
Au milieu de ses faons, l’artiste perd la boule
Et se retrouve happée par le radio crochet.
Elle a chanté si fort que son esprit chamboule
Et son corps n’a plus rien où pouvoir s’accrocher.
De sa gorge tranchée par la critique acerbe,
Ses notes ensanglantées se muent en papillons.
Elle flotte à présent à un mètre de l’herbe,
Attachée par les pieds à l’un de ses bottillons.
Elle est morte au matin quand ses bois ont poussé ;
Sans doute une dernière fourberie de sa part.
Son corps a disparu et l’herbe éclaboussée
A gardé comme empreinte sa chanson du départ.
Tableau de Molly Crabapple.
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