La belle verte – 11

La belle verte - 11

Finalement je l’ai suivie et descendu son escalier,
Les yeux rivés aux jambes fines qui s’allongeaient durant la marche.
Je peux dire que j’ai poursuivi le vieux rêve d’un fou à lier
Drogué à un genre morphine qui le lie à sa matriarche.

Car elle m’a pris pour étalon et je vais l’aimer pour de bon
Dans son grand palais des abysses quarante jours, quarante nuits.
Elle m’a ôté mon pantalon et je me sens tout pudibond
En attendant que je subisse des préliminaires inouïs.

Heureux comme un poisson dans l’eau, elle a joui en gémissant
D’un million de voix de sirènes qui m’ont tué sans un remords.
Moi, je suis au bout du rouleau et je m’éteins en bénissant
Avec une émotion sereine mes millions de petites morts.

Reprise de « Les jambes de la sirène » du 16.11.2019.

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