
Laureline & Loreleï
Deux orbes se présentent, doux trônes de lumière,
Ils s’offrent à ton regard comme double prière,
Leur galbe est un autel, leur frisson un chemin,
Qui mène à l’infini par l’arche de tes mains.
Laureline
Le premier se réclame d’un velours de braise,
Il chante son empire en soupirs et en glaise ;
Son cri s’ouvre en corolle au centre de la nuit,
Et son règne embrasé n’appelle point l’ennui.
Loreleï
L’autre, clair de cristal, rayonne en offrande,
Il brille de fraîcheur, de tendresse gourmande ;
Ses pétales secrets, quand ton sceptre s’y joint,
Font jaillir un éclat qui dépasse tout soin.
Laureline & Loreleï
Mais qui donc triomphera dans cette guerre tendre ?
Le feu ou bien la sève ? À toi seul de l’entendre…
Car sous tes doigts d’amant, sous ton souffle vainqueur,
Les deux culs sont unis dans un même ardeur.
Illustration de Luis Royo.
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