
Ton phallus, Yavänor, est mon mât de navire ;
Quand il s’élève en moi, je deviens océan.
Ma vulve est la marée, mon clitoris chavire ;
Mes hanches sont des vagues qui roulent en procréant.
Mon vagin est rivière aux méandres profonds ;
Je t’enlace et t’attire en mes courants secrets.
Qui s’avance humblement goûte l’onde sans fond,
Qui se presse et m’offense s’y noie sans regret.
Mon utérus est grotte aux perles d’eau saline ;
Un abîme suave où se perd la raison.
Qui m’écoute s’y baigne, lavé de ses épines ;
Qui m’ignore s’y écume souillé de salaison.
Mon cul est le ressac, vague folle et sauvage ;
L’ultime embrun qui claque et vante la luxure.
Qui l’aime sans détour s’y met en esclavage ;
Qui le réduit s’y perd dans sa propre croupissure.
Tableau de Jacqueline Secor sur https:jacquelinesecorart.comdiversity-of-nature .
Laisser un commentaire