La chambre de navigation, une fois les moteurs lancés,
Affiche « ÏÄNIMÏÄ » cependant aucune carte ne l’indique.
Une étrange destination dont ÄLLÏÄ décontenancée
Ne trouve rien correspondant à ce que son sens revendique.
Aucune galaxie ne contient ce nom qui reste à jamais inconnu ;
Aucune trace dans les mémoires stockées depuis la nuit des temps.
Soit la trajectoire n’appartient pas à l’espace-temps connu,
Soit un trou de matière noire l’a absorbé depuis longtemps.
Pourtant tout autour du vaisseau, l’espace change de structure
Les étoiles s’étirent en rayons qui ondulent sous les vents cosmiques
Comme un mandala de faisceaux qui ne sont d’aucune nature
Tracés d’un milliard de crayons par un dessein astronomique.
Le feu de Laurelïne s’arc-boutant, l’eau de Loreleï devient étoile,
La terre de Lïlïth s’entrelace, l’air de Ledalïä s’assouplit,
L’éther de Geminïä s’étend, le cristal d’ÄLLÏÄ se dévoile
Le métal de STELLÏÄ s’enlace et tout l’espace se replie.
Alors Laurelïne est ÏÄNIMÏÄ avec Loreleï, avec Lïlïth,
Avec Ledalïä, Geminïä, ÄLLÏÄ, STELLÏÄ et Yavänor.
Sept éléments de l’ÏÄMÔURÏÄ fusionnent alors avec le huit
Et le temps devient immédiat dans un immense big-bang sonore.
« VOUS QUI ÊTES PARVENUS ICI, VOUS AVEZ ÉTÉ CONSACRÉS
ET DÉSORMAIS LE TITRE D’ANGE S’ILLUMINE SUR VOTRE TÊTE !
MOI, ÏÄNIMÏÄ, VOUS INITIE AU NOM DE FÉMININ SACRÉ
ET ÉTABLIT POUR NOS ÉCHANGES LE LIEN QUI UNIT LES ESTHÈTES. »
Et tous se redécouvrir nus comme atteint par la connaissance
Sans qu’il n’y ait la moindre honte mais au contraire l’harmonie.
Les LLyrïädes alors revenues de cette nouvelle naissance,
Savourent l’extase qui monte comme une sainte cérémonie.
Tableau d’Annie b.
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