Le paradis un peu trop vert

Le paradis un peu trop vert

Qu’est-ce qu’elle est verte ma vallée et qu’il est vert mon paradis
Quand je vais à la découverte de nouveaux arbres à chaque pas !
J’y aperçois Ève cavaler sous le soleil qui irradie
Et qui mûrit les pommes vertes, celles qui disent : « il ne faut pas ! »

Alors j’écoute les oiseaux qui chantent tous les jours en chœur
La même rengaine éculée : « méfie-toi de la connaissance ! »
Alors je vais dans les roseaux où les crapauds alambiqueurs
Me conseillent de reculer dès la première efflorescence.

Seule Éve m’invite à l’approcher et goûter au fruit défendu ;
Ce fruit laiteux en apparence mais donne un suc fort enivrant.
Et bien qu’on me l’ait reproché avec tant de sous-entendus,
J’ai cédé et ma récompense fut un salaire des plus navrants.

Tableau d’Iris Scott.

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