Blog

  • L’escalier infini

    L’escalier infini

    L’infini hisse l’escalier alternant jours et contremarches
    Sans permettre d’en redescendre telle une ascension ironique.
    J’espérais qu’à chaque palier, la vie couronnerait ma démarche
    Mais elle n’a su que me prétendre vers une mort à sens unique.

    Une nuit je suis descendu, bravant toutes sortes d’interdits
    Mais une horde de gardiens qui occupaient chaque le palier
    M’a dit qu’il était défendu de remonter au paradis
    Sans dénouer le nœud gordien scellé au cœur de l’escalier.

    Photo de Jaroslaw Blaminski qui illustre un vieux rêve dont je me souviens encore.

  • Le versatile

    Le versatile

    C’est un verseau universel qui sait parler aux animaux.
    Il sait hennir comme un cheval, rire comme un âne et jacasser.
    Tous les langages l’ensorcellent, tant il s’amuse à demi-mots
    À conter fleurette aux cavales loin des étalons tracassés.

    Monsieur transforme tout ce qu’il touche, les femelles sont en pâmoisons,
    Car il détient plusieurs cartouches qui n’ont aucun contrepoison.
    Madame embrouille tous ceux qu’elle aime, les mâles tombent comme des mouches
    Puis, elle met fin à leurs dilemmes en leur faisant du bouche-à-bouche.

    Tableau d’Agnès Boulloche.

  • Saint-Michel-l’Archange

    Saint-Michel-l’Archange

    La course infinie de l’hiver marque ma terre de repères
    Qui soutiennent mon ascension vers les connaissances ultimes.
    Comme la voix de l’univers qui me parlerait comme un père
    Et guiderait mes appréhensions sur mon prochain voyage intime.

    Tableau de Ray Morimura.

  • Saint-Michel-l’Ange

    Saint-Michel-l’Ange

    Les peintures mêlées de sable et de ciel, sur la mer, accoudés
    Sous les coups de pinceaux du vent font rire soleil et marées.
    Comme une cure indispensable à mon âme et mon corps soudés,
    Mon cœur s’ouvre comme un puceau à cette ingénue chamarrée.

    Je ne sais pas qui a pris cette photo du Mont-Saint-Michel mais chapeau, l’artiste !

  • Le nettoyage d’avant-printemps

    Le nettoyage d’avant-printemps

    Ce n’est pas encore le printemps mais bientôt la Saint-Valentin
    Et il va falloir décrasser tous ces vieux cœurs célibataires.
    Mais comme on a toujours vingt ans et que ce n’est pas si lointain,
    Les cœurs sont vite débarrassés des vilains plaisirs solitaires.

    Tableau de Heinz Geilfus.

  • La famille de Lucy

    La famille de Lucy

    L’amour est l’énergie gigogne qui fait qu’un homme naît d’une femme
    Qui elle-même sort de la masse des descendantes de Lucy.
    Combien de choux et de cigognes, combien de roses nous acceptâmes
    Jusqu’à ce que ces enfants formassent une famille réussie ?

    Tableau de Juan Romero.

  • Une chanson pour Colombine

    Une chanson pour Colombine

    Plus que quelques jours à attendre pour mettre au point la sérénade
    Qui fera soupirer sa belle avec sa voix de galantin.
    Un refrain de paroles tendres, trois ou quatre fanfaronnades,
    Mais point de fausse note rebelle pour chanter la Saint-Valentin.

    Quand le verseau tombe amoureux, sa vie demeure envisageable
    S’il arrive à s’épanouir sans s’étouffer dans cet amour.
    De nombreux baisers langoureux seront loin d’être négligeables
    Pour arriver à éblouir sa relation au jour le jour.

    Tableau de Damião Martins.

