STELLÏÄ & Cristïäs de Thestïäs

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« COMMENT OSES-TU ARBORER L’ARMURE SACRÉE DE MON PÈRE !»
STELLÏÄ se retourne vivement et… soudain… leurs regards se figent…
… … … … … … … … … … … … … … … …
L’une devant ces yeux dorés, l’autre devant cet être hors pair
Puis ce commun ravivement d’une rencontre pleine de prestige.

« Ma grand-mère m’a fait ce présent… » balbutie-t-elle paralysée…
« J’ai un instant cru voir mon père… » ânonne-t-il timidement…
STELLÏÄ, du haut de ses treize ans, pose une main sacralisée
Sur ses blessures et y repère l’histoire gravée d’affligements.

Et les sillons parlent d’eux-mêmes et racontent la biographie
De Cristïäs et de sa famille et le grand-père de son père.
Elle y découvre Lïlïth qui aime ce grand héros qu’elle glorifie
Et dont elle moule la coquille pour que son souvenir prospère.

Tout autour d’eux, le temps s’arrête ; les voix s’effacent en silence ;
La salle de congrès se vide ; l’éternité dans un instant.
La princesse et l’anachorète découvrent leur équivalence ;
Les mains se touchent, les lèvres avides se frôlent d’un désir insistant.

Alors les métaux s’amalgament et les mémoires se combinent ;
STELLÏÄ revit de l’Atlantide, exil, accident, solitude ;
Cristïäs revoit toute la gamme des films qui se débobinent
Et peu à peu les deux candides connaissent leurs béatitudes.

Les mains soudées, ils disparaissent ; fuient cette assemblée étrangère ;
STELLÏÄ l’entraîne et le présente au Tétraèdre bien inspiré.
Qu’une quintessence apparaisse dans la nef n’est pas passagère
Mais l’impression omniprésente qu’ÏÄNIMÏÄ l’aurait attiré !

Un Tétraèdre à cinq sommets n’est pas un mouton à cinq pattes
Mais un nuage théosophique dont l’ÏÄMÔURÏÄ se renforce.
Puisque l’amour est consommé entre les métaux télépathes,
D’une tension catastrophique, Cristïäs est la cinquième force.

Illustration de Ledalïä.

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