Une femme assise dans son boudoir, en attendant le grand amour, Se mire nue en son miroir qui réfléchit avec humour : « Si nos rapports n’étaient de glace, je t’entendrais sur la psyché Et te renverrais à la place mon reflet du plus beau cliché ! »
Par la corne de la licorne et par la queue de la sirène, Par l’imagination des dieux qui ont créé tant d’ornements ! L’homme a outrepassé les bornes en détruisant, l’âme sereine, Le chant du monde mélodieux par ses stupides mouvements.
Les aqueducs rallient les hommes à trinquer à l’eau de la terre En l’apportant dans les fontaines pour en abreuver leurs enfants. Ce pont romain, par le trinôme de ses niveaux complémentaires, Nous vient de la science romaine et de son génie triomphant.
Quand elle tombe à la renverse par le talent de son amant, La danseuse n’est pas en reste de lui en offrir tout son corps. Point nécessaire qu’ils conversent car ils échangent à tout moment Des expressions d’amours par gestes qu’ils répètent encore et encore.
Son instrument à plusieurs cors agit en collaboration Avec le souffle des bourdons mû par la force pectorale Du musicien qui prête son corps et toute sa respiration Pour nous offrir le grand cordon de la musique pastorale.
« Une seule flèche à la fois ! » Ainsi s’annonce la devise À laquelle a prêté serment l’archer fidèle à son étude. L’intime profession de foi guide ses deux mains lorsqu’il vise Sa cible tout en refermant les deux yeux en toute quiétude.
Pendant certains moments sensibles, je deviens la marionnette Qu’un Dieu supérieur manipule pour m’utiliser comme acteur. Et dans cette scène ostensible sans l’ombre d’un sens malhonnête, L’esprit peut rester sans scrupule pour ce que doit faire mon cœur.
Par le trèfle de Saint-Patrick, symbole de la Trinité Et par la sainte harpe celtique qui accompagne les cantiques Et par la tension électrique qui transmet la fraternité, Je trinque au peuple gaélique, aux protestants, aux catholiques !
Depuis que j’écris à la plume – de flamant rose, évidemment – Une encre coule dans mon cœur pareille aux reflets d’une flamme. Tous mes textes en plusieurs volumes agissent comme un médicament Qui aide l’esprit chroniqueur à trouver son chemin de l’âme.
Elle est partie dans le silence dans une journée alourdie Par l’amour qui perdait une âme, toute petite, si attachante Mon cœur en subit l’insolence, mon esprit reste abasourdi, À l’image d’une petite flamme effarouchée et trébuchante.
Adieu, toi qui restait en vigilance de tous nos actes étourdis, La queue dressée en oriflamme ou en antenne fort approchante. De tes câlins en opulence, mon corps reste tout engourdi Et aujourd’hui, je te réclame, le cœur et l’âme pleurnichante.
Ô vous, multitude d’objets de mon musée particulier ! Chacun me raconte une histoire et s’attache à ma destinée. Tous représentent un sujet, un épisode singulier, Une belle rencontre notoire sans aucun doute prédestinée.
Chacun de préparer ses armes et se tenir sur le départ Avec l’esprit du conquérant sur l’objectif immaculé. Le patrimoine dans une larme offre à chacun un être à part Qui par les canaux déférents va très bientôt éjaculer.
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Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux d’en mentionner le nom avec respect.
Mon petit village, sous les ailes d’ange, Se revêt de blanc tout immaculé. Les arbres en coton agitent leurs franges Poudrant les oiseaux tout affabulés.
Là, sur la colline, la nuit paraît blanche, Juste une clochette tintinnabuler. La neige des toits tombe en avalanche Recouvrant le sol tout miraculé.
Zeus se métamorphose en taureau afin de tromper son épouse ; Imprudente Europe l’approche, émue, et le chevauche à cru. Malgré vos ragots immoraux, ils s’accouplent sur la pelouse. Ne leur en faites point reproche, les dieux sont parfois incongrus.
