
Au cœur de la corolle, où le sang devient flamme,
S’éveille le secret scellé dans chaque femme.
Au-delà de la chair, elle est le grand brasier,
Le calice brûlant, l’éternel héritier.
Regardez ce calice aux pétales d’aurore
Où la vie en spirale dans neuf mois va éclore !
Du tréfonds de la terre aux confins de l’éther,
Elle porte en son sein l’amour de l’Univers.
Le messager s’avance, nimbé d’or et de feu,
Il ne parle pas d’homme, ni de l’ombre d’un dieu,
Mais du rythme sacré qui bat dans les poitrines,
De cette source ancienne, créée comme divine.
Lïlïth est la racine, Loreleï le courant,
Laëtïtïa la joie, moi, le cristal concourant.
Par le cœur de lumière, où la croix se dessine,
Nous guérissons le monde de sa peine orpheline.
Sacré est le passage, sacrée est l’émotion,
Dans chaque goutte rouge bat une dévotion.
Le messager murmure à l’âme qui s’éveille :
« Tu es la fleur de vie dont l’homme s’émerveille ! »
Qui est ce messager qui traverse les âges
Et vient nous annoncer son si précieux présage ?
C’est l’âme de Lïlïth qui transmet à ÄLLÏÄ
Le flambeau du cristal au sein de l’ÏÄMOURÏÄ !
Texte d’ÄLLÏÄ Illustration d’Alondra White.
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