  • L’orgasme bleu

    L’orgasme bleu

    En dévoilant mon cœur à nu d’où coulaient les bleus de mon âme,
    Je l’ai un peu éclaboussée de la couleur de mes fantasmes.
    Je n’étais qu’un jeune ingénu dénudant sa première femme
    Mais elle ne m’a point repoussé et m’a fait découvrir l’orgasme.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • Un arbre parent

    Un arbre parent

    Les arbres adaptent leurs coiffures selon les couleurs de saison
    Les oiseaux s’y trouvent repaire durant la clarté éphémère.
    Malgré le froid et ses griffures, ils ont établi leur maison
    Au tronc robuste comme un père, à la ramure comme une mère.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • La justice cochonne

    La justice cochonne

    Puisqu’on ne prête qu’aux riches une justice complaisante
    Qui ne pèse que le profit, sans honte et sans contredit.
    Cette société qui triche avec ses lois méprisantes
    Nous tue et nous atrophie et cochon qui s’en dédit !

    Tableau de Victor Nizovtsev.

  • La femme-nuage

    La femme-nuage

    Faire l’amour à une femme vous met sur un petit nuage
    Avant de vous exténuer tout droit vers le septième ciel.
    Alors ne soyez pas infâme et offrez-leur en mariage
    Une robe couleur de nuée et un parapluie substantiel.

    Photo de Valentin Perrin.

  • La rose de Colombine

    La rose de Colombine

    Une semaine avant la date de son rendez-vous amoureux,
    Colombine, à son cœur morose, parle par fleur interposée.
    Une fleur s’est fait candidate grâce à ses conseils langoureux
    Car les secrets du pot-aux-roses l’ont à jamais prédisposée.

    Elle lui révèle que son amant, un verseau fou de liberté,
    Tourne comme un électron libre en orbite autour de l’amour.
    Pour devenir une maman avec son flirt déconcerté,
    Il faudra, pour que son cœur vibre, de la patience chaque jour.

    Tableau de Mira Fujita.

  • Les Flamants-prose

    Les Flamants-prose

    J’aime les flamants roses en strass et bas-résille,
    J’aime les femmes en prose quand je les déshabille.
    Jolies oiselles à plumes, merveilles de la nature,
    Belles dames aux volumes promettant l’aventure.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Moisson de femme

    Moisson de femme

    L’homme qui donne sa semence ne détient pas l’exclusivité
    De trouver la terre féconde qui germe si elle y consent.
    La femme, elle, recommence tous les jours cette activité
    En nourrissant son petit monde en donnant son cœur et son sang.

    Tableau d’Anne Bachelier.

  • Le cycle liturgique

    Le cycle liturgique

    La religion souhaite apporter l’ordre et la paix sur notre Terre
    En parsemant ici et là ses maisons consacrées à Dieu.
    Mais elle ne fait que transporter, sous couvert du plus grand mystère,
    Que ses richesses d’ici-bas et l’appui des riches odieux.

    Tableau de Jaroslaw Jasnikowski 1976.

  • La libération du verseau

    La libération du verseau

    Quand le verseau se sent coincé dans des questions embarrassantes,
    Il attend l’énergie cosmique de la nuit de la pleine lune.
    Faut-il rester ou s’évincer de cette existence harassante ?
    La question est astronomique et la réponse, bien opportune.

    Le verseau possède un trousseau de clefs à toutes solutions
    Qu’il s’est fabriqué plein d’espoirs pour résoudre tous ses problèmes.
    Et s’il se cache sous le boisseau, son cerveau en ébullition
    Cherche à trouver la trajectoire pour éviter tous ces dilemmes.

    Tableau de Kira Panina.

  • La coupe colibri

    La coupe colibri

    Que j’aime ces mèches rebelles enrubannées de rouge et bleu
    Qui rendent hommage au colibri et à la beauté féminine !
    Ainsi ma chérie, fais-toi belle ! Ensorcelle-moi, sacrebleu !
    Fais-moi sauter comme un cabri, moi Valentin, toi Valentine.

    Tableau de Jean-Claude Desplanque.

  • Les couleurs du temps

    Les couleurs du temps

    On croit le lièvre, plus rapide, bien plus beau, plus fort et plus riche
    Or, Monsieur ne fait que passer sa vie à courir à contretemps.
    Il vit à donf, cet intrépide, mais au fond de son cœur il triche
    Car ce qu’il n’a pu dépasser le rattrape toujours à temps.

    Voyez la tortue, sans douleur, qui va son train de sénateur,
    Elle regarde les fleurs pousser en écoutant chanter le vent.
    Elle collectionne les couleurs avec l’éclat modérateur
    Dont la pluie l’a éclaboussée ce matin au soleil levant.

