
Quand les pirates du beau sexe reviennent d’une expédition,
Les mamelles encore humides de milles bouches affamées,
Elles sont toujours un peu perplexes envers la précipitation
Des puceaux encore timides pour les tétées à assumer.
Les plus hardies offrent leurs lèvres aux polissons mal assurés
Qui rient avec des mains fébriles sur les hanches des flibustières.
D’autres préfèrent la tendre fièvre des mousses aux yeux azurés,
Et bijoux de famille stériles sans danger pour les filles altières.
Celles qui rentrent sans leur string devront s’acquitter d’une amende ;
On peut baiser et rester digne sans devoir revenir cul nu !
Le soir, elles rentrent au camping, sauf celles que l’on réprimande
Et qui vont subir la consigne et qui sont mises en retenue.
Illustration de François Miville-Deschênes.
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