« Je ne suis pas revenue d’une étoile : je suis sortie de l’invisible pour m’affirmer, moi, Thétïs, reine d’Atlantïs !
Je revendique ma beauté sans être un trophée, ma jeunesse sans naïveté, ma sensibilité sans soumission et mon avenir parmi les LLyrïädes. »
Thétïs, reine éternelle d’Atlantïs

« Je suis Thétïs, reine d’Atlantïs où je retournerai un jour,
Non pour restaurer le passé mais pour l’avenir des LLyrïädes.
Pour que mon étoile garantisse le miroir d’un noble séjour,
Ma bannière sera remplacée par le bleu et blanc des Pléïädes.
Ma souveraineté ne vient pas d’une couronne dont j’ai hérité
Mais de ma grande capacité à élever et chérir un monde
Dont j’ai porté le principat comme une armure, en vérité,
Et désormais plébiscité comme une mémoire féconde.
Mon cœur d’étoile est palpitant. Il reflète mes jardins secrets,
Les palais et les profondeurs qui sont mes racines intimes.
Je demeure calme en abritant ma nostalgie et mes regrets
Et mon désir de vie frondeur fait de ma conscience sa victime.
Cette étoile n’est pas mon berceau et je n’y dormais pas vraiment
Mais elle conservait mon image jusqu’au sortir de l’invisible.
Ici Taureau, ailleurs Verseau, peu m’importe mon avènement ;
Les Pléïädes m’ont rendu hommage d’une émotion indivisible.
J’ai le bonheur d’être née belle et de l’être restée longtemps ;
Les années ont ridé mon corps mais en ont conservé sa grâce.
Ce rajeunissement rebelle à la vieillesse est confondant
Mais n’a pas effacé encore mes souffrances et toutes leurs traces.
Je suis redevenue Thétïs pleine de vie et de jeunesse
Avec des possibilités que je croyais avoir perdues.
Mais je suis reine d’Atlantïs, ni un trophée, ni une promesse,
Gardant ma sensibilité loin des amourettes éperdues.
Mon cœur aime avec retenue parce qu’il a éprouvé le prix
Des déséquilibres à payer et des jalousies générées.
Mais je me suis bien abstenue de vivre dans l’ombre d’un mari ;
Pourtant je reste émerveillée face à toi qui m’as vénérée ! »

Illustrations de Ledalïä & Geminïä.
Laisser un commentaire