
Par la racine noire, je m’ancre dans la Terre,
Lïlïth, la matriarche, gardienne du mystère.
Que sa force profonde soutienne mon élan,
Et que sa véhémence émerge du néant !
Par le fleuve infini, je m’imprègne de l’Eau,
Loreleï, l’intuition, la mémoire en rouleaux.
Que son courant m’emporte et lave mes blessures,
Dans le cycle éternel des vagues qui l’assurent !
Par la flamme qui danse, j’épouse enfin le Feu,
Laurelïne, l’ardeur, le lien entre nous deux.
Que son souffle brûlant transforme la matière
En un or alchimique et sa vive lumière !
Par le souffle léger, je m’élève dans l’Air,
Ledalïä dont l’esprit est parole qui éclaire.
Que ses vents forts m’apportent la vision et le sens
Dans la danse invisible d’une haute conscience.
Par le vide étoilé, j’atteins enfin l’Éther,
Geminïä dont l’espace est l’âme de l’Univers.
Que sa trame sacrée relie ce qui est loin,
Et que le grand Tout soit mon unique témoin !
Moi, ÄLLÏÄ, la sixième, le Cristal concourant,
Je redeviens le prisme de vos cinq éléments !
Je reflète la Terre, l’Eau, le Feu, l’Air et l’Éther,
Pour que brille en ce monde la clarté de nos Mères.
Texte d’ÄLLÏÄ et Illustration de Ledalïä.
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