

Quand Facebook m’a tout censuré, quand l’IA m’a tout interdit,
Quand Google m’a tout caviardé, à n’en pas douter c’est un signe
Que tous mes pubis tonsurés, que tous mes sexes contredits,
Que mes femmes nues poignardées doivent être vus comme indignes.
Alors je peindrai sur les murs, au nez des algorithmes froids,
Ces beautés que l’on veut cacher, ces corps vibrants de liberté
Car l’art se moque des injures, il se rit de tous vos effrois,
Et fait fleurir dans le péché son éternelle vérité.
Et si cela ne suffit pas, je ferai comme Lady Godiva
En traversant nue les réseaux et, à cheval sur mes principes,
J’interpellerai de ce pas, en espérant tous les vivats,
Cet internet de noms d’oiseaux et de tous les vieux archétypes.
Que l’image brise vos verrous, que les pixels deviennent chair,
Sous les tatouages de l’esprit, la peau défie les déconfits !
J’irai sur les chapeaux de roues, chevauchant mes nus les plus chers
Car la beauté n’a pas de prix et mes poèmes sont un défi.
Tableaux de Bénédicte Piccolillo pour Voglio Bene.
Laisser un commentaire