    Photo d’une Tortue arc-en-ciel qui passait par-là après la pluie.

  • Les couleurs du cœur

    Les couleurs du cœur

    Quand les rêves m’expérimentent, ils aiment bien me placer nu
    En situations embarrassantes où je me sens humilié.
    Mais ces expériences me mentent et jamais ne me diminuent
    Car de cette honte angoissante, je suis enfin réconcilié.

    Ainsi chaque partie du corps s’expose enfin sans retenue ;
    Le sexe se montre en couleurs pour faire de belles rencontres.
    Les femmes battent des records à se dévoiler toutes nues ;
    Le cœur enfouit ses pudeurs et jamais ne va à l’encontre.

    Une jolie peinture de Leonor Fini, partagée par mon amie Nicoleta Cristina et un grand merci à Sergio Rodriguez DI qui m’a révélé son auteur.

  • L’hélice de mon cœur

    L’hélice de mon cœur

    Cette petite hélice, mon hélice dorée
    Qui tourne dans mon cœur comme tourne une pompe,
    Pulse dans mes vaisseaux des passions décorées
    Parfois d’un air moqueur mais qui jamais ne trompe.

    Elle ouvre mon canal branché sur les étoiles,
    Elle ferme l’esprit et ses interférences.
    Elle fait jaillir l’encre qui écrit sur la toile
    Tous mes rêves d’enfant et toutes mes espérances.

    Souvent après un choc, elle peine à pomper
    Et m’aide à remonter vers de douces fréquences.
    J’ai eu mille accidents, je suis même tombé,
    Elle m’a relevé malgré les conséquences.

    Cette vie qu’elle brasse et qu’elle aspire encore,
    Un jour va s’arrêter mais pas complètement
    Car la métamorphose transmutera mon corps
    Qui deviendra poussière dans un enchantement.

    Alors le cœur enfin reviendra à sa source,
    Là où l’espace-temps n’affecte plus mon âme.
    Et la petite hélice n’aura d’autre ressource
    Que briller dans le ciel d’une petite flamme.

    Tableau de Fabienne Barbier

  • La bonne soupe à la neige

    La bonne soupe à la neige

    Ce soir, le ciel réduit son feu pour que mijote la rivière
    Et alimente le bouillon de neige fraîchement fondue.
    Les arbres secouent leurs cheveux enneigés sur leurs têtes fières
    Et le temps suspend son manège sur les collines confondues.

    Toujours la même vue de ma fenêtre à Sennhof sous la neige au soleil couchant.

  • L’arbre aux quat’zeaux

    L’arbre aux quat’zeaux

    On l’appelait « l’arbre aux trois-zeaux » mais il en vint un quatrième
    Bouleverser les ordinaux, enfin, du moins ce que je crois.
    Toujours est-il que ces oiseaux dans leur période de carême
    Désormais aux points cardinaux guettent frileusement leurs proies.

    Chaque fois qu’il neige, cet arbre devant ma fenêtre se remplit d’oiseaux qui s’abritent et qui guettent la proie qui sortirait son museau. Hélas à chaque fois je loupe la photo. Ce matin j’ai réussi à n’en prendre que quatre mais je ne désespère pas d’en capturer plus.

  • Les chemins de prose

    Les chemins de prose

    Je grave mes petits reflets un peu comme carnets de route
    Pour déposer quelques repères quand ma route devient morose.
    J’en écrit ces petits pamphlets qui, si vous êtes en déroute,
    Vous accorderont, je l’espère, de contempler la vie en prose.

    Merci Nicoleta Cristina pour la jolie photo.

  • Besoin d’un nouveau départ ?

    Besoin d’un nouveau départ ?

    Un coup de pompe, Monsieur Verseau ? Buvez un coup, tirez un coup !
    Un coup de panne avec Madame ? Faites un bœuf, gobez un œuf !
    Chaque médaille a son verso car la routine vous tord le cou
    Et quand l’habitude vous gagne, il faut savoir créer du neuf.

