« Atlantïs s’est ouverte à nous.
Viens !
Je veux te montrer les chemins où j’ai grandi. »
Nérätïs, princesse d’amour d’Atlantïs

Yavänor
« Pour ouvrir l’accès d’Atlantïs, il fallait l’accord de Thétïs ;
La Sapphôrïä l’a persuadée que l’amour n’a pas de frontière.
Alors elle céda la Mantisse pour moi-même et pour Nérätïs
Qui pûmes ainsi nous évader pour toute une journée entière. »
Nérätïs
« Nous traverserons les feuillages, guidés par le chant des fontaines ;
Tu choisiras parmi les fleurs un parfum pour notre départ.
Je chercherai sur ton visage un éclat des terres lointaines ;
Je t’en montrerai les couleurs, puis nous suivrons les vieux remparts.
J’ai appris là ma médecine sans leur voler tous leurs secrets ;
J’en reconnaîtrai la couleur dans le creux ouvert de tes mains.
Je te montrerai leurs racines, dont le parfum reste discret ;
Je te donnerai leur chaleur pour éclairer notre chemin.
Nous monterons sur la terrasse d’où l’on aperçoit l’horizon ;
Tu verras les bois du rivage baignés d’une étrange lumière.
Le ciel ouvrira son espace sur les toits bleus de ma maison ;
Tu décideras du voyage sans en connaître la frontière.
Près d’un vieux pin, dressons la table avec du pain, des fruits, du miel ;
Nous y goûterons les saveurs d’un fruit mûri sous le soleil.
Tu pourras voir l’eau sur le sable et ses reflets couleur du ciel ;
Nous parlerons de nos bonheurs en savourant ce long réveil.
Nous suivrons la vieille rivière jusqu’au murmure des cascades ;
Je te guiderai par la main au bord des joncs et des roseaux.
La brume y prendra la lumière pour éclairer la promenade ;
Tu choisiras l’autre chemin, nous écouterons les oiseaux.
Je garderai quelque mystère pour embellir notre retour ;
Dis-moi le lieu de ton désir avant la fin de la journée.
La Mantisse attend sur la Terre, mais elle attendra bien son tour ;
À toi de rire et de choisir la suite de notre randonnée. »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
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