
T’es-tu retrouvée démunie face à la mort à l’improviste
Alors que tu fonçais tout droit vers un destin plus qu’incertain ?
Toute ta vie est réunie dans cette seconde opportuniste
Où tu dois choisir si l’endroit est approprié et célestin…
Le souffle court, le corps offert dans le silence des hauteurs,
Tu sens le froid du précipice appeler tes pieds qui vacillent.
Le passé n’est plus ton affaire, le futur pas très prometteur
Avant que ne s’interrompissent les dernières secondes qui scintillent.
Puis l’abîme t’appelle d’une voix… muette, coite, sourde et brutale,
Brisant l’intervalle sacré de cette suprême seconde.
Tu chutes car c’était la voie vers cette vérité fatale
Pour renaître, meurtrie, consacrée à découvrir ton nouveau monde.
Tableau de Tito Merello Vilar.
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