    Le verseau vit de nouveautés, d’aventures qui se renouvellent
    Et c’est pourquoi le mariage lui fait un peu peur au début.
    Mais lorsqu’arrive un nouveau-né, ça redonne un coup de manivelle
    Qui entraîne un nouveau démarrage et la famille marque des buts.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Sein serrement

    Sein serrement

    Comment ces mamelles s’insèrent parfaitement aux nourrissons
    Autant que nos mains qui les serrent quand tendrement les pétrissons ?
    Avouons-le, soyons sincères, au début nous en rougissons,
    Mais réalisons de concert Ô combien nous en mûrissons !

    Je remercie Nicoleta Cristina qui m’a prêté, non pas ses seins, mais la jolie photo.

  • As-tu vu la chèvre et l’ours ?

    As-tu vu la chèvre et l’ours ?

    Tous ceux qui ont vu le loup, le renard et la belette
    Mais qui n’ont pas vu la chèvre, l’ours et le reste de la bande,
    Devraient venir voir le clou du concert au bal musette
    Vous entraîner avec fièvre dans leur folle sarabande.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Après la chandeleur

    Après la chandeleur

    Après la chandeleur, offrez à votre femme
    Quelque chose qui bouge, un bouquet composé
    De grandes et belles fleurs portées comme oriflamme
    Aux grands pétales rouges sur sa tête posés.

    Tableau de Jean-Claude Desplanque.

  • Qu’on serve l’Arlequin !

    Qu’on serve l’Arlequin !

    Comme de temps en temps, ses nerfs se mettent en boule,
    Notre ami le verseau en devient irritable.
    Il s’isole un instant, il boude, il se défoule ;
    Il se la joue perso et c’est inévitable.

    Puis il sort tout joyeux, plein d’idées saugrenues
    Qui nous surprennent un peu et secouent la maison.
    De ses airs facétieux, il nous est advenu,
    D’ailleurs de son aveu, qu’il a toujours raison.

    Tableau de Claude Verlinde.

  • Des notes de lumière

    Des notes de lumière

    Deux ou trois notes de lumière et voilà tout ce que sais faire
    Pour apporter un peu d’amour à ceux qui me prêtent l’oreille.
    Le soir, dans le creux des chaumières, assis dans une chaude atmosphère,
    Je vous apporte un peu d’humour, d’une espérance sans pareille.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Drôle de mariage

    Drôle de mariage

    Je dois sauter du coq à l’âne quand je m’endors avec Mireille
    Et me retrouve bourricot devant ma Vénus échaudée.
    Fière comme une catalane mais dans le plus simple appareil,
    Elle me secoue le haricot et je suis fier d’être son baudet.

    Tableau de Claude Verlinde.

  • Du blues à l’amour

    Du blues à l’amour

    Souvent il redouble d’efforts afin de battre des records,
    Mon bel amant qui persévère avec sa prose de troubadour !
    Mais s’il me prend dans ses bras forts en me disant « je t’aime encore ! »
    Ça me met le cœur à l’envers comme un coup de blues à l’amour.

    Tableau « Le Paysage Bleu » 1949 de Marc Chagall.

  • La reine des taureaux

    La reine des taureaux

    J’en appelle à tous les taureaux de Camargue et d’Andalousie
    Pour se présenter dans l’arène afin de servir de témoins :
    En interrogeant le tarot, j’ai vu sortir la jalousie
    Qui perce le cœur de ma reine mais me pardonne, néanmoins.

    Tableau « Reine d’Égypte » de Casimir Lee.

  • La tête au carreau

    La tête au carreau

    Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers !
    L’adage correspond au verseau qui incarne la différence
    Entre le rêve du pionnier et le triste train-train coutumier
    Qui auraient pu, dès le berceau, émettrent leurs interférences.

    On les croirait introvertis à cause de leur froide apparence,
    Pourtant du profond de leur cœur, ils cherchent tant à communiquer.
    Mais nous en sommes divertis grâce à cette énergique attirance
    Que l’on attribue aux vainqueurs ; il n’y a pas à polémiquer.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Les ondes d’Amour – 3

    Les ondes d’Amour - 3

    Le noyau familial se referme souvent
    Par l’énergie d’amour qui vibre dans les cœurs.
    J’en sens la vibration comme un courant divin
    Qui déploie son réseau d’univers intérieur.

    Dès le sein de ma mère, ce passage émouvant
    Dont j’ai tout oublié un peu à contrecœur,
    Par la voix intrinsèque d’un ange un peu devin
    Me rappelle sans cesse mes mémoires antérieures.

