
Aurore-du-cercle-polaire dansait depuis plusieurs années,
Vêtue de tulle multicolore, les pieds dans des chaussons de vair.
Plutôt lunaire que solaire à cause des couleurs safranées
Qui détonnaient, on le déplore, avec ses motifs mauves et verts.
Elle effleurait la cime sombre au rythme des grands vents stellaires,
Déroulant ses rubans d’opale au-dessus des sapins glacés,
Pour marier, entre les ombres, ses grands mouvements circulaires
Avec l’orbe de la Lune pâle sur un firmament verglacé.
Puis elle s’éclipsa très fière dans une ultime révérence,
Éteignant ses feux de Bengale aux premiers frissons du matin,
Laissant la forêt tout entière au creux d’un immense silence,
À guetter la belle astragale moirée d’un voile de satin.
Tableau de Lena Pugschova sur https:lenapugachova.art .
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