
    J’ai trop écouté de paroles dont les flots en vain m’inondèrent.

    J’ai trop été dans les nuages à rêver à d’autres contrées ;
    Je me suis trop hissé dessus des convictions inconsistantes ;
    J’ai trop essuyé d’échouages parmi les courants rencontrés ;
    J’ai trop souvent été déçu par une carotte inexistante.

    Illustrations de Guy Billout sur https:littleblacksubs.wordpress.com20170210surreal-illustrations-by-guy-billoutamp .

  • Sur la jupe de Madame Nature

    Sur la jupe de Madame Nature

    Pour faire taire les cancans, Dame Nature déploie sa jupe
    Pour recouvrir lacs et rivières afin que les canards soient contents.
    Un seul petit détail manquant et les oiseaux ne sont pas dupes ;
    Ainsi jusqu’au bord des lisières du bois, elle va se rabattant.

    Le soir, on entend ses froufrous qui s’agitent en vaguelettes
    Et les volatiles plonger avec falbalas et volants.
    À la pleine lune, les loups-garous lui rapportent des sandalettes
    À cause des bains prolongés qui lui font les pieds flageolants.

    Photo d’Anil Saxena.