
Les nuages interprètes parlent pour l’alouette
Qui, sans leurs voix toutes prêtes, aurait été muette.
Et si la femme est sourde et un peu ingénue,
Elle n’en est pas moins gourde, nous voici prévenus.
Elle observe les cieux comme on lit un grimoire,
Cherchant un vers précieux glissé entre les moires
Des moutons qui s’étirent suivant le soleil d’or
Tandis qu’elle soupire, les compte et puis s’endort.
Le vent de l’horizon, complice du silence,
Berce cette oraison d’une douce indolence.
L’oiseau n’est plus qu’un point, c’est un signe des temps,
Mais la femme n’est point réveillée pour autant.
Tableau de Pál Szinyei Merse.
Laisser un commentaire