Ne croyez pas qu’elle vous ignore si elle passe sans vous voir ; Vous n’arrivez pas sur sa liste en tête de compétition. Si votre cote vous minore, elle ne voudra rien savoir Car elle cherche un spécialiste pour satisfaire ses ambitions
Lorsque je fus handicapé après ma chute dans les montagnes, J’ai cherché à être embauché pour un travail à temps partiel. Mais je n’étais qu’un rescapé déchu du pays de cocagne Et elle n’a pas décoché la moindre flèche concurrentielle circonstancielle.
Un jour, les trois cordes de basses se dérobèrent dans un solo Tandis que les cordes aiguës se retrouvèrent dissonantes. Le diapason, de guerre lasse, ne trouvant pas ça rigolo, Sonna, d’un timbre suraiguë, son LA aux matines sonnantes.
Trois cordes basses pour descendre dans les profondeurs de son cœur, Tous cordes hautes pour explorer ses connexions spirituelles ; Trois graves suaves et si tendres pour entretenir la langueur, Trois aiguës qui savent implorer tout l’amour de la chanterelle.
La première fille qui m’a conduit sur l’autoroute de l’amour, Voyait toujours la vie en rose et même en rouge très foncé. Plus tard, elle m’a éconduit – cela devait finir un jour – Et je restai le cœur morose sur le bas-côté, défoncé.
La deuxième fille qui m’a aidé à continuer ma carrière, Voyait toujours les choses en grand dans un bel avenir tout blanc. Plus tard, elle m’a bien possédé et je suis resté en arrière Dans un délire des plus flagrants mais c’est la vie, sans faux-semblants !
Un jour, je les retrouverai toutes les deux, à l’occasion, Et je m’apercevrai enfin qu’elles avaient une mission. Et ce jour-là, j’éprouverai qu’elles étaient en collusion Pour m’accompagner aux confins de mes propres inhibitions.
Matin, je continue mes rêves en regardant par la fenêtre Les premiers rayons qui pianotent sur mon tableau inachevé. Et la dernière image brève qui ne demande qu’à renaître Tracée du bout de mes menottes sur le plateau de mon chevet.
Midi, je rêve de cuisine selon les produits de saison Et du parfum des aromates, le thym, le persil et la menthe. Salade en vers qui avoisinent selon le cœur ou la raison Avec le rouge des tomates et les pigments qui m’alimentent.
Et le soir, je rêve d’alcools que je dilue dans les couleurs D’une bouteille débouchée dont le goulot m’offre un baiser Tandis que ma main caracole son contenu souffre-douleur ; Lie-de-vin, je vais me coucher dans des pétales de rosée.
Tableaux de Damian Elwes inspirés d’Henri Matisse.
Nous assistons à des versions qui vont plus vite que le temps ; Le progrès, à toute vitesse, a démodé le patrimoine. Dommage pour la conversion de nos paysages d’antan Qui frise un peu l’impolitesse dont le futur se dédouane.
Tableau « Ponts sur la Seine à Asnières » 1887 de Vincent Van Gogh.
L’homme assimile les couleurs de son monde en évolution. Aussi bien dans ses chromosomes que dans l’échange des cultures. Oublions nos vieilles douleurs et unissons nos solutions Afin que l’avenir de l’homme prenne une apparence mature.
Sous l’influence et la couleur de la phénoménologie, Les expériences essentielles transforment le corps et l’esprit. Et je ressens comme douleur ce fort passage d’énergie Qui modifie mon potentiel que je veux quel qu’en soit le prix.
La phénoménologie est une approche philosophique qui explore les expériences de la vie.
L’espace et le temps réunis à l’énergie de l’univers Ont permis la vie généreuse avec amour et cruauté. La mort restera impunie car elle n’est qu’un fait divers Sur la nature dévoreuse de cette étrange communauté.
La Terre donne en abondance, elle reprend en représailles. La raison du déséquilibre n’est pas écrite dans les livres. Acceptons cette dépendance et célébrons nos épousailles Avec ce fragile équilibre qui fait notre raison de vivre.
La Pachamama, déesse-Terre-Mère dans la cosmogonie andine, revêt deux personnalités, l’une généreuse et fertile, l’autre vindicative lorsqu’elle ne reçoit pas son dû. Sa relation avec les hommes engendre un équilibre si précaire que quelques actions indiscrètes ou gestes équivoques, quelques manquements que ce soit au protocole peuvent entraîner des représailles.
