
Tous les avis sont partagés quant aux jambes de la sirène ;
Andersen, au prix de sa voix, se la métamorphose ingambe ;
Le cinéma la fait nager d’une queue conforme et sereine
Qui, dès qu’elle emprunte la voie terrestre, elle se transforme en jambes.
Sans doute les deux ont raison ce qui éclaire notre lanterne.
Si les sirènes sont parmi nous ; certaines d’entre elles sont muettes ;
Si d’autres restent à la maison, dans leur baignoire, elles se prosternent
Tout en se méfiant des minous qui s’en pourlèchent la luette.
Je n’en ai rencontré aucune, ni de muette ni de mutante ;
Évidemment loin de la mer, le contact est plus hasardeux.
Afin de combler mes lacunes, si l’une de vous est partante,
Venez chez moi, chère chimère, j’ai l’eau courante et parle pour deux.
Tableau de Hannah Silivonchyk.
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