
Au matin deux soleils se lèvent ; rouges soleils incandescents
Sur une aurore assez laiteuse que sont les seins de Laureline.
Un nuage de lait s’élève en même temps qu’elle descend
Et qui répand une prometteuse odeur d’appétence câline.
Puis vers midi, deux soleils bleus me fixeront étrangement
Pour me demander sans parole quels sont mes souhaits pour la journée.
Je lui répondrai : « puisqu’il pleut, demeurons au lit sagement ! »
Et les astres hors de leurs corolles verront leur mission ajournée.
Pas pour longtemps car une Lune resplendira au firmament
Et me fera voir mille étoiles aux confins du septième ciel.
Dans cette soirée opportune pour une future maman,
J’attendrai qu’elle me dévoile son sanctuaire providentiel.
Illustration de Régis Loisel.
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