Vénus callipyge

Vénus callipyge

Les images de femmes sont vicieuses et savent se montrer coquines
En se présentant sous le charme le plus osé et insolent.
Et moi, d’humeur délictueuse, je me sens l’envie libertine
De provoquer tous les gendarmes des réseaux les plus flageolants.

Qu’importe le coup de ciseaux, qu’importe le flot des censures,
Quand le pinceau dessine un cul doté d’un galbe souverain !
L’art n’a que faire des réseaux en totale déconfiture
Et de ceux qui seront vaincus sous le creux d’une croupe d’airain.

Je peindrai avec l’insolence tout l’art de la chair dévoilée,
Faisant de chaque courbe une salve ainsi qu’un hymne à la beauté
Pour qu’un nu en toute innocence s’interdise d’être voilé
Au nom des artistes qui savent profiter de la liberté.


Je m’adresse à mon lectorat et vous demande de m’envoyer
Vos plus beaux culs récompensés par le Guinness du popotin !
Je briguerai le doctorat des poèmes les plus dévoyés,
Enchanté d’avoir offensé puritaines et puritains.

Qu’ils viennent donc, les pisse-froid, avec leurs codes et leurs décrets,
Je leur oppose le plaisir
de célébrer vos fesses d’or.
Que chaque fessier soit un roi, que chaque courbe ait ses secrets,
Pour que s’éveille le désir, ce grand frisson qui nous dévore !

Tableau de Paul Laurenzi.

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