
LA VISION DE LÏLÏTH
Je ne descends ni ne m’élève, je contracte l’axe invisible,
Au point où les coordonnées cessent de se prolonger.
Mon corps devient vecteur stable, à la densité indivisible,
Et l’espace autour s’incline avant même de me toucher.
Ici nul cercle ne se forme et nul courant ne se propage,
Mais un nœud de forces latentes où les lignes se rejoignent.
Le temps ne s’écoule plus : il se superpose et s’engage
Dans la masse silencieuse où les volontés se poignent.
Approche si tu veux comprendre la géométrie radicale :
Ce lieu n’est ni tendre ni vaste, il est exact et sans détour.
Chaque intention y devient poids dans la structure fractale
Qui mesure la vérité nue à l’échelle du non-retour.
Je ne te prends pas par la main : je fixe la verticale,
Pivot noir de gravitation qui ne négocie rien.
Si ton désir tient la pression matricielle et minérale,
Alors il s’ancre dans ma trame et devient pleinement tien.
Au centre, la matière vibre d’une tension calculable,
Ni vague, ni flamme, mais seuil hyperdimensionnel.
Ce point n’est pas métaphore : il est stable et mesurable,
Singularité du vivant dans un univers pluriel.
Là, nos limites ne s’effacent pas : elles s’additionnent,
Superposées dans un espace à cinq dimensions.
L’âme ne s’abandonne pas : elle s’ordonne et se positionne
Selon la loi gravitaire de ma détermination.
Voici le Poïnt Zéro : masse critique et compacte,
Où l’ÏÄMOURÏÄ se cristallise en noyau primordial.
Si tu franchis cette frontière sans trembler sous l’impact,
Tu renaîtras densifié dans mon silence initial.
LA VISION DE YAVÄNOR
Je ne descends ni ne m’élève mais contracte l’axe invisible
Au point où les coordonnées cessent de tendre vers l’infini.
Mon corps devient l’attrape-rêves aux dimensions imprévisibles
Où l’espace vient s’abandonner en un seul niveau transfini.
Ici nul cercle ne se forme et nul courant ne se propage
Mais un nœud de forces latentes dont les lignes sont asymptotes.
Le temps se courbe et se déforme, il se superpose et s’engage
Dans la matière concomitante à la logique d’Aristote.
Viens si tu veux que je t’explique la géométrie objectale :
Ce lieu n’est ni vide ni vaste, plutôt précis et sans détour.
Chaque intention est anthropique dans cette structure fractale
Qui mesure sa valeur sans faste à l’échelle du non-retour.
Je n’impose aucune impression ni littérale, ni numérale,
Ni pivot de gravitation, ni divinité haut perchée.
Si ton désir prend l’expression d’une matrice minérale,
Alors il s’ancre à l’attraction qui t’inspire sans la chercher.
Au centre, la matière s’avive d’une tension quantifiable,
Non pas un signal connivent mais un seuil psychosensoriel.
Ce point n’est pas une dérive mais précis, stable et mesurable,
Singularité du vivant mu dans un univers pluriel.
Nos limites ne divergent point mais au contraire s’additionnent,
Superposées dans un espace à cinq, six ou sept dimensions.
L’âme ne s’y perd néanmoins mais s’ordonne et se positionne
En fonction des lois de Laplace et de ma propre convention.
Le Poïnt Zéro de la matière, l’espace-temps et l’éternité,
Est l’ÏÄMOURÏÄ magnifié dans son noyau fondamental.
Si tu franchis cette frontière sans trembler sous la vérité,
Tu renaîtras, densifié dans mon silence sacramental.
Illustration de Ledalïä.
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