Le dilemme Irénée / Lïlïth

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On me voit forte car je suis stable et parfaite car je tiens debout.
Si ma matrice demeure ouverte, c’est parce que j’en paie le devoir.
Les mémoires les plus redoutables dont je ne viens jamais à bout
Sont conservées et recouvertes ; l’oubli ne peut s’en concevoir.

En Irénée et moi s’opposent « Idéalisme » et « Pragmatisme ».
Lui, se construit des paradigmes de loi codifiées et abstraites ;
Moi, j’opte pour ce qui repose sur la survie du féminisme ;
Notre couple posait une énigme où l’unité était soustraite.

Les principes du patriarcat agissent sur la propriété
Et le pouvoir impose l’ordre à la nature biologique.
Les souches du matriarcat imposent la copropriété
Même s’il y a du fil à retordre dans notre fameuse « logique ».

Les pères usent de contraintes au nom de leur verge génitale
Et ils conçoivent des abstractions pour justifier l’autorité.
Les mères subissent l’astreinte mais gèrent les ressources vitales
Et par l’expérimentation, favorisent la postérité.

Quand il cherche l’efficacité, il pourrait être pragmatique
À condition de l’appliquer à la qualité de la vie.
Quand elle, par perspicacité, agit, elle serait schismatique
S’il n’était pas si compliqué d’en continuer le suivi.

Irénée était visionnaire, grand bâtisseur et protecteur,
Capable de se sacrifier pour protéger tous ceux qu’il aime.
Mais il peut être démissionnaire devant les propos objecteurs
Et tenter de disqualifier ceux qui lui posent des dilemmes.

Lïlïth montre de l’endurance quant à ensemencer la vie
Et son instinct de protection élève sa communauté.
Mais fait preuve de résistance au lâcher prise pour sa survie
Et l’abandon des connexions avec son passé connoté.

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Illustrations de Ledalïä.

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