On m’a agité la carotte devant mon nez toute ma vie
Et j’ai couru après l’argent nécessaire à mon existence.
D’abord une simple marotte puis, une irrésistible envie
Jusqu’au terme départageant où rien ne restait en substance.
Finalement cette carotte, c’est moi, tel que j’imaginais
La vie dans une société organisée pour le bonheur.
Mais cet argent qui me garrotte tant et que j’emmagasinais
Goulûment jusqu’à satiété est devenu mon déshonneur.
Photo de Filippo Ioco.
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