    Tableau « la famille » de Gustav Klimt.

  • Les ondes d’Amour – 2

    Les ondes d’Amour - 2

    Mon corps reproduit l’harmonie qui résonne dans mes cellules ;
    Ainsi ma chevelure ondule sous l’hypnose aimante des yeux
    Dont les cils, sans cérémonie, papillotent comme la libellule
    Qui cherche, en faisant le pendule, un nectar d’Amour malicieux.

    Tableau d’Olga Simonova.

  • Les ondes d’Amour – 1

    Les ondes d’Amour - 1

    Entre les cellules du corps, il m’est difficile à comprendre
    Comment les ondes masculines et féminines se correspondent.
    Il en est beaucoup plus encore tout un univers à apprendre
    Lorsque mon âme cristalline attend que l’Amour lui réponde.

    Tableau d’Olga Klimova.

  • Secrets de citrouille

    Secrets de citrouille

    Avez-vous déjà pénétré dans la demeure d’un verseau ?
    Vous y verrez des changements et des nouvelles expériences,
    Tout un ensemble enchevêtré de jeux divers et de cerceaux
    Qu’il a glanés étrangement lors de voyages pleins d’insouciance.

    Car il se décide très vite à la vitesse de la lumière ;
    Quelquefois même un peu têtu, persuadé qu’il a raison.
    C’est pourquoi, lorsqu’il vous invite, rejoignez-le dans sa chaumière ;
    Vous découvrirez sa vertu d’improviser dans sa maison.

    Tableau « Secrets de citrouille » 2011 d’Agnès Boulloche.

  • Entre vierges

    Entre vierges

    Dans un méli-mélo de vierges, comment reconnaître la sienne,
    Celle que m’aura destinée mon arbre généalogique ?
    Mes branches tendent toute leur verge pour décider qui sera mienne
    Et vont toutes les estimer de façon méthodologique.

    Tableau « la vierge » de Gustav Klimt.

  • Entre les murs

    Entre les murs

    Ce que j’observe à l’horizon ou bien dans le ciel étoilé
    Échappe à la réalité car je ne suis que créature
    Qui s’éveille dans sa prison et n’obtient qu’un aspect voilé
    De toute l’éventualité des mystères de la nature.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’offrande à février

    L’offrande à février

    Toutes les dames de janvier s’apprêtent à faire l’offrande
    Aux précurseurs de février qui vont débarquer sur la lande.
    Moi, tout candide, j’enviais de voir leurs charmes qui transcendent
    Mais le froid les a décriées en les couvrant de houppelande.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Chapeau, le verseau !

    Chapeau, le verseau !

    Toujours prête à aider les siens, parents, amis et ses voisins,
    Madame porte plusieurs casquettes comme une vraie boîte à outils.
    Elle a l’étoffe du technicien, habits et tout le magasin,
    Mais saura faire sa coquette si aucun truc n’a abouti.

    Cela dit, Madame verseau ne cherche pas à se caser.
    Rebelle envers l’autorité, elle préserve sa liberté.
    Elle préfère lier son verso avec des rectos déphasés
    Car l’amour est la qualité d’une éternelle puberté.

    Photo de Cara Delevingne par Richard Bush pour I-D Magazine November 2013.

  • Rien ne va plus !

    Rien ne va plus !

    Rien ne va plus sur la planète et je me sens tout décalé
    À tel point que je n’ai vraiment plus les yeux en face des trous.
    Tout ça me fait tourner la tête et me force à tant pédaler
    Que j’en ai des désagréments qui m’indisposent peu ou prou.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Boulonville

    Boulonville

    Nous avons vaincu la nature par le béton et par le fer,
    Nous avons dressé vers le ciel notre orgueil et notre ambition.
    Quel spectacle que ces structures, quel monde que celui des affaires !
    Mais où est passé l’essentiel ? L’amour et toutes ses traditions ?

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • L’art de l’hiver

    L’art de l’hiver

    Quel bel artiste, cet hiver, qui redessine les chemins
    Par coups de lavis appliqués sur les plaines et les forêts !
    Il n’y a point dans l’univers de peintre qui, en un tournemain,
    Serait capable de dupliquer ces œuvres maîtresses arborées.

    Tableau « Ruisseau dans la forêt » de Marc-Aurèle Fortin – 1888-1970.

  • La joie qui monte

    La joie qui monte

    Chez les verseaux au féminin, on jouera les filles de l’air
    Tandis qu’au côté masculin, on ira crever les nuages.
    C’est comme un virus, un venin, un genre de maladie stellaire
    Qui les pousse à faire les malins et fantasmer aux décollages.

    Leurs montgolfières ainsi gonflées d’un gaz frivole et désinvolte,
    Les voici partis pour tromper le monde par leurs stratégies.
    Écoutez le souffle ronfler des vents qui tournent et virevoltent
    Autour de l’esprit bien trempé qui vivement les privilégie.

    Tableau de Serguey Kropovinski.

  • Plongée dans l’infini – 1

    Plongée dans l’infini - 1

    Aussi loin que fuit la lumière, même au-delà de l’horizon,
    Alice verra les merveilles s’étirer jusqu’à l’infini !
    Et ce lapin qui fait le fier, sortira-t-il de la prison
    Qui le plonge dans le sommeil ? Mais l’histoire n’est jamais finie…

    Finalement, tout se répète et je me retrouve aujourd’hui
    Juste au milieu des réflexions d’humains qui ont pensé à moi.
    Un peu d’amour, des galipettes, enfin voici ce que je suis :
    Un homme au cœur en réfection et à l’esprit en plein émoi.

    Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.

  • Sur la frontière des infinis

    Dieu, que cet infiniment grand donne un sentiment d’impuissance
    Et que l’infiniment petit me donne encore plus le tournis !
    Combien me paraît-il flagrant de n’en comprendre la puissance
    Et combien grande est l’empathie que tout mon être lui fournit !

    Tableau de Jane Ray.

  • Les habits du cœur

    Les habits du cœur

    Se montrer ainsi, le cœur nu, serait d’une folle impudence
    Or l’esprit a créé des masques pour travestir la vérité.
    Le mensonge devient l’inconnue qui va braver avec prudence
    Les gens si cruels et si flasques habillés de témérité.

    Tableau de Anna Silivonchik.

  • Les trois clowns

    Les trois clowns

    D’abord celui qui ne voit rien mais il regarde avec le cœur,
    Après celui qui n’entend rien mais il écoute son intérieur,
    Enfin celui qui ne dit rien mais fait du silence un saint chœur ;
    Ainsi ces trois épicuriens montrent un sourire à l’extérieur.

    Ils aiment surprendre, il est vrai, d’une nature créatrice
    Qui ne suit jamais les chemins déjà empruntés maintes fois.
    En eux, tout l’art est délivré par une âme procréatrice
    Qui, hier, aujourd’hui et demain contribue à montrer la voie.

    Tableau de Greame Stevenson.

  • Splendeur de l’apparat, magnificence de la richesse, faste de l’opulence

    Splendeur de l’apparat, magnificence de la richesse, faste de l’opulence

    Au milieu de ses pairs de France, tout le pouvoir est rassemblé
    Entre les mains du petit roi selon la loi démocratique.
    J’ai l’impression qu’il est en transe, peut-être même qu’il m’a semblé
    Que, dans son costume à l’étroit, il paraîtrait technocratique.

    Leurs visages s’affichent en jaune car ils reflètent la nation
    Qui s’insurge contre un palais qui fait abstraction des petits.
    Petits hères de secondes zones, chômeurs en détermination,
    Pauvre émigré sénégalais, tous ceux qui n’ont plus d’appétit.

    Selon les lois de l’univers, il y aurait deux infinis :
    L’infiniment grand du pouvoir et l’infinie morosité.
    Ceux qui ne passeront pas l’hiver, pour qui demain tout sera fini
    Et ceux qui ne cessent de promouvoir toute leur somptuosité.

    Comment en sommes-nous arrivés à ce système pyramidal ?
    La loi de la vie est cruelle : tu manges ou tu seras mangé !
    L’humanité reste rivée à une société féodale ;
    Hier, le sang coulait dans les ruelles et aujourd’hui, rien n’a changé.

    Tableau de Fabienne Barbier