Depuis les montagnes de Bavière avec leurs Lorelei alpestres,
J’avais coutume de croiser génies des eaux, vouivre et sirènes
Qui séjournent au fil des rivières, parfois dans des grottes rupestres,
Et passent leur temps à toiser tout un chacun qui se promène.
Sans doute par le bouton de rose qu’elle arbore dans ses cheveux,
J’aperçois souvent ma sirène qui chantonne pour tromper sa faim.
Et je lui récite ma prose pour qu’elle fasse ce que je veux,
Car j’attends de la belle Irène sa dernière strophe pour la fin.
En réalité c’est le Sphynx mais je l’ai prénommé Irène
Et modifié son énigme par un poème de mon choix.
Si elle voit, par son œil de lynx, une quatrième strophe sereine
Elle accomplit son paradigme sauf qu’elle se plante à chaque fois.
Je la vois scruter l’horizon, l’œil acéré sur l’examen ;
Elle tord l’intrigue serrée au creux de ses griffes subtiles.
Mais – serait-ce par dérision ? – elle se perd sur le chemin
Et répond la langue acérée d’une conclusion bien futile.
Tableau de Veris.
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