
Plus on est de sirènes tendres et plus on rit sur le rivage
Et plus il y a de matelots et plus on se remplit le ventre.
Il suffit simplement d’attendre, le vendredi, les arrivages
À la criée méli-mélo dans les halles et les hypercentres.
Elles se glissent déguisées en thon à l’intérieur des chambres froides
Et guettent les beaux poissonniers qui se radinent dare-dare.
Car dès qu’ils pointent leurs mentons, il lui arrive une escouade
D’amatrices de fruits garçonniers qu’on se déguste façon tartare.
Tableau d’Evelyn De Morgan.
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