En robe blanche

En robe blanche

Cette fameuse robe blanche promise au sein du Paradis
N’est pas de tissu mais de peau, de corps et de chair féminine
Dont les seins tombent en avalanche de laitance ragaillardie
Afin de nourrir le troupeau des enfançons qui prédominent.

Ceux qui refusent la robe blanche – car tout le monde peut choisir –
Deviennent tous ces diablotins écervelés, sans volonté
Qui reviendront vivre une tranche de vie où ils pourront moisir,
Les pieds plantés dans le crottin de ce qu’ils auront fomenté.

J’ai réfléchi sans hésiter et j’ai revêtu cette robe
Bombant la poitrine flageolante dans deux mamelles ballottantes.
Dodue mais sans obésité, je vis une existence probe,
Subissant la soif insolente de mille bouches glougloutantes.

Illustration de James Martin sur https:www.facebook.comjamesmartinstudio .

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