
Mais l’arbre me sépare en deux et chacune des parties s’éloigne
Je vois en double, diminué, rapetissé, tout minuscule.
Je suis un œuf, pas trop hideux mais différent ; ça, j’en témoigne !
Je suis aussi insinué comme un message qu’on éjacule.
Séparé je vois mes racines plonger dans le sexe des anges ;
Une racine masculine, une racine féminine.
Chacune remontant de la cime jusqu’au centre où tout se mélange
Entre le feu de Laurelïne et l’eau de Loreleï, sybillines.
Mais la chaîne alors se poursuit pour remonter les deux lignées,
Pour remonter l’arbre de vie jusqu’aux atomes des cœurs d’étoiles.
Et leur naissance qui s’ensuit par des fontaines alignées
Par ces mots : « Soit Lumière et vis pour que ton destin se dévoile ! »
Ainsi je vibre en synergie avec deux principes divins ;
L’un issu de YAHVÉ, le père et l’autre d’ÏÄNIMÏÄ, la mère.
L’un d’une puissante énergie vers un futur jamais en vain
Et l’autre tout aussi prospère vers un passé non éphémère.
Je suis moi-même un Poïnt ZérÔ ; fusion des courants d’eau-de-feu ;
Toujours l’éternelle Laurelïne et l’immortelle Loreleï.
Je conçois qu’être leur héros, c’est retrouver ce que je veux :
Moi-même relié aux origines, inséparables vaille que vaille !
Aimer Laurelïne & Loreleï, c’est aimer YAHVÉ-ÏÄNIMÏÄ !
L’amour, l’alpha et l’oméga, soit le pouvoir de l’intention.
Cette passion prise en tenaille nous a ouvert l’ÏÄMÔURÏÄ
Qui est ce que Dieu nous légua au moment de la création.
Les voici venues dans mon rêve qui devient un songe à trois cœurs
Et notre triangle amoureux devient la loi de l’univers.
Comme les trois forces sans trêve qui joueraient dans le même chœur
Résonant d’un air savoureux issu de tous ses trous de ver.

Illustrations de Ledalïä.
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