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Notre Terre est malade, tous ses arbres frémissent, Avec l’air pollué et l’eau pleine d’engrais. Au cours de mes balades, j’aperçois les prémisses Qui ont évolué à l’envers du progrès.
Les arbres communiquent comme organes sensibles Et répandent dans l’air le tanin de leurs feuilles. Les animaux paniquent et leur mort ostensible Sonnera la colère d’une planète en deuil.
Le temps nous paraît uniforme mais vibre entre deux battements ; Un instant bleu imperceptible, un instant rouge indiscernable. Leur association nous transforme selon la force du moment Et nous devenons susceptibles d’être insensés ou raisonnables.
Dans l’organisme de la ville où les artères se développent, Des venelles et des ruelles plongent au cœur de la casbah. Une population servile mêlée d’étrangers interlopes Anime des passions cruelles épicées d’encens et tabac.
Tous les peintres avaient bien compris que les femmes réfléchissent mieux Revêtues de la vérité plutôt qu’habillées de mensonge. Plus ils en voulaient un bon prix, plus ils étaient parcimonieux, Quitte à montrer leur nudité pour obtenir une rallonge.
Beaucoup de danseuses interlopes s’exhibaient avec élégance Au cours de l’Odyssée d’Ulysse devant les gars de la Marine. Que croyez-vous que Pénélope pensait de cette extravagance Lorsqu’il courait dans les coulisses féliciter ces ballerines ?
Quarante siècles de tulipes contempleraient les terres basses Si j’en honorais la Hollande au rang des fournisseurs des dieux. La fleur dont mon cœur s’émancipe, dont mes sentiments se surpassent Lorsqu’elle fleurit de guirlandes la route vers l’amour radieux.
Photo de Dotz Soh su www.designyoutrust.com201907magical-cityscapes-and-travel-landscapes-by-dotz-soh .
Lorsque l’alchimiste suprême réunit les quatre éléments ; L’eau dans le creuset de la terre et le feu sacré dans le ciel, Deux météores, les plus extrêmes, divinisent le firmament Entre une aube crépusculaire et un coucher concurrentiel.
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La ville jardin se réveille dans la péninsule malaise Et, peu à peu, toutes les îles se joignent au flux économique. Là-bas, au pays des merveilles, aux côtes bordées de falaises, Le paradis semble en exil dans ces couleurs panoramiques.
Dans la forêt corpusculaire et de la sylve urbanisée, La densité des habitants s’étend dans l’ombre taciturne. Et le soleil crépusculaire prévient ce monde organisé Que la journée n’est qu’au mitan de ses activités nocturnes.
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Me voici entre deux étapes et je ne peux plus reculer ; Juste avancer mais sans savoir lorsque cela s’arrêtera. La seule force qui me retape alors que je suis acculé, Est d’espérer apercevoir l’espoir qui me rachètera.
Quand elle apprend la position, la bouche en forme de cul-de-poule, Ce n’est pas Bouddha qu’elle invoque mais Yashodhara, sa légitime Et son esprit d’opposition qui met le cœur des hommes en boule. Mais pour qu’il n’y ait pas d’équivoque, ses pensées resteront intimes.
Quand l’art de la reproduction se mêle avec l’illustration, Il plait à mon cœur que mes brosses se défoncent avec mes pinceaux. Par la couleur de l’induction et d’un poil de pénétration, Je somme ces artistes féroces, qu’ils surpassent déjà Picasso.
Vu sur www.dumpaday.comgenius-ideas-2one-persons-trash-another-persons-treasure-27-pics
Cette intimité impudique déguisée par un pseudonyme, Me permet de faire apparaître tous mes fantasmes en silhouette. Je stimule ce côté ludique par une femme nue anonyme, Glissée dans un décor champêtre comme amusante pirouette.
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Honoré de Balzac écrivait des reflets En une seule phrase de deux lignes seulement. Il y racontait tout, des satires, des pamphlets, Le proverbe du jour, parfois même un roman.
Je ne puis qu’admirer le talent de ce maître Qui parvint à caser sa comédie humaine. Pour mes propres poèmes je n’ai su m’y soumettre En au moins quatre lignes et quinze par semaine.
C’était mon rêve de cette nuit où l’on avait retrouvé 600 reflets roses inédits d’Honoré de Balzac et qu’on avait adaptés en série télévisée. Malheureusement je ne me souviens d’aucun et c’est dommage car j’aurais pu les plagier en toute impunité.
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Comme j’ai de plus en plus de mal d’avoir un regard objectif, Je suis monté sur le perchoir de l’examen que je poursuis. Mais l’information minimale ne livre à mon goût subjectif Qu’un espoir qui pourrait déchoir si je vois vraiment où j’en suis.
Dans notre société factice faite du commerce des sens Où chaque jour fait la surprise de sensations catastrophiques, Je crains qu’à court terme, le practice de mes yeux en effervescence Ne donne lieu, par cette emprise, à un regard photographique.
Dans mon recueil d’informations sur les médicaments censés Donner la jeunesse éternelle, j’ai lu les effets secondaires. J’ai peur qu’une médication provoque un rejet insensé Et que mes rides naturelles m’éclatent en plusieurs exemplaires.
J’aimerais que la pesanteur cesse son pouvoir sur mon corps Pour m’échapper de l’attraction et son sortilège envoûtant. Goûter ce moment enchanteur, ressentir de voler encore Comme Icare en décontraction juste avant d’arrêter le temps.
Le phénix renaît de ses cendres mais laisse, avant de s’envoler, Un œuf d’or qui apporte chance à celle qui l’aurait trouvé. Si vous vous pressentez descendre, quand vos aïeux ont convolé, De cet oiseau d’intelligence, votre fortune est approuvée.
De mémoire de Chat Botté ou des contes de la Corneille, Les femmes de grande beauté sont des trésors qui se monnayent. Les princes charmants, ces nigauds, s’attrapent comme des souris Quand la chatte miaule à gogo puis, les attire et leur sourit.
Or tout l’intérêt des légendes consiste à prendre ces cornichons Dans les filets de la marchande qui leur agite ses nichons. La pêche ainsi miraculeuse consiste à leurrer les poissons Car l’amour rend l’âme bigleuse après quelques fortes boissons.
Parfois elle joue à cloche-pied dans sa marelle imaginaire Espérant atteindre le ciel pendant qu’elle coince la bulle Car elle attend un marchepied, un coup de main préliminaire, Un coup de pouce providentiel, tout simplement sans préambule.
Expression attribuée aux artilleurs à qui l’on demandait de régler les niveaux à bulle des canons, une fois la bulle « coincée » entre les repères, il n’y avait plus qu’à attendre.
Pour le meilleur et pour le pire, voilà, nous sommes mariés Et ce qui va nous arriver dépendra des intempéries. Bien sûr, au début on aspire au bonheur multiple et varié Avec promesses enjolivées et sentiments surenchéris.
À vivre d’amour et d’eau fraîche, les coups de foudre sont fréquents Pour faire un enfant quand il pleut pendant quarante jours de noces. La maison se transforme en crèche et le bonheur par conséquent S’habille en rose ou bien en bleu, Selon si les pluies sont précoces.
« – Miroir Ô mon miroir magique, dis-moi si je suis la plus belle ? Tiroir Ô mon tiroir logique, l’as-tu jeté à la poubelle ? » « – La bonne réponse, Ô ma reine, est fourrée dans un document ; Malgré ma méthode sereine, j’en ai perdu l’emplacement. »
La fausse vierge, un peu distraite par le passage du chariot, Aucune aménité ne prête aux deux gémeaux indisposés Sous la clarté un peu abstraite révélée par un scénario Auquel, sans doute, les interprètes ne semblent pas très prédisposés.
La divinité égyptienne ne connaît pas la plénitude ; L’éternité est parsemée de primauté destituée. Osiris a connu la sienne, déchiqueté en multitude De fragments de son corps semé mais qu’Isis put reconstituer.
Par le petit trou de la banquise, j’y vois bien mieux lorsque j’y passe Suivi par tous mes camarades que j’aperçois sous ma visière. À part ça, Madame la Marquise, on ne fait rien qui l’outrepasse En venant faire la parade avec nos bateaux de croisière.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Dit Lavoisier. Ma ville me porte à le croire comme si c’était archiconnu. Les urbanistes ont ce secret d’arriver à euthanasier Les villages de nos mémoires pour des quartiers tout biscornus.