


La sexualité des arbres, souvent incomprise des hommes,
Ne laisse pourtant pas les femmes indifférentes envers leurs charmes.
Les religions restent de marbre sur les sylvestres chromosomes
Et jugent la question infâme sans même y verser une larme.
Pourtant ces amours invisibles en forêts profondes s’enchaînent ;
Les arbres mâles et femelles s’accouplent en chœur, petits et grands
Quand leurs passions imprévisibles annoncent leurs noces de chêne,
Toute la flore alors s’emmêle pour leur souhaiter beaucoup de glands.
Nos femmes, beaucoup plus sensibles, ressentent le lien de la sève
Comme des sœurs apparentées à l’arbre de la vie cosmique.
Et l’envie irrépréhensible de les prendre en leurs bras relève
D’un désir de complimenter cette sororité karmique.
Tableaux de Tomazs Alen Kopera.
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