


Il y a fatigue et fatigue. Celle ressentie après l’effort
À qui il suffit d’une nuit, d’un bain, d’un thé ou d’un massage.
Celle qui muscle et qui prodigue satisfaction et réconfort,
Qui entretient et qui ne nuit en rien sauf s’il faut un sevrage.
Il y a la fatigue dans la routine, comme métro, boulot, dodo
Que l’on répète quarante ans ou plus jusqu’à absolution.
Celle-ci m’use et me ratatine car les oasis de libido
Et de vacances, bien tentants, n’apportent pas de solution.
Enfin la fatigue de la vie qui nous a plongé dans son bain
Et qu’elle fait chauffer peu à peu en disant que c’est ce qu’il faut.
Alors on craint pour sa survie mais c’est trop tard car le turbin
Qui fait hurler « SAUVE QUI PEUT ! » a rabattu son coup de faux.
Tableaux de Mihail Zablodski.
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