

Elle avance pieds nus vers l’onde originelle,
Et sent monter en elle une force éternelle.
Le rivage s’efface où s’échouaient ses pas,
Car le ciel descendait là où elle n’était pas.
Une spirale immense ouvrait ses bras d’éther,
Déchirant le silence aux confins de la mer.
Et son geste tendu, comme un fil vers l’ailleurs,
Rassemblait en un point les quatre vents railleurs.
Elle n’appelait rien — c’était elle, l’appelée,
Par un centre invisible à toute destinée.
Et dans ce tourbillon où tout semblait mourir,
Elle apprit que la Terre est faite pour s’en nourrir.
Tableaux de Faezeh Moteabbed & Loina Nataliya Dzhurlyak.
Laisser un commentaire