L’angélux

L’angélux

Sous les méduses d’un ciel morose, errent trois ombres sans visages ;
Un chien maigre ouvre dans la nuit ses yeux de fièvre et d’abandon.
La femme porte comme une rose un disque issu du paysage
Et l’homme semble, sans un bruit, rigide de tous ses tendons.

Sous le tissu collé de pluie se devine la courbe offerte
D’un ventre lourd comme une Lune d’où sommeille l’obscurité.
Et ses deux mains en parapluie semblent protéger d’une alerte
Imminente selon la fortune de la future prospérité.

Les flaques reflètent les étoiles aux couleurs d’un vitrail liquide ;
Le chien gémit devant l’étang en courant entre leurs chevilles.
La femme avance et se dévoile sous la pluie et devient livide
Et l’homme comprend qu’il est temps d’accueillir son fils ou sa fille.

Image trouvée sur Pinterest sans indication de provenance et de source inconnue. Si l’auteur de cette image reconnaît son travail, je serai heureux de le